Quand tu sais que c’est le bon moment tu sais quoi faire !

Ce texte a été réalisé par le magazine faunes et femmes pour les jeunes transgenres, pour tous ceux qui se posent des questions et qui veulent des réponses sans jugement. Vous pensez être transgenre ? Cet article va peut-être vous aider à y voir plus clair…

Les personnes transgenres présentées le plus souvent dans les médias déclarent avoir toujours connu leur identité de genre. Même celles qui ont commencé leur transition tard dans leur vie « savaient ». Si certains points ont déjà été évoqués dans des articles précédents, comme ce que veut dire être transgenre, il est toujours bon de refaire un petit topo là dessus, pour tous ceux qui ne sauraient où chercher. Voire d’apporter des précisions ou des infos supplémentaires qui n’auraient pas été traitées. Faunes et Femmes Magazine vous (re)dit tout.

Mais alors… comment ai-je pu passer totalement à côté pendant si longtemps, moi ? Et que fait-on après avoir réalisé qu’on est trans ?

À qui devrais-je parler ?

« Je me dis d’abord, à plusieurs reprises. Je le garde jusqu’à ce que je m’ennuie. Une fois que je m’ennuie, cela signifie que mon esprit a complètement assimilé ce que je dis. Ensuite, je serai prêt à en parler aux autres. mais j’ai pas eu cette chance mon meilleur amie à pris le devant en disant à mes parents  »

Céline, 28 ans

« Les gens ont eu toutes sortes de réactions à mon coming-out. J’ai perdu quelques amis et beaucoup de rendez-vous, mais la plupart des gens ont vraiment essayé de comprendre. Tout le monde ne peut pas l’obtenir, mais avec le temps et le respect, les gens ont appris à comprendre. »

Lucas, 23 ans

« La première personne à qui j’ai parlé était une amie à l’époque ; je lui ai dit avant que nous soyons en couple. J’ai également dit à deux amis proches, ma soeur, puis mes parents. Après cela, je me suis considéré comme absent et je ne l’ai plus caché. »

Sacha, 18 ans

Les choses se sont peut-être compliquées parce que la pression dans notre société atteint davantage les enfants au fur et à mesure qu’ils grandissent. Mais n’ayant pas des goûts stéréotypiquement « masculins » ni une éducation extrêmement genrée, je ne me suis confronté à aucune difficulté ou interdiction.

Mon genre et moi aux débuts de l’âge adulte

Après avoir emménagé seul•e pour débuter une classe préparatoire, je réalise que je suis totalement incapable de prendre soin de moi, je continue à avoir envie de me détruire et j’arrête même de manger (spoiler alert : ce n’est pas l’idée du siècle).

Un gros semestre de débandade culinaire ne m’empêche pas de devenir major de promo (mais quand on est mort•e, les bonnes notes ça sert pas à grand-chose). Je finis par être hospitalisé•e de force en hôpital psychiatrique. J’y suis resté•e un bon semestre.

Avec l’aide de certain•es psys, je finis bien par « guérir» autant qu’il se peut de mon anorexie. Mais je n’ai toujours aucune idée de pourquoi je me torture autant.

Certains jeunes s’arrêtent là et choisissent de faire une transition plus complète plus tard dans la vie, mais d’autres choisissent de commencer à vivre à temps plein en tant que genre identifié. Si vous choisissez de le faire, vous devrez peut-être parler à plusieurs personnes différentes. Vous devez absolument chercher de l’aide auprès d’un thérapeute, d’un groupe de jeunes, d’amis, de votre famille et d’autres personnes lors de ce processus.

Il n’y a aucune obligation de révéler votre identité à qui que ce soit. Cependant, beaucoup de gens trouvent très important de partager qui ils sont avec d’autres, surtout s’ils envisagent de faire la transition en public. Si vous décidez de partager votre identité, dites d’abord aux personnes avec qui vous vous sentez à l’aise et que vous pensez bien comprendre. Ils peuvent inclure un enseignant, un conseiller, une sœur, un frère, un parent, un ami ou des personnes de confiance dans un groupe de jeunes pour personnes gays, lesbiennes, bisexuelles et transgenres (GLBT).

Par exemple, je crois que certain•es ont mis le fait que je tende à me considérer comme un homme sur le compte de mon homosexualité. Alors qu’identité de genre et orientation sexuelle n’ont RIEN à voir ! 

On peut aimer jouer au cerf-volant, mais le faire depuis une plage de la Méditerranée ou au milieu d’un champ à Nancy, ça change tout de même pas mal le tableau (ceci n’est pas une métaphore sexuelle) (enfin je ne crois pas).

Que se passera-t-il quand je ferai mon coming-out ?

« Cela dépend de votre famille. La mienne m’accepte assez bien et maintenant, presque neuf ans après mon coming-out, me traite surtout comme si j’étais née fille. »

Talia, 27 ans

« Sortir en trans était la chose la plus difficile que j’ai jamais faite. Parfois, je ne peux pas croire que je ne l’ai jamais fait. Depuis lors, tout est arrivé très vite. Cela dépend de votre situation financière et de ce que vous voulez faire. J’ai commencé la thérapie peu de temps après mon arrivée et, dix mois plus tard, j’ai commencé un traitement à la testostérone. Ce qui compte, c’est que vous fassiez ce que vous êtes prêt à faire et au rythme qui vous met à l’aise. »

Samy, 22 ans

La transidentité et moi, histoire d’une découverte

À côté de ça, je me suis cherché, j’ai fait des collages, des dessins, des tours de parc en courant et en parlant tout seul. J’ai continué à lire beaucoup pour me trouver dans les mots des autres. De même, j’ai continué mon énorme visionnage compulsif de films, documentaires, séries (même en japonais sous-titré allemand !).

J’ai vu une psy pendant encore un an pour décortiquer tout ça, gérer le quotidien et ne pas retomber dans mes travers (de porc miam), parler de mon rapport à mon corps manifestement compliqué (d’où le symptôme anorexie)…

Et j’ai fini par tomber sur des personnes trans !

Mais ceux-ci aiment le foot et les tapes dans le dos, ont les cheveux très courts, refusent catégoriquement de porter des « vêtements de fille » depuis leur plus jeune âge…

Certaines personnes se sentent soulagées et heureuses quand elles se révèlent. D’autres ont l’impression d’être jetés dans une fosse aux lions, avec des défis de la part de leurs parents, de leurs amis et de leur famille. Vous aurez probablement l’expérience un peu des deux. Certains jeunes transgenres peuvent être confrontés à la violence à l’école ou chez eux. Assurez-vous de pouvoir parler à des personnes avant de vous rendre au public, pour cette raison. Au fur et à mesure que vous sortez, vous pouvez trouver PFLAG (Parents, familles et amis de lesbiennes et gays) une ressource utile. Pour faciliter votre sortie, entourez-vous d’autant d’informations, de connaissances et de soutien que possible.

Je découvre l’existence des personnes transgenres et surtout de quelques jeunes hommes trans.Même si je ne m’identifiais pas particulièrement aux femmes trans représentées la plupart du temps (des personnes assignées homme à la naissance, ayant souvent deux à trois fois mon âge, et une situation bien différente et souvent caricaturale), j’ai au moins découvert l’existence des personnes transgenres et surtout de quelques jeunes hommes trans.

Lorsque vous décidez des mesures à prendre, il peut être utile de parler de ces sentiments à d’autres personnes, par exemple un professionnel de la santé mentale compétent en matière d’identité de genre, des amis et des membres de la famille en qui vous avez confiance et d’autres personnes transgenres. Vous devriez vous exprimer comme vous vous sentez le plus à l’aise, sans pression des autres.

Certaines personnes qui se présentent comme transgenres n’hésitent pas à parler à un cercle d’amis proches. D’autres personnes choisissent de changer leur nom, leurs pronoms, leur style vestimentaire et leur apparence pour correspondre à leur identité de genre. D’autres encore choisissent de prendre des hormones et subissent une opération chirurgicale pour modifier leur apparence.

je dirais que 90% des gens n’ont aucun problème avec la transidentité… lorsqu’ils sont bien informés.

Le problème, c’est que 99% des Français•es sont mal informé•es sur tout ce qui touche au genre, même si le féminisme et la lutte contre les LGBT-phobies permettent déjà d’aborder le sujet ! Du coup, j’ai le sentiment d’être passé de « j’ai un problème avec moi-même » à « les autres ont un problème avec moi / j’ai un problème avec les autres ».

D’autres femmes transgenres peuvent se sentir attirées par les hommes et se définir comme homosexuelles pour contester la notion de genre « opposé ». Peu importe qui vous attire, soyez assuré que de nombreuses personnes transgenres ont des relations heureuses et saines avec des personnes qu’elles aiment.

Être transgenre a à voir avec votre identité de genre. Cela n’a rien à voir avec votre orientation sexuelle, c’est-à-dire qui vous attire. Certaines personnes transgenres sont attirées par les hommes, d’autres par les femmes, d’autres par d’autres personnes transgenres et d’autres par des personnes sans distinction de sexe. Les gens peuvent se définir avec des étiquettes différentes, en fonction de celui qui les attire. Par exemple, certaines femmes transgenres attirées par les hommes se définissent comme hétérosexuelles, car elles sont attirées par le sexe opposé.

Comment puis-je apprendre à m’aimer ?

« Pour moi, il faut continuer à me concentrer sur ce que j’aime en moi, ce que je pense être bon pour mon corps, sortir avec des personnes positives et éviter autant que possible les messages négatifs dirigés vers les femmes dans les médias. »

Rayan, 21 ans

« S’adapter à qui vous êtes vraiment est l’étape la plus importante que n’importe qui puisse faire dans cette situation. Jusqu’où vous décidez d’aller avec cela est important, mais jamais aussi important que de vous accepter parce que vous accepter vous conduira à vous aimer. »

Rachelle, 29 ans

Il n’est pas nécessaire d’être sur le point de mourir pour réaliser qu’on vaut quelque chose et qu’on mérite de vivre sans se cacher. J’espère simplement que la population sera davantage éduquée sur le genre et qu’un changement d’état civil libre (déjudiciarisé et démédicalisé) sera possible dans les années à venir en France.

Si vous venez de découvrir ou de reconnaître que vous êtes transgenre, souvenez-vous que vous êtes normal. Les grandes découvertes entraînent de grands changements dans la vie. Et il est normal de se sentir nerveux, inquiet et contrarié des jours à venir. N’oubliez pas non plus que découvrir quelque chose d’aussi important pour vous peut être une expérience vraiment incroyable. Vous avez une longueur d’avance dans votre parcours pour découvrir qui vous êtes vraiment. Et, avec ce parcours, le monde devient plein de possibilités ainsi que de défis. Vous commencez à connaître une autre partie de vous-même et c’est vraiment une opportunité formidable !

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Être dans le corps de l’autre notre couleur de peau ne devrait jamais être vue comme une arme

Être dans le corps de l’autre notre couleur de peau ne devrait jamais être vue comme une arme

Il est temps de porter la contradiction aux militants pseudo-révolutionnaires qui instrumentalisent l’antiracisme pour vendre leur soupe idéologique.

Par Diana ABDOU.

Rédactrice en chef

En 1949, l’Unesco lançait un programme mondial de lutte contre le racisme piloté par des intellectuels comme Claude Lévi-Strauss ou Michel Leiris. La déclaration finale proclamait que les théories relatives à la notion de supériorité raciale étaient scientifiquement et moralement infondées. Soixante-dix ans après, la « race » n’a pas disparu. Les discours haineux font même un retour en force dans les paroles politiques médiatiques et sur les réseaux sociaux. Au-delà des discours, inégalités et discriminations subsistent dans l’accès au logement ou à l’emploi.

Pourquoi, malgré l’invalidation scientifique de la notion de « race », cette dernière continue à avoir une influence sur la vie de millions de personnes ? Entretien avec Patrick Simon, démographe à l’Institut national d’études démographiques (INED) et spécialiste des discriminations. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages dont Le Racisme et la discrimination raciale au travail (AFMD, 2018), écrit avec Anaïs Coulon et Dorothée Prud’homme.

En soixante-dix ans, comment a évolué l’expression du racisme en France ?

Patrick Simon En 1949, au moment de la rédaction du programme de l’Unesco, les théories d’infériorité raciale circulaient ouvertement dans la vie politique et sociale. Puis, l’expression publique du racisme envers les personnes non blanches a disparu progressivement grâce à l’intervention éducative et aux lois antiracistes.

Le racisme actuel se manifeste à bas bruit. On ne dit plus ouvertement : « Tu es noir, et c’est pour cela que tu es moins intelligent. » Mais certaines pratiques, moins revendiquées et souvent peu conscientes, reposent sur les mêmes représentations stéréotypées et sur des préjugés fondés sur la couleur de la peau. Elles peuvent jouer au moment d’embaucher ou de louer son appartement. Il s’avère donc plus compliqué de repérer et de dénoncer ce racisme insidieux, pratiqué parfois par des personnes qui revendiquent des convictions antiracistes.

Le Noir, à certains moments, est enfermé dans son corps. Or, « pour un être qui a acquis la conscience de soi et de son corps, qui est parvenu à la dialectique du sujet et de l’objet, le corps n’est plus cause de la structure de la conscience, il est devenu objet de conscience.

«Personne n’est né avec de la haine envers l’autre du fait de la couleur de sa peau, ou de son origine, ou de sa religion. Les gens doivent apprendre à se haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer, car l’amour jaillit plus naturellement du cœur humain que son opposé.»

Nelson Mandela traçait ainsi sa vision de l’humanité, une espérance qu’il offre aujourd’hui en héritage.

Cet «apprentissage» de la haine de l’autre se trouve exacerbé quand la crise économique se manifeste dans toute sa force et fournit des prétextes bien connus des chercheurs : la peur de perdre son emploi, subtilisé par l’étranger; l’affadissement des solidarités, dont témoignent les crispations autour du consentement à l’impôt; les inquiétudes quant à la pérennité du système de protection sociale; la stigmatisation d’un assistanat social.

L’ensemble de ces souffrances, dans le sillage d’une crise économique d’ampleur, peut engendrer un repli identitaire et la désignation bien commode de boucs émissaires.

L’expression du rejet de l’autre n’est pas supportable, dès lors qu’elle porte atteinte à la liberté d’être de celui qu’elle stigmatise, l’enfermant dans une singularité physique ou confessionnelle.

De quelle liberté s’agit-il quand on réduit l’autre à une simple différence, au lieu de percevoir cet universel, ce fonds commun d’humanité qui nous relie les uns aux autres dans une seule race, la race humaine ?

Cette exigence du blanc comme référentiel n’est-elle pas aussi la préoccupation, apparemment bien plus ordinaire que les manifestations du racisme hostile, de celles et ceux qui refusent tout débat sur les imprégnations de l’idéologie des couleurs dans nos mentalités collectives et de ce que cela produit d’une systémique de privilèges ?

Le tout premier des privilèges, c’est de ne pas avoir à savoir ni à penser que l’on en a : c’est le confort de croire à sa seule valeur individuelle et ses seuls mérites pour expliquer sa condition. C’est ne pas avoir besoin de s’affirmer pour être accepté et c’est exercer malgré soi, une forme d’autorité.

C’est disposer notamment de l’autorité qui permet de distinguer le « différent » à partir de sa propre « normalité » impensée. C’est pouvoir alors être dans une posture de magnanimité quand on promeut une « diversité » qui entend inclure les « différents » (de soi) en bénéficiant d’une écoute sociale d’emblée plus attentive pour une parole réputée plus juste et plus universelle que lorsque ce sont les « différents », soupçonnés de défendre d’abord leurs intérêts, qui s’expriment.

L’avenir de la lutte contre le racisme est précisément à l’inversion de ce paradigme : ce ne sont pas les « différents » que l’on doit désigner, c’est ce qui fait le référentiel de normalité et de centralité à partir duquel on fabrique la « différence » que nous devons mettre en cause.

C’est le blanc, ce faux incolore, qu’il est nécessaire d’enfin regarder en face, avec toute la lucidité qui s’impose pour admettre qu’il porte les traces d’un modèle d’inégalités systémiques. Autrement dit, ni culpabilité ni déni : les Blancs ne sont pas les colons ouvertement racistes d’il y a un siècle et demi, mais les Noirs et les autres populations racisées demeurent stigmatisées et discriminées par la persistance d’une idéologie des couleurs dans la perception des différences. Ce n’est donc pas à partir des intentions des Blancs qu’il faut d’abord penser le racisme, mais à partir de l’impact d’une culture infusée de racisme qu’il faut appréhender la condition des personnes qui en sont les victimes.

La France, Et si les femmes avaient « Le Pouvoir » ?
simone beauvoir

La France, Et si les femmes avaient « Le Pouvoir » ?

La France, les femmes et le pouvoir est le fruit d’une longue enquête destinée à comprendre l’origine et les caractéristiques de l’«exception française» en la matière. On sait que l’Hexagone fut le dernier des grands pays occidentaux à accorder le droit de vote aux femmes, et qu’il était à la fin du XXe siècle en queue de peleton de l’Europe et au 65e rang mondial pour la place qu’il leur réserve dans son Parlement. Mais si les faits sont connus, les raisons de cette situation n’ont jamais fait l’objet d’études approfondies. Parfois attribuées à un mystérieux «retard français», elles font surtout l’objet d’un tabou historique.

La France, Et si les femmes avaient « Le Pouvoir » ?
Aurore Bergé (c) députée et nouvelle présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, avec les députés Renaissance élus aux législatives, le 22 juin 2022 à Paris Aurore Bergé (c) députée et nouvelle présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, avec les députés Renaissance élus aux législatives, le 22 juin 2022 à Paris afp.com – Christophe ARCHAMBAULT

Ce tabou s’éclaire lorsqu’on saisit que l’exception française ne date pas d’hier, qu’elle a eu longtemps un tout autre visage, et que ceux qui ont le plus travaillé à l’exclusion des femmes des positions de pouvoir ne sont pas ceux que l’on croit généralement.

Du début à la fin du Moyen Âge, en effet, la France s’est plutôt signalée par un ample partage des responsabilités entre les sexes. C’est à ce partage que s’attaquèrent, le jugeant incongru, les troupes d’hommes grossissantes qui s’investirent dans la construction de l’État et le commentaire de la vie politique, en se donnant les moyens de gagner à leur point de vue des groupes de plus en plus nombreux. Cette histoire n’a pourtant rien de linéaire. Elle est au contraire remplie de conflits, de polémiques, de reculs et d’avancées, de mises au point de stratégies, de batailles perdues ou gagnées… dont l’Histoire qui s’enseigne à l’école ou à l’université ne dit généralement rien, ou rien de compréhensible.

Lorsque la parité n’est pas imposée par la loi, la proportion des femmes dans le personnel politique est minoritaire. Des effets territoriaux sont toutefois constatés : la proportion de communes dont une femme est maire est plus importante dans l’Ouest de la Métropole, dans le Sud du bassin parisien et en Rhône-Alpes que dans le reste du territoire. Ainsi cette proportion, qui est de 20 % dans l’ensemble du pays n’atteint pas 14 % dans le département du Var mais dépasse 25 % dans celui des Landes.

Les écarts territoriaux concernant les parts de femmes parmi les cadres et les dirigeants salariés des grandes entreprises obéissent davantage à une opposition entre l’Ile-de-France et la Province. En région parisienne, la part de femmes parmi les dirigeants d’entreprises de plus de 250 salariés est pratiquement de 30 % alors qu’elle est située au-dessous de 25 % dans toutes les autres régions.

Trois femmes au pouvoir, de Matignon à l’Assemblée, une donne historique

Fraîchement choisies par la majorité pour les plus hautes fonctions à l’Assemblée nationale, Aurore Bergé et Yaël Braun-Pivet forment, avec Elisabeth Borne à Matignon, un trio de femmes au pouvoir, un tel alignement constituant une première, encore à l’épreuve.

Bien que fragilisée après les législatives, Mme Borne, deuxième femme à la tête d’un gouvernement après Edith Cresson il y a trente ans, a été « confirmée » samedi par Emmanuel Macron « dans la durée ».

Aurore Bergé, elle, a été élue mercredi dernier à 35 ans présidente des députés Renaissance (ex-LREM). C’est la première fois sous la Ve République qu’une femme devient patronne du groupe majoritaire à l’Assemblée.

Autre première: la présidence de l’institution doit revenir mardi à une femme également, Yaël Braun-Pivet, via un vote de l’ensemble des députés. Elle succèdera à Richard Ferrand, un proche d’Emmanuel Macron défait dans les urnes.

Novice en politique en 2017 et bombardée alors présidente de la commission des Lois au Palais Bourbon, l’élue de 51 ans ne sera restée qu’un mois ministre des Outre-Mer. Elle a quitté ce week-end le gouvernement en vue du perchoir.

Réélue députée des Yvelines le 19 juin, elle a profité d’une fenêtre d’opportunité pour se présenter mercredi à une primaire interne pour la présidence de l’Assemblée, l’emportant sur un autre ex-président de commission LREM, Roland Lescure.

Une observatrice des deux scrutins constate au sein de la majorité « un vrai élan » assez irrépressible en faveur des femmes, dans un Palais Bourbon qui a accueilli en 2016 pour la première fois une statue de personnage historique féminin, au milieu des figures d’hommes et allégories. Il s’agit d’un buste d’Olympe de Gouges, féministe guillotinée sous la Terreur.

Laurence Rossignol, ancienne ministre socialiste des Droits des femmes, reprend Simone de Beauvoir: « il suffira donc d’une crise… pour qu’on laisse les femmes monter au feu ».

Pour la députée sortante de la majorité Valérie Petit également, il s’agit du « Glass Cliff Effect » ou effet « falaise de verre », soit « la surreprésentation des femmes dans les postes de pouvoir en période de crise aigüe ». « Ceux qui d’habitude ignorent leur talent se disent +On a tout essayé, faisons quelque chose qu’on n’aurait jamais imaginé: nommons une femme+ », a-t-elle relevé sur Twitter.

– revanche –

Ces victoires ont aussi l’allure d’une revanche sur les procès en incompétence ou le sexisme ambiant à l’Assemblée. « Certains députés ont pu me dire +Ne faites pas votre maîtresse d’école+, ou +Merci pour vos réflexions quasi maternelles+ », rapportait en 2019 dans Elle Mme Braun-Pivet, avocate de profession et mère de famille nombreuse.

La féminisation de l’Assemblée, avec un record de quelque 39% de députés femmes en 2017, a cependant eu « beaucoup d’effets », relevait-elle auprès de l’AFP il y a quelques semaines. « De facto, certains comportements sexistes ont disparu et les femmes prennent davantage la parole ».

Or la proportion de députées a légèrement reflué avec les dernières élections législatives, passant à 37%.

« La faute à la fois au RN qui a présenté beaucoup de femmes dans des circonscriptions perdues d’avance, et à LR dont le féminisme n’a jamais été la tasse de thé », pointe à l’AFP la politologue Mariette Sineau, co-autrice de « Femmes et République ». Et la poussée de LFI, qui avait investi légèrement plus de femmes que d’hommes, « n’a pas suffi » à inverser la tendance.

« Ce recul du nombre des femmes à l’Assemblée, ça fait mal », lâche la chercheure Marlène Coulomb-Gully. Selon cette spécialiste des questions de genre, « quelque chose doit radicalement changer si l’on veut rendre l’engagement politique désirable pour les femmes », notamment les horaires de travail.

Elle espère toutefois que « l’ordre du jour, la priorité du type des questions » – le « care », l’enfance, les seniors, plutôt que le régalien – puissent « être infléchis par une assemblée où le nombre de femmes est relativement élevé même s’il est en baisse, et où des femmes occupent des postes décisionnels ».

Deux autres femmes président des groupes d’opposition, Mathilde Panot (LFI) et Marine Le Pen (RN). Cyrielle Chatelain codirige le groupe écologiste. La majorité espère atteindre cette semaine la parité à d’autres postes clés au Palais Bourbon.

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Toucher vaginal, spéculum… À quoi doit ressembler un examen gynécologique normal ?

Toucher vaginal, spéculum... À quoi doit ressembler un examen gynécologique normal ?
Toucher vaginal, spéculum… À quoi doit ressembler un examen gynécologique normal ?©pepifoto/IStock

Après les révélations et accusations sur certains gynécologues, on fait le point sur le déroulé d’un examen de routine. 


Le 22 juin dernier, « Marianne » révélait que deux plaintes pour « viol » ont été déposées contre la secrétaire d’État Chrysoula Zacharopoulou. Les faits se seraient déroulés dans le cadre des fonctions de gynécologue de Chrysoula Zacharopoulou, qui exerçait aux côtés d’Emile Daraï. Fin septembre, « Franceinfo » révélait que ce dernier, chef du centre endométriose de l’hôpital Tenon à Paris, était visé par une enquête interne et par une plainte pour viol. Quelques jours plus tard, c’était au tour d’un autre médecin du même service d’être mis en cause pour des violences obstétricales supposées. Ces violences sexuelles ont de particulier de s’être déroulé dans un cadre médical. Quels sont les gestes normaux lors d’un examen gynécologique ? Pour mieux comprendre, on revient sur le déroulé d’une consultation de routine. 

COMBIEN DE TEMPS DURE UNE CONSULTATION DE GYNÉCOLOGIE ? 

Environ une trentaine de minutes – dont maximum 10 minutes d’examen physique, hors actes spécifiques comme la pose d’un stérilet – mais cela peut prendre plus de temps en fonction des questions que vous pouvez avoir pour votre médecin. Nasrine Callet est gynécologue, oncologue et médecin référent pour les femmes à risque génétique de cancer du sein et des ovaires à l’Institut Curie. Elle milite pour une prise en charge plus humaine des patientes. Sa réponse est sans équivoque : « Un examen de gynécologie, ce n’est pas comme aller chez le dentiste ou l’ophtalmo, c’est très intime. On commence forcément par une discussion avec la patiente, on prend le temps. » Avant tout examen physique, le praticien doit donc instaurer un dialogue. Une façon de se renseigner sur la raison de sa venue, ses antécédents, mais aussi et surtout de la mettre à l’aise.

« Le B.A.-BA, c’est mettre en confiance la patiente, insiste Dr. Callet. Et par cela, j’entends aussi ne pas poser de questions inutiles, qui sont juste perverses. » Savoir pourquoi la patiente a pris rendez-vous, ce qu’elle en attend, quels sont ses antécédents et si elle prend une contraception adaptée (de façon à éviter la pilule pour une fumeuse ou un stérilet au cuivre pour une personne souffrant d’endométriose, par exemple) sont des questions importantes pour que le praticien apprécie la bonne santé de la patiente. 

LES QUESTIONS SUR MA VIE SEXUELLE SONT-ELLES UN PASSAGE OBLIGÉ ? 

Non ! C’est une idée assez répandue, mais elle est fausse. « On n’a pas besoin de connaître les détails de la vie sexuelle de notre patiente pour bien la prendre en charge, assure la gynécologue. Dans mon cas, je préfère aborder le sujet de façon plus naturelle. » En cas de consultation pour des infections fréquentes ou pour une IST, il est en revanche indispensable que le, la ou les partenaires soient également soignés. « Mais là non plus, pas besoin de demander des détails. Je demande si ma patiente a un, une ou plusieurs partenaires qui pourraient nécessiter des soins, je fais des ordonnances et je rappelle simplement qu’il faut veiller à ce que chaque personne exposée soit soignée. »

Et en aucun cas, le praticien ne doit tenir des « propos porteurs de jugement sur la sexualité, la tenue, le poids », indique notamment le rapport du HCE, commandé par Marlène Schiappa et publié en 2018, qui liste six types d’actes qui ne doivent avoir lieu sous aucun prétexte pendant un examen – sans quoi, il vous est possible de déposer plainte auprès de la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins. 

DOIS-JE FORCÉMENT ÊTRE NUE PENDANT L’EXAMEN ? 

Certainement pas pendant la phase de dialogue. Ensuite, il faudra enlever le bas pour procéder à l’examen, puis le haut pour la palpation de la poitrine – qui permet de détecter un potentiel cancer du sein. Dans tous les cas, vous pouvez demander à garder le haut pendant l’examen vaginal, et inversement. Certains gynécologues proposent même des blouses jetables pour davantage de confort. Aucun praticien ne peut vous obliger à vous mettre totalement nue : le gynécologue a le devoir de prendre en compte le caractère très intime des conditions dans lesquelles ces examens sont pratiqués, comme détaillé dans le rapport du HCE sur la question. 

LES QUATRE FERS EN L’AIR SUR LA TABLE D’EXAMEN, C’EST OBLIGATOIRE ?

À sa publication, ce même rapport réclamait justement que d’autres positions de consultations, plus respectueuses de l’intimité des femmes, soient prises en considération par les médecins. Il y est notamment question de la position du décubitus latéral, où la patiente est allongée sur le côté. Celle-ci est courante au Québec, par exemple.  

Dans tous les cas, le dialogue reste central dans l’examen gynécologique – c’est d’ailleurs censé être ce qui prend le plus de temps dans la consultation. Au cours de l’examen, le praticien est tenu de vous expliquer le déroulé, et de vous demander votre consentement avant chaque acte pratiqué. « Outre le consentement, nécessaire, il est important de toujours montrer ce qu’on fait, insiste Nasrine Callet. Un examen gynécologique se fait en binôme. » 

LE SPÉCULUM EST-IL NÉCESSAIRE ? 

Souvent, oui. « C’est la seule façon de voir le col de l’utérus et les parois du vagin », détaille la Dr. Callet. L’outil, qui peut être impressionnant, passe par la vulve pour aller dans le vagin. « Si c’est la première fois qu’une femme vient en consultation, je lui montre ce que c’est. C’est important de comprendre comment marche un examen aussi intime. »

Si, il y a quelques années, les spéculums étaient majoritairement en fer, ils sont de plus en plus souvent en plastique et à usage unique – plus faciles à manier et plus doux pour la patiente. Dans tous les cas, il existe des spéculums de différentes tailles, adaptés aux patientes : des plus petits pour celles qui n’ont pas eu beaucoup de rapports ou qui sont ménopausées, et des plus grands pour les femmes en post-partum. Le gynécologue est tenu d’adapter ses gestes à votre sensibilité : il peut par exemple mettre du lubrifiant sur le spéculum pour ne pas vous irriter, et faire les choses en douceur. « Et si la patiente peine à se détendre, on arrête l’examen et on dialogue avant de le reprendre », insiste Nasrine Callet. 

« Dans les pays anglo-saxons, on ne le met pas toujours, explique également la gynécologue. Mais il est nécessaire pour voir s’il n’y a pas de tumeur du col de l’utérus, par exemple, pour les frottis et pour les poses de stérilet. » Le médecin est tenu de vous prévenir avant de l’insérer, et avant de l’enlever – pour vous éviter un maximum de gêne.  « Il est aussi important de respecter le choix de la patiente si pour elle, la virginité physique est importante. Dans ce cas, j’essaie au maximum d’éviter le spéculum, et on ne fait qu’un examen par palpation », détaille Dr. Callet. Certains praticiens, notamment aux Etats-Unis, proposent également à leurs patientes d’insérer elles-même le spéculum, si elles sont plus à l’aise ainsi, comme le rapporte notamment cet article de « Teen Vogue » (en anglais). 

ET LE FROTTIS ? 

Cet examen particulier permet d’analyser le col utérin et de détecter le papillomavirus, responsable d’une majorité de cancers du col de l’utérus. Le prélèvement se fait avec un spéculum et un écouvillon, sorte de long coton-tige, qui vient frotter le col. Ce geste peut être un peu douloureux. La Haute Autorité de Santé recommande un premier frottis à 25 ans, puis un second l’année suivante. Si les résultats sont normaux, il faut en faire un tous les trois ans par la suite. Ce n’est donc pas un geste obligatoire lorsqu’on consulte un gynécologue pour la première fois, à moins de 25 ans – même s’il s’agit d’une consultation pour une contraception. 

DES « ALLERS-RETOURS » RÉPÉTÉS AVEC LES DOIGTS PEUVENT-ILS FAIRE PARTIE DE L’EXAMEN ? 

Absolument pas. Le toucher vaginal, indispensable pour repérer les anomalies de type kystes, ne nécessite pas d’allers-retours similaires à la masturbation. Le praticien met un doigtier en plastique qui recouvre son majeur et son index, pour palper l’utérus et les ovaires dans le vagin. L’autre main est posée sur le bas ventre pour constater toute modification d’élasticité, de forme, de volume ou de place de l’utérus. Encore une fois, il doit vous prévenir et vous informer des raisons de ces gestes, lesquels doivent être exécutés de façon à ne pas vous faire mal.

ET ENFIN, EN QUOI CONSISTE LA PALPATION DES SEINS ? 

Là encore, il ne doit rien y avoir de « sexualisant » dans les gestes de l’examen. Il s’agit d’un examen permettant de détecter un éventuel cancer du sein. Avec le plat de la main, le médecin palpe la poitrine et le dessous des aisselles, en vous détaillant les gestes de façon à ce que vous puissiez les reproduire chez vous

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En Moselle : enquête ouverte pour tentative de féminicide après un incendie dans un appartement à Metz

En Moselle : enquête ouverte pour tentative de féminicide après un incendie dans un appartement à Metz
© Alan Schein / Getty Images

Une enquête pour tentative de meurtre par conjoint a été ouverte après qu’une femme a été retrouvée grièvement brûlée dans l’incendie de son appartement à Metz, a annoncé jeudi le parquet de la ville. 


Le pronostic vital de la victime, une jeune femme de 24 ans, était engagé lorsque les secours sont intervenus à la mi-journée, a précisé le procureur de la République, Yves Badorc. Son mari, un homme de 31 ans, a été retrouvé blessé par les pompiers en bas de l’immeuble après s’être « enfui par la fenêtre », a-t-il ajouté. 

Le parquet reste toutefois « très prudent », indiquant qu’« il y a des constatations complémentaires à faire sur l’origine du sinistre ». Toujours hospitalisés, « ni l’homme, ni la femme n’ont été entendus » par les enquêteurs, a aussi précisé Yves Badorc. L’enquête a été confiée aux policiers de la sûreté départementale. 

LA POLICE APPELÉE PAR DES VOISINS  

Depuis le 1er janvier 2022, 59 femmes ont été victimes de féminicides selon le décompte du collectif féministe Nous Toutes. Lors de la présidentielle, Emmanuel Macron avait affirmé que l’égalité femme-hommes, dont la lutte contre les violences faites aux femmes, serait à nouveau la « grande cause du quinquennat ».  

Les pompiers avaient été appelés par des voisins en fin de matinée pour un incendie dans l’appartement de ce couple, situé au deuxième niveau d’un immeuble de quatre étages. Le feu s’était propagé dans tout l’appartement mais a été rapidement éteint et n’a pas touché les autres logements, a indiqué le commandant Gaël Zimmer, à la tête de la 5e compagnie d’incendie et de secours de Metz-Orne, présent sur les lieux. Le sinistre a mobilisé au total une quarantaine de sapeurs-pompiers et une dizaine de véhicules, a-t-il ajouté. 

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Johnny Depp acculé ? L’ex de l’acteur appelée à la barre dont la charge va être un cauchemar 

Alors que s’ouvre le dernier volet du procès intenté par Johnny Depp à Amber Heard pour diffamation, l’actrice Ellen Barkin va témoigner contre l’acteur, qu’elle a fréquenté en 1997.

Alors que le procès Depp-Heard reprendra lundi 16 mai pour une dernière ligne droite de sept jours, la fin de la trève pourrait être rude pour Johnny Depp. A la barre du tribunal de Fairfax, où se déroule le procès depuis le 11 avril, en Virginie, une ancienne compagne de la star de Pirates des Caraïbes devrait témoigner. Selon People, il s’agit d’Ellen Barkin, ex-partenaire de Johnny Depp dans le film Las Vegas Parano (1998) de Terry Gilliam. L’actrice âgée de 68 ans avait entretenu une brève liaison avec la star en 1997, après sa séparation d’avec Gabriel Byrne, son mari d’alors.

Et celle qui a partagé l’affiche du film culte avec l’acteur fétiche de Tim Burton ne devrait pas être tendre avec son ex-amant. En effet, Ellen Barkin est proche d’Amber Heard et c’est en sa faveur qu’elle témoignera en vidéo, tout comme elle l’avait fait lors du précédent procès des ex-époux au Royaume-Uni. Lors du récit qu’elle avait livré à Londres en 2020, Ellen Barkin s’était souvenu d’une bouteille de vin que lui aurait lancé Johnny Depp, « jaloux«  et agressif, corroborant la version d’Amber Heard.

Johnny Depp : « Je ne ressentais pas la même chose »

Interrogé à son tour sur cette relation, Johnny Depp avait été clair. Ce dernier, cité dans le Daily Mail, avait précisé qu’il connaissait Ellen Barkin « depuis de nombreuses années« , avant qu’ils ne débutent une liaison plus sexuelle que sentimentale en marge du tournage de Las Vegas Parano. Une idylle que la comédienne ne percevait pas comme lui : « Je ne ressentais pas la même chose pour elle qu’elle ressentait pour moi« , avait expliqué l’acteur. Une divergence qui d’après l’interprète de Jack Sparrow aurait nourri du ressentiment chez Ellen Barkin : « Elle voulait plus qu’une liaison, elle voulait une vraie relation avec moi, ce que je ne souhaitais pas.« , et d’ajouter que cela l’aurait rendue « très en colère« . Les anciens amis ne seraient plus adressé la parole. Ellen Barkin témoignera en parallèle de Whitney Henriquez, la soeur d’Amber Heard.

«Faire de longues promenades»

Selon le journal américain, un porte-parole du père de Lily-Rose Depp a également confirmé la présence de l’acteur sur le sol britannique. «Johnny est en Europe pour prendre le temps de se reposer quelques jours, passer du temps avec de vieux amis, faire de la musique et de longues promenades dans la campagne», a témoigné l’informateur au New York Post.

En vidéo, ces grands noms impliqués dans le procès de Johnny Depp et Amber Heard

Johnny Depp poursuit son ex-compagne Amber Heard pour diffamation, après que cette dernière a insinué dans une tribune pour le Washington Post avoir été victime de violences conjugales lors de leur mariage. Il lui demande la somme de 50 millions de dollars. L’actrice d’Aquaman a pour sa part contre-attaqué, en demandant 100 millions de son côté pour avoir sali sa réputation.

La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion

Un membre du Fidesz détaille les conséquences de la loi interdisant la représentation de l’homosexualité devant les mineurs, loi qui inquiète les LGBTQ mais aussi les milieux culturels.

La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion
La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion

Le dimanche 3 avril, alors que les législatives prennent déjà l’allure d’un référendum pour ou contre Viktor Orban, les électeurs sont invités à répondre à quatre questions contre la « promotion » de l’homosexualité ou du changement de sexe auprès des mineurs.

Le gouvernement demande l’assentiment populaire sur une loi déjà adoptée cet été au Parlement, qui proscrit la « promotion » de l’homosexualité ou du changement de sexe auprès des mineurs. Cette dernière interdit par exemple l’apparition de toute personne gay ou transgenre à la télévision avant 22 heures. Les quatre questions du référendum sont ainsi libellées : « Soutenez-vous la tenue de séances d’orientation sexuelle pour les enfants mineurs dans l’enseignement public sans accord parental ? » ; « Soutenez-vous la promotion des traitements de changement de sexe pour les mineurs ? » ; « Soutenez-vous l’introduction sans restriction de contenus à caractère sexuel dans les médias en direction de mineurs et qui affectent leur développement ? » ; « Soutenez-vous l’affichage de contenu médiatique sensible au genre pour les mineurs ? »

Procédure d’infraction contre la Hongrie

De telles prises de position sont récentes en Hongrie. L’homosexualité avait été dépénalisée dès le début des années 1960, et l’union civile entre conjoints du même sexe reconnue dès 1996. La Commission européenne a lancé jeudi 15 juillet une procédure d’infraction contre la Hongrie, membre de l’Union européenne depuis 2004. La charte des droits fondamentaux de l’UE interdit en effet toute discrimination en fonction de l’orientation sexuelle. Le site progouvernemental du référendum dénonce « les bureaucrates et certains groupes d’activistes à Bruxelles ». Il défend une loi qui « offre une protection adéquate contre la propagande affectant les enfants, que ce soit sous la forme de contenus médiatiques ou de conférences données par des militants dans les écoles ».

L’opposition, elle, dénonce une tentative de manipulation. « Le but n’est pas de protéger nos enfants, mais de renforcer les divisions du pays en reproduisant les politiques de Poutine d’incitation à la haine contre la communauté LGBTQ et détourner l’attention des vrais problèmes du pays : la hausse continue des prix, le système de santé dans une situation catastrophique, les moyens de subsistance ou la corruption généralisée », considère le parti d’opposition Momentum sur son site Internet.

Les ONG appellent à ne pas voter

De nombreux votes nuls pourraient invalider ce référendum parallèle, même si trois Hongrois sur quatre sont tentés de voter « non » à la première question sur l’autorisation parentale pour l’éducation sexuelle à l’école, selon les sondages.

En effet, le vote ne sera valable qu’à condition de mobiliser la moitié du corps électoral (établi à 8,2 millions de citoyens), sur l’ensemble des questions. En tout, 14 ONG ont appelé à ne pas y participer. Dont Amnesty International Hongrie, qui dénonce une tentative de « masquer les minorités sexuelles et de genre aux yeux du public ».

Des citoyens hongrois, exilés en Europe ou restés dans leur pays natal, racontent comment les lois discriminatoires du pouvoir conservateur envers les personnes LGBT changent leur quotidien.

Angelika, 41 ans, maquilleuse : « Je commence même à avoir peur qu’on me retire ma carte d’identité »

« En 2002, j’ai été la troisième femme en Hongrie à pouvoir bénéficier d’une opération de réassignation sexuelle [qui permet de modifier les caractéristiques sexuelles initiales afin qu’elles correspondent à l’identité de genre]. Comme c’était très rare à l’époque, je suis devenue célèbre : j’ai fait la couverture de magazines, j’ai été invitée par des émissions de télévision à débattre ou à chanter, j’ai participé à des programmes de télé-réalité…

Ces dernières années, je sens que les opportunités se sont raréfiées. A cause des opinions propagées par le gouvernement, je suis sur liste noire. Je ne peux plus vivre de ma notoriété. Il y a deux ans, je suis devenue maquilleuse-coiffeuse, même si je continue de temps à autre à être invitée par une émission. Je commence même à avoir peur que le gouvernement me retire ma carte d’identité de femme. Si c’est le cas, je partirai vivre à l’étranger, même si ce n’est pas ce que je souhaite.

« Le climat transphobe a affecté ma vie personnelle. Quel homme en Hongrie voudra m’épouser et construire une famille avec moi ? »

Cette fixation du gouvernement sur les personnes trans est incompréhensible : nous sommes un très petit nombre en Hongrie et nous ne bénéficions d’aucune visibilité. Un Hongrois moyen ne croisera probablement jamais une personne trans de toute sa vie ! En s’acharnant sur les personnes LGBT, en les excluant, en les forçant à opprimer leurs pairs pour être socialement acceptées, Orbán crée une société traumatisée. »

Klára, 64 ans, ancienne députée : « Sa stratégie est de désigner un ennemi, aujourd’hui ce sont les LGBT »

« En 2005, j’ai été la première responsable politique en Hongrie à faire mon coming-out en tant que lesbienne, durant une émission de télévision. Au sein de ma famille et de la classe politique, ce n’était un secret pour personne. Quand le journaliste m’a demandé si j’étais effectivement lesbienne, j’ai répondu : ‘Oui’. Mentir m’aurait fait honte.

Pourtant, je n’avais pas envie de devenir un symbole. Je n’étais pas du tout active dans la communauté LGBT et je voulais être reconnue pour mes compétences sur les réformes économiques et sociales. Mais évidemment, je le suis devenue. J’ai reçu des centaines de lettres d’électeurs ! Après ça, je n’ai plus occupé de fonctions au sein du bureau national de mon parti et je n’ai plus jamais été élue députée, sans que je sache si c’était directement lié à mon coming-out. J’ai arrêté la politique et désormais, je dirige une clinique à Budapest.

J’ai bien connu Viktor Orbán, avec qui j’ai cofondé le Fidesz [à la fin des années 1980, il s’agissait d’un parti de jeunes démocrates de centre-gauche anti-communistes]. Je ne crois pas qu’il soit sincèrement homophobe, il n’en a rien à faire au fond des personnes LGBT.

« Chacune de ses actions est une tactique politique afin de conserver le pouvoir. »

Sa stratégie est systématiquement de désigner un ennemi : aujourd’hui ce sont les LGBT, mais avant, c’était les chômeurs, les sans-abri, les migrants, l’Union européenne… L’objectif avec cette loi est aussi de diviser l’opposition, entre le Jobbik (droite) qui a voté pour le texte et les autres partis plus progressistes, qui ont voté contre ou se sont abstenus. »

Marton, 38 ans, directeur des ventes : « Un couple hétérosexuel passera toujours avant nous »

« J’ai rencontré mon mari [le mariage pour les gays et les lesbiennes n’existe pas en Hongrie, mais il est possible de se pacser depuis 2009], Adam, il y a dix ans lors d’une fête. Ça a été le coup de foudre. J’ai toujours su que je voulais avoir un enfant et lui aussi. En Hongrie, les couples gays ne sont pas autorisés à adopter, mais les personnes célibataires oui. En 2015, on a donc lancé la procédure pour que j’adopte en tant que personne seule.

Nous n’avons jamais caché à l’agence d’adoption et au psychologue chargé de m’évaluer que nous étions un couple d’hommes. Ça n’a pas posé de problème, et j’ai été déclaré apte à adopter. L’agence nous a néanmoins prévenu qu’un couple hétérosexuel nous passerait toujours devant et qu’il faudrait être patient. Nous avons attendu trois ans.

« En janvier 2018, on nous a proposé un garçon de 18 mois qui avait été refusé par 12 couples hétérosexuels. C’est comme ça que j’ai pu adopter Andréas. »

Comme nous aimerions avoir trois enfants, Adam a à son tour entamé la procédure d’adoption, en 2018. Mais en novembre 2020, le gouvernement hongrois a changé la législation : désormais, toutes les demandes d’adoption de personnes seules doivent passer par le ministère de la Famille pour être validées, même si elles ont déjà été approuvées par l’agence d’adoption. Ça n’est pas dit clairement, mais évidemment cette mesure permet de discriminer plus facilement les personnes LGBT. Comme mon mari et moi avons publiquement dénoncé cette loi, je crains que le gouvernement n’accède jamais à notre deuxième demande d’adoption. »

Csaba, 53 ans, concierge : « Quand j’ai compris que j’étais gay, je ne l’ai dit à personne »

« Je suis né en 1969 dans une petite ville dans l’ouest de la Hongrie. A l’époque, la télévision nationale hongroise était notre seul lien avec le reste du monde. Elle n’évoquait jamais l’homosexualité et mes parents, un réparateur et une femme de ménage, n’ont jamais abordé avec moi les questions de sexualité. Je ne savais même pas ce que voulait dire être gay. Pourtant, j’ai su très jeune que j’étais différent. Mais toute la journée, j’entendais des gens parler des ‘putains d’homos’, etc. Quand j’ai compris que j’étais gay, je ne l’ai dit à personne.

« Peut-être que si j’avais pu en parler à l’époque, ma vie aurait été différente. »

J’ai déménagé à Budapest à 23 ans en pensant que ça serait plus simple de se cacher dans une grande ville. Là-bas, j’ai finalement fait mon coming-out auprès de tout le monde, même mes collègues, et je n’ai jamais eu de souci. Mettre dans la même loi la pédophilie, qui est une mauvaise chose, et l’homosexualité, qui ne l’est pas, entraîne forcément une connexion entre les deux dans l’esprit des gens. Le pays est si divisé sur ce sujet et sur la politique en général, entre les partisans d’Orbán et les autres, que j’ai préféré déménager l’hiver dernier à Cologne, en Allemagne. »

Matteo, 22 ans, étudiant : « La loi interdit de parler d’homosexualité à l’école, mais ça n’était déjà pas le cas »

« C’est compliqué de tenir la main de mon copain dans la rue, on ne peut jamais être à 100% nous-mêmes. En septembre, on se baladait dans le centre-ville de Budapest quand trois hommes d’une quarantaine d’années nous ont vus au loin et ont couru vers nous en nous insultant.

« J’ai dû attendre de déménager en Angleterre, en 2018, pour comprendre que j’étais gay et réaliser que c’était une option possible dans la vie. »

A Londres, où je suis parti faire mes études d’informatique, je n’ai pas l’impression de devoir faire attention à ce que je fais comme ici. Là-bas, tous mes amis savent que je suis gay. En Hongrie, je l’ai dit à ma famille qui l’a très bien pris, mais pas à tous mes amis d’enfance. Je ne suis pas certain de la réaction de certains d’entre eux, alors je préfère attendre.

La loi qui vient de passer interdit de discuter de l’homosexualité à l’école, mais ça n’était déjà pas le cas ! C’est un véritable tabou. Mes amis gays qui vivent ici sont obligés de le cacher à leurs collègues, sinon ils savent qu’ils ne pourront jamais être promus. C’est pour ça que je ne me vois pas vivre en Hongrie plus tard. »

Anna, 38 ans, chercheuse et activiste : « Je ne me laisserai pas intimider »

« La loi qui dit ‘protéger les mineurs’ est tellement vague qu’elle n’est pas faite pour être appliquée, mais pour provoquer l’autocensure. Mais je ne crois pas au fait qu’elle entraîne beaucoup de changements. Les professeurs qui veulent aborder le sujet de l’homosexualité pourront le faire en montrant Friends ou Modern Family [deux séries américaines dont certains personnages sont LGBT+par exemple, en prétextant qu’il s’agit de progresser en anglais. Moi-même, en tant qu’enseignante, je ne me laisserai pas intimider et je continuerai d’aider mes élèves à découvrir qui ils sont.

« J’ai confiance en l’Union européenne pour forcer Orbán à reculer. »

En revanche, je crains qu’il utilise les sanctions européennes pour faire monter le sentiment anti-européen au point que la question de la sortie de l’UE se pose un jour. C’est quelque chose qui me fait très peur, car les femmes, la communauté LGBT et les minorités en Hongrie seraient abandonnées. Je pense que si ça arrive, nous serons très nombreux à partir vivre à l’étranger. »

Pourquoi vous ne vous sentez pas soutenu dans votre projet de reconversion

Diana Unlimited c’est lancer dans un projet de reconversion professionnelle à des allures de grand saut dans l’inconnu. Une situation plus facile à vivre quand on sent soutenu. Mais ce n’est pas toujours le cas. On vous explique le pourquoi et surtout comment. Voici les 5 signes qui montrent que vous ne me soutenez pas .

La vie du solopreneur n’est pas toujours si tranquille qu’on le croit et dans les remous, pour tenir bon, ça aide de se sentir soutenue, surtout par son entourage proche.

Il arrive pourtant que ce ne soit pas toujours le cas, et que nous ayons l’impression que notre entourage nous met plus de bâtons dans les roues qu’autre chose. Intentionnellement ou pas, d’ailleurs !

Et pour celles et ceux qui préfèrent lire :

On dit que pour réussir quand on lance son activité, on a besoin d’avoir autour de soi un cercle d’environ 10 personnes pour vous soutenir in-con-di-tio-nne-lle-ment. Cela inclus les personnes qui vivent sous le même toit que vous ou votre famille proche (sachant que les ami(e)s peuvent aussi faire partie de vos soutiens mais pas au même niveau).

Et pourtant il se peut que ce ne soit pas le cas et qu’ils le manifestent de différentes manières. Et dans ce cas, comment tenir bon ?

#1- Ces signes qui vous montrent que votre entourage ne vous soutient pas :

☹️ Les petites phrases (pas si) anodines que ça : du style « quand est-ce que tu te cherches un vrai travail », « eh bien, maintenant, tu vas pouvoir te chercher un travail » (hey, mais j’en ai un, de travail ! Même si je débute !) ou encore « Tu sais, les autres ont du mal, alors tu crois que tu vas pouvoir y arriver ? ».
Sous couvert de sollicitude (feinte ? sournoise ?), ça aurait plutôt tendance à vous décourager, non ?

☹️ La (glaciale) indifférence : dans ce cas, la personne ne montre aucun intérêt pour votre activité, elle ne vous pose jamais de question sur ce que vous faites. Limite si elle sait ce que vous faites, d’ailleurs…

☹️ Les bâtons… dans les roues (au lieu de vous soutenir) : dans ce cas, la personne en face de vous rajoute une contrainte supplémentaire à tout ce que vous avez déjà à faire : « Non, je ne vais pas pouvoir te déposer (comme prévu), va falloir que tu te débrouilles sans moi ». Super…

☹️Le manque de reconnaissance pour vos compétences : « oui, ben, tout ça, tout le monde peut le faire » ou « je peux le faire aussi bien que toi ». Ou à la suite d’un témoignage client : « c’est parce qu’il a voulu te faire plaisir ». En somme, vous n’êtes pas capable de faire quelque chose de bien dans votre activité !

☹️L’irrespect pour votre travail : un peu comme le précédent, mais là, au lieu de dénigrer vos talents, on vous dérange dans votre travail : arrivée impromptue dans votre bureau alors que vous êtes en vidéo-conférence, que vous aviez prévenu et fermé la porte, ou 10 appels + 5 sms alors que vous êtes en rendez-vous client…

Dans ces 2 derniers cas, le manque de soutien est un peu plus caractérisé, un peu plus frontal.

#2- Pourquoi cette attitude ?

– Si cela vient de votre ado, sachez que c’est tout à fait normal ! Les ados sont tournés vers leur monde, et votre entreprise n’en fait pas partie.

– Pour les autres, cela oscille entre la jalousie (eh oui, même dans votre famille !) et la peur que vous preniez trop de place dans la famille, que vous n’attiriez trop de lumière sur vous. En tout cas, quand les comportements cités plus haut sont récurrents.

#3- Comment tenir malgré tout ?

  •  Évidemment, on aurait envie de dire qu’il vaut mieux fuir ces personnes. Impossible, car elles font partie de votre famille… Dans ce cas, je préfère rester lisse, et d’éviter de parler de mon activité, de toute façon, je ne reçois rien de positif. Il faut donc que j’aille chercher un soutien à l’extérieur (Fondation, networking, coach…)
  • J’utilise mes chiffres et d’en faire part que ce dont j’en ai besoin : un « tu sais, j’ai doublé mon chiffre d’affaires par rapport à l’année dernière » est assez radical pour contrer ce manque de soutien (et ce, même si mes chiffres sont petits ! Pas besoin de claironner le montant, restez général…
  • Je reste focalisée sur mes objectifs et ma vision d’entrepreneur, à condition de les mettre par écrit et que les rendus concrets pour en faire mes meilleurs alliés, et les intégrer dans votre cercle de soutien.

Je sais que ce n’est pas facile d’avoir élaboré sa vision d’entrepreneur, c’est pour cela que je vous invite à me soutenir en ce moment sur le concours prix moovje pour que je puisse réaliser mon rêve, un simple j’aime. Vous êtes 6680 Abonné(es) à mon actif, si vous êtes autant, c’est que vous croyez en moi.

Politique,Election présidentielle

Le choix de l’avenir : quel choix faire 

Dans un monde en profonde mutation, la France peut encore tirer son épingle du jeu digital. Le choix du prochain président de la République sera déterminant.

Politique,Election présidentielle

Après les Anglais, les Américains, les Italiens, les Néerlandais, pour ne parler que d’un passé récent, les Français ont rendez-vous, à leur tour, avec leur avenir. L’occasion nous est donnée de reprendre en main le récit de notre histoire. Dans un monde en profonde mutation, où désormais tous les êtres humains vivent dans le même temps digital, à un tweet l’un de l’autre, où nous gagnons un trimestre d’espérance de vie chaque année, où la notion de travail est en pleine redéfinition et les modèles anciens profondément remis en cause, les raisons d’être déboussolé ne manquent pas. 

Nous sommes au cœur d’un changement de civilisation. Feindre de l’ignorer serait pure folie. L’Europe doit faire face aujourd’hui à deux puissances numériques particulièrement efficientes. D’un côté, les Etats-Unis d’Amérique, démocratie dérégulée, soutient ses entreprises dont les fleurons, à l’instar de Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft, états numériques dans l’Etat, ont une capitalisation boursière, chacune supérieure à 400 milliards de dollar, soit autant ou plus que le produit intérieur brut d’un pays comme l’Autriche. Et aux antipodes, l’Asie-Pacifique et la Chine, régimes plus autoritaires certes mais de plus en plus libéralisés, soutiennent sans faille leurs entreprises. Même si elles nous sont, pour l’instant, un peu moins familières (Baidu, Alibaba, Tencent).

Face à ces deux continents digitaux, l’Europe semble empêtrée dans sa réglementation, en panne d’innovation et en manque de confiance. Alors que nous avons toutes les qualités pour devenir le grenier numérique du monde : des formations mathématiques parmi les plus recherchées et particulièrement adaptées pour affronter la “plateformisation” de l’économie dirigée par les algorithmes, une langue, le français, qui sera plus parlée au monde que l’espagnol à l’horizon 2030, une culture pour ne pas dire une “french touch” et des marques reconnues et recherchées. De fait, nous avons toutes les qualités pour repartir à la conquête du monde.

Nos concitoyens ont conscience de ce changement de paradigme. Eux qui ont parfois le sentiment d’être mieux traités par les marques en leur qualité de consommateurs qu’ils ne le sont en tant que salariés par leurs employeurs ou en tant que citoyens par la puissance publique. 

Et c’est en cela qu’il y a un profond décalage entre les citoyens et leurs dirigeants qui de fait semblent très en retard pour ne pas dire en décrochage. La société ne rejette pas ses élites. Elle les devance. Désormais, nous aimerions que tout fonctionne aussi bien qu’un simple échange de SMS.

La question n’est pas tant de savoir s’il faut rassurer en parlant du passé et de nos racines ou effrayer en évoquant le futur. La réalité est que les Français ont déjà le regard tourné vers l’avenir et qu’ils cherchent celui ou celle le plus à même de les y emmener pour construire.

L’enjeu est la subsistance même de notre Nation. Et pour cela, il ne s’agit pas de monter les anciens contre les modernes, les jeunes contre les plus âgés, les fonctionnaires contre les entrepreneurs, etc… 

Il faut au contraire rassembler et faire œuvre de concorde, de curiosité et d’ouverture, pour que puisse émerger les talents que recèle notre pays. Pour cela, la candidature Marine Le Pen me semble la plus porteuse d’espoir outre le fait qu’elle incarne un saut générationnel, parfaitement au centre de notre société quand on sait que l’âge moyen et médian en France est de 39 ans. 

Il est encore temps pour notre pays de se rassembler, de porter nos valeurs humaines, d’une incroyable modernité, en faisant le pari de la liberté.

Ce qu’il faut retenir de l’actualité à la-journée de ce samedi 12 mars

Les associations nord-iséroises d’accueil de réfugiés en première ligne avec la guerre en Ukraine ; une fromagerie en lice au championnat de France de fondue ; un salon pour les gourmands à Vienne … Voici ce qu’il faut savoir dans l’actualité nord-iséroise en ce samedi 12 mars.

Plusieurs associations nord-iséroises viennent en aide aux réfugiés, notamment depuis la guerre en Syrie. Aujourd’hui, elles savent quel parcours et quelles solutions elles doivent proposer à ces personnes pour qu’elles reprennent leur souffle et s’acclimatent, à terme, à la société française.

Guerre en Ukraine : à Pajay, Gabriel Attal au chevet des secteurs les plus touchés

Le porte-parole du gouvernement et secrétaire d’État auprès du Premier ministre s’est rendu ce vendredi 11 mars à Pajay pour rencontrer des agriculteurs et des chefs d’entreprise directement impactés par la crise en Ukraine. Bilan : le climat est morose.

Montferrat : la fromagerie Beaudé veut mitonner la meilleur fondue de France

Dimanche 13 mars à Montréjeau (Haute-Garonne), Philippe et Marine Beaudé participeront à la première édition du championnat de France de fondue. Ils représenteront le savoir-faire de la fromagerie qui porte leur nom, installée à Montferrat depuis 1919.

« Ce n’est pas de ma faute si je suis né là-bas » : l’épicier russe de Bourgoin contre la guerre en Ukraine

« Spécialités de la Russie, du Caucase et des pays de l’Est » : voici ce qu’on lit au-dessus des trois poupées russes reproduites sur une partie de la devanture de l’épicerie Matrioshka. Le magasin, géré par un jeune couple russe, a ouvert il y a quatre ans rue Robert-Belmont. Alors que la Russie a attaqué l’Ukraine, comment vivent-ils la situation ?

Vienne : un Choco Show pour les fondus de chocolat et au profit des enfants malades

Organisée par le Kiwanis Club de Vienne La Romaine, la 8e édition du Choco Show a lieu ce samedi 12 et ce dimanche 13 mars. Au bénéfice de la recherche sur les maladies rares infantiles.

Choix d'avenir,Jeunes

Espérer : les choix d’avenir la détermination personnelle et le courage d’oser

Choix d'avenir,Jeunes

Comment communiquer avec l’avenir ? C’est impossible intrinsèquement ou l’avenir ressemblerait au présent, et on ne l’écouterait pas, ou il serait différent, et son enseignement, dans ce cas, n’aurait aucun sens.

By Diana ABDOU

Le 23 février 2022

Là où se prépare l’avenir d’une nation ou d’une communauté internationale, il importe que le Quart Monde en soit partie prenante. S’il ne l’est pas aujourd’hui au temps des projets, il ne le sera pas demain au temps des changements. Nous appelons notre avenir l’ombre de lui-même que notre passé projette devant nous…


Chaque être est libre de ses choix, c’est ce qu’il s’appelle le libre-arbitre. Nous pouvons les guider et les soutenir, mais nous sommes les seuls maîtres, capables de décider vers quel chemin nous diriger.

Choisir fait partie de notre quotidien

Certains choix s’imposent d’eux-mêmes et font partie de notre routine de vie. Ils nous créent peu ou pas de stress. Par exemple : nos vêtements, nos repas, les références pour réaliser un travail scolaire, les personnes avec qui on fera équipe, etc. Souvent, ces choix nous stimulent et satisfont notre besoin de changement.

Cependant, à certains moments, il nous faut prendre un peu de recul, nous donner du temps et évaluer les pour et les contre de certaines décisions, car leurs conséquences sont plus importantes. Par exemple : les cours à options (mathématiques, sciences, arts, etc.), l’achat d’un bien dispendieux, la recherche d’un logement et, bien sûr, le choix de son avenir.

Choisir à sa façon

Malheureusement, il n’y a pas de modèle idéal pour faire un choix professionnel. Différentes approches  peuvent vous aider, mais tous les professionnels de l’orientation vous diront qu’il est important de bien se connaître et d’explorer le monde du travail pour énoncer quelques solutions de rechange souhaitables.

Choix d'avenir,Jeunes

Quel est votre profil de décideur?

Pour vous aider à diriger votre propre recherche, je vous propose un petit exercice qui consiste à faire un parallèle entre votre profil de consommateur et les étapes d’une démarche d’orientation.

1. Votre profil de consommateur

Supposons que vous devez acheter un ordinateur (l’exercice fonctionnerait aussi avec une voiture, un téléphone, etc.). Comment vous y prenez-vous pour faire un choix éclairé et fidèle à vos besoins? Notez les comportements que vous êtes susceptible d’adopter.

1. Je lis des livres, des journaux, des revues et des blogues spécialisés en matériel électronique et je visionne des chroniques sur le sujet.

2. Je pose beaucoup de questions à des personnes qui s’y connaissent dans le domaine.

3. J’énumère les caractéristiques que je souhaite retrouver dans mon futur ordinateur.

4. Je fixe des priorités selon l’usage que je prévois en faire.

5. Je fixe un prix d’achat maximum qui respecte ma capacité à payer.

6. Je visite plusieurs boutiques spécialisées en matériel électronique.

7. J’essaie plusieurs modèles en magasin.

8. Je m’intéresse aux caractéristiques techniques et à la performance de l’ordinateur.

9. Je m’adresse à un vendeur en qui j’ai confiance.

10. Je m’en tiens à une catégorie d’appareils qui répond à mes besoins.

11. Je compare les prix de vente de différents produits.

12. Je m’informe sur les garanties et les protections offertes à l’achat.

13. Je tente de négocier le prix d’achat.

14. Je lis toutes les clauses du contrat d’achat avant de m’engager.

15. Je m’informe de mes droits en tant que consommateur et m’assure d’obtenir toutes les protections possibles.

2. Votre profil de chercheur d’orientation

Voici maintenant une liste de comportements correspondant à une démarche d’orientation. Chaque comportement correspond à un numéro de l’exercice précédent. Notez les comportements que vous êtes susceptible d’adopter.

1. Je consulte plusieurs sources d’informations sur l’orientation (livres, articles, sites Web, vidéos, etc.)

2. Je pose beaucoup de questions à des personnes susceptibles de me renseigner sur les options qui m’intéressent.

3. Je fais le bilan de mon profil personnel en utilisant des outils appropriés.

4. Je me fixe des priorités selon les solutions de rechange possibles et je privilégie des critères bien précis dans ma recherche.

5. J’évalue le coût des études (frais de scolarité, transport, logement, etc.) avant de choisir un établissement.

6. Je visite un salon de l’éducation et de l’emploi et je me rends aux portes ouvertes des établissements scolaires dans lesquels j’aimerais étudier.

7. Je visite des entreprises, je rencontre des travailleurs et je participe à des stages d’un jour (ex. : étudiant d’un jour).

8. Je note les avantages, les inconvénients, les conditions de travail et les perspectives d’emploi des options explorées.

9. Je consulte un professionnel de l’orientation (conseiller d’orientation, conseiller en information scolaire et professionnelle, conseiller en emploi, etc.).

10. Je tiens compte de mes habiletés et de mes caractéristiques personnelles dans mon choix.

11. Je compare les informations se rapportant à différents programmes d’études.

12. J’opte pour des projets d’études pour lesquels j’ai de réelles chances d’être admis.

13. Je compare les caractéristiques d’un même programme dans plusieurs établissements où il est offert.

14. Je m’assure de connaître toutes les procédures d’admission avant de faire ma demande.

15. Je m’informe des services offerts par l’établissement et de mes responsabilités en tant qu’étudiant.

Vous reconnaissez-vous?

Comparez votre profil de consommateur et votre profil de chercheur d’orientation. Avez-vous choisi les mêmes énoncés?

Cet exercice se veut une invitation à franchir toutes les étapes d’une démarche d’orientation et à ajuster votre stratégie, si cela vous inspire. Chose certaine, il faut y mettre du temps et de la volonté pour atteindre ses objectifs!

La vie est un choix. Du matin au soir, tous les jours. A qui l’on parle, où l’on s’assoit, ce que l’on dit, comment on le dit. Notre vie est définie par nos choix. C’est aussi simple et aussi complexe que cela. Et aussi fort.

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