Femme devant : climat et environnement

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L’intégration du genre dans la lutte et l’adaptation aux changements climatiques au Québec

Le Réseau des Femmes en environnement (RFE), le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) et Relais-femmes, sous la direction de la professeure Annie Rochette organisent une tournée de formations à travers le Québec à l’automne 2014.

Afin de sensibiliser les groupes environnementaux et les groupes de femmes à cette problématique, les objectifs étant entre autres d’encourager des alliances stratégiques entre ces groupes aux fins d’actions et de revendications.

Le présent site fait partie de ce projet de formations

La formation se déroule dans le cadre du Service aux collectivités de l’UQAM et son financement provient du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de la Science.

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les changements climatiques sont les «[c]hangements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables».

Le réchauffement de la planète est indéniable et son accélération résulte de l’activité humaine

En effet, les émissions de GES imputables aux activités humaines ont augmenté de 70% entre 1970 et 2004 et les rapports récents du GIEC en confirment la progression. Les émissions de CO2, le plus important GES émis par les activités humaines, plus particulièrement l’utilisation de combustibles fossiles, ont augmenté de 80% dans la même période.

Au Québec, les émissions de GES s’élevaient à 81,8 Mt éq. C02 en 2009, ce qui équivaut à 10,4 tonnes de GES par habitant. La production et la consommation de carburants et de combustibles sont responsables de 70% des émissions de GES.

Les changements climatiques auront des impacts au Québec, notamment une diminution de la fréquence et de l’intensité des vagues de froid, des périodes de canicule plus fréquentes et plus chaudes.

Des niveaux d’eau extrêmes en zones côtières lors des tempêtes, une augmentation des fluctuations des niveaux d’eau (fortes crues et étiages plus bas) causant de l’érosion dans les cours d’eau, une augmentation du nombre total de tempêtes tropicales et des ouragans plus intenses et une prolongation des périodes de sécheresse estivale.

Ils auront aussi des impacts sur la santé des populations (vagues de chaleur, mauvaise qualité de l’air, insécurité alimentaire, pénurie d’eau), sur les infrastructures (l’érosion des routes, la fermeture de tronçons en raison d’inondations, les débordements des égouts municipaux, les prises d’eau potable, etc.) ainsi que sur les écosystèmes et espèces.

Les impacts des changements climatiques sont différenciés; certains groupes sociaux, en raison de leur genre, de statut socioéconomique, de leur race, de leur ethnicité, ou de leur âge, sont plus vulnérables aux impacts des changements climatiques (par exemple les canicules, les sécheresses et les inondations) notamment parce qu’ils n’ont pas la même capacité d’action et d’adaptation.

Par exemple, en raison des rapports sociaux de sexe, les femmes ont souvent la responsabilité des personnes à charge plus vulnérables, une responsabilité alourdie lors de catastrophes naturelles ou de canicules reliées aux changements climatiques.

L’absence de la dimension de genre dans les réponses aux changements climatiques risque donc que les mesures adoptées ne soient pas efficaces et qu’elles exacerbent les inégalités sociales.

Par exemple

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Avant d’agir contre les changements climatiques, encore faut-il reconnaître leur origine. Les Canadiennes sont 79 % à penser que l’humain est le principal responsable des changements climatiques, contre 67 % des Canadiens.

Les trois quarts des femmes déclarent avoir réduit leur empreinte carbone dans la dernière année, contre deux tiers des hommes. Et les Canadiennes sont 69 % à prévoir de réduire encore leur impact cette année, contre 58 % des Canadiens.

Le dossier controversé de la taxe carbone divise aussi les sexes. 52 % des femmes sont en faveur contre 39 % des hommes.

J’ai trouvé ça très éclairant, dit le vice-président d’Advanis, Gary Offenberger. Les décideurs politiques devraient le prendre en compte dans leurs communications.

Les femmes sont aussi plus un peu plus optimistes puisqu’elles sont 41 % à penser que la taxe carbone les encouragera à réduire leur pollution contre 31 % pour les hommes.

Méthodologie
La firme Advanis a interrogé un échantillon aléatoire de 33 000 Canadiens entre novembre 2018 et décembre 2019. Le sondage a été mené sur le web. La marge d’erreur est de plus ou moins 0,5 %, 19 fois sur 20.
Le sondage n’a pas été commandé, mais réalisé à l’initiative de la firme de sondage elle-même.

À VOIR EN VIDÉO

Objectifs

Repenser les rapports qu’entretiennent les êtres humains entre eux et avec la nature est une aspiration que partage un nombre grandissant de femmes et d’hommes. Ils posent un regard critique sur un mode de développement qui, trop souvent, porte atteinte à l’environnement et relègue la majorité de l’humanité dans la pauvreté.

Le développement durable est issu de cette idée que tout ne peut pas continuer comme avant, qu’il faut remédier aux insuffisances d’un modèle de développement axé sur la seule croissance économique en reconsidérant nos façons de faire compte tenu de nouvelles priorités. Il faut donc :

  • Maintenir l’intégrité de l’environnement pour assurer la santé et la sécurité des communautés humaines et préserver les écosystèmes qui entretiennent la vie;
  • Assurer l’équité sociale pour permettre le plein épanouissement de toutes les femmes et de tous les hommes, l’essor des communautés et le respect de la diversité;
  • Viser l’efficience économique pour créer une économie innovante et prospère, écologiquement et socialement responsable.

Pour mieux comprendre : Le développement durable : une mode, un mode ou un virage collectif? 

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