Jouer la sécurité est le choix

Jouer la sécurité est le choix

La vie est faite de choix : Oui ou Non ; Continuer ou Abandonner ; Se relever ou Rester à terre… Certains choix comptent plus que d’autres : Aimer ou Haïr ; être un Héros ou un Lâche ; Se battre ou Se rendre ; Vivre ou Mourir… Je vais le répéter une dernière fois, pour ceux qui en douteraient encore : la vie est faite de choix. Vivre ou mourir, le choix le plus important, mais la décision nous appartient rarement.

Toute la vie est une affaire de choix. Cela commence par : “la tétine ou le téton ?” Et cela s’achève par : “Le chêne ou le sapin ?”

– C’est très important « la disponibilité ». Les gens qui me voient depuis toujours et qui sont de mon côté, Ils se sentent en sécurité parce qu’ils savent que je suis là, alors ils m’aiment davantage. Par-contre les gens qui sont de l’autre côté, ils sont partagés. Mais ils savent que je ne suis pas loin, alors ils sont beaucoup plus peur de moi.

– Il vaut mieux être craint ou être aimé ?

– [sourire] Bonne question, les deux c’est bien mieux, mais c’est très difficile. Moi si j’avais le choix, je préférerai que l’on me craigne. La peur c’est plus solide que l’amour. Une amitié peu toujours se vendre ou s’acheter. Tu le vois bien si je fais une blague tout le monde se marre sans hésiter. J’suis amusante, mais pas à ce point.

– [petit rire]

– Ils rigolent parce qu’ils ont peur de moi. Mais il ne faut pas te faire détester, c’est pour ça que je les traitre bien, mais pas trop bien. Si je leur donnais trop ils n’auraient plus besoin de moi. Je leur donne ce qu’il faut pour qu’ils aient besoin de moi et qu’ils ne me détestent pas ! N’oublie jamais cette leçon !

Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvres boites électroniques.

Choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle, choisir les prêts à taux fixes, choisir son petit pavillon, choisir ses amis.

Choisir son survet’ et le sac qui va avec, choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un choix de tissu de merde, choisir de bricoler le dimanche matin en s’interrogeant sur le sens de sa vie choisir de s’affaler sur ce putain de canapé et se lobotomiser au jeux télé en se bourrant de McDo.

Choisir de pourrir à l’hospice et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu’on fait honte aux enfants niqués de la tête qu’on a pondu pour qu’ils prennent le relais.

Choisir son avenir, choisir la vie.

Pourquoi je ferais une chose pareille ? J’ai choisi de pas choisir la vie, j’ai choisi autre chose. Les raisons ?

Les drames dévastent votre vie comme un ouragan. Ils déracinent tout. Ils créent le chaos. Vous devez attendre, attendre que la poussière se dépose pour faire un choix. Vous pouvez choisir de vivre au milieu des décombres et faire comme si tout était intact. Ou vous pouvez vous extirpez des ruines pour tout reconstruire. Après l’ouragan, l’important c’est de continuer à vivre. Mais si vous êtes comme moi, C’est l’ouragan qui vous intéresse. Lorsqu’on poursuit un ouragan, le problème c’est que ça vous épuise et vous casse le moral. Alors il faut passer à autre chose.

Le destin n’est pas une question de chance. C’est une question de choix : il n’est pas quelque chose qu’on doit attendre, mais qu’on doit accomplir.

La lâcheté, c’est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s’organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot…

Faire le choix délibéré d’être seule a marqué un tournant radical dans ma façon d’être au monde, à moi même et aux autres. Apprendre que je pouvais être très contente toute seule, sans m’inscrire dans une dynamique de recherche ou d’attente de partenaire potentiel, un mouvement amoureux au moins par la nécessité d’avoir quelqu’un à qui penser pour me sentir vivante, a été la plus grande prise de pouvoir que j’ai connue jusque là.

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Dans ta vie tu dois tout faire pour ne pas avoir de regret. Mieux vaut tenter quelque chose et se rendre compte ensuite que ce n’est pas le bon choix plutôt que de ne rien faire et le regretter plus tard.

Voilà à peu près ce qu’elle disait : l’héritage, comme le milieu où nous avons grandi et le statut social, sont des cartes que l’on distribue à l’aveuglette au début du jeu. Il n’y a aucune liberté là-dedans : on se contente de prendre ce que le monde nous donne arbitrairement. Mais, poursuivait ta mère, la question est de savoir comment chacun dispose des cartes qu’il a reçues. Il y en a qui jouent formidablement avec des cartes médiocres, et d’autres qui font exactement le contraire : ils gaspillent et perdent tout, même avec des cartes exceptionnelles ! Voilà où réside notre liberté : nous sommes libres de jouer avec les cartes que l’on nous a distribuées. Et nous sommes également libres d’y jouer comme nous l’entendons, en fonction – là est l’ironie – de la chance de chacun, de sa patience, de son intelligence, son intuition et son audace : vertus qui sont également des cartes distribuées au hasard au début du jeu. Que reste-t-il donc de la liberté de choix dans ce cas ? Pas grand-chose, selon ta mère, sauf peut-être la liberté de rire de notre situation ou de la déplorer, de jouer ou de ne plus jouer, d’essayer plus ou moins de comprendre les tenants et les aboutissants ou d’y renoncer, bref – nous avons le choix entre passer notre vie sur le qui-vive ou dans l’inertie. C’est en gros ce que disait ta mère, mais avec des mots à moi. Pas les siens. Avec les siens, je n’en suis pas capable

Il est des moments où il faut choisir entre vivre sa propre vie pleinement, entièrement, complètement, ou traîner l’existence dégradante, creuse et fausse que le monde, dans son hypocrisie, nous impose.

Être heureux, c’est apprendre à choisir. Non seulement les plaisirs appropriés, mais aussi sa voie, son métier, sa manière de vivre et d’aimer. Choisir ses loisirs, ses amis, les valeurs sur lesquelles fonder sa vie. Bien vivre, c’est apprendre à ne pas répondre à toutes les sollicitations, à hiérarchiser ses priorités.

La vie est un choix. Du matin au soir, tous les jours. A qui l’on parle, où l’on s’assoit, ce que l’on dit, comment on le dit. Notre vie est définie par nos choix. C’est aussi simple et aussi complexe que cela. Et aussi fort.

C’est étrange, ces événements de notre vie qui nous font penser certaines fois que nous ne sommes que des pièces impassibles d’un échiquier sans cadre ni limites, des pantins démantibulés tenus par des fils fragiles. Notre libre arbitre semble avoir été conçu sans doute dans le dessein de nous faire croire que, par la réponse que nous donnons aux choix qui nous sont proposés ou imposés, nous existons. Nous vivons. Vivre. La vie. La vie, cet effroyable torrent bouillonnant, qui peut parfois nous entraîner là où nous ne pensions jamais aller, ne nous permettant pas de repos, pas de pause ni aucun répit. Remonter son courant à sens inverse pourrait nous changer singulièrement, nous entraîner vers un autre cours, dont on ne sait pas, heureusement ou malheureusement, s’il nous mènera vers des eaux plus calmes, ou plus troubles… Et lorsque cette vie nous amène, malgré nous, à accepter le changement inéluctable, nous sommes toujours, dans l’angoisse d’un avenir que nous ne maîtrisons pas, préoccupés de savoir si l’on pourra espérer mieux ou se résigner à devoir se battre à nouveau… Peut être, est-ce là, le chemin logique et nécessaire à l’application d’un vaste projet dont nous ne sommes qu’un rouage, une pièce qui tourne, toujours dans le même sens.

Chaque être est libre de ses choix, c’est ce qu’il s’appelle le libre-arbitre. Nous pouvons les guider et les soutenir, mais nous sommes les seuls maîtres, capables de décider vers quel chemin nous diriger.

Nous avons le choix de ne pas nier nos émotions, ni de les réduire au silence. En refusant de s’écouter, on est dans le déni de soi et de sa vie. On s’éloigne de l’essentiel : on se perd, et on se sent perdu. Revenons à nous-mêmes, à l’unique que nous sommes. Reprenons des droits sur notre vie ; elle n’appartient qu’à nous.

Y’a pas de raison. On n’a pas besoin de raison quand on a l’héroïne.