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EDITO : Kobe Bryant ou la primauté de l’individu

By Diana ABDOU

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A Los Angeles, dimanche. Photo Jenna Schoenefeld. The New York Times. REA

Successeur obsessionnel de Jordan à la tête d’une Ligue professionnelle nord-américaine de basket (NBA) qu’il domina de 2000 à 2010 dans des proportions presque aussi insolentes que son illustre prédécesseur, Bryant a pris beaucoup de choses à Jordan en dehors du fade away ; de la langue tirée lors des lancers francs jusqu’au sourire narquois à un adversaire qu’il vient d’enterrer. La principale leçon retenue par lui fut cependant celle-ci : le sport comme une entreprise de domination totale, s’exerçant au moins autant sur son environnement proche – coéquipiers, coachs – que sur les parquets. Tous les jours.

Partout, jusqu’à ce que l’autre internalise – c’est-à-dire admette, fût-ce inconsciemment – sa supériorité : le prima d’une attitude mentale, soutenue dans son cas par un régime d’entraînement de bagnard, des séances physiques programmées par lui à 4 heures du matin où il convoquait des entraîneurs sidérés jusqu’à ces séances de shoots désormais mythiques ; parfois jusqu’à cinq ou six heures à prendre des tirs sur une même position calée au centimètre près. Possible que l’étendue du respect suscité par l’ancien Laker parmi ses pairs s’explique ainsi, du moins en partie : pour avoir dominé une NBA figurant déjà par bien des côtés une avant-garde du sport mondial, Bryant a surtout dit quelque chose du sport comme il se pratique aux plus hautes altitudes.

Athlète froid à la morgue et à l’assurance aussi légendaires que son shoot à reculons, le fameux fade away qu’il avait piqué à Michael Jordan, Bryant était devenu depuis sa retraite des parquets en 2016 un type comme vous et moi : amoureux de sa ville (Jordan, lui, détestait Chicago) et prosélyte du sport qui l’avait fait roi, père attentionné – c’est en emmenant sa fille à un match qu’il s’est tué – et interlocuteur agréable, loin de l’image glacée qu’il avait promenée sous nos yeux lors des Jeux de Pékin en 2008. Il faut entendre que Bryant avait tombé le masque. Et que ceux qui dessinent le sport moderne en portent un, littéralement théorisé un jour par Jordan lui-même quand il expliqua son propre état d’esprit lors du tournoi olympique des Jeux de Barcelone, où les Etats-Unis alignèrent pour la première fois tous les plus grands joueurs de leur époque (la fameuse Dream Team : Magic Johnson, Karl Malone, John Stockton, Larry Bird, Charles Barkley…) pour remettre leur pays au centre de l’échiquier international : «De la première minute du rassemblement avec l’équipe jusqu’au moment où on s’est quittés après la victoire, je n’ai eu en tête qu’une chose : montrer à mes “coéquipiers” que j’étais plus fort qu’eux et que je les dominerais ensuite jusqu’à ma retraite. Je devais rentrer dans leur tête. Et j’y suis parvenu.»

Pas une superstar du sport qui n’ait rendu hommage à l’ex-basketteur des Lakers de Los Angeles Kobe Bryant, disparu dans un accident d’hélicoptère sur une colline de Calabasas (Californie), dimanche, avec sa fille et sept autres personnes : de Tiger Woods à Rafael Nadal, de Teddy Riner à son ex-coéquipier Shaquille O’Neal que Bryant avait pourtant chassé de la franchise angelenos en 2004 («c’est lui ou moi»), la variété et la profondeur des hommages n’ont jusqu’ici eu aucun équivalent à travers le monde.

Ce qui revient à dire qu’il a raconté son époque : tout, dans la carrière du joueur aux cinq titres NBA, raconte la primauté de l’individu sur le dessein collectif. En 2004, son entraîneur, Phil Jackson, intercède auprès du propriétaire des Lakers pour garder O’Neal et se séparer d’un joueur égocentrique : tout garant de l’équilibre collectif qu’il est, Jackson sera déjugé. A l’autre bout du spectre, Bryant prendra sa retraite en avril 2016 à l’issue d’un match face aux Jazz de l’Utah, où il inscrira 60 des 101 points de son équipe. Une orgie offensive concluant une séquence de plusieurs mois qui auront vu le joueur finissant polluer les résultats de son équipe au fil d’une tournée d’adieux où il se voyait «dire au revoir à chaque salle, chaque arceau, chaque filet» des panneaux de basket du continent. Cette mégalomanie dit son temps : non seulement la superstar du sport est devenue plus grande que le cadre collectif où elle s’inscrit censément, mais elle est parfois – Roger Federer, Usain Bolt, Teddy Riner, Lionel Messi – plus puissante et forte médiatiquement que le sport où elle exerce. Une course folle que rien ne semble pouvoir ralentir. Quand il a quitté les parquets, Bryant a désarmé. Et laissé libre cours à une personnalité autrement plus solaire et paisible que celle, sombre et carnassière, d’un Jordan qui l’aura tant inspiré. Et qui, in fine, est le sport de haut niveau même.

  • 11 février 2021 : La Journée Internationale des Femmes et Filles de Science

    Proclamation en 2015 de l’UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization).

    11 février 2021 : La Journée Internationale des Femmes et Filles de Science
    11 février 2021 : La Journée Internationale des Femmes et Filles de Science

    Le but de cette journée est de promouvoir l’accès et la participation des femmes et des filles à la science, et de rappeler que les femmes et les filles jouent un rôle essentiel dans la communauté scientifique et technologique.

    C’est seulement en 2015 que l’assemblée générale de l’ONU a adopté la résolution A/RES/70/212 qui proclame que, désormais, le 11 février de chaque année, c’est la Journée internationale des femmes et des filles de science. C’est fait.

    Une avancée inéluctable

    Quels sont les points communes entre Henrietta Leavitt, Rosalind Franklin et Marie Curie ?
    Vous vous en doutez, ce soit trois immenses femmes scientifiques, précurseurs en leur temps, et qui ont dû -en plus- affronter de nombreux préjugés pour pouvoir être reconnues comme scientifiques par la société de l’époque.

    L’égalité des genres est une des priorités pour le magazine Diana Unlimited, pour l’accompagnement des jeunes filles, leur formation et leur pleine aptitude à faire entendre leurs idées sont considérés comme des leviers de développement et de paix.

    Les grands défis du développement durable nous imposent également de fomer un maximum de talents parmi les nouvelles générations. C’est pourquoi il est impératif d’augmenter le nombre de femmes actives dans les domaines scientifiques. La diversité dans la recherche élargit le bassin de chercheurs talentueux, apportant ainsi de nouvelles perspectives, du talent et de la créativité.

    Pendant leurs études, les performances scolaires des filles et des garçons sont comparables dans l’ensemble des matières. Pourtant, les filles s’éloignent progressivement des matières scientifiques et donc des possibilités de carrières scientifiques. Une tendance qui peut expliquer le nombre relativement peu élevé des étudiantes du supérieur dans les cursus scientifiques. C’est pour s’affranchir de cette tendance et pour sensibiliser tout particulièrement les jeunes femmes du monde entier aux possibilités de carrières dans les domaines scientifiques, que la Journée Internationale des Femmes et Filles de Science a été créée.

    Aujourd’hui, valoriser l’engagement des femmes et des filles dans les carrières scientifiques est plus que jamais nécessaire pour permettre de faire progresser la place des femmes en sciences et inciter les générations futures à s’engager dans ces parcours


    Pour en parler avec vos élèves, vous trouverez des ressources sur les sites suivants :

    – un quiz  sur les femmes scientifiques
    – la page de ONU Femmes
    – des portraits de femmes scientifiques sur la chaine Youtube de l’association Femmes et sciences
    – des vidéos “Les filles, osez les sciences” sur la chaîne Youtube de la Nef des sciences
    – d’autres ressources autour des Femmes en science
    – un lien vers l’association Elles bougent , dont le but est de renforcer la mixité dans les entreprises des secteurs industriels et technologiques. en combattant les stéréotypes qui pèsent sur l’Industrie.

    L’Organisation des Nations Unies (ONU) proclame le 11 février Journée internationale des femmes et filles de science.

    « Face aux enjeux du XXIe siècle, nous devons exploiter pleinement notre potentiel. Et cela suppose de venir à bout des stéréotypes de genre. Il faut soutenir les femmes qui choisissent de faire carrière dans les sciences et la recherche. »— Message du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres

    « Selon l’UNESCO, à l’heure actuelle moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes et environ 30% seulement des étudiantes choisissent des domaines liés aux STEM (Sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) dans l’enseignement supérieur.

    À l’échelle mondiale, le taux de scolarisation des filles est particulièrement faible dans les domaines suivants :

    • Technologies de l’information et des communications, 3%
    • Sciences naturelles, mathématiques et statistique, 5%
    • Ingénierie, fabrication et construction, 8%

    Depuis longtemps, les préjugés et les stéréotypes de genre éloignent les filles et les femmes des domaines liés à la science. Le monde à l’écran reflète, comme dans le monde réel, des biais similaires. L’étude de 2015 intitulée « Préjugés sexistes sans frontières », réalisée par le Geena Davis Institute a montré que, parmi les personnages montrés à l’écran et ayant un travail identifiable aux STEM, 12% seulement étaient des femmes. »

    « Afin d’obtenir l’accès et la participation pleine et équitable des femmes et des filles à la science, et aussi pour atteindre l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des filles, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé de proclamer le 11 février Journée internationale des femmes et des filles de science (résolution A/RES/70/212). »

  • Après le déconfinement la fin des temps le monde part à l’envers

    La défiance à l’égard du pouvoir n’est pas nouvelle. Mais selon des élus locaux et des hauts fonctionnaires, elle est à un niveau jamais atteint.

    lafin

    Ce qui semble plus certain, selon nos informations, c’est qu’un retour à la « normale » ne serait pas immédiat. Il n’est pas question, par exemple, de rouvrir aussitôt commerces et écoles, mais une réouverture des écoles seulement en septembre n’est pas non plus décidée.

    Les semaines de confinement ont passé et les craintes de se retrouver avec une Cocotte-Minute sociale n’ont cessé de grandir. Elus locaux, syndicalistes, hauts fonctionnaires sont inquiets. Dans quel état d’esprit les Français, confrontés à la pire pandémie du siècle et à une crise économique sans précédent, vont-ils se trouver au moment où le gouvernement incite à la reprise du travail ? Les derniers sondages d’opinion marquent un enracinement patent d’une colère à l’égard de l’exécutif et de sa gestion de la crise sanitaire : selon une enquête du , menée entre le 10 et le 12 avril, ce sentiment serait partagé par 53 % des personnes interrogées.

    Les échos recueillis auprès des élus locaux ne sont guère plus optimistes. Partout, ils sentent une défiance et une perte de crédibilité de la parole publique à un niveau jamais atteint. Et alors que les territoires ont été inégalement touchés par l’épidémie de Covid-19 et que tout le monde n’a pas la même expérience du confinement, ils témoignent tous d’une exaspération très présente. « Le nombre de mails et courriers reçus à ma permanence me disant “on n’a plus confiance” s’est multiplié. L’exécutif est attendu au tournant nous pourrions dire part là que c’est la fin des temps  ».

    Cette défiance à l’égard du pouvoir n’est pas nouvelle. Le mouvement des « gilets jaunes » avait déjà révélé un mécontentement social des classes populaires sans équivalent. La mobilisation importante contre la réforme des retraites de l’hiver avait démontré que ce rejet de la politique du gouvernement était très partagé chez les salariés. Délicat de faire des pronostics sur une nouvelle explosion sociale mais la vigilance est de mise au gouvernement. Un haut fonctionnaire, rattaché au ministère de l’intérieur, en convient : « Il est difficile de lire dans la boule de cristal. Cependant, on voit bien que la fracturation de la société se creuse encore, l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat s’accroît. La période gilet jaune n’est pas cicatrisée.

    A l’annonce du confinement, de nombreux parisiens ont quitté la capitale pour rejoindre leur résidence secondaire ou familiale. En a-t-il été autant pour la capitale britannique ?

    Londres peut-elle se vanter d’avoir su contenir ce mouvement de population ? Une étude de l’Université d’Oxford montre qu’au moins 250 000 personnes ont quitté Londres au début du lockdown pour rejoindre les zones rurales.

    Encore une bonne raison de comparer les deux capitales. Début mars, à l’annonce du confinement, presque 200 000 parisiens ont quitté la ville pour s’enfermer au grand air, dans leur résidence secondaire ou familiale. En ajoutant la banlieue parisienne, ce chiffre grimpe à 1 million de personnes. C’est un véritable exode urbain qui s’est réalisé en seulement quelques jours !

    Mais comment expliquer un écart si important alors que le Grand Paris et Londres ont des superficies et populations presques identiques ?

    Les deux métropoles comptent chacunes plus de 8 millions de résidents sur une surface quasi identique de 1572 km² pour Londres et 1305 km² pour la région parisienne. Mais la ville de Paris concentre plus du quart de la population francilienne. Les parisiens ont donc moins d’espace que les londoniens qui sont mieux répartis sur l’ensemble du Grand Londres. Londres a-t-elle réussi à convaincre ses d’habitants grâce à ses nombreux espaces verts ou les contrôles ont-ils été plus stricts ?

    – En Afrique, les rues de Lagos, ville la plus peuplée d’Afrique subsaharienne, grouillaient de monde lundi après un confinement d’un mois qui a asphyxié l’économie du Nigeria. Au Rwanda, les habitants de Kigali ont repris le travail.

    temps

    Il semble pourtant que ce moment de rassemblement à distance et d’échanges de balcons à fenêtres ait du mal à survivre au déconfinement. Dès lundi soir, les applaudissements se sont singulièrement taris dans de nombreuses localités.

    Le mauvais temps a certainement fait son œuvre, tout comme la liberté rendue aux Français de se déplacer sans autorisation ni limitation dans le temps. Les habitants des grandes villes étaient nombreux lundi soir à de nouveau arpenter les rues de leurs cités, voire à fêter leurs retrouvailles autour d’un verre à 20 heures. «Les applaudissements ont largement décliné. C’est une vraie question: Faut il encore applaudir les soignants et jusqu’à quand? »

    Par C.P., G.L. et M.-L.W.Le 10 mai 2020 à 07h48, modifié le 11 mai 2020 à 00h52

    L’essentiel :

    • C’est officiellement la fin du confinement en France, depuis dimanche minuit. Mais « restez prudent », a encore rappelé Emmanuel Macron. « Le virus est toujours là ».
    • En France, 70 personnes sont mortes durant les dernières 24 heures. C’est le plus faible bilan depuis le confinement. Le Covid-19 a tué 26 380 morts depuis le début de l’épidémie.
    • Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (78 862), devant le Royaume-Uni (31 855), l’Italie (30 560), l’Espagne (26 621) et la France (26 380).

    La Grèce prolonge le confinement des camps de migrants.

    La Grèce prolonge jusqu’au 21 mai le confinement imposé depuis mars aux camps de migrants, qui devait initialement être levé lundi. Le ministère n’a pas expliqué pourquoi cette décision avait été prise, six jours après le début de l’assouplissement des mesures de restriction. Jusqu’à présent, aucun cas de contamination n’a été enregistré dans les camps des îles de la mer Égée, selon les autorités. Sur le continent, deux camps et un hôtel accueillant des demandeurs d’asile ont été fermés en avril après que de nombreux tests se soient révélés positifs au Covid-19.

    Liban : 13 cas parmi des soldats au tribunal militaire de Beyrouth. 

    C’est ce qu’annonce l’armée libanaise. Un programme de dépistage concernant désormais des dizaines de juges et d’avocats a été mis en place. Au Liban, 845 cas de la maladie de Covid-19 ont été officiellement recensés, pour 26 décès. Le pays a initié un déconfinement mais, ces derniers jours, le nombre de cas est reparti à la hausse, notamment parmi des rapatriés. Le ministre de la Santé Hamad Hassan a mis en garde contre la propagation de la maladie et un retour à la case départ.

     Les femmes davantage frappées par le virus au Québec. 

    Alors que le Covid-19 touche davantage les hommes que les femmes dans plusieurs pays, les femmes représentent 59,7 % des personnes contaminées par le virus au Québec et 54,1 % des décès, selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). A la fin de la semaine, le Québec comptait alors 36 986 cas confirmés de coronavirus et 2786 morts. Pour l’instant pas d’explication officielles, mais les femmes sont très majoritaires parmi les infirmières et les services de soins pour personnes âgées. Le groupe d’âge le plus touché par le virus au Québec est celui des 30-49 ans, avec 28 % des contaminations. Pour ce qui est des décès, le groupe le plus durement frappé est celui des 80-89 ans, avec 40 % des morts, suivi par les 90 ans et plus, avec 33,4 %.

    Cannes : un sanglier sur la Croisette. 

    Privée de starlettes et désertée en cette période de déconfinement, la Croisette cannoise a attiré un jeune sanglier d’une cinquantaine de kilo. L’animal solitaire a été repéré par une patrouille de nuit de la police municipale vers 1h50 dimanche, déambulant tranquillement sur une Croisette. « Notre objectif était d’éviter que le sanglier ne puisse causer un accident, et aussi qu’il se fasse du mal à lui-même », explique Yves Daros, le directeur de la police municipale. Escorté de près par une voiture de police, l’animal a finalement rebroussé chemin et regagné, après un dernier détour par le célèbre établissement du Palm Beach, à la Pointe Croisette, le massif forestier situé sur la colline de la Californie.

    Déconfinement : inquiétude croissante en Allemagne.

    L’Institut national de virologie Robert-Koch, chargé de surveiller l’évolution de la pandémie en Allemagne, fait état d’une hausse du taux d’infection, repassé autour de la zone considérée comme potentiellement dangereuse, de 1 à 1,1. Ce taux dit de « reproduction » mesure la moyenne de gens qu’une personne atteinte de la maladie du Covid-19 va à son tour contaminer. Un chiffre inférieur à 1 suggère que le nombre d’infections dans le pays tend à la baisse, alors qu’un niveau supérieur suggère une tendance à la hausse. Ce chiffre est passé de 0,7 à plus de 1 en quelques jours seulement.

    rly pourrait rouvrir le 26 juin. 

    Fermé depuis début avril, l’aéroport d’Orly pourrait rouvrir le 26 juin si la situation sanitaire s’améliore et que le secteur y est bien préparé, déclare le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Il a fixé plusieurs « préalables à la réouverture ». « Un, c’est que la situation sanitaire s’améliore et continue de s’améliorer », a-t-il expliqué au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. « Deux, c’est que nous trouvions ou que nous harmonisions les mesures sanitaires avec nos voisins européens et méditerranéens. Chacun comprend que si chacun a sa mesure dans son coin, ça ne marchera pas », a poursuivi le secrétaire d’Etat aux Transports. Il a ajouté que les opérateurs devaient enfin proposer « un programme de vol solide » pour le 15 juin.

    Premier cas de Covid-19 à Wuhan depuis plus d’un mois. 

    La Chine relève le niveau de risque épidémiologique de « faible » à « moyen » dans un quartier de Wuhan, après la découverte d’un cas de Covid-19. Alors que le premier foyer de l’épidémie n’avait pas enregistré de nouvelle contamination depuis le 3 avril, la Commission nationale de la Santé rapporte dimanche celle d’un homme de 89 ans résidant dans le district de Dongxihu situé dans le nord-ouest de la ville.

     Près de 280 000 morts dans le monde.

     Le coronavirus a fait au moins 279 185 morts dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles. Plus de 4 035 470 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 195 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations.

    Les milliards perdus de la Suisse. 

    Le coronavirus coûte à l’économie suisse jusqu’à 16 milliards d’euros par mois, déclare le chef de la banque centrale suisse, dans un entretien publié par plusieurs médias suisses. « Il faut remonter à la crise pétrolière des années 1970 pour retrouver un tel effondrement de la croissance », souligne Thomas Jordan. L’impact des mesures mises en place pour stopper la propagation du virus entraîne des coûts « énormes », ajoute-t-il « de l’ordre de 11 à 17 milliards de francs suisses (10,4 à 16,1 milliards d’euros ; 11,3 à 17,5 milliards de dollars) chaque mois ».

    Les Français ne sont pas des enfants .

    Interrogée sur la pertinence de la tolérance mise en place dans les transports franciliens les premiers jours, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, sur BFMTV, affirme que les Français ont réussi le confinement et « ne sont pas des enfants, nous pouvons leur faire confiance ».

    Un nouveau système d’alerte au Royaume-Uni.

     Un système d’alerte sur l’évolution de la pandémie de nouveau coronavirus va être mis en place au Royaume-Uni, a annoncé le ministre des Communautés dimanche, quelques heures avant un discours du Premier ministre Boris Johnson sur un déconfinement qui s’annonce limité. Tandis que les autorités ont répété depuis des semaines aux Britanniques de « rester chez eux », le message va désormais être de « rester vigilant », alors que le pays déplore plus de 31 000 morts liés à la pandémie.

    Appel associatif pour l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans.

     Des représentants associatifs plaident pour l’ouverture du RSA aux jeunes dès 18 ans, soulignant dans une tribune dans le JDD que certains d’entre eux « ne disposent d’aucune bouée de sauvetage quand l’économie se grippe ». Les mesures exceptionnelles annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe pour 800 000 jeunes, étudiants ou précaires « laissent sur le bord de la route toute une partie de la jeunesse la plus touchée par la pauvreté : les jeunes à la rue, ceux résidant dans des squats ou hébergés chez des tiers, dans un centre d’hébergement d’urgence, à l’hôtel ou encore dans des familles aux revenus modestes », écrivent les signataires.

    Transport aérien : Emirates prévoit un retour à la normale dans 18 mois.

     Emirates estime qu’il faudrait au moins 18 mois avant que la demande de voyages ne retrouve « un semblant de normalité », en annonçant un résultat annuel en hausse pour la période d’avant la crise du coronavius. La compagnie de Dubaï, la plus importante du Moyen-Orient, a enregistré 1,1 milliard de dirhams (288 millions de dollars) de bénéfices nets pour l’exercice annuel se terminant en mars, contre 237 millions de dollars l’année précédente, selon un communiqué. C’est la 32e année consécutive de bénéfices pour Emirates qui exploite une flotte de 115 Airbus A-380 et 155 Boeing-777.

    Malgré des signes encourageants, vigilance de mise en ce dernier jour de confinement.

    Avec 80 morts supplémentaires en 24 heures – soit 26 310 au total —, la France a connu samedi le plus faible bilan quotidien depuis début avril. Comme l’Italie, la Belgique ou encore la Grèce, la France vit son dernier jour confiné et, là aussi, une certaine appréhension est de mise.

  • Arrestation en Amérique
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  • Brésil Covid-19: carnaval ou pas carnaval ?
    Brésil Covid-19: carnaval ou pas carnaval ?
    Brésil Covid-19: carnaval ou pas carnaval ?

    Les festivités, initialement prévues du 13 au 16 février, ont été suspendues en raison de la situation sanitaire, alors que le Brésil compte 206 000 morts du Covid-19 et que la campagne de vaccination n’a pas commencé. Mais certains ont décidé de passer outre l’interdiction de rassemblement.

    C’est bien connu : au Brésil, l’année ne commence vraiment qu’après le carnaval, qui se tient en février ou mars, selon les ans. Entre les fêtes de fin d’année et la plus grande fête populaire de la planète, le pays tourne au ralenti, avant de basculer dans la «folia».

    Mais cette année, l’épidémie de coronavirus, qui a déjà tué 206 000 Brésiliens, chamboule tout. Y aura-t-il carnaval ? Et si oui, quand ? Un peu partout dans le pays, les festivités, initialement prévues du 13 au 16 février, ont été suspendues en raison de la situation sanitaire. A Rio, le célèbre défilé des écoles de samba a été très hypothétiquement reporté au mois de juillet… Quant au carnaval de rue, qui draine des millions de personnes, il n’aura tout simplement pas lieu. A São Paulo, la capitale économique, qui s’emploie à éviter le risque d’acquérir la réputation de «tombeau de la samba» en organisant l’un des principaux carnavals de rue du pays, les autorités n’avancent pas de nouvelle date. Même avec la campagne de vaccination, qui n’a toujours pas démarré, se rassembler ne serait pas raisonnable. Même son de cloche à Salvador de Bahia, ou encore dans le Pernambouc, pour ne citer que les principaux foyers carnavalesques.

    Pas de carnaval, Jair Bolsonaro en rêvait, le Covid-19 l’a fait. Pour le président brésilien, c’est par le carnaval, qui attire des touristes du monde entier, que l’épidémie s’est infiltrée dans le pays l’an dernier. Le leader d’extrême droite honnit cet intermède de satyre politique et sociale. En 2019, un personnage gonflable à son effigie avait été copieusement pris pour cible à coups de canettes de bière lors des festivités de rue… Comme le dit l’anthropologue Viveiros de Castro, «le contact des corps réveille le désir politique des masses».

    «Carnaval de la revanche»

    Mais suspendre la «folia», pas sûr que ça va prendre. Parce qu’ici, on dit qu’il y a des règles «qui prennent» et d’autres «qui ne prennent pas». A Recife et Olinda, les deux foyers carnavalesques du Pernambouc, les fêtards ont décrété le début des festivités en prenant d’assaut les rues dès le week-end dernier, et ce malgré l’interdiction de rassemblement. «C’est le peuple qui fait le carnaval, il n’a pas besoin d’autorisation», défie un internaute qui s’identifie comme Carioca 300. Au lieu d’un carnaval différé, voire pas de carnaval du tout, il pourrait donc y en avoir… deux cette année. «Il y a de grandes chances que les gens célèbrent le carnaval à sa date habituelle puis à sa nouvelle date», estime l’universitaire Mauricio Conrado. Comme en 1892 et en 1912, lors des deux précédents reports de la fête.

    Quoi qu’il arrive, le premier carnaval post-épidémie sera le plus grand de l’histoire, assurent les spécialistes. Comme en 1919, après la grippe espagnole qui avait décimé 35 000 Brésiliens. Ce fut alors le «carnaval de la revanche» sur la mort. Parce que «les Brésiliens ont ce don de transformer le deuil en allégresse», dit joliment Tarcisio Zanon, auteur des chansons de l’école de samba Viradouro. Alors «Bon carnaval !» comme on dit ici.

  • Coronavirus : Le Canada ferme ses frontières aux étrangers, sauf aux Américains
    img 1235Le Canada va fermer ses frontières aux voyageurs étrangers, à l’exception notable des Américains, a annoncé lundi le Premier ministre Justin Trudeau alors que la pandémie de coronavirus s’accélère dans tout le pays. — À lire sur actualite.20minutes.fr/monde/2741607-20200317-coronavirus-canada-ferme-frontieres-etrangers-sauf-americains
  • Coronavirus: confinement en Italie, mode d’emploi

    img 1273Depuis le 11 mars, les Italiens se sont pliés avec civisme aux nouvelles règles du confinement, qui sans être aussi radical qu’à Wuhan, a été jusqu’à présent ce qui se fait de plus sévère en Europe.

    Le principe? «Tutti a casa.» Il s’agit de rester chez soi, de ne plus en sortir et de ne recevoir personne de l’extérieur. Ni amis, ni parents, ni employés de maison, pour empêcher le virus de circuler. (..)
    — À lire sur www.lefigaro.fr/international/coronavirus-confinement-en-italie-mode-d-emploi-20200316

    A LIRE AUSSI

  • Coronavirus : l’OMS appelle l’Afrique à « se réveiller » face à la pandémie

    img 1301L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé le continent africain à « se réveiller » et à « se préparer au pire » face à la propagation de la pandémie mercredi 18 mars, alors que le nouveau coronavirus a fait un mort au Burkina Faso, le premier en Afrique subsaharienne.
    L’Afrique reste encore peu touchée par le Covid-19, même si le nombre de cas augmente rapidement. « Le meilleur conseil à donner à l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui », (..)
    — À lire sur www.lemonde.fr/afrique/article/2020/03/19/covid-19-l-oms-appelle-l-afrique-a-se-reveiller_6033644_3212.html

  • Dans les pays en développement, le Covid-19 va laisser des cicatrices très profondes

    La crise du COVID-19 qui se propage dans le monde risque de frapper les pays en développement de manière disproportionnée, à mesure que se profilent crise sanitaire à court terme et crise économique et sociale dévastatrice dans les mois et les années à venir.

    lamu

    Le PNUD s’emploie déjà à soutenir les systèmes de santé dans des pays comme la Bosnie-Herzégovine, la Chine, Djibouti, El Salvador, l’Érythrée, l’Iran, le Kirghizistan, Madagascar, le Nigeria, le Paraguay, le Panama, la Serbie, l’Ukraine et le Viet Nam.

    Il est probable que les hôpitaux en manque de ressources, et les systèmes de santé fragiles soient bientôt saturés. Cette situation pourrait être d’autant plus grave dans les pays les moins développés, où 75 pour cent de la population n’a pas accès au savon ni à l’eau.

    Dans les pays en développement, les pertes de revenus devraient dépasser les 220 milliards de dollars, estime le PNUD. « Avec 55% de la population mondiale n’ayant pas accès à la protection sociale, ces pertes auront une incidence sur toutes les sociétés, et des répercussions se feront sentir sur l’éducation, les droits de l’homme et, dans les cas les plus graves, la sécurité alimentaire et nutritionnelle de base », a prévenu l’agence onusienne dans un communiqué publié lundi.

    « Cette pandémie est une crise sanitaire. Mais pas seulement. Dans bien des régions du globe, cette pandémie va laisser des cicatrices très profondes », a fait observer Achim Steiner, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). « Sans le soutien de la communauté internationale, nous risquons de voir s’effondrer les progrès réalisés ces deux dernières décennies, et de voir une génération entière perdre, si ce n’est la vie, au moins des droits, des opportunités et de la dignité ».

    Le coronavirus qui se propage dans le monde risque de frapper les pays en développement de manière disproportionnée, à mesure que se profilent crise sanitaire à court terme et crise économique et sociale dévastatrice dans les mois et les années à venir.

    D’autres aspects sociaux, comme la mauvaise planification urbaine et la surpopulation dans certaines villes, la faiblesse des services d’élimination des déchets, et même les embouteillages, sont autant de facteurs qui peuvent empêcher l’accès aux établissements de santé et aggraver la situation.

    En étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le PNUD aide les pays à se préparer à faire face à la pandémie de COVID-19, et à s’en relever, en s’attachant en particulier aux plus vulnérables.

    Un Fonds d’intervention d’urgence pour la COVID-19, sous la houlette du PNUD, a d’ores et déjà été mis en place avec les ressources existantes, le montant initial s’élevant à 20 millions de dollars US. Ce Fonds est décaissé par le biais d’un mécanisme accéléré qui permet aux équipes du PNUD d’aider immédiatement les pays à mettre en œuvre leur réponse nationale. Sur le long terme, le PNUD estime qu’au moins 500 millions de dollars US seront nécessaires pour pouvoir aider 100 pays.

    Appel à l’action

    À plus long terme, le PNUD aidera les pays à évaluer les répercussions économiques et sociales du COVID-19 et à prendre les mesures de redressement urgentes qui permettront de réduire au minimum son impact à long terme, en particulier sur les groupes vulnérables et marginalisés, et d’aider les sociétés à mieux se relever.

    Le PNUD a encouragé la communauté internationale à réfléchir aux conséquences du COVID-19 à plus long terme. L’Organisation a souligné que trois actions prioritaires sont nécessaires : consacrer des ressources pour faire cesser la propagation du virus, fournir un appui à la réponse à l’épidémie elle-même, et allouer des fonds pour empêcher l’effondrement économique des pays en développement.

    Faire face au COVID-19 et à ses répercussions exigera de compter sur des partenaires capables de travailler dans n’importe quel système et dans n’importe quel secteur, dans des circonstances souvent difficiles et imprévisibles. Le PNUD compte de nombreuses années d’expérience en première ligne, et c’est là sa raison d’être. Le PNUD est pleinement opérationnel dans 170 pays et territoires, et s’attache à répondre au COVID-19 en mobilisant tous ses moyens d’action pour relever ce défi sans précédent.Thèmes: 

    L’intervention immédiate du PNUD consiste en un soutien élargi au renforcement des systèmes de santé qu’il apporte déjà à la Chine et à d’autres pays d’Asie. Il s’agit notamment d’aider ces pays à se procurer les fournitures médicales dont ils ont cruellement besoin, de tirer parti des technologies numériques et de veiller à ce que le personnel de santé soit rémunéré.

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