LES FÊTES ET VACANCES DE NOËL LE 15 DÉCEMBRE 2020 ET PAS DE DÉROGATION POUR LE NOUVEL AN

LES FÊTES ET VACANCES DE NOËL LE 15 DÉCEMBRE 2020 ET PAS DE DÉROGATION POUR LE NOUVEL AN

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10 cadeaux de Noël à faire soi-même | @Bio à la une

Alors que Noël approche à grands pas, certains Français se posent encore beaucoup de questions quant au déroulement de cette période de fêtes de fin d’année. Pourra-t-on se retrouver en famille le soir du réveillon et si oui à combien ? Sera-t-il possible de circuler librement sans attestation ? Pourra-t-on voyager à l’étranger ? Éléments de réponse.

Ce Noël 2020 s’annonce inédit. Il faut dire qu’il faudra faire preuve de vigilance en cette période de crise sanitaire. Emmanuel Macron a en effet annoncé le 24 novembre dernier un allègement du confinement à compter du 15 décembre mais seulement “si nous sommes bien arrivés autour des 5000 contaminations par jour et environ 2500 à 3000 personnes en réanimation“. Le 10 décembre, Jean Castex a confirmé une adaptation de la stratégie de déconfinement. Dès lors, beaucoup se demandent ce qui sera autorisé et interdit pendant ces fêtes de fin d’année. Déplacements, rassemblements, voyages, sorties culturelles… on vous éclaire.

Dîner en famille pour le réveillon 

Et qu’en est-il des tablées ? Le 26 novembre dernier, Jean Castex a indiqué qu’il sera « impératif » de « limiter » le nombre de convives lors des fêtes de Noël et du Nouvel An. Le 3 décembre, le Premier ministre a recommandé une jauge de “six adultes à table. “Il nous paraît raisonnable de limiter à six adultes, sans compter les enfants, présents lors des repas de fête” a-t-il précisé.

Bref, l’idée générale que souhaite rappeler le gouvernement est que les adultes sont plus contagieux que les enfants. Et aussi plus fragiles face au virus.

L’allègement du confinement prévu au 15 décembre doit permettre aux familles de se retrouver pour ces fêtes de fin d’année si particulières. Mais, comme l’avait annoncé Emmanuel Macron lors de sa dernière allocution télévisée, “il ne s’agira pas à coup sûr de vacances de Noël comme les autres“. La distanciation physique et les gestes barrières devront en effet être respectés. 

Des consignes que les Français comptent respecter. Selon un récent sondage, 62% d’entre eux approuveraient une mesure officielle pour limiter les rassemblements à l’occasion des fêtes de fin d’année. Si une limitation du nombre d’invités était instaurée, nous serions 77% à la respecter. En attendant, les Français envisagent pour cette année une tablée de 5 personnes en moyenne contre 8,5 l’an passé. 

Pour éviter d’éventuelles contaminations lors de ces repas de Noël, certains envisagent ainsi de délaisser les grands plats traditionnels au profit de portions individuelles. 

On rappelle par ailleurs que le couvre-feu sera exceptionnellement levé le soir du 24 décembre uniquement, pour permettre aux famille de se retrouver. “Noël occupe une place à part dans nos vies et traditions, où se forgent les premiers grands souvenirs des plus petits” a fait savoir Jean Castex. De fait, “nous autoriserons donc les déplacements pour ce 24 décembre, en respectant deux recommandations : pas plus de 6 adultes à la fois; et de limiter les interactions au maximum les 5 jours précédent le réveillon de Noël” a-t-il ajouté. 

En revanche, il n’y aura finalement pas de dérogation pour le réveillon du nouvel an.

Déplacements en France

Le confinement sera donc bel et bien levé à compter du 15 décembre. Une étape importante qui permettra aux Français de circuler à nouveau librement, sans autorisation, y compris entre régions. Les attestations seront supprimées à compter de cette date, du moins, en journée. À partir du 15 décembre, le gouvernement mettra en effet à nouveau en place un couvre-feu de 20h à 6h. Des attestations seront donc nécessaires pour circuler en soirée. “À compter du 15 décembre, vous pourrez vous déplacer librement entre régions“, avait affirmé le Premier ministre Jean Castex lors de sa dernière conférence de presse. Des propos à nouveau confirmés par le chef du gouvernement le 10 décembre, tout en respectant le couvre-feu mis en place.

Et quid des territoires d’outre-mer ? Hier, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, confirmait qu’il sera possible de se rendre dans ces territoires pour les fêtes et vacances de Noël. Toutefois, on rappelle qu’un test PCR négatif datant de moins de 72h est exigé.

Déplacements à l’étranger

Là aussi, les voyages seront autorisés, mais Jean Castex a demandé aux Français de “se tenir informé avant d’envisager tout déplacement en consultant les ‘conseils voyageurs’ du ministère des Affaires étrangères au regard en particulier de la situation sanitaire dans le pays de destination et des éventuelles restrictions en matière d’accès et de séjour”.

Certains pays sont en effet fermés aux voyageurs français, comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, la Finlande, la Chine, la Russie, mais aussi le Pérou, la République tchèque, ou encore la Hongrie. D’autres imposent la présentation d’un test PCR négatif.

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Les sorties culturelles autorisées ou interdites pour les fêtes de Noël

Après une longue attente, le Premier ministre a dû mettre fin aux espoirs des musées, théâtres, salles de spectacles et cinémas : ces lieux culturels doivent attendre le 7 janvier 2021 pour pouvoir rouvrir leurs portes au public.

Rouverts depuis le 28 novembre, les commerces seront aussi accessibles pour permettre à chacun(e) de faire du lèche-vitrine et tenter de dégoter le cadeau idéal.

En revanche, pas de déjeuner ni de dîner au restaurant, et encore moins de soirées dansantes. Alors que les restaurants et bars doivent patienter jusqu’au 20 janvier pour rouvrir, les clubs n’ont pour l’heure aucune date de réouverture.

Stations de ski ouvertes mais remontées mécaniques ouvertes uniquement pour les professionnels et les mineurs en club

Pour les fêtes de fin d’année, certains Français ont pris pour habitude d’aller skier à la montagne. Si les stations pourront rouvrir, les remontées mécaniques, elles, ne seront ouvertes que pour les professionnels et les “mineurs licenciés au sein d’une association sportive affiliée à la Fédération française de ski”

Impossible donc au commun des mortels de s’adonner aux joies de la poudreuse pour ces fêtes de Noël en raison du risque trop élevé de contaminations. Les enfants en revanche, pour qui l’épidémie est moins dangereuse et qui sont de moindres contaminant, pourront tout de même s’initier aux joies de la glisse et prendre des cours en club. 

Et pour dissuader les Français d’aller skier à l’étranger, Jean Castex a annoncé la mise en place de « contrôles aléatoires à la frontière ».

Quid de la messe de Noël ?

Pour accueillir plus de monde, la paroisse a prévu quatre cérémonies au lieu de deux, le soir de Noël. Des prêtes ont été appelés en renfort mais cette initiative ne sera pas possible pour toutes les églises. “Ce n’est pas vraiment l’esprit de Noël”, déplore une fidèle. “A moins d’avoir réservé sa place, on sera obligé de rester dehors”, explique un autre. L’Église doit s’adapter à la crise sanitaire, la quête n’aura pas lieu pendant la messe, mais à la sortie. Après deux confinements, la quête de Noël est aussi un enjeu important pour chaque paroisse. 

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