Notre affaire à tous: lutter contre l’homophobie et la transphobie

Notre affaire à tous: lutter contre l’homophobie et la transphobie

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Orlando, 12 juin 2016, 49 morts. Vous souvenez-vous de cette fusillade ? Une des pires fusillades de l’histoire des Etats-Unis ? Une fusillade où 49 personnes ont perdu la vie dans une boite de nuit à Orlando le 12 juin 2016. Vous vous demandez sûrement pour quelles raisons cet homme a massacré toutes ces personnes innocentes ?

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Notre affaire à tous: lutter contre l'homophobie et la transphobie
Notre affaire à tous: lutter contre l’homophobie et la transphobie / @Presse

A cause de leur religion ? Non ce n’est pas ça! Parce qu’ils faisaient la fête ? Non plus ! Une pulsion meurtrière ? Non toujours pas. Ils ont été massacrés pour la simple raison que selon cet homme ’ils avaient commis le “crime” d’’homosexualité. Cette agression vous paraît peut être lointaine mais dites vous que cette haine envers la communauté LGBT est de plus en plus grande.

Tout d’abord quand une personne exprime du rejet, du mépris de la haine envers des personnes qui sont homosexuels ou qui sont simplement supposées l’être elle est homophobe. Les Homosexuels sont victimes de préjugés, de discrimination par exemple pour trouver un emploi ou simplement un logement. Trouvez vous ça normal que des personnes soit victimes de harcèlement, de violences voir de meurtre juste en raison de leur orientation sexuelle ? Je trouve cela révoltant. Que ce soit par position religieuse, par considération clinique, par des désirs homosexuels refoulés ou alors simplement parce que les homophobes sont fermés d’esprit et très intolérants. Nous ne pouvons plus tolérer ce crime contre l’humanité.

Pour lutter contre ces injustices il y a eu la création de la gay pride créé en 1969 après les émeutes de Stonewall pour revendiquer les droits, l’égalité et la liberté des personnes homosexuels.

De plus de nos jour il y a un essai d’acceptation de l’homosexualité car en 2013 le mariage pour tous a été autorisé et dans les séries et les films tels que Harry Potter, Elite, Orphan Black, les Simpsons car plusieurs personnages sont homosexuels.

Très souvent les personnes lesbiennes, gays, bi-sexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI) sont discriminées, victimes de violences et persécutées en raison de ce qu’elles sont, ou de ceux qu’elles aiment.

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Dans 76 pays, l’homosexualité est considérée comme illégale. Elle est parfois pénalement sanctionnée, et même punie de la peine de mort comme c’est encore le cas dans 5 pays. Ces persécutions sont intolérables.

Face aux crimes de haine, face à l’adoption récente de législations répressives à l’encontre des personnes LGBTI, il importe de rappeler que rien, jamais, ne peut venir expliquer, légitimer ou justifier des violations des droits de l’Homme qui sont universels et attachés à toute personne humaine, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre.

De même que le racisme, l’antisémitisme ou le sexisme, l’hostilité envers les gays et les lesbiennes est avant tout le résultat d’une impossibilité d’accepter la différence de l’autre, surtout lorsque celle-ci est perçue comme menaçante ou simplement dérangeante. Durant des siècles, on a considéré l’homosexualité comme une conduite déviante, pourtant, si l’on accepte que la « différence homosexuelle » est dépourvue de tout sens politique, aucune raison ne justifie aujourd’hui que lui soit réservé un traitement juridique d’exception. En effet, les gays et les lesbiennes ne constituent pas une communauté et encore moins un sujet politique.

L’homosexualité a certes profondément marqué la vie de nombreuses personnes, elle n’a pourtant pas d’autre signification que celle attribuée individuellement par chaque gay et chaque lesbienne. S’il n’y pas de communauté homosexuelle, il existe en revanche une véritable « communauté hétérosexiste » instituée par l’homophobie.

L’homosexualité n’existe pas, en ce sens qu’elle n’est en réalité rien d’autre que l’invention impersonnelle d’une homophobie sociale qui a fabriqué une sorte de « nature hétérosexuelle » sur la base d’un postulat extrêmement simple : un hétérosexuel est le contraire d’un homosexuel. Ce puissant sentiment d’appartenance, de participation naturelle et spontanée à l’hétérosexualité, a pour effet de provoquer une adhésion immédiate, irréfléchie, à une identité ressentie comme originaire dans laquelle les « normaux » (hétérosexuels) de tous milieux peuvent se reconnaître…

La diplomatie française est fermement engagée en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité et pour le respect des droits fondamentaux des personnes LGBTI. Elle entend ainsi rester un moteur de ce combat qu’elle mène dans les enceintes multilatérales mais aussi dans le cadre des dialogues sur les droits de l’Homme qu’elle a engagés avec de nombreux pays.

Les violences dont sont victimes les personnes LGBTI entraînent souvent des discriminations dans la prévention et dans l’accès aux soins, contraires au droit international des droits de l’Homme. De telles situations contrarient l’efficacité de notre action collective au service de la santé mondiale.

Aujourd’hui, comme tous les 17 mai depuis bientôt dix ans, nous célébrons la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Très souvent les personnes lesbiennes, gays, bi-sexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI) sont discriminées, victimes de violences et persécutées en raison de ce qu’elles sont, ou de ceux qu’elles aiment.

Dans 76 pays, l’homosexualité est considérée comme illégale. Elle est parfois pénalement sanctionnée, et même punie de la peine de mort comme c’est encore le cas dans 5 pays. Ces persécutions sont intolérables.

Face aux crimes de haine, face à l’adoption récente de législations répressives à l’encontre des personnes LGBTI, il importe de rappeler que rien, jamais, ne peut venir expliquer, légitimer ou justifier des violations des droits de l’Homme qui sont universels et attachés à toute personne humaine, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre.

La diplomatie française est fermement engagée en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité et pour le respect des droits fondamentaux des personnes LGBTI. Elle entend ainsi rester un moteur de ce combat qu’elle mène dans les enceintes multilatérales mais aussi dans le cadre des dialogues sur les droits de l’Homme qu’elle a engagés avec de nombreux pays.

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Les violences dont sont victimes les personnes LGBTI entraînent souvent des discriminations dans la prévention et dans l’accès aux soins, contraires au droit international des droits de l’Homme. De telles situations contrarient l’efficacité de notre action collective au service de la santé mondiale.

Alors que le thème retenu pour cette journée est la liberté d’expression et d’information, il faut aussi saluer l’action des défenseurs des droits de l’Homme qui luttent quotidiennement, parfois au péril de leur vie, pour que les droits fondamentaux des personnes LGBT soient reconnus et respectés.

La France continuera à les soutenir grâce notamment au Fonds international créé il y a cinq ans avec les Pays-Bas et la Norvège. Ce fonds vise à encourager des projets tournés vers la réalisation des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des personnes LGBTI.

Enfin, n’oublions pas que la lutte contre les discours et les pratiques homophobes et transphobes se joue aussi en France où la dépénalisation de l’homosexualité n’a été acquise qu’en 1982.

Cette lutte doit être portée de manière transversale. Elle passe, en France comme ailleurs, par l’éducation, le respect de l’autre et des différences, la tolérance et la sensibilisation à l’égalité et à la diversité des sexualités et des identités de genre.

Comme le rappelait le Secrétaire général des Nations Unies en décembre 2012 dans le cadre d’une manifestation au soutien de la lutte contre l’homophobie, l’article 1 de la Déclaration universelle stipule que “Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.” “Tous les êtres humains, pas certains, pas la majorité, mais tous”.

Ce combat-là est bien notre combat. Il faut le rappeler sans cesse à ceux qui nous accusent de promouvoir l’adoption de droits spécifiques au bénéfice d’un groupe particulier. La lutte contre l’homophobie et la transphobie vise à l’application des droits de l’Homme dans leur universalité, sans distinction de race, de sexe, de religion, d’orientation sexuelle, d’identité de genre ou de toute autre situation. Elle est l’affaire de tous.