Stress post-traumatique, angoisses : quelles conséquences en 2020?

Stress post-traumatique, angoisses : quelles conséquences en 2020?

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Stress post-traumatique, angoisses : quelles conséquences en 2020?
Stress post-traumatique, angoisses : quelles conséquences en 2020?

En France, 120 000 personnes souffrent d’un traumatisme crânien chaque année. Celui-ci se produit lorsqu’une personne reçoit un choc violent sur la tête, si violent qu’il entraîne des lésions cérébrales passagères ou irréversibles. Quand le stress et l’angoisse se joignent, l’on vieillit bien trop vite autant que l’on grisaille… Le cerveau étant une structure complexe et en grande partie méconnue, chaque cas est unique. Les complications varient en fonction du degré de gravité du choc et des zones du cerveau touchées. Quelles sont les conséquences du traumatisme crânien ? Combien de temps dure la récupération ? La guérison sans séquelles est-elle possible ?

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Quelles sont les causes du traumatisme crânien ?

Le traumatisme crânien est provoqué par un choc sévère. Ce choc est dans la grande majorité des cas accidentel. Il peut se produire à la suite d’un accident domestique, d’un accident de voiture ou d’une chute. Certains sportifs tels que les skieurs et les boxeurs sont plus exposés que d’autres au traumatisme crânien. Un acte de violence ou une tentative de suicide peut aussi être à l’origine du choc.

Niveaux de gravité

Le traumatisme crânien se décline en trois niveaux de gravité :

  • Léger : Le patient perd connaissance pendant quelques minutes, une heure maximum. En ouvrant les yeux, il ne se souvient plus du choc ni des circonstances dans lesquelles il s’est produit. Cette amnésie post-traumatique est fréquente et dure moins de 24 heures.
  • Modéré : Le traumatisme est dit modéré lorsque les signes précédemment cités sont plus graves. Le patient perd connaissance plus longtemps que la majorité des autres personnes ou l’amnésie post-traumatique se prolonge au-delà de 24 heures.
  • Sévère : Le patient est dans un coma égal ou inférieur à 8 sur l’échelle de Glasgow. Il peut y rester plusieurs heures voire plusieurs jours.
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Que se passe-t-il au niveau de la boîte crânienne ?

Lors du choc, un des os du crâne peut se fêler ou se fracturer. Un fragment osseux peut s’enfoncer et léser les méninges, les membranes situées juste sous l’os qui protègent le cerveau et amortissent les chocs. Un œdème est susceptible de se former et de comprimer le cerveau. Le traumatisme crânien se manifeste également par des lésions cérébrales. Le cerveau, qui baigne dans le liquide céphalo-rachidien, est fortement secoué pendant le choc qu’il subit. Les axones, les fibres nerveuses qui assurent la transmission des signaux électriques entre les neurones, peuvent s’étirer ou se fissurer. Ce phénomène est à l’origine de troubles neurologiques plus ou moins sévères selon les patients.

Ma vie de rêve n’a ni paillettes ni richesse, ni célébrité ni grosse caisse. Elle est sans prise de tête avec ma future princesse, me fera connaître la paternité et un bonheur sans cesse. Une vie moins agitée plus organisée, une vie sans stress. Une vie posé, une stabilité, une femme qui saura m’aimer voilà mon souhait, le chemin vers la sortie de cette détresse.

Domestic violence

Pourquoi certaines personnes souffrent-elles de stress post-traumatique et d’autres pas ?

Comme nous en avons discuté au début, la plupart des gens se rétablissent naturellement après une expérience traumatisante. Plusieurs raisons expliquent pourquoi certaines personnes développent un SSPT et d’autres pas. Toutefois, un certain nombre de facteurs nous y prédisposent. Voici les plus importants :

  • Être une femme. Le SSPT touche un homme pour deux femmes
  • Avoir des antécédents de troubles mentaux ou de consommation de drogues
  • Avoir vécu une ou plusieurs expériences traumatisantes pendant l’enfance
  • Présenter un faible taux de sérotonine
  • Être témoin d’une blessure ou d’un décès lors de l’événement traumatique
  • Avoir une crise de panique pendant ou peu après les événements
  • Faire face à un deuil, une douleur physique, une blessure, une perte de travail ou de domicile à la suite de l’incident
  • Vivre à proximité du lieu où l’événement s’est produit
  • Ne pas avoir de soutien émotionnel
  • Sentiment d’impuissance ou de peur extrême

La combinaison de ces facteurs entraînera chez le sujet des symptômes de stress post-traumatique plus ou moins intenses. Ainsi, il ne sera pas identique pour une personne de ne vivre qu’une seule de ces circonstances comme c’est le cas pour la plupart d’entre elles.

FEMME SYDROME

Traitement du syndrome de stress post-traumatique

Comme tout autre trouble mental, le SSPT peut être traité. De fait, il existe différentes méthodes pour améliorer la vie des patients.

Thérapie cognitivo-comportementale

La thérapie cognitivo-comportementale s’est avérée être l’une des meilleures solutions pour traiter le trouble de stress post-traumatique. Parmi ses techniques, certaines des plus appropriées sont :

  • Restructuration cognitive : le patient apprend à identifier ses croyances irrationnelles sur ce qui s’est passé et à les remplacer par des croyances plus appropriées
  • Formation aux méthodes de relaxation : ces techniques seront essentielles pour que le patient puisse mieux gérer son anxiété. Ainsi, elle pourra apprendre à pratiquer la respiration profonde, la relaxation musculaire progressive de Jacobson, la méditation, le Tai Chi ou la visualisation, entre autres
  • Thérapie d’exposition : lorsque le patient contrôle déjà son anxiété de manière plus adéquate, il peut s’exposer aux stimuli qui ont causé le traumatisme
  • Thérapie de traitement cognitif de Resick et Schnicke : ce traitement intègre des aspects de la thérapie cognitive à la théorie du traitement de l’information
face a cette crise

Groupes de soutien

Ces groupes peuvent être très utiles pour de nombreux patients, surtout s’ils ne bénéficient pas d’un environnement favorable qui comprend leur situation. Partager des expériences similaires vous permet de verbaliser votre douleur, de la mettre en perspective et d’apprendre des autres qui ont vécu la même chose.

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Cette technique a été mise au point dans les années 1980 par la neurologue Francine Shapiro et a depuis lors aidé des millions de personnes souffrant de troubles de stress post-traumatique.

La méthode consiste à provoquer une série de mouvements oculaires, de stimuli auditifs et de légères caresses sur le corps du patient. Celles-ci permettent de réduire les effets du traumatisme en traitant mieux l’expérience et en remplaçant les pensées et sentiments négatifs par des pensées et sentiments plus appropriés.

Médicaments

Si nécessaire, les ISRS (antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine) diminuent l’intensité des symptômes du SSPT et soulagent la dépression.

Il est important de rappeler qu’ils doivent être prescrits par un professionnel et qu’un protocole spécifique doit être suivi lorsqu’elles sont arrêtées.

Conclusions sur le stress post-traumatique

Bien que les symptômes du syndrome de stress post-traumatique soient souvent difficiles à gérer, la plupart des personnes qui suivent une thérapie parviennent à surmonter le traumatisme. Avec le temps, elles pourront se souvenir de ce qui s’est passé sans être submergées par la peur et la détresse.

Un événement traumatisant sera toujours présent ; la thérapie ne le fera pas oublier. Toutefois, elle permettra à la personne de ne plus être ancrée dans le passé et d’intégrer le souvenir comme une expérience dont elle a peut-être beaucoup appris.