Après 5 ans de chaos, il est temps d’agir pour la France tous avec #MarineLepen

Les deux candidats ont totalement allégé leur agenda aujourd’hui pour mieux affiner leurs arguments avant le point d’orgue de la campagne du second tour ce soir à 21 heures. Pouvoir d’achat, environnement, retraites, éducation, culture, relations internationales, Europe. Analyses par thèmes des mesures annoncées par le président-candidat et par son adversaire, comme en 2017, pour le Rassemblement national.

Malgré son bon score au premier tour de l’élection présidentielle, 27 % des sondés seulement disent « apprécier » la candidate du Rassemblement national.

Crédibilisation et banalisation sont les deux piliers de la stratégie de Marine Le Pen. Cette stratégie, entamée dès avant 2017 mais fortement amplifiée depuis lors, nécessite de neutraliser les questions politiques en faisant évoluer les propositions les plus clivantes pour mieux s’appuyer sur une image personnelle retravaillée.

Le premier tour de l’élection présidentielle a constitué, à l’évidence, un succès électoral pour Marine Le Pen. Elle a résisté à l’irruption d’Eric Zemmour. Elle a progressé tout au long de la campagne – à la différence de 2012 et 2017 –, obtenu un score historique (23,15 % des suffrages) et bénéficie, pour la première fois, de réserves électorales.

Sa victoire au second tour devenant une hypothèse plausible, il reste à mesurer jusqu’à quel point la stratégie de banalisation et de crédibilisation a fonctionné : la dixième vague du panel électoral apporte des informations précieuses. Le bilan est positif pour elle sur deux points importants. Les sondés dénoncent la distance entre eux et les responsables politiques, mais reconnaissent largement (46 %) la capacité de Mme Le Pen à « comprendre les problèmes des gens comme eux ». Les personnes interrogées sont insatisfaites de la situation du pays et estiment très majoritairement (63 %) que la candidate du Rassemblement national (RN) veut « vraiment changer les choses » – sans dire, et c’est une nuance de poids, qu’elle souhaite les changer dans la bonne direction.

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Une centaine d’anciens cadres de Debout la France ont présenté leur nouveau parti de soutien à Marine Le Pen. L’occasion pour la candidate de poursuivre sa stratégie d’ouverture en vue de 2022.

«Jamais autant le réalisme politique n’a appelé au rassemblement de toutes les forces nationales.» C’est par ces mots que la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a accueilli le nouveau parti de «L’Avenir Français», présenté ce lundi matin lors d’une conférence de presse aux Salons Hoche à Paris. Constitué d’une centaine de cadres dissidents de Debout la France, le mouvement «statutairement et financièrement indépendant» a pour vocation de soutenir la chef de file du RN et de jouer un rôle de «trait d’union» avec le parti à la flamme, aussi bien pour les élections régionales et départementales que pour l’échéance présidentielle. Une nouvelle main tendue vers la députée du Pas-de-Calais qui poursuit sa stratégie d’ouverture en vue de 2022.

La présidente du Rassemblement national a pu répondre sur la crise sanitaire, l’insécurité, l’immigration… comme donner des pistes sur le casting de son futur gouvernement qu’elle veut d’«union nationale» si elle l’emportait, dans quatorze mois, au second tour de la présidentielle.

Ne regardant que très peu ses notes et s’interdisant, cette fois, de citer le moindre chiffre pour éviter de s’y égarer ou d’ennuyer, la candidate déclarée pour 2022 s’est attelée à rassurer ses téléspectateurs tant sur ses compétences, que sur le fond de ses propositions : «Les Français ont entendu beaucoup de choses sur moi. Beaucoup de choses fausses […] Rien dans ce que je propose représente un danger», a-t-elle plaidé. Avant d’assurer ne pas avoir «peur» des étrangers mais de considérer que l’immigration «est néfaste pour le pays».

Qu’il s’agisse de la lutte contre la pandémie ou celle contre le séparatisme, Marine Le Pen aura fait de la défense des libertés fondamentales et individuelles un véritable leitmotiv. Comme pour prendre à revers le chef de l’État et son gouvernement, volontiers qualifiés de libéral, mais accusés durant la crise sanitaire «de diminuer les libertés de manière inutile» et de «traiter les Français comme des enfants».

«Priver les Français de culture a eu un impact important. On l’a minimisé alors qu’il est fondamental», a-t-elle défendu dans le sens d’une réouverture des musées et des cinémas. Quant à la loi séparatisme, Marine Le Pen a une nouvelle fois accusé le ministre de l’Intérieur d’être «dur avec les croyants, avec les parents», plutôt que «contre les islamistes», se rangeant ainsi du côté des cultes contre leur ministre de tutelle.

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