L’indépendance des femmes a débouché sur leur maltraitance

L’indépendance des femmes a débouché sur leur maltraitance

Pour comprendre comment nous en sommes arrivés à maltraiter nos aïeux, il faut prendre un peu de recul.

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Revenons sur le discours qui nous a été servi après guerre.

Le changement progressiste n’a pas consisté à “offrir” du travail à des femmes qui le subissaient déjà quand elles le connaissaient, mais plutôt à leur donner un statut social qui leur permettrait de devenir “indépendantes”. Elles gagneraient de l’argent, accéderaient à des métiers de la classe moyenne et supérieure, prendraient donc le pouvoir aussi bien sur le marché du travail que dans leurs familles. Ce faisant, ces femmes avides de consommer, augmentant de surcroît le PIB en travaillant, allaient réhausser une croissance déjà forte et due à la mécanisation.

Cette partie de la prophétie féministe s’est réalisée.

En contre-partie, la destruction systématique des structures familiales et traditionnelles devrait être compensée par la promesse d’une richesse qui leur permettrait de “ne plus dépendre de leurs enfants”, pas plus que de leur mari. Ainsi ces matriarches, verraient-elles arriver la fin de vie avec sérénité, car elles bénéficieraient de leurs propres revenus, des pensions de reversion de leur mari, d’un fort capital accumulé. Leurs enfants pourraient aller faire fortune à l’autre bout du monde, ils pourraient ne plus se voir, et elles, ne plus s’entendre même avec leurs époux, leur avenir serait assuré. Au pire, elles seraient seules et riches. Au mieux, leurs enfants les soutiendraient.

Le but, atteignez-le en même temps ; c’est le comble de la volupté, lorsque, vaincus tous deux, femme et homme demeurent étendus sans force. Voilà la conduite à suivre, lorsque le loisir te laisse toute liberté, et que la crainte ne te contraint pas à hâter le larcin d’amour. Lorsqu’il y aurait danger à tarder, il est utile de te pencher de toute ta force sur les rames et de donner l’éperon à ton coursier lancé à toute allure. 

Cette partie de la prophétie féministe est en train d’échouer.

Aujourd’hui, vous voyez ces mêmes femmes arriver en maison de retraite, être lavées une fois toutes les semaines, voire toutes les deux semaines, attraper des infections aux parties génitales par manque d’hygiène, se casser les dents sur des aliments trop durs qu’elles ne peuvent pas digérer car elles sont nourries par d’autres femmes qui n’ont pas le temps de s’occuper d’elles, dormir dans leur merde, être abruties par les médicaments suite à une bonne dépression qui se comprend eu égard aux conditions dans lesquelles elles vivent, somnoler toute la journée parce qu’elles n’ont rien à faire, ni personne à qui parler. A bien y songer, l’écart entre les promesses féministes et la réalité, ici comme ailleurs, est terrifiant.

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Pire, nous allons tout juste avoir assez d’argent pour nous occuper de la génération née avant guerre. Mais pour celle, beaucoup plus nombreuse d’après guerre, il est hors de question d’imaginer que nous puissions y arriver. A celle-là, même la maltraitance ne lui sera pas offerte, et la dernière perspective qui s’ouvrira à elle, sera son génocide par euthanasie. Des familles vont en réchapper : celles qui n’auront absolument rien cru du progressisme, celles qui auront su conserver un fonctionnement ancré localement et inter-dépendant. Mais pour les dizaines de millions d’autres ?

En méprisant les hommes, les femmes progressistes ont fait leur malheur et celui de nombreuses autres consœurs. Par vanité, beaucoup de mères ont voulu étendre leur domination. Et provoquées dans leur complexe d’infériorité, elles n’ont pas du tout résisté à l’opportunité qui leur était offerte. En toute fin de vie, une des conséquences démesurées de leurs erreurs, fait qu’elles vont être traitées moins bien que des animaux. Voilà en termes de morale. Tout le monde en a plus ou moins conscience et tel n’est pas le propos principal que je voulais développer. J’aurais plutôt voulu montrer comment l’économie, qui est la bonne gestion des moyens mis à notre disposition, a servi cette morale.

classe moyenne. De son côté, l’organisme distribuant l’eau, est aussi sensé se fabriquer une rente d’efficacité. Il va générer de plus gros bénéfices, et s’il est en concurrence, il va être obligé de l’entamer en diminuant le prix de son service. Ainsi le prix du litre devrait baisser jusqu’à ce que le secteur soit à l’équilibre (je passe sur les questions des coûts fixes et variables pour simplifier la question). Passant de 1 euro le litre, il va peut-être descendre à 0,10 cts, voire 0,01cts. Et si vos salaires ne baissent pas, voire s’ils augmentent, vous aurez démultiplié votre pouvoir d’achat d’autant. En parallèle, la société connaîtra un facteur de croissance (je passe aussi sur les questions d’inflation). Voilà des calculs approximatifs mais qui vous donneront une idée de l’intérêt qu’il y a à se spécialiser dans une économie libre.

Cependant, cette libération si elle est bonne en elle même, ne va pas résoudre toutes les questions qui se posent à notre société. Ce mécanisme en entraîne même d’autres qui eux, peuvent être néfastes, comme celui de la spécialisation qui rend bête.

Georges Akerlof, prix Nobel d’économie, a par exemple étudié comment la vente de voitures d’occasions pourries pouvait tuer le marché. L’asymétrie d’information entre le vendeur et l’acheteur favorise les personnes malhonnêtes qui vont vendre au même prix que les vendeurs honnêtes, et ainsi déconsidérer tout un secteur. Les barrières à l’entrée, un monopole au niveau informatif ou le coût des infrastructures sont encore d’autres situations qui parasitent la concurrence. Les sciences économiques en ont recensées de nombreuses. Mais il en est une qui est très mal étudiée en rapport avec la tarification des anciennes tâches dévolues à la famille.

Aujourd’hui la question se pose à tous les niveaux : peut-on demander à l’économie marchande de produire des enfants, ou de nous donner des robots en guise de partenaires sexuels, ou bien de garder nos aïeux en fin de vie, et de rester rentable ?

A mon avis, il y a des secteurs qui échappent à cette rentabilisation par le marché. L’ironie qui veut qu’étymologiquement, l’économie soit la bonne gestion de la maison, ne semble pas tellement s’appliquer ici aux relations familiales. La marchandisation des liens familiaux détruit les familles, sans qui aucune économie n’est viable. Voici comment pour la fin de vie.

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Eu égard à la situation que nous connaissons dans les maisons de retraite, la réponse semble être non. Comme je l’ai déjà dit plus haut, la rentabilisation de la fin de vie débouche sur l’euthanasie. Or, l’élimination des êtres humains, ou leur torture, n’est pas de nature à encourager les survivants à travailler à une telle économie, sauf en tant que serfs. Cette servitude, dont les systèmes communistes ou féodaux nous ont montrés à quel point ils étaient générateurs de pauvreté, n’est pas un horizon pour une économie libre. Il y a contradiction. Cette contradiction nous pouvons la retrouver ailleurs en économie : une eau polluée va générer un chiffre d’affaires eu égard au coût de son retraitement, et stimuler la production de « richesse ». Ainsi, la stérilisation de notre environnement par pollution, peut devenir dans un premier temps, source de croissance, car nous n’avons aucune information sur l’intérêt à préserver un environnement sain. L’augmentation du nombre de malades va également stimuler le secteur de la santé et générer du PIB. Tout comme le secteur des drogues. D’ailleurs sous la pression de l’idéologie de la « liberté » individuelle, le chiffre d’affaires des drogues s’est bien développé. Quant à dire que cette libéralisation ait été un progrès…

Tout d’abord, si vous externalisez ce service, par définition, vous détruisez la famille. Plus de famille, plus d’épanouissement humain. Ne dit-on pas que la famille est le lieu de la gratuité ?

L’économie moderne progresse en innovant, en faisant circuler plus rapidement les actifs, mais aussi en faisant passer des secteurs de l’économie non marchande à l’économie marchande. L’innovation, la bonne circulation monétaire, sont bien étudiées par les sciences économiques. A l’inverse, le passage du secteur non marchand au secteur marchand, l’est un peu moins. Il s’agit ici de mettre un prix sur ce qui, auparavant, semblait gratuit : l’eau, les soins familiaux, les travaux domestiques, la réparation de matériel.

Vous n’avez pas l’eau courante chez vous. Qu’importe. L’économie marchande vous l’amène à domicile pour des prix défiant toute concurrence. En effet, vous-mêmes, vous allez travailler à l’extérieur de la propriété familiale, vous allez devenir un spécialiste dans votre domaine, et générer une sorte de rente d’efficacité. Cette dernière va vous permettre d’échanger contre l’argent de votre salaire, d’autres rentes d’efficacité dégagée par l’économie libérée. Ainsi, auparavant, une heure de travail vous aurait permis d’acheter 1 litre d’eau amené chez vous. Mais comme vous avez gagné en productivité dans l’économie libre, vous pouvez en ramener 10 en une heure si vous êtes au smic, voire 100 si vous appartenez à la « > classe moyenne.

Maintenant, pratiquement, comment notre société a fait endosser à l’économie marchande, un rôle qu’elle n’aurait jamais dû lui attribuer ?

Jusqu’au début des années 80, le nombre de personnes âgées en situation de lourd handicap, est anecdotique. Toute la société, et les féministes en premier, néglige cette question là : le travail salarié des femmes va les libérer des obligations familiales. Et en échange, la société paiera pour placer les personnes âgées, frein à la libération domestique de ses filles. Le bon sens qui aurait dû nous avertir n’est pas de mise. Le féminisme va libérer les femmes. L’avènement des femmes va créer une société nouvelle plus juste, plus heureuse, plus riche, où le placement des personnes âgées sera aisé. L’utopie est en marche. En même temps, les féministes militent pour une insertion professionnelle des femmes qui fait baisser le taux de fécondité, en même temps le renouvellement des générations n’est plus assuré. Qu’importe, nous aurons recours à l’immigration, discours qui, soit dit en passant, à toujours cours pour ce qui est de « payer nos retraites ».

Seulement, le vieillissement de la population n’est pas un phénomène marginal. Et il devient d’autant plus problématique que les familles ont éclaté. Augmentation de PIB, nous répondraient de pseudos économistes. Non, car la charge pour chaque famille devient trop importante en proportion de leurs tailles. Et puis, l’économie parasitaire bureaucratique a fait augmenter le coût du travail de manière disproportionnée. Résultat, la maison de retraite est prise entre l’obligation de s’occuper de personnes âgées qui demandent beaucoup de main d’oeuvre, et pour lesquelles les gains de productivité sont bien moins importants que dans les secteurs technologiques qui tirent nos économies par le haut, et la nécessité de faire payer ce travail à des familles qui ne bénéficient plus de la croissance des trente glorieuses. Les mâchoires de cette mécanique sont en train de se refermer actuellement. La disproportion est devenue telle entre notre économie fortement capitalistique et cette nécessité pour les familles de placer leurs séniors, que la maltraitance ne suffit plus.

Soyons clair, c’était déjà de la maltraitance dans les années 80. Aujourd’hui, la révolte des travailleurs dans les maisons de retraite révèle surtout une situation qui a empiré. En l’état, le résident n’est plus le seul à être victime de cette situation. Les aides soignants le sont aussi car à l’indifférence, s’est rajouté le manque de soins.

La seule solution pour nos économies, serait de rendre ce secteur particulièrement capitalistique. Dans certaines maisons de retraite, des robots ont été d’ailleurs introduits, pour tenir compagnie aux résidents. Cependant, cette démarche s’affrontera toujours à une contradiction interne : nous ne pourrons jamais faire preuve de plus d’humanité avec moins d’êtres humaines, et des humains payés pour donner de l’amour. En cela, le féminisme qui, sous prétexte d’indépendance, a poussé à l’abandon de millions de femmes, cherchant à les faire vivre en parasites d’une économie destructrice, aura commis un de ses plus grands génocides.

Si nous ne reconstruisons pas des familles de base où les hommes auront un tant soit peu de chances d’y avoir une place, le meilleur est à venir, eu égard à la quantité de séniors qui vont arriver sur ce « marché ». Les féministes auront beau revendiquer que les aides-soignantes soient mieux payées, que leur nombre augmente, que les hommes rémunèrent cette économie de l’attention, elles échoueront. La bonne gestion des moyens qui nous sont alloués sur terre, ne souffre pas d’utopie, et la victimisation misérabiliste des féministes pour gagner en pouvoir, diminuera toujours la situation réelle de celles qu’elles avaient la prétention de défendre : les femmes.

À lire

Par Diana Unlimited Faunes Et Femmes Magazine