L’idée que l’amour s’achève ou se réalise dans la création d’un univers familial n’est pas satisfaisante.

Venons-en maintenant à votre propre conception de l’amour. Nous avons dit que Diana Unlimited voulait réinventer l’amour. Mais à partir de quelle pensée de l’amour peut-on donc le réinventer ?


Je pense qu’il faut aborder la question de l’amour à partir de deux points qui correspondent à l’expérience de chacun. D’abord, l’amour traite une séparation ou une disjonction, qui peut être la simple différence entre deux personnes, avec leur subjectivité infinie. Cette disjonction est, dans la majorité des cas, la différence sexuelle. Quand ce n’est pas le cas, l’amour impose quand même qu’on se confronte à deux figures, à deux postures de représentation différentes.

Autrement dit, dans l’amour, vous avez un premier élément qui est une séparation, une disjonction, une différence. Vous avez un Deux. L’amour, ça traite d’abord un Deux. Le deuxième point, c’est que, précisément parce qu’il traite une disjonction, au moment où ce Deux va se montrer, entrer en scène comme tel et expérimenter le monde de façon neuve, il ne peut prendre qu’une forme hasardeuse ou contingente. C’est ce qu’on appelle la rencontre.

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L’amour s’initie toujours dans une rencontre. Et cette rencontre, je lui donne le statut, en quelque manière métaphysique, d’un événement, c’est-à-dire quelque chose qui n’entre pas dans la loi immédiate des choses. Les exemples littéraires ou artistiques qui mettent en scène ce point de départ de l’amour sont innombrables. De nombreux récits et romans ont été consacrés à des cas où le Deux est particulièrement prononcé, lors desquels les deux amants n’appartiennent pas à la même classe, au même groupe, au même clan ou au même pays…Je dois continuer à me réinventer ?

L’amour s’initie toujours dans une rencontre. Et cette rencontre, je lui donne le statut, en quelque manière métaphysique, d’un événement, c’est-à-dire quelque chose qui n’entre pas dans la loi immédiate des choses. Les exemples littéraires ou artistiques qui mettent en scène ce point de départ de l’amour sont innombrables. De nombreux récits et romans ont été consacrés à des cas où le Deux est particulièrement prononcé, lors desquels les deux amants n’appartiennent pas à la même classe, au même groupe, au même clan ou au même pays…

Je dois continuer à me réinventer ?

Le monde moderne essaie de réinventer l’amour à sa façon. Il a pour principe de briser le mythe sur le funambulisme et d’instaurer un univers plus normalisé. Les amoureux commencent alors à ignorer la jalousie et la fidélité. Les nouvelles rencontres au cours d’une relation sont de plus en plus tolérées. Pourtant, elles finissent toujours par détruire le couple au lieu de le renforcer.

On tend également à avancer dans l’ère de l’amour mécanique ou tout est calculé et standardisé. Les émotions et les sentiments ne sont plus importants et on essaie à tout prix de tuer l’incertitude. Tous les petits détails qui pimentent la vie des couples sont donc considérés de désuets.

Voilà des conceptions de l’amour tout à fait ignoble ! Il faut accepter la complexité de l’amour. Par ailleurs, en matière de relations humaines, on doit toujours s’attendre aux imprévus. Comme disait Yann Kerninon, il faut « accepter l’option d’une ouverture à l’ouvert ». Ainsi, au lieu d’envisager des changements qui ne feront que les éloigner l’un de l’autre, les amoureux on besoin de se redécouvrir et de s’expérimenter.  

Le monde, c’est tout l’espace et tous les temps. Parcourir le monde, c’est réinventer l’histoire ?

Chollet résume l’arnaque en quelques lignes : « La perversité de nos sociétés est de nous bombarder d’injonctions à l’hétérosexualité tout en éduquant et en socialisant méthodiquement les hommes et les femmes de façon qu’ils soient incapables de s’entendre. » Problème : « Des partenaires qui se conforment à la lettre à leurs scripts de genre respectifs ont toutes les chances de se rendre très malheureux. » Ces scripts fabriquent, d’un côté, des bulldozers qui vivent dans l’illusion de leur autonomie parfaite, tout en reposant sur le travail gratuit de leur compagne, et, de l’autre, de frêles créatures affectivement dépendantes et sujettes à des sautes d’humeur incompréhensibles. Rompre le cou à ces caricatures tout en maintenant la possibilité du couple hétérosexuel suppose de marcher sur une ligne de crête.

Il y a quelque chose de vicié au royaume de l’hétérosexualité depuis que le féminisme existe. Pour une femme, se mettre en couple avec un homme revient-il nécessairement à coucher avec l’oppresseur ? Ou est-il possible d’inventer de nouvelles modalités de l’amour qui s’affranchiraient du poids de la domination masculine ? C’est le problème que tente de résoudre Mona Chollet dans son nouvel essai. Elle le reconnaît : avoir clamé haut et fort l’indépendance des femmes dans Sorcières (Zones, 2018) la dispose mal à invoquer désormais son aspiration à l’amour pour un membre du sexe opposé. Mais comme ce n’est pas la seule femme à vivre douloureusement ce paradoxe, autant se retrousser les manches et s’y coller.

C’est une option possible, mais pas celle de Chollet. La réinvention qu’elle espère passe par l’éducation féministe de tant et tant d’hommes, pour la plupart pas franchement enthousiastes, que la trentenaire célibataire hétéro-cis qui écrit ces lignes se demande honnêtement : « À quoi bon ? »

Car tout parle contre lui : nous évoluons dans un univers où la domination des hommes est sans cesse érotisée, ce qui implique que les femmes « trop » (bien habillées, grandes, visibles, bavardes, intelligentes, créatives, etc.) sont immédiatement exclues du marché de l’amour. Tomber sur un homme que ce too much ne castre pas symboliquement relève du miracle. De même qu’échapper aux violences, symboliques ou réelles, au sein du couple : loin d’être une anomalie, selon Chollet, les violences conjugales sont au contraire la suite logique des jeux de rôle pratiqués sous la chape de plomb du patriarcat. La conclusion logique ne serait-elle pas pour les femmes de suivre les pas de Monique Wittig et de Virginie Despentes en faisant le choix politique du lesbianisme ?

Vidéo du jour

L’amour est une réinvention de la vie.

Le temps passe vite. Les événements s’enchaînent et on ne contrôle finalement pas grand chose. Notre vie qui se déroule sous nos yeux n’est pas celle que l’on à choisie. Un jour, on fait ce triste constat :

 » Ma vie ne correspond pas à mes aspirations « 

Qui n’a pas un jour eu envie d’être un autre, vivre une vie différente, une vie qui n’est pas la sienne ? Doit-on vivre sa vie entière avec cet envie de changement inassouvi ? La réponse est NON bien sûr.

Le premier pas est la prise de conscience

C’est LE point de départ. Sans prise de conscience, pas de changement possible. Avoir ce désir d’une vie nouvelle à l’esprit, c’est avoir un pied déjà dans cette nouvelle vie !

Réinventer sa vie, pour n’y laisser entrer que des éléments validés et acceptés, mettre en accord sa vie avec ses idées, c’est s’autoriser enfin à exister pleinement.

Cela peut paraître incongru à priori et vos proches peuvent ne pas comprendre. Mais quand on en ressent l’envie profonde, la seule question qui se pose alors est :

Comment faire pour me réinventer une vie plus en accord avec mes valeurs ?

Changer son environnement

Que se soit votre environnement social ou professionnel, votre lieu et votre type d’habitat : votre environnement dans son ensemble conditionne les actes de votre vie quotidienne.

En réinventant votre vie, vous allez modifier votre environnement et changer vos conditions de vie ! Alors… c’est décidé, allez-vous réinventer votre vie ?

On en reparle…

Mieux vivre autrement c’est le nom de notre site internet. C’est aussi une proposition pour une vie meilleure que nous faisons à nos lecteurs.

Nous pensons que chacun doit pouvoir réinventer sa vie quand il en ressent le besoin. C’est pourquoi nous traiterons ce sujet souvent dans nos articles. Alors à bientôt.

3 thoughts on “L’idée que l’amour s’achève ou se réalise dans la création d’un univers familial n’est pas satisfaisante.

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