EDITO : Kobe Bryant ou la primauté de l’individu

By Diana ABDOU

A Los Angeles, dimanche. Photo Jenna Schoenefeld. The New York Times. REA

Successeur obsessionnel de Jordan à la tête d’une Ligue professionnelle nord-américaine de basket (NBA) qu’il domina de 2000 à 2010 dans des proportions presque aussi insolentes que son illustre prédécesseur, Bryant a pris beaucoup de choses à Jordan en dehors du fade away ; de la langue tirée lors des lancers francs jusqu’au sourire narquois à un adversaire qu’il vient d’enterrer. La principale leçon retenue par lui fut cependant celle-ci : le sport comme une entreprise de domination totale, s’exerçant au moins autant sur son environnement proche – coéquipiers, coachs – que sur les parquets. Tous les jours.

Partout, jusqu’à ce que l’autre internalise – c’est-à-dire admette, fût-ce inconsciemment – sa supériorité : le prima d’une attitude mentale, soutenue dans son cas par un régime d’entraînement de bagnard, des séances physiques programmées par lui à 4 heures du matin où il convoquait des entraîneurs sidérés jusqu’à ces séances de shoots désormais mythiques ; parfois jusqu’à cinq ou six heures à prendre des tirs sur une même position calée au centimètre près. Possible que l’étendue du respect suscité par l’ancien Laker parmi ses pairs s’explique ainsi, du moins en partie : pour avoir dominé une NBA figurant déjà par bien des côtés une avant-garde du sport mondial, Bryant a surtout dit quelque chose du sport comme il se pratique aux plus hautes altitudes.

Athlète froid à la morgue et à l’assurance aussi légendaires que son shoot à reculons, le fameux fade away qu’il avait piqué à Michael Jordan, Bryant était devenu depuis sa retraite des parquets en 2016 un type comme vous et moi : amoureux de sa ville (Jordan, lui, détestait Chicago) et prosélyte du sport qui l’avait fait roi, père attentionné – c’est en emmenant sa fille à un match qu’il s’est tué – et interlocuteur agréable, loin de l’image glacée qu’il avait promenée sous nos yeux lors des Jeux de Pékin en 2008. Il faut entendre que Bryant avait tombé le masque. Et que ceux qui dessinent le sport moderne en portent un, littéralement théorisé un jour par Jordan lui-même quand il expliqua son propre état d’esprit lors du tournoi olympique des Jeux de Barcelone, où les Etats-Unis alignèrent pour la première fois tous les plus grands joueurs de leur époque (la fameuse Dream Team : Magic Johnson, Karl Malone, John Stockton, Larry Bird, Charles Barkley…) pour remettre leur pays au centre de l’échiquier international : «De la première minute du rassemblement avec l’équipe jusqu’au moment où on s’est quittés après la victoire, je n’ai eu en tête qu’une chose : montrer à mes “coéquipiers” que j’étais plus fort qu’eux et que je les dominerais ensuite jusqu’à ma retraite. Je devais rentrer dans leur tête. Et j’y suis parvenu.»

Pas une superstar du sport qui n’ait rendu hommage à l’ex-basketteur des Lakers de Los Angeles Kobe Bryant, disparu dans un accident d’hélicoptère sur une colline de Calabasas (Californie), dimanche, avec sa fille et sept autres personnes : de Tiger Woods à Rafael Nadal, de Teddy Riner à son ex-coéquipier Shaquille O’Neal que Bryant avait pourtant chassé de la franchise angelenos en 2004 («c’est lui ou moi»), la variété et la profondeur des hommages n’ont jusqu’ici eu aucun équivalent à travers le monde.

Ce qui revient à dire qu’il a raconté son époque : tout, dans la carrière du joueur aux cinq titres NBA, raconte la primauté de l’individu sur le dessein collectif. En 2004, son entraîneur, Phil Jackson, intercède auprès du propriétaire des Lakers pour garder O’Neal et se séparer d’un joueur égocentrique : tout garant de l’équilibre collectif qu’il est, Jackson sera déjugé. A l’autre bout du spectre, Bryant prendra sa retraite en avril 2016 à l’issue d’un match face aux Jazz de l’Utah, où il inscrira 60 des 101 points de son équipe. Une orgie offensive concluant une séquence de plusieurs mois qui auront vu le joueur finissant polluer les résultats de son équipe au fil d’une tournée d’adieux où il se voyait «dire au revoir à chaque salle, chaque arceau, chaque filet» des panneaux de basket du continent. Cette mégalomanie dit son temps : non seulement la superstar du sport est devenue plus grande que le cadre collectif où elle s’inscrit censément, mais elle est parfois – Roger Federer, Usain Bolt, Teddy Riner, Lionel Messi – plus puissante et forte médiatiquement que le sport où elle exerce. Une course folle que rien ne semble pouvoir ralentir. Quand il a quitté les parquets, Bryant a désarmé. Et laissé libre cours à une personnalité autrement plus solaire et paisible que celle, sombre et carnassière, d’un Jordan qui l’aura tant inspiré. Et qui, in fine, est le sport de haut niveau même.

  • 11 février 2021 : La Journée Internationale des Femmes et Filles de Science

    Proclamation en 2015 de l’UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization).

    11 février 2021 : La Journée Internationale des Femmes et Filles de Science
    11 février 2021 : La Journée Internationale des Femmes et Filles de Science

    Le but de cette journée est de promouvoir l’accès et la participation des femmes et des filles à la science, et de rappeler que les femmes et les filles jouent un rôle essentiel dans la communauté scientifique et technologique.

    C’est seulement en 2015 que l’assemblée générale de l’ONU a adopté la résolution A/RES/70/212 qui proclame que, désormais, le 11 février de chaque année, c’est la Journée internationale des femmes et des filles de science. C’est fait.

    Une avancée inéluctable

    Quels sont les points communes entre Henrietta Leavitt, Rosalind Franklin et Marie Curie ?
    Vous vous en doutez, ce soit trois immenses femmes scientifiques, précurseurs en leur temps, et qui ont dû -en plus- affronter de nombreux préjugés pour pouvoir être reconnues comme scientifiques par la société de l’époque.

    L’égalité des genres est une des priorités pour le magazine Diana Unlimited, pour l’accompagnement des jeunes filles, leur formation et leur pleine aptitude à faire entendre leurs idées sont considérés comme des leviers de développement et de paix.

    Les grands défis du développement durable nous imposent également de fomer un maximum de talents parmi les nouvelles générations. C’est pourquoi il est impératif d’augmenter le nombre de femmes actives dans les domaines scientifiques. La diversité dans la recherche élargit le bassin de chercheurs talentueux, apportant ainsi de nouvelles perspectives, du talent et de la créativité.

    Pendant leurs études, les performances scolaires des filles et des garçons sont comparables dans l’ensemble des matières. Pourtant, les filles s’éloignent progressivement des matières scientifiques et donc des possibilités de carrières scientifiques. Une tendance qui peut expliquer le nombre relativement peu élevé des étudiantes du supérieur dans les cursus scientifiques. C’est pour s’affranchir de cette tendance et pour sensibiliser tout particulièrement les jeunes femmes du monde entier aux possibilités de carrières dans les domaines scientifiques, que la Journée Internationale des Femmes et Filles de Science a été créée.

    Aujourd’hui, valoriser l’engagement des femmes et des filles dans les carrières scientifiques est plus que jamais nécessaire pour permettre de faire progresser la place des femmes en sciences et inciter les générations futures à s’engager dans ces parcours


    Pour en parler avec vos élèves, vous trouverez des ressources sur les sites suivants :

    – un quiz  sur les femmes scientifiques
    – la page de ONU Femmes
    – des portraits de femmes scientifiques sur la chaine Youtube de l’association Femmes et sciences
    – des vidéos “Les filles, osez les sciences” sur la chaîne Youtube de la Nef des sciences
    – d’autres ressources autour des Femmes en science
    – un lien vers l’association Elles bougent , dont le but est de renforcer la mixité dans les entreprises des secteurs industriels et technologiques. en combattant les stéréotypes qui pèsent sur l’Industrie.

    L’Organisation des Nations Unies (ONU) proclame le 11 février Journée internationale des femmes et filles de science.

    « Face aux enjeux du XXIe siècle, nous devons exploiter pleinement notre potentiel. Et cela suppose de venir à bout des stéréotypes de genre. Il faut soutenir les femmes qui choisissent de faire carrière dans les sciences et la recherche. »— Message du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres

    « Selon l’UNESCO, à l’heure actuelle moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes et environ 30% seulement des étudiantes choisissent des domaines liés aux STEM (Sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) dans l’enseignement supérieur.

    À l’échelle mondiale, le taux de scolarisation des filles est particulièrement faible dans les domaines suivants :

    • Technologies de l’information et des communications, 3%
    • Sciences naturelles, mathématiques et statistique, 5%
    • Ingénierie, fabrication et construction, 8%

    Depuis longtemps, les préjugés et les stéréotypes de genre éloignent les filles et les femmes des domaines liés à la science. Le monde à l’écran reflète, comme dans le monde réel, des biais similaires. L’étude de 2015 intitulée « Préjugés sexistes sans frontières », réalisée par le Geena Davis Institute a montré que, parmi les personnages montrés à l’écran et ayant un travail identifiable aux STEM, 12% seulement étaient des femmes. »

    « Afin d’obtenir l’accès et la participation pleine et équitable des femmes et des filles à la science, et aussi pour atteindre l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des filles, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé de proclamer le 11 février Journée internationale des femmes et des filles de science (résolution A/RES/70/212). »

  • A Abidjan, les violences sexuelles pendant le confinement 

    Selon la militante féministe Sylvia Apata, la pandémie de Covid-19 a engendré une hausse des viols et des mariages forcés en Côte d’Ivoire, liée notamment à la fermeture des écoles.

    A Abidjan, les violences sexuelles pendant le confinement 
    @Presse / A Abidjan, les violences sexuelles pendant le confinement 

    Juriste, consultante en droits des femmes et enseignante vacataire en relations internationales, Sylvia Apata, 29 ans, dit être « née féministe ». Cybermilitante, elle dénonce les discriminations et les violations des droits que subissent les Ivoiriennes.

    Son combat a débuté en 2016 auprès des femmes rurales. Elle milite alors pour qu’elles aient accès à la terre et qu’elles possèdent un titre de propriété. En 2019, souhaitant s’engager dans une structure « qui ne soit instrumentalisée ni par le pouvoir ni par l’opposition », elle crée l’organisation Citoyennes pour la promotion et la défense des droits des enfants, femmes et minorités (CPDEFM). Elle estime que le manque de données participe à l’invisibilisation de ces femmes, une autre forme de violence dont elles sont victimes.

    En juin 2020, son association s’est lancée dans une enquête sur les violences faites aux femmes pendant la pandémie de Covid-19. Les résultats de l’étude, menée au lendemain du confinement (juin et juillet 2020), sont parus le 11 juin.

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    Pourquoi avoir choisi de mener cette étude après le confinement ?

    Nous savons que les victimes parlent plus aisément quand elles sont placées en position de témoins. Nous avons donc orienté nos questions en leur demandant si elles avaient eu connaissance de faits de violences et non pas si elles en avaient subies. Les sondés ont témoigné de plus de 2 000 cas de violences faites aux femmes, dont 1 290 cas de mariage de filles de moins de 18 ans et 1 121 viols. Nous avons constaté qu’il y avait un pic de violences sexuelles pendant la période de restriction imposée par la pandémie de Covid-19. Environ 30 % des cas signalés ont eu lieu à ce moment-là. Nous pensons qu’il y a eu plus de viols du fait de la fermeture des écoles.

    Lire aussi Les femmes et la pauvreté en Afrique

    Nous avons été alertés par une hausse des violences faites aux femmes pendant cette période, mais nous n’avions pas de statistiques précises. Nous avons réalisé des entretiens en porte-à-porte dans six communes d’Abidjan – Abobo, Anyama, Attécoubé, Koumassi, Treichville et Yopougon – et interrogé, sans les avoir préalablement identifiées, 5 556 personnes – 3 414 femmes et 2 142 hommes – de tous les âges, couches socio-culturelles et situations matrimoniales.

    C’est flagrant pour les mariages forcés : 430 ont eu lieu pendant la période de confinement, soit le tiers des cas répertoriés sur les deux dernières années. Ils se sont faits principalement dans deux communes – Anyama et Attécoubé –, où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et où on trouve une forte proportion de communautés du nord de la Côte d’Ivoire, mais également des non-nationaux, majoritairement musulmans. De nombreux parents et chefs de famille légitiment cet acte par la religion, alors que le Coran n’encourage pas cette violence. Nous estimons qu’il faut faire davantage de pédagogie et contrôler les prêches des imams.

    Éthiopie : Des centaines de victimes de viols, esclavage sexuel et mutilations au Tigré
    @Presse / Éthiopie : Des centaines de victimes de viols, esclavage sexuel et mutilations au Tigré

    Ces résultats vous ont-ils surpris ?

    Oui. D’abord, nous ne pensions pas rencontrer autant de témoignages de féminicides. On nous a rapporté 416 cas sur les deux dernières années. Abobo est la commune où le plus de cas ont été enregistrés [125], et pourtant nos enquêteurs ont été confrontés à un silence des femmes de cette localité, probablement lié à l’éducation, à une résignation face à la violence ou au sentiment de trahir l’honneur de la famille en révélant des secrets. C’était très spécifique à Abobo. Selon nous, il règne une omerta dans ce quartier populaire que nous considérons comme une zone rouge, au même titre que Treichville, Anyama et Attécoubé.

    Lire aussi  Afrique subsaharienne : faible croissance et augmentation de la pauvreté en perspective pour 2021

    Autre fait notable : la victime d’un viol est encore largement, dans la conscience populaire, responsable de ce qui lui est arrivé. La plupart des hommes que nous avons interrogés justifient les viols par des attitudes ou des vêtements qu’ils jugent provocants. Subsiste l’idée que la femme l’a cherché. Les victimes sont d’ailleurs souvent culpabilisées et reçues avec beaucoup de légèreté dans les commissariats quand elles souhaitent porter plainte. La police conditionne encore régulièrement l’enregistrement de la plainte à la délivrance d’un certificat médical, même si un arrêté ministériel stipule que les officiers de police judiciaire n’ont pas à l’exiger. Nous préconisons que ce certificat médical, facturé 50 000 francs CFA [76 euros], soit rendu gratuit pour les victimes en situation de précarité.

    Enfin, nous avons été étonnés par le nombre de cas d’excision : 828 déclarations, malgré les actions du gouvernement. Ce n’est donc pas une pratique réservée aux régions du nord de la Côte d’Ivoire, mais bien une réalité à Abidjan.

    En 2019, vous aviez mené une grande enquête sur les violences conjugales. Les autorités ont-elles entendu vos chiffres et vos requêtes ?

    A l’issue de cette enquête menée sur les deux communes de Yopougon et Cocody, nous avions pu conclure que 70 % des femmes étaient victimes de violences conjugales. Nous avions demandé la création d’un lieu d’écoute et d’hébergement pour ces femmes.

    Le Centre de prévention d’appui et d’assistance aux victimes de violences sexuelles [vandalisé lors de la crise post-électorale de 2011] a été réhabilité [grâce aux fonds du PNUD] et est de nouveau opérationnel depuis l’automne 2020, mais il ne possède que dix lits et est situé dans le quartier d’Attécoubé, très difficilement accessible pour les femmes des localités d’Abobo ou d’Anyama. Il faudrait un lieu d’accueil et de transit dans toutes les communes de la capitale, géré par du personnel qualifié qui pourrait offrir un véritable accompagnement psychologique et prévoir la réinsertion socio-économique de ces victimes.

    Enfin, nous militons pour que le viol conjugal soit reconnu dans le Code pénal. En Côte d’Ivoire, une femme mariée est toujours considérée comme consentante. Cette présomption de consentement doit impérativement être changée dans le Code pénal.

  • Afrique subsaharienne : faible croissance et augmentation de la pauvreté en perspective pour 2021

    Régulièrement, l'ONU publie des rapports mettant en lumière l'ampleur des inégalités sur la planète.  La croissance devrait atteindre les 2,7% en 2021, après une chute de 3,7% en 2020. Cette légère reprise ne suffira pas à empêcher la baisse du niveau vie.

    Afrique subsaharienne : faible croissance et augmentation de la pauvreté en perspective pour 2021
    @dianaunlimitedfaunesetfemmesmagazines / Afrique subsaharienne : faible croissance et augmentation de la pauvreté en perspective pour 2021

    “Les prévisions d’une croissance atone en Afrique subsaharienne (en 2021) sont dues à la persistance de l’épidémie de Covid-19 dans plusieurs pays, qui fait obstacle à la reprise de l’activité économique”, écrit la Banque mondiale dans son communiqué, pourtant mis sous presse avant la nouvelle aggravation de la situation sanitaire, qui touche actuellement la plupart des pays du continent, tout particulièrement l’Afrique du Sud.

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    L’Afrique subsaharienne devrait connaître une reprise de son Produit intérieur brut (PIB) de 2,7% en 2021, après une chute de 3,7% en 2020, selon des prévisions publiées le 5 janvier 2021 par la Banque mondiale (BM). La région a connu en 2020 sa première récession depuis 25 ans. Entre 2000 et 2019, le PIB de l’Afrique subsaharienne a augmenté en moyenne d’environ 4% par an, selon l’institution basée à Washington.

    Les pays agricoles portés par la hausse des cours

    “La reprise devrait être légèrement plus rapide – bien qu’inférieure aux moyennes historiques – dans les pays exportateurs de produits agricoles. Le niveau élevé des cours mondiaux des denrées agricoles stimulera probablement l’activité”, poursuit l’institution financière.
    Elle cite parmi les exportateurs de produits agricoles le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Malawi et l’Ouganda, des Etats où l’économie a déjà “marqué un moindre repli” l’année dernière.

    Cette reprise sera en revanche plus difficile pour les pays exportateurs de métaux ou de pétrole, note-t-elle. Parmi ces derniers, le Nigeria, pays le plus peuplé et première économie du continent, devrait afficher une croissance de 1,1% en 2021, après une chute de 4,1% de son PIB en 2020.

    “Des dizaines de millions de personnes ont, de ce fait, basculé dans l’extrême pauvreté au cours de l’année écoulée ou se retrouveront cette année dans cette situation”Banque mondiale 

    Global Economic Prospects

    La Banque mondiale souligne que la pandémie va mettre “les objectifs de développement durable encore moins à la portée de nombreux pays de la région”

    Nouveaux pauvres

    Le Nigeria, avec 200 millions d’habitants, comptait déjà 88 millions de personnes vivant avec moins de 1,90 dollar par jour. Ils seront 7 millions de plus cette année, selon les projections de l’institution américaine. De nouveaux pauvres “plus urbains” et “plus éduqués”, premières victimes du coronavirus et de ses effets dévastateurs sur la première économie du continent, selon la BM.

    Dans Kano, la deuxième ville du pays, par exemple, le nombre de citadins souffrant de la faim a été multiplié par trois entre le début de l’année et l’été 2020, pour atteindre 1,5 million de personnes.

    De même, la Banque mondiale estime que près de 1,9 millions de Malgaches supplémentaires vont tomber sous le seuil de pauvreté, portant le taux de pauvreté à près de 78% de la population, le taux le plus élevé du pays depuis 2012.

    Pour 2021, le FMI est un peu plus optimiste, puisqu’il prévoit un rebond de 3,1% pour l’Afrique. Mais la population va continuer à s’appauvrir, puisqu’elle continue à augmenter plus rapidement que le PIB.

    Le revenu par habitant devrait chuter de 6,1% en 2020 et de 0,2% en 2021. Cette stagnation du pouvoir d’achat en 2021 reste conditionnée à l’arrivée rapide des vaccins sur le continent.

    Au vu de la hausse de la pauvreté extrême en Afrique, l’objectif de la Banque mondiale et de l’ONU de « mettre fin à l’extrême pauvreté », à l’horizon 2030, ne sera pas atteint.

    « En Afrique subsaharienne, même dans les hypothèses les plus optimistes, le taux de pauvreté restera à deux chiffres en 2030 », estiment les économistes de la Banque mondiale. Selon ces experts, les raisons de cette exception africaine sont : l’absence de contrôle des naissances, les conflits ethniques, les catastrophes écologiques et la corruption des gouvernements et des élites locales.


    Le choix de la rédaction

  • Après le déconfinement la fin des temps le monde part à l’envers

    La défiance à l’égard du pouvoir n’est pas nouvelle. Mais selon des élus locaux et des hauts fonctionnaires, elle est à un niveau jamais atteint.

    Ce qui semble plus certain, selon nos informations, c’est qu’un retour à la « normale » ne serait pas immédiat. Il n’est pas question, par exemple, de rouvrir aussitôt commerces et écoles, mais une réouverture des écoles seulement en septembre n’est pas non plus décidée.

    Les semaines de confinement ont passé et les craintes de se retrouver avec une Cocotte-Minute sociale n’ont cessé de grandir. Elus locaux, syndicalistes, hauts fonctionnaires sont inquiets. Dans quel état d’esprit les Français, confrontés à la pire pandémie du siècle et à une crise économique sans précédent, vont-ils se trouver au moment où le gouvernement incite à la reprise du travail ? Les derniers sondages d’opinion marquent un enracinement patent d’une colère à l’égard de l’exécutif et de sa gestion de la crise sanitaire : selon une enquête du , menée entre le 10 et le 12 avril, ce sentiment serait partagé par 53 % des personnes interrogées.

    Les échos recueillis auprès des élus locaux ne sont guère plus optimistes. Partout, ils sentent une défiance et une perte de crédibilité de la parole publique à un niveau jamais atteint. Et alors que les territoires ont été inégalement touchés par l’épidémie de Covid-19 et que tout le monde n’a pas la même expérience du confinement, ils témoignent tous d’une exaspération très présente. « Le nombre de mails et courriers reçus à ma permanence me disant “on n’a plus confiance” s’est multiplié. L’exécutif est attendu au tournant nous pourrions dire part là que c’est la fin des temps  ».

    Cette défiance à l’égard du pouvoir n’est pas nouvelle. Le mouvement des « gilets jaunes » avait déjà révélé un mécontentement social des classes populaires sans équivalent. La mobilisation importante contre la réforme des retraites de l’hiver avait démontré que ce rejet de la politique du gouvernement était très partagé chez les salariés. Délicat de faire des pronostics sur une nouvelle explosion sociale mais la vigilance est de mise au gouvernement. Un haut fonctionnaire, rattaché au ministère de l’intérieur, en convient : « Il est difficile de lire dans la boule de cristal. Cependant, on voit bien que la fracturation de la société se creuse encore, l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat s’accroît. La période gilet jaune n’est pas cicatrisée.

    A l’annonce du confinement, de nombreux parisiens ont quitté la capitale pour rejoindre leur résidence secondaire ou familiale. En a-t-il été autant pour la capitale britannique ?

    Londres peut-elle se vanter d’avoir su contenir ce mouvement de population ? Une étude de l’Université d’Oxford montre qu’au moins 250 000 personnes ont quitté Londres au début du lockdown pour rejoindre les zones rurales.

    Encore une bonne raison de comparer les deux capitales. Début mars, à l’annonce du confinement, presque 200 000 parisiens ont quitté la ville pour s’enfermer au grand air, dans leur résidence secondaire ou familiale. En ajoutant la banlieue parisienne, ce chiffre grimpe à 1 million de personnes. C’est un véritable exode urbain qui s’est réalisé en seulement quelques jours !

    Mais comment expliquer un écart si important alors que le Grand Paris et Londres ont des superficies et populations presques identiques ?

    Les deux métropoles comptent chacunes plus de 8 millions de résidents sur une surface quasi identique de 1572 km² pour Londres et 1305 km² pour la région parisienne. Mais la ville de Paris concentre plus du quart de la population francilienne. Les parisiens ont donc moins d’espace que les londoniens qui sont mieux répartis sur l’ensemble du Grand Londres. Londres a-t-elle réussi à convaincre ses d’habitants grâce à ses nombreux espaces verts ou les contrôles ont-ils été plus stricts ?

    – En Afrique, les rues de Lagos, ville la plus peuplée d’Afrique subsaharienne, grouillaient de monde lundi après un confinement d’un mois qui a asphyxié l’économie du Nigeria. Au Rwanda, les habitants de Kigali ont repris le travail.

    Il semble pourtant que ce moment de rassemblement à distance et d’échanges de balcons à fenêtres ait du mal à survivre au déconfinement. Dès lundi soir, les applaudissements se sont singulièrement taris dans de nombreuses localités.

    Le mauvais temps a certainement fait son œuvre, tout comme la liberté rendue aux Français de se déplacer sans autorisation ni limitation dans le temps. Les habitants des grandes villes étaient nombreux lundi soir à de nouveau arpenter les rues de leurs cités, voire à fêter leurs retrouvailles autour d’un verre à 20 heures. «Les applaudissements ont largement décliné. C’est une vraie question: Faut il encore applaudir les soignants et jusqu’à quand? »

    Par C.P., G.L. et M.-L.W.Le 10 mai 2020 à 07h48, modifié le 11 mai 2020 à 00h52

    L’essentiel :

    • C’est officiellement la fin du confinement en France, depuis dimanche minuit. Mais « restez prudent », a encore rappelé Emmanuel Macron. « Le virus est toujours là ».
    • En France, 70 personnes sont mortes durant les dernières 24 heures. C’est le plus faible bilan depuis le confinement. Le Covid-19 a tué 26 380 morts depuis le début de l’épidémie.
    • Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (78 862), devant le Royaume-Uni (31 855), l’Italie (30 560), l’Espagne (26 621) et la France (26 380).

    La Grèce prolonge le confinement des camps de migrants.

    La Grèce prolonge jusqu’au 21 mai le confinement imposé depuis mars aux camps de migrants, qui devait initialement être levé lundi. Le ministère n’a pas expliqué pourquoi cette décision avait été prise, six jours après le début de l’assouplissement des mesures de restriction. Jusqu’à présent, aucun cas de contamination n’a été enregistré dans les camps des îles de la mer Égée, selon les autorités. Sur le continent, deux camps et un hôtel accueillant des demandeurs d’asile ont été fermés en avril après que de nombreux tests se soient révélés positifs au Covid-19.

    Liban : 13 cas parmi des soldats au tribunal militaire de Beyrouth. 

    C’est ce qu’annonce l’armée libanaise. Un programme de dépistage concernant désormais des dizaines de juges et d’avocats a été mis en place. Au Liban, 845 cas de la maladie de Covid-19 ont été officiellement recensés, pour 26 décès. Le pays a initié un déconfinement mais, ces derniers jours, le nombre de cas est reparti à la hausse, notamment parmi des rapatriés. Le ministre de la Santé Hamad Hassan a mis en garde contre la propagation de la maladie et un retour à la case départ.

     Les femmes davantage frappées par le virus au Québec. 

    Alors que le Covid-19 touche davantage les hommes que les femmes dans plusieurs pays, les femmes représentent 59,7 % des personnes contaminées par le virus au Québec et 54,1 % des décès, selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). A la fin de la semaine, le Québec comptait alors 36 986 cas confirmés de coronavirus et 2786 morts. Pour l’instant pas d’explication officielles, mais les femmes sont très majoritaires parmi les infirmières et les services de soins pour personnes âgées. Le groupe d’âge le plus touché par le virus au Québec est celui des 30-49 ans, avec 28 % des contaminations. Pour ce qui est des décès, le groupe le plus durement frappé est celui des 80-89 ans, avec 40 % des morts, suivi par les 90 ans et plus, avec 33,4 %.

    Cannes : un sanglier sur la Croisette. 

    Privée de starlettes et désertée en cette période de déconfinement, la Croisette cannoise a attiré un jeune sanglier d’une cinquantaine de kilo. L’animal solitaire a été repéré par une patrouille de nuit de la police municipale vers 1h50 dimanche, déambulant tranquillement sur une Croisette. « Notre objectif était d’éviter que le sanglier ne puisse causer un accident, et aussi qu’il se fasse du mal à lui-même », explique Yves Daros, le directeur de la police municipale. Escorté de près par une voiture de police, l’animal a finalement rebroussé chemin et regagné, après un dernier détour par le célèbre établissement du Palm Beach, à la Pointe Croisette, le massif forestier situé sur la colline de la Californie.

    Déconfinement : inquiétude croissante en Allemagne.

    L’Institut national de virologie Robert-Koch, chargé de surveiller l’évolution de la pandémie en Allemagne, fait état d’une hausse du taux d’infection, repassé autour de la zone considérée comme potentiellement dangereuse, de 1 à 1,1. Ce taux dit de « reproduction » mesure la moyenne de gens qu’une personne atteinte de la maladie du Covid-19 va à son tour contaminer. Un chiffre inférieur à 1 suggère que le nombre d’infections dans le pays tend à la baisse, alors qu’un niveau supérieur suggère une tendance à la hausse. Ce chiffre est passé de 0,7 à plus de 1 en quelques jours seulement.

    rly pourrait rouvrir le 26 juin. 

    Fermé depuis début avril, l’aéroport d’Orly pourrait rouvrir le 26 juin si la situation sanitaire s’améliore et que le secteur y est bien préparé, déclare le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Il a fixé plusieurs « préalables à la réouverture ». « Un, c’est que la situation sanitaire s’améliore et continue de s’améliorer », a-t-il expliqué au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. « Deux, c’est que nous trouvions ou que nous harmonisions les mesures sanitaires avec nos voisins européens et méditerranéens. Chacun comprend que si chacun a sa mesure dans son coin, ça ne marchera pas », a poursuivi le secrétaire d’Etat aux Transports. Il a ajouté que les opérateurs devaient enfin proposer « un programme de vol solide » pour le 15 juin.

    Premier cas de Covid-19 à Wuhan depuis plus d’un mois. 

    La Chine relève le niveau de risque épidémiologique de « faible » à « moyen » dans un quartier de Wuhan, après la découverte d’un cas de Covid-19. Alors que le premier foyer de l’épidémie n’avait pas enregistré de nouvelle contamination depuis le 3 avril, la Commission nationale de la Santé rapporte dimanche celle d’un homme de 89 ans résidant dans le district de Dongxihu situé dans le nord-ouest de la ville.

     Près de 280 000 morts dans le monde.

     Le coronavirus a fait au moins 279 185 morts dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles. Plus de 4 035 470 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 195 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations.

    Les milliards perdus de la Suisse. 

    Le coronavirus coûte à l’économie suisse jusqu’à 16 milliards d’euros par mois, déclare le chef de la banque centrale suisse, dans un entretien publié par plusieurs médias suisses. « Il faut remonter à la crise pétrolière des années 1970 pour retrouver un tel effondrement de la croissance », souligne Thomas Jordan. L’impact des mesures mises en place pour stopper la propagation du virus entraîne des coûts « énormes », ajoute-t-il « de l’ordre de 11 à 17 milliards de francs suisses (10,4 à 16,1 milliards d’euros ; 11,3 à 17,5 milliards de dollars) chaque mois ».

    Les Français ne sont pas des enfants .

    Interrogée sur la pertinence de la tolérance mise en place dans les transports franciliens les premiers jours, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, sur BFMTV, affirme que les Français ont réussi le confinement et « ne sont pas des enfants, nous pouvons leur faire confiance ».

    Un nouveau système d’alerte au Royaume-Uni.

     Un système d’alerte sur l’évolution de la pandémie de nouveau coronavirus va être mis en place au Royaume-Uni, a annoncé le ministre des Communautés dimanche, quelques heures avant un discours du Premier ministre Boris Johnson sur un déconfinement qui s’annonce limité. Tandis que les autorités ont répété depuis des semaines aux Britanniques de « rester chez eux », le message va désormais être de « rester vigilant », alors que le pays déplore plus de 31 000 morts liés à la pandémie.

    Appel associatif pour l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans.

     Des représentants associatifs plaident pour l’ouverture du RSA aux jeunes dès 18 ans, soulignant dans une tribune dans le JDD que certains d’entre eux « ne disposent d’aucune bouée de sauvetage quand l’économie se grippe ». Les mesures exceptionnelles annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe pour 800 000 jeunes, étudiants ou précaires « laissent sur le bord de la route toute une partie de la jeunesse la plus touchée par la pauvreté : les jeunes à la rue, ceux résidant dans des squats ou hébergés chez des tiers, dans un centre d’hébergement d’urgence, à l’hôtel ou encore dans des familles aux revenus modestes », écrivent les signataires.

    Transport aérien : Emirates prévoit un retour à la normale dans 18 mois.

     Emirates estime qu’il faudrait au moins 18 mois avant que la demande de voyages ne retrouve « un semblant de normalité », en annonçant un résultat annuel en hausse pour la période d’avant la crise du coronavius. La compagnie de Dubaï, la plus importante du Moyen-Orient, a enregistré 1,1 milliard de dirhams (288 millions de dollars) de bénéfices nets pour l’exercice annuel se terminant en mars, contre 237 millions de dollars l’année précédente, selon un communiqué. C’est la 32e année consécutive de bénéfices pour Emirates qui exploite une flotte de 115 Airbus A-380 et 155 Boeing-777.

    Malgré des signes encourageants, vigilance de mise en ce dernier jour de confinement.

    Avec 80 morts supplémentaires en 24 heures – soit 26 310 au total —, la France a connu samedi le plus faible bilan quotidien depuis début avril. Comme l’Italie, la Belgique ou encore la Grèce, la France vit son dernier jour confiné et, là aussi, une certaine appréhension est de mise.

  • Arrestation en Amérique
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  • Brésil Covid-19: carnaval ou pas carnaval ?
    Brésil Covid-19: carnaval ou pas carnaval ?
    Brésil Covid-19: carnaval ou pas carnaval ?

    Les festivités, initialement prévues du 13 au 16 février, ont été suspendues en raison de la situation sanitaire, alors que le Brésil compte 206 000 morts du Covid-19 et que la campagne de vaccination n’a pas commencé. Mais certains ont décidé de passer outre l’interdiction de rassemblement.

    C’est bien connu : au Brésil, l’année ne commence vraiment qu’après le carnaval, qui se tient en février ou mars, selon les ans. Entre les fêtes de fin d’année et la plus grande fête populaire de la planète, le pays tourne au ralenti, avant de basculer dans la «folia».

    Mais cette année, l’épidémie de coronavirus, qui a déjà tué 206 000 Brésiliens, chamboule tout. Y aura-t-il carnaval ? Et si oui, quand ? Un peu partout dans le pays, les festivités, initialement prévues du 13 au 16 février, ont été suspendues en raison de la situation sanitaire. A Rio, le célèbre défilé des écoles de samba a été très hypothétiquement reporté au mois de juillet… Quant au carnaval de rue, qui draine des millions de personnes, il n’aura tout simplement pas lieu. A São Paulo, la capitale économique, qui s’emploie à éviter le risque d’acquérir la réputation de «tombeau de la samba» en organisant l’un des principaux carnavals de rue du pays, les autorités n’avancent pas de nouvelle date. Même avec la campagne de vaccination, qui n’a toujours pas démarré, se rassembler ne serait pas raisonnable. Même son de cloche à Salvador de Bahia, ou encore dans le Pernambouc, pour ne citer que les principaux foyers carnavalesques.

    Pas de carnaval, Jair Bolsonaro en rêvait, le Covid-19 l’a fait. Pour le président brésilien, c’est par le carnaval, qui attire des touristes du monde entier, que l’épidémie s’est infiltrée dans le pays l’an dernier. Le leader d’extrême droite honnit cet intermède de satyre politique et sociale. En 2019, un personnage gonflable à son effigie avait été copieusement pris pour cible à coups de canettes de bière lors des festivités de rue… Comme le dit l’anthropologue Viveiros de Castro, «le contact des corps réveille le désir politique des masses».

    «Carnaval de la revanche»

    Mais suspendre la «folia», pas sûr que ça va prendre. Parce qu’ici, on dit qu’il y a des règles «qui prennent» et d’autres «qui ne prennent pas». A Recife et Olinda, les deux foyers carnavalesques du Pernambouc, les fêtards ont décrété le début des festivités en prenant d’assaut les rues dès le week-end dernier, et ce malgré l’interdiction de rassemblement. «C’est le peuple qui fait le carnaval, il n’a pas besoin d’autorisation», défie un internaute qui s’identifie comme Carioca 300. Au lieu d’un carnaval différé, voire pas de carnaval du tout, il pourrait donc y en avoir… deux cette année. «Il y a de grandes chances que les gens célèbrent le carnaval à sa date habituelle puis à sa nouvelle date», estime l’universitaire Mauricio Conrado. Comme en 1892 et en 1912, lors des deux précédents reports de la fête.

    Quoi qu’il arrive, le premier carnaval post-épidémie sera le plus grand de l’histoire, assurent les spécialistes. Comme en 1919, après la grippe espagnole qui avait décimé 35 000 Brésiliens. Ce fut alors le «carnaval de la revanche» sur la mort. Parce que «les Brésiliens ont ce don de transformer le deuil en allégresse», dit joliment Tarcisio Zanon, auteur des chansons de l’école de samba Viradouro. Alors «Bon carnaval !» comme on dit ici.

  • Coronavirus : Le Canada ferme ses frontières aux étrangers, sauf aux Américains
    Le Canada va fermer ses frontières aux voyageurs étrangers, à l’exception notable des Américains, a annoncé lundi le Premier ministre Justin Trudeau alors que la pandémie de coronavirus s’accélère dans tout le pays. — À lire sur actualite.20minutes.fr/monde/2741607-20200317-coronavirus-canada-ferme-frontieres-etrangers-sauf-americains
  • Coronavirus: confinement en Italie, mode d’emploi

    Depuis le 11 mars, les Italiens se sont pliés avec civisme aux nouvelles règles du confinement, qui sans être aussi radical qu’à Wuhan, a été jusqu’à présent ce qui se fait de plus sévère en Europe.

    Le principe? «Tutti a casa.» Il s’agit de rester chez soi, de ne plus en sortir et de ne recevoir personne de l’extérieur. Ni amis, ni parents, ni employés de maison, pour empêcher le virus de circuler. (..)
    — À lire sur www.lefigaro.fr/international/coronavirus-confinement-en-italie-mode-d-emploi-20200316

    A LIRE AUSSI

  • Coronavirus : l’OMS appelle l’Afrique à « se réveiller » face à la pandémie

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé le continent africain à « se réveiller » et à « se préparer au pire » face à la propagation de la pandémie mercredi 18 mars, alors que le nouveau coronavirus a fait un mort au Burkina Faso, le premier en Afrique subsaharienne.
    L’Afrique reste encore peu touchée par le Covid-19, même si le nombre de cas augmente rapidement. « Le meilleur conseil à donner à l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui », (..)
    — À lire sur www.lemonde.fr/afrique/article/2020/03/19/covid-19-l-oms-appelle-l-afrique-a-se-reveiller_6033644_3212.html

Crédit photo : Diana ABDOU Éditrice En Chef Web | Diana Unlimited
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