David DIOP : La porte du voyage sans retour

David DIOP : La porte du voyage sans retour

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La porte du voyage sans retour est le surnom donné à l’ile de Gorée, son destin basculent dans la quête obstinée de cette femme perdue qui à laissé derrière elle mille pistes et autant de légendes.

David Diop, s’inspire de la figure de Michel Adanson, un auteur de livre naturaliste français (1727-1806), après avoir signé un romain David Diop, évoque une puissante d’un royaume où la parole est reine.

Né à Paris en 1966, David Diop a grandi au Sénégal est maître de conférences à l’université de pau.

David DIOP : La porte du voyage sans retour
David DIOP : La porte du voyage sans retour / @dianaunlimitedfaunesetfemmesmagzines.fr / @presse

Il signe, avec la porte du voyage sans retour, son troisième romain, après le succès de frère d’âme (lauréat du prox Goncourt des lycéens 2018 et traduit dans seize pays).

Le livre de David Diop, parle directement à sont épouse également à ses enfants et ces parents : Il n’y a de parole tissée que pour elle et ces rires soyeux.

Chap 1

Michel Adanson se regardait mourir sous les yeux de sa fille se desséchait , il avait soif. Ses articulations calcifiées, coquilles d’os fossilisées, ne se dénouaient plus. Tordues comme des sarments, elles le martyrisaient en silence. Il croyait entendre ses organes défaillir les uns après les autres. Des craquements intimes, lui annonçant sa fin, crépitaient faiblement dans sa tête comme au départ du feu de brousse qu’il avait allumé vers le soir.

Plus de cinquante ans auparavant, sur une rive du fleuve Sénégal. Il dû se réfugier très vite sur une pirogue d’où, en compagnie de ses laptots, les maîtres des eaux fluviales, il avait contemplé une forêt entière flamber.

Des millions d’africains au temps de la traite des noirs, c’est dans ce qui est en 1750 une concession française qu’un jeune homme débarque, venu au Sénégalo pour étudier la flore locale.

Botaniste, il caresse le rêve d’établir une encyclopédie universelle du vivant en siècle où l’heure est aux Lumières.

Lorsqu’il a vent de l’histoire d’une jeune Africaine promise à l’esclavage, et qui serait parvenir à s’évader, David Diop est l’une des étoiles montante de la société française, il as une sens dans la littérature également dans sont livre la porte du voyage sans retour un romain qui exprime la lumières des temps sur la traite des noirs.

Aujourd’hui nous savons tous ce qui es la maltraitance envers les africains sur l’esclavages.

D’où cet article et sont auteur nous intéresse, en tant que rédactrice en chef du magazine diana unlimited faunes et femmes magazines, mets en avant l’image de David Diop.

David Diop est un écrivain français, d’origine sénégalaise. En 2018 parait son deuxième romain aux éditions du seuil, frère d’âme, qui raconte l’histoire d’Alfa Ndiaye, un tirailleur sénégalaise durant la première guerre mondiale. En 2018, David Diop reporte le prix Goncourt des lycéens et le prestigieux Booker Prize international..

Le rire appelle le rire et le sourire appelle le sourire…

Frère d’âme part David Diop

Dans le roman, le rêve encyclopédique d’Adanson échoue parce qu’il ne représente qu’un pis-aller : un moyen d’éteindre la douleur de l’amour perdu. Puisque nous n’arrivons pas à aimer le monde, décrivons-le, semble décider Adanson. Mais cette tentative de maîtrise, même au simple sens de « connaissance supérieure », est vouée à l’échec. En faisant jouer le romanesque – car on peut dire que l’aventure de Michel Adanson et de Maram l’est au plus haut point –, David Diop rend sensibles les failles ouvertes par la malédiction de l’esclavage et de l’esprit de lucre, et ce qui, dès 1750, est déjà perdu.

Malgré toute la bonne volonté du héros, qui apprend le wolof, qui voit dans les Noirs des êtres humains, des égaux, qui devient ami avec Ndiak, son jeune interprète et guide, les actes du Français ont inexorablement des répercussions négatives pour les Africains qu’il côtoie. Quelle que soit sa quête de connaissances, malgré le fait que, venu en Afrique « pour découvrir des plantes », il ait été capable d’y « rencontrer des hommes », son idée d’implanter la culture de la canne à sucre par des hommes libres au Sénégal ne peut être qu’une utopie dans « un monde qui roulait sur la traite d’un million de nègres depuis plus d’un siècle ». Maram le lui dit bien : « Ignorez-vous que la Concession compte très certainement tirer profit de vos observations ? Soit vous êtes naïf, soit vous êtes de mauvaise foi ». Le personnage d’Adanson est rendu passionnant par ses ambiguïtés mêmes.

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David Diop représente très finement les relations humaines, en particulier à travers les dons acceptés ou refusés. Le lien qu’Adanson tisse finalement avec sa fille grâce aux meubles, aux objets et aux symboles – la fleur d’hibiscus – qu’il lui lègue permet ainsi de représenter concrètement l’héritage et la transmission. À l’inverse, deux dons d’objets échouent. D’abord entre Maram et Adanson. De retour en France, le naturaliste a perdu le contact avec le monde de la jeune femme, d’abord par la langue, le wolof, dont l’usage au Sénégal influençait sa manière de penser. Puis le cadeau de Maram, une peau d’animal, se dessèche et ternit, avant qu’elle ne soit exhibée dans un cabinet de curiosités. Le naturaliste mourant tente aussi de renouer un lien par-delà le temps en léguant à une esclave antillaise ressemblant à Maram un souvenir de celle qu’il a aimée. Mais la ressemblance est dans l’œil de celui qui regarde et Madeleine, partie trop jeune d’Afrique, en a tout oublié.

Le souvenir, Adanson le retrouve par la sensation, l’odeur du bois d’eucalyptus brûlé, et plus tard par la représentation, lors de la première de l’opéra Orphée et Eurydice en 1774. Le naturaliste sait que la fin heureuse de Gluck n’est pas la vérité du mythe. Orphée a d’abord été incapable d’empêcher Eurydice de mourir, puis, cherchant à la sauver, il provoque son renvoi aux Enfers : c’est exactement l’histoire de Michel Adanson. Reste la déploration, dans le récit qu’il offre à sa fille, et que nous lisons.