Bâtir un projet de vie un projet entrepreneurial : un enjeu pour vous, un jeu pour moi…

Avez-vous été tellement aimé.e que vous vous dites que vous ne méritez certainement pas autant d’amour? Et alors vous vous mettez à poser des actes, à dire des propos blessants à l’autre jusqu’à ce que cette personne se décourage et s’éloigne de vous? Le faux dilemme entre réussite professionnelle et personnelle pousse les femmes à choisir entre ces deux propositions. Mais le partenaire doit être un soutien et il ne doit pas y avoir de compétition professionnelle.

Il vous est certainement déjà arrivé de briller professionnellement, de faire du bon travail, d’être apprécié.e par vos pairs et vos patrons, et sentant venir une promotion, vous commencez à cumuler des erreurs, à augmenter votre absentéisme et finalement, vous passez à côté de cette belle opportunité pourtant méritée?

Rappelez-vous de ces moments quand vous étiez tous petits à jouer avec vos amis. On s’entendais dire à l’un comme à l’autre je serais président, ministre, docteur, avocat, footballeur. Au fil du temps de fois la réalité de notre quotidien nous rattrape et on peut se demander à quoi ça sert de rêver ?

Vous vous laissez souvent envahir par des émotions négatives, par la peur, vous vous justifiez sans cesse par un échec passé, vous donnez raison à votre imaginaire qui anticipe la fin malheureuse d’une situation et vous décourage de vous y engager.

La bonne question est en effet le fil rouge qui vous aide à trouver, logiquement, la bonne réponse. Pour des choix importants (couple, travail), demandez-vous quel est votre objectif de vie, vos valeurs profondes, les choses auxquelles vous tenez le plus. Pour un job, revenez à l’objectif professionnel que vous poursuivez depuis des mois ou des années. Puis envisagez à nouveau toutes les voies qui s’ouvrent… Vous sentez alors que l’une d’elle s’accorde mieux que les autres à votre désir central. C’est là-dessus qu’il faut vous appuyer pour faire votre choix.

Vous êtes familier de ce genre d’explications dans diverses situations pour justifier votre inaction ou la suite défavorable d’un projet :

  • … de toute manière, personne ne m’a jamais aidé (pour justifier pourquoi vous n’avez pas demandé de l’aide)
  • Je n’ai pas d’expérience donc je ne sais pas pourquoi j’aurais été choisi.e (pour justifier le fait de ne pas avoir postulé pour un poste vacant qui vous revient de droit)
  • Aucun homme ou aucune femme n’accepte de rester avec moi (pour justifier le fait de ne pas avoir accepté une demande en mariage)

Parfois, les circonstances sont vraiment défavorables, mais la plupart du temps, tout se passe dans votre tête.

Si c’est le cas, vous êtes victime d’auto-sabotage.

L’auto-sabotage est un mal très subtil qui met beaucoup de temps à être diagnostiqué. C’est simplement une manière de s’interdire au bonheur, surtout, de cultiver la peur de réussir en mettant en avant une série d’arguments logiques et rationnels. Ce mécanisme inconscient va puiser principalement dans le syndrome de l’imposteur, dans les peurs, les doutes, la culpabilité et une mauvaise idée qu’on a du pouvoir et de la réussite. À ces causes, nous pouvons ajouter aussi les blessures internes dues à notre enfance, une faible estime de soi qui laisse croire que l’on n’est pas assez bien ou assez compétent pour être aimé ou pour être projeté au-devant de la scène.

Il est rare qu’on accepte qu’on s’auto-sabote; car ces manifestations apparaissent de façon spontanée, et prennent le contrôle de la personne sans lui donner le temps de réaliser que son acte ne lui rend pas service. 

S’auto-saboter se traduit dans les actes simples comme : 

  • La procrastination : vous réussissez enfin à avoir un contrat, une commande tellement escomptée. Mais vous remettez sans cesse sa réalisation à plus tard alors que vous avez toutes les compétences et les outils pour le réaliser. Vous savez au fonds de vous que si vous y arrivez, cela peut ouvrir la voie à une série de commandes ou de contrats. Mais votre mécanisme interne vous interdit la réussite et vous vous y soumettez.
  • Le perfectionnisme : vous avez une idée de podcast. Vous avez tout le matériel performant, les sujets, la technicité. Vous vous écoutez sans cesse, vous trouvez toujours des imperfections à vos enregistrements, vous corrigez encore et encore. Tout doit être parfait, lisse, votre image et votre réputation en dépendent. Vous savez au fonds de vous que vous en faites trop, que votre projet est fin prêt et peut vous amener au succès, mais votre mécanisme interne vous interdit de « faire les choses à moitié ». 
  • Trouver des excuses qui justifient son inaction : vous n’aimez plus votre emploi, vous avez un projet entrepreneurial très innovant. Vous avez l’expertise et pouvez avoir l’accompagnement et le financement nécessaires. Mais votre mécanisme interne vous convainc que le marché est saturé, que vous serez un entrepreneur de plus, que la sécurité financière est importante, etc.

Il est important d’expliquer que l’auto-sabotage s’active lors des périodes de grands changements, quand on est en passe de vouloir enfin réaliser un grand projet, quand les opportunités sont enfin disponibles et que c’est le moment de faire des sauts très importants dans la vie.

Comment en arriver à bout?

  • Prendre conscience que les causes d’échec sont internes et non externes
  • Examiner son propre processus d’auto-sabotage : se rappeler des circonstances pendant lesquels l’auto-sabotage est rentré en action, les faits, les mots utilisés
  • Se questionner sur ses vrais besoins : des besoins enfouis, inavoués peuvent remonter à la surface et faire du désordre dans notre vie. Il importe de laisser remonter ses besoins, de les noter soigneusement et de déterminer comment les satisfaire
  • Se faire aider par des professionnels au besoin : thérapeutes, coaches, psychologues, etc.

Alors, chaque fois que vous passez à côté d’une opportunité ou que vous n’atteignez pas un objectif, questionnez-vous toujours si l’auto-sabotage n’y est pas passé?

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