Prudence, prudence, quand tu nous tiens, on peut bien dire : “Adieu amour !”.

Prudence, prudence, quand tu nous tiens, on peut bien dire : “Adieu amour !”.

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Souvent nous disons adieu à la personne qu'on aime sans le vouloir. Bien que cela ne signifie pas que nous avons cessé de l'aimer, adieu est parfois une façon pénible à dire Je t'aime. Le fait qu'une femme qu'on aime cesse de vous aimer sans vous amener à la mépriser ou à la haïr par ses mensonges, n'est pas ce qui peut arriver de mieux à l'abandonné. N'y aurait-il pas chez elle quelque bonté, à rendre au contraire ces adieux vindicatifs et détestables, et à empêcher ainsi sa victime de bercer des souvenirs estimables et nostalgiques qui gâcheraient par des comparaisons outrées son avenir amoureux ?.

Prudence, prudence, quand tu nous tiens, on peut bien dire : "Adieu amour !".
@dianaunlimitedfaunesetfemmesmagazines / Prudence, prudence, quand tu nous tiens, on peut bien dire : “Adieu amour !”.

On doit à chaque fois écrire comme si l’on écrivait pour la première et la dernière fois. Dire autant de choses que si l’on faisait ses adieux, et les dire aussi bien que si l’on faisait ses débuts. Une fois qu’on est en route, on ne connaît ni adieu ni regret, il devient chaque jour un peu moins possible de faire demi-tour, on ne le souhaite d’ailleurs plus.

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 Je sais ce que c’est que d’être laissé pour compte, que de se sentir insignifiant et quasiment transparent pour l’autre. C’est une douleur nouvelle qui nous transperce alors qu’on croyait les avoir toutes connues. Accompagner des amis en soirée, changer de coiffure, faire du sport, on essaye tout… et quand on va se coucher ça nous rattrape. S’il est indifférent c’est que j’ai dû commettre une faute, on revoit ce qu’il a fait, ce qu’il a dit, on revit tout les yeux ouverts dans le noir, peut-être est-ce un malentendu ? Et on relativise les faits, les preuves qui montrent à l’évidence que l’autre ne nous aime pas, il arrive même qu’on veuille se convaincre que rien n’est fini et qu’il reviendra frapper à notre porte un soir. Ça peut durer longtemps comme ça, et enfin un jour on finit par partir, on rencontre des gens nouveaux, ils nous mettent un peu de baume au cœur en nous trouvant de l’intérêt, on commence à se reconstruire, à voir les choses autrement et si on souffre encore au souvenir des moments difficiles, de ces années de vie qu’on a… qu’on a gâchées on se dit qu’ils pourraient s’effacer.

@Music / The New Pornographers – Adventures In Solitude

Lorsque l’on se perd en chemin, on a deux solutions : tenter de retrouver la personne que l’on était ou lui dire adieu pour toujours. Georges Shaw a écrit : « Il y a deux tragédies dans la vie, l’une est de ne pas réaliser ses rêves ; l’autre est de les réaliser. » Je pense que Shaw s’est fait briser le cœur une ou deux fois. Bien qu’on oubliera jamais ceux qu’on a abandonné on se doit de toujours aller de l’avant.

Dès aujourd’hui, je prends une nouvelle vie et un nouveau départ, adieu le passé.

Le pire dans le sentiment amoureux c’est de se focaliser sur l’amour qu’on a donné à quelqu’un qui nous a laissé tomber. Ouvrez-vous à la vie, il faut avancer et aimer de nouveau. Il faut avancer parce que c’est la seule manière que nous ayons de nous reconstruire. Pour atteindre la vérité, il faut une fois dans la vie se défaire de toutes les opinions qu’on a reçues, et reconstruire de nouveau tout le système de ses connaissances.

Les drames dévastent votre vie comme un ouragan. Ils déracinent tout. Ils créent le chaos. Vous devez attendre, attendre que la poussière se dépose pour faire un choix. Vous pouvez choisir de vivre au milieu des décombres et faire comme si tout était intact. Ou vous pouvez vous extirpez des ruines pour tout reconstruire. Après l’ouragan, l’important c’est de continuer à vivre. Mais si vous êtes comme moi, C’est l’ouragan qui vous intéresse. Lorsqu’on poursuit un ouragan, le problème c’est que ça vous épuise et vous casse le moral. Alors il faut passer à autre chose.

Prudence, prudence, quand tu nous tiens, on peut bien dire : "Adieu amour !".

Même quand on l’a perdu, l’amour qu’on a connu vous laisse un goût de miel. L’amour, c’est éternel ! N’oublie pas ceci : c’est que souvent l’amour meurt parce qu’on ne fait pas, pour le conserver, tout ce qu’on avait fait pour l’inspirer.

On s’habitue à tous, que ce soit à une chose qui disparait, une amitié brisée, un amour perdu, une absence, le temps joue contre l’oubli et l’oubli nous fait perdre le fil de notre attachement, il reste la pensée et celle-ci heureusement, l’oubli ne peut rien y faire… Le chagrin amoureux est l’une des plus éprouvantes blessures que nous ayons à combattre car il doit être vaincu seul, et surtout dans le plus grand des silences.

L’amour finit toujours par se transformer en cicatrice, plus ou moins vaste, plus ou moins silencieuse. La question n’est pas de savoir si l’amour est supportable ou non. La question est de savoir si l’on se protège ou si l’on s’expose. Si l’on vit à l’abri ou à découvert. Si l’on est prêt à porter sur soi la trace de nos histoires, à même la peau.

C’est dangereux d’aimer, quand chaque fois se profile le risque d’un abandon, d’une trahison. C’est violent, un amour qui se construit sur des attentes qui sont des exigences. C’est fragile une relation qui accepte de se nourrir de leurres, qui se perd entre besoins et désirs blessés.

L’amour est la plus vieille demeure du monde, qu’il faut sans cesse reconstruire, pierre par pierre sans jamais se reposer et croire que les sentiments sont acquis pour toujours. Mon but est de réinventer, de reconstruire la catégorie de vérité.

L’amour intense perdu, une blessure qui ne se refermera jamais comme le couché de soleil qui disparaît pour vous mettre dans les ténèbres, mais au petit matin le soleil brille, la vie scintille à nouveau et vous emmène dans la fraîcheur d’un autre amour. Personne ne nous a dit non plus que le plus dur, ce n’était pas les ruptures, mais la déliquescence. Le délitement des relations, des êtres, des goûts, des corps, de l’envie. Jusqu’à une sorte de marécage où il est impossible de savoir ce que l’on aime. Et ce que l’on déteste..

Prolonger des adieux ne vaut jamais grand-chose ; ce n’est pas la présence que l’on prolonge, mais le départ. On a tous des règles pour nous mêmes, ce sont ces règles qui aident à définir qui nous sommes, donc lorsqu’on transgresse ces règles on risque de se perdre et de devenir quelque chose d’inconnu. Qui est Deb maintenant ? Qui suis-je ? Est-ce un nouveau départ ? Ou le début de la fin !?

Tout au long de notre vie, nous quittons et nous sommes quittés. Nous avons à renoncer à une grande part de ce que nous aimons. La perte semble être le prix de l’agrandissement de la vie. C’est aussi la source de la plupart de nos progrès. Une rupture est toujours douloureuse, au moins permet-elle de sauvegarder l’essentiel : conserver l’estime de l’autre, éviter le pourrissement dû à l’exaspération, raviver le désir qu’on éprouve pour le monde.

Ce que l’on ne peut pas faire c’est vivre en ayant peur du prochain adieu, parce qu’il y a peu de chance qu’il n’y en ai pas d’autres. Le tout c’est de savoir reconnaître quand un adieu est une bonne chose, l’occasion de prendre un nouveau départ.


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