ENQUÊTER SUR LES EXHIBITIONNISTES ET LA PROSTITUTION DE RUE… DE QUELQUES ENJEUX QUI ENGAGENT UNE PRISE DE POSITION PAR LA JUSTICE.

La prostitution est un objet de recherche sensible en ce qu’il touche, mobilise et met à contribution la sensibilité du chercheur. Il l’est au travers du regard que lui renvoient celles et ceux auxquels il se confronte, car la prostitution suscite la fascination – pour le sexe, la marge, l’extrême ou supposé tel – ou la colère face à l’injustice sociale et la violence des rapports sociaux. Fascination ou colère, «?pour?» ou «?contre?», «?amie?» ou «?ennemie?»?: telles sont quelques-unes des questions, faussement simples, auxquelles le chercheur doit répondre, face à lui-même, face aux interlocuteurs rencontrés sur le terrain, face aux collègues, amis et acteurs institutionnels. Il doit y répondre en amont, en cours et au-delà du terrain de recherche. De plus, le chercheur est pris dans la question du genre?: il est homme ou femme et, par là, sera renvoyé à son statut potentiel de client ou de prostituée, conformément à la répartition genrée la plus répandue et la plus prégnante dans l’imaginaire social. L’objet «?prostitution?» est sensible en ce qu’il suscite des polarisations et confronte à l’obligation de prendre position.

L’exhibitionnisme est l’exposition des parties génitales à une personne étrangère dans le but de provoquer de l’excitation sexuelle. Cette pratique comprend en fait une déviation de l’acte sexuel car la sensation de plaisir s’obtient en montrant ses parties génitales à une tierce personne. Dans la majorité des cas, les victimes concernées sont des femmes ou des enfants.

La personne qui pratique l’exhibitionnisme au lieu de rechercher une rencontre sexuelle réprime cette dernière. Elle convertit ainsi son acte en une fin en soi tandis que l’excitation sexuelle survient en anticipant mentalement la situation, c’est une sensation similaire à celle de la masturbation.

Dans la plupart des cas, aucune tentative postérieure d’avoir une activité sexuelle avec la personne étrangère n’a lieu de la part de l’exhibitionniste. Pour cela, ils commettent rarement des atteintes ou violations et ne développent que très rarement des troubles.


Enquêter sur la prostitution et sur les exhibitionnistes de rue, c’est s’avancer en terrain sensible » : tel était un premier constat né du processus de recherche, concernant d’abord la démarche mise en œuvre sur le terrain, mais sans doute valable au-delà.

« Certaines personnes se caractérisent par le fait de faire du bruit. C’est comme une condition innée chez eux et c’est également une part de la condition des exhibitionnistes ; ils ne savent pas jouir ou souffrir en silence, mais uniquement en dérangeant les autres ».

Cette problématique vaut indépendamment de l’objet de recherche?; elle vaut indépendamment d’un contexte social et politique traversé d’intenses débats et de lignes de fracture. Mais c’est avec acuité qu’elle apparaît dans la configuration actuelle dans laquelle s’inscrit la prostitution, entendue ici comme pratique, comme enjeu de société, comme objet de recherche. C’est avec acuité également que la nécessité de prendre position et d’expliciter les positionnements. Le propos est de faire état, rétrospectivement et à partir d’un ensemble de réflexions «?à chaud?», de quelques enjeux qui engagent les positionnements, exigés ou adoptés au cours de la recherche. Un ensemble de remarques sur les aspects sensibles de l’objet de recherche viendra, dans un premier temps, problématiser son contexte et montrer comment celui-ci contraint le chercheur à l’abandon d’une posture d’extériorité et de détachement confortable. Cela permettra, dans un second temps, d’éclairer des exemples concrets d’«?entrée en matière?»?: la réflexion sera centrée, d’un côté, sur les positionnements exigés lors de l’accès au terrain et, de l’autre côté, sur leurs implications pour la pratique de l’enquête.

Pourquoi y a-t-il des personnes qui jouissent en montrant leurs parties génitales au public ?

L’exhibitionnisme commence généralement pendant l’adolescence. La majorité des exhibitionnistes sont des hommes mariés mais avec un couple souvent conflictuel. Approximativement 30% des délinquants sexuels masculins détenus sont exhibitionnistes. Ils ont tendance à perpétuer ce type de conduite dans le temps et entre 20 et 50% sont détenus plus d’une fois.

Dans le développement de cette paraphilie, une stimulation non adéquate s’associe généralement à une forte activation sexuelle de l’individu, ce qui peut le convertir en une stimulation conditionnée sexuellement dans d’autres occasions. Ces situations se développent généralement durant l’adolescence.

La prostitution peut être définie comme «?le fait d’établir avec d’autres personnes des relations dont l’aboutissement logique est un acte sexuel, avec pour but d’obtenir à court terme une rémunération?»  pôle à l’extrémité d’un continuum d’échanges économico-sexuels . Transgressant les normes dominantes qui encadrent la sexualité humaine en société, elle jette le trouble en articulant sexe et argent.

Les causes de l’exhibitionnisme reposent dans la formation d’apprentissages inadaptés, en substituant le stimulus sexuel espéré, homme ou femme, par d’autres stimulations extérieures.


Alors non, nous ne serons jamais d’accord car pour moi il reste important de dénoncer leur intrusion dans notre mode de vie. Ils ont colonisé le centre naturiste d’Agde avec l’aval de la municipalité et en en chassant nombre d’anciens propriétaires, qu’on le leur abandonne mais qu’ils choisissent d’autres lieux que les nôtres pour s’installer.
Par dénoncer je ne pense pas spécialement faire appel à la police, dans un premier temps dénoncer dans les médias, signaler à la municipalité qu’il y a des comportements qui nous gênent et pas spécialement dénoncer tel ou tel individu, sauf si vraiment certains ne veulent pas comprendre.
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"En quoi les exhibitionnistes feraient du tort au naturisme ?  "
Et bien en appelant leur lieux de rencontre "club naturiste ou massage naturiste", en venant "pratiquer leurs activités" sur les plages que les naturistes occupent depuis des décennies. Et après l'on se plaint de l'amalgame fait par la population entre nudité et sexualité ! Oui dans ces cas là les exhibitionnistes et libertins nous font du tort, qu'ils aient des clubs échangistes ne me dérange absolument pas, mais que ce soient des clubs échangistes dans leurs publicités, et qu'ils revendiquent des plages pour leurs ébats, s'ils les obtiennent (ça m'étonnerait) tant mieux pour eux, mais sur nos plages ils viennent uniquement pour nager et bronzer…
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Pour ce qui est des exhibitionnistes et voyeurs, heureusement que ce ne sont pas des hordes, mais affirmer qu'il n'y en a pas plus qu'ailleurs là aussi j'ai des doutes.  Certes les voyeurs sont aussi nombreux si non plus sur les plages textiles, et certains et certaines qui viennent pour se faire admirer ne demandent que ça  ;  et pour venir "zieuter" sur une plage  naturiste ils sont moins francs, en plus s'ils doivent se mettre en tenue ?
Par contre des exhibitionnistes et pervers désolé mais même si heureusement ce n'est qu'une minorité, c'est une "minorité (très) visible" et tant mieux pour toi si ça ne te dérange pas mais moi si.
Quant aux seuls signalements qui ont été faits à la mairie pour ce qui se passe sur la zone accordée aux naturistes, ils ne l'ont pas été par des nats mais par des braves gens offusqués qui réclamaient l'abrogation de l'arrêté d'autorisation. Devraient-ils être les seuls à pouvoir exprimer leurs doléances ?

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Sur ce je vais cesser d'argumenter, je constate que l'on est aussi bloqué l'un que l'autre sur nos positions, le jour où toute la population acceptera que l'on puisse être nus partout, et même tant qu'à faire pouvoir copuler sur toutes les plages sans que cela ne choque personne, ce jour là on pourra cesser ces débats interminables (en un mot), mais ce n'est pas demain la veille…

Et tu peux me répéter des milliers de fois que : "les arrêtés d'interdiction du naturisme pour des faits d'exhibition sont illégaux", même si je pense que c'était vrai dans l'esprit de ceux qui ont voté cet article de loi  en 1994, aujourd'hui ce n'est absolument pas reconnu par l'immense majorité des citoyens, des élus, des gendarmes et des juges. Donc tant que le texte du 222.32 ne sera pas plus précis et qu'à l'instar des pays scandinaves ou autres les mentalités n'auront pas évoluées dans notre sens (ça n'en prend pas le chemin), à nous de nous défendre, ne comptons pas sur les autorités pour ça.
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Sur un autre registre, celui de la spatialité des lieux de prostitution et de leur sociabilité urbaine, la prostitution soulève des enjeux de coexistence entre des comportements «?ordinaires?» et d’autres, étiquetés comme déviants en raison d’un usage transgressif de la sexualité. Au sein des quartiers d’habitation, la prostitution est souvent perçue comme gênante et dérangeante par partie des riverains, que ce soit en raison des diverses formes de nuisances qui y sont associées, ou encore de sa visibilité et du stigmate qui risque d’entacher la réputation du quartier.

Les vrais exhibitionnistes, ceux de naguère à l'impermébale qui sortaient leur verge au passage d'une écolière ou d'une ménagère, ont presque tous disparus ! La possibilité de s'exhiber en public, via internet, les a éradiqués. Les vraies exhibitionnistes sont les femmes ! Sans cesse à chercher à attirer le regard d'autrui pour plaire …

La possibilité de s’exhiber en public, via internet, les a éradiqués.

Les vraies exhibitionnistes sont les femmes ! Sans cesse à chercher à attirer le regard d'autrui pour plaire, pour séduire…

De temps à autre, les médias nous relatent qu'un mec a été arrêté par la Police : il filmait sous les jupes des dames avec un téléphone portable...

Mais si à chaque fois qu'un homme allait porter plainte parce qu'il voit :
- ici un string,
- ici un téton,
- ici un haut de fesse,
- ici un sein,
- ici un short trop court qui laisse sortir un morceau de fesse,
- ici la toison noire d'une dame qui s'est amusée à ne pas mettre de culotte pour s'exciter la chatte et qu'on peut voir par hasard dans un regard furtif...
... alors les Commissariat de Police seraient bondés et la Justice serait engorgée.

Aucun homme ne porte plainte contre ce comportement :Tout simplement pour les raisons suivantes :
- soient ils ne bandent plus et alors ils s'en fouttent !
- soient ils bandent et alors ils sont contents de se "rincer" l'oeil à moindre frais !

Alors, peut-on en conclure que tout le monde est satisfait, puisque exhibitionnistes et voyeurs sont faits pour se complémenter ? ? ?

Non, car ceux qui reçoivent ces visions de la part d'exibitionniste en trouvent leur comportement affectés !

Je vous laisse réfléchir à la suite et à la violence de notre société avec :
- 1 femme sur 10 violentée par son conjoint,
- des viols en quantité (entre 5000 et 75000 par an, selon, les sources),
- 14 millions de célibataires en France qui assument mal leur sexualité...
- 16 % des filles ntre 16 et 25 ans qui envisagent de se faire siliconner les seins,
- etc...

Bonne réflexion à vouss !

Johnny Depp acculé ? L’ex de l’acteur appelée à la barre dont la charge va être un cauchemar 

Alors que s’ouvre le dernier volet du procès intenté par Johnny Depp à Amber Heard pour diffamation, l’actrice Ellen Barkin va témoigner contre l’acteur, qu’elle a fréquenté en 1997.

Alors que le procès Depp-Heard reprendra lundi 16 mai pour une dernière ligne droite de sept jours, la fin de la trève pourrait être rude pour Johnny Depp. A la barre du tribunal de Fairfax, où se déroule le procès depuis le 11 avril, en Virginie, une ancienne compagne de la star de Pirates des Caraïbes devrait témoigner. Selon People, il s’agit d’Ellen Barkin, ex-partenaire de Johnny Depp dans le film Las Vegas Parano (1998) de Terry Gilliam. L’actrice âgée de 68 ans avait entretenu une brève liaison avec la star en 1997, après sa séparation d’avec Gabriel Byrne, son mari d’alors.

Et celle qui a partagé l’affiche du film culte avec l’acteur fétiche de Tim Burton ne devrait pas être tendre avec son ex-amant. En effet, Ellen Barkin est proche d’Amber Heard et c’est en sa faveur qu’elle témoignera en vidéo, tout comme elle l’avait fait lors du précédent procès des ex-époux au Royaume-Uni. Lors du récit qu’elle avait livré à Londres en 2020, Ellen Barkin s’était souvenu d’une bouteille de vin que lui aurait lancé Johnny Depp, « jaloux«  et agressif, corroborant la version d’Amber Heard.

Johnny Depp : « Je ne ressentais pas la même chose »

Interrogé à son tour sur cette relation, Johnny Depp avait été clair. Ce dernier, cité dans le Daily Mail, avait précisé qu’il connaissait Ellen Barkin « depuis de nombreuses années« , avant qu’ils ne débutent une liaison plus sexuelle que sentimentale en marge du tournage de Las Vegas Parano. Une idylle que la comédienne ne percevait pas comme lui : « Je ne ressentais pas la même chose pour elle qu’elle ressentait pour moi« , avait expliqué l’acteur. Une divergence qui d’après l’interprète de Jack Sparrow aurait nourri du ressentiment chez Ellen Barkin : « Elle voulait plus qu’une liaison, elle voulait une vraie relation avec moi, ce que je ne souhaitais pas.« , et d’ajouter que cela l’aurait rendue « très en colère« . Les anciens amis ne seraient plus adressé la parole. Ellen Barkin témoignera en parallèle de Whitney Henriquez, la soeur d’Amber Heard.

«Faire de longues promenades»

Selon le journal américain, un porte-parole du père de Lily-Rose Depp a également confirmé la présence de l’acteur sur le sol britannique. «Johnny est en Europe pour prendre le temps de se reposer quelques jours, passer du temps avec de vieux amis, faire de la musique et de longues promenades dans la campagne», a témoigné l’informateur au New York Post.

En vidéo, ces grands noms impliqués dans le procès de Johnny Depp et Amber Heard

Johnny Depp poursuit son ex-compagne Amber Heard pour diffamation, après que cette dernière a insinué dans une tribune pour le Washington Post avoir été victime de violences conjugales lors de leur mariage. Il lui demande la somme de 50 millions de dollars. L’actrice d’Aquaman a pour sa part contre-attaqué, en demandant 100 millions de son côté pour avoir sali sa réputation.

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Quelles chaussures privilégier ce printemps-été 2021 ? Les mules demeurent l’un des ultimes investissements mode estival, ancrées dans une esthétique nineties qui inspire la mode depuis plusieurs saisons. Exit le plat, elle prennent cette saison de la hauteur, dotées d’un petit talon. Bijou pour Cult Gaia, immaculées pour Neous, effet croco pour Rouje ou minimaliste pour aeyde… Ces 12 mules sélectionnées chez Laura Kent et marques du moment s’imposent au rang d’incontournables du vestiaire cet été. 

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Les 10 Astuces pour être en meilleure forme

Vous avez pris un peu de poids cet été, vous vous sentez un peu mou ou vous êtes essoufflés lorsque vous montez les marches pour aller à la cantine, voilà 10 astuces pour être en meilleure forme.

Les 10 Astuces pour être en meilleure forme
Les 10 Astuces pour être en meilleure forme

Bougez !

Le corps est fait pour bouger, alors pratiquez une activité physique ou sportive

5 astuces pour bouger plus sans faire de sport :

  • Vous venez au travail en bus ? Descendez 1 arrêt avant ou après et faites-le reste en marchant !
  • Privilégiez le vélo à la voiture comme moyen de locomotion.
  • Préférez les escaliers à l’ascenseur : c’est excellent pour le cœur et ça permet de muscler les mollets et les fesses.
  • Faites le ménage ou ramassez les feuilles devant chez vous ! 50 minutes d’activités ménagères ou de jardinage (tondre la pelouse ou ramasser les feuilles) correspondent à 20 minutes de jogging.
  • Marchez ! Allez chercher le pain à pied ou en vélo, allez déposer les enfants à l’école à pied.

Faites attention à votre alimentation

Notre corps est un outil de pointe, ultra perfectionné alors choisissiez bien ce que vous allez lui donner si vous voulez qu’il fonctionne correctement :

5 asrtuces pour mieux manger :

  • Limitez les sucres et surtout les sucres cachés. Prenez des aliments à indice glycémique bas comme le pain complet ou le riz basmati et cuisinez « al dente » (une cuisson prolongée augmente l’indice glycémique)
  • Mettez de bonnes graisses dans votre corps. Prenez de l’huile d’olive. Riche en oméga 9 elle va protéger votre système cardio vasculaire. Et de l’huile de Colza. Rapport idéal entre oméga 3 et oméga 6, elle va participer à la perte de poids et vous permettre d’avoir moins de douleurs articulaires.
  • Faites des petits repas. En mangeant trop, vous allongez votre temps de digestion et vous vous sentez lourd et mou. A la cantine, après la « viande » mettez des légumes et terminez par les féculents. Une assiette doit être composée de 50% de légumes, 25% de Féculents (pâtes, Riz, …) et 25% de protéines (viande, poisson, œufs …)
  • Hydratez-vous ! Le corps est composé de 60% d’eau et 1% de votre poids de corps (moins d’1 litre) de déshydratation = 10 % de capacités physiques et intellectuelles en moins.
  • Mangez des aliments à base de magnésium. Ils vous donneront de l’énergie et vous permettront d’être plus détendu. Prenez des lentilles (on en a souvent à la cantine), des Amandes, noix (présents à la cantine), noisettes, haricots blancs et rouge (entrée à la cantine), pain complet, pois, riz complet ou Chocolat noir.

La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion

Un membre du Fidesz détaille les conséquences de la loi interdisant la représentation de l’homosexualité devant les mineurs, loi qui inquiète les LGBTQ mais aussi les milieux culturels.

La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion
La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion

Le dimanche 3 avril, alors que les législatives prennent déjà l’allure d’un référendum pour ou contre Viktor Orban, les électeurs sont invités à répondre à quatre questions contre la « promotion » de l’homosexualité ou du changement de sexe auprès des mineurs.

Le gouvernement demande l’assentiment populaire sur une loi déjà adoptée cet été au Parlement, qui proscrit la « promotion » de l’homosexualité ou du changement de sexe auprès des mineurs. Cette dernière interdit par exemple l’apparition de toute personne gay ou transgenre à la télévision avant 22 heures. Les quatre questions du référendum sont ainsi libellées : « Soutenez-vous la tenue de séances d’orientation sexuelle pour les enfants mineurs dans l’enseignement public sans accord parental ? » ; « Soutenez-vous la promotion des traitements de changement de sexe pour les mineurs ? » ; « Soutenez-vous l’introduction sans restriction de contenus à caractère sexuel dans les médias en direction de mineurs et qui affectent leur développement ? » ; « Soutenez-vous l’affichage de contenu médiatique sensible au genre pour les mineurs ? »

Procédure d’infraction contre la Hongrie

De telles prises de position sont récentes en Hongrie. L’homosexualité avait été dépénalisée dès le début des années 1960, et l’union civile entre conjoints du même sexe reconnue dès 1996. La Commission européenne a lancé jeudi 15 juillet une procédure d’infraction contre la Hongrie, membre de l’Union européenne depuis 2004. La charte des droits fondamentaux de l’UE interdit en effet toute discrimination en fonction de l’orientation sexuelle. Le site progouvernemental du référendum dénonce « les bureaucrates et certains groupes d’activistes à Bruxelles ». Il défend une loi qui « offre une protection adéquate contre la propagande affectant les enfants, que ce soit sous la forme de contenus médiatiques ou de conférences données par des militants dans les écoles ».

L’opposition, elle, dénonce une tentative de manipulation. « Le but n’est pas de protéger nos enfants, mais de renforcer les divisions du pays en reproduisant les politiques de Poutine d’incitation à la haine contre la communauté LGBTQ et détourner l’attention des vrais problèmes du pays : la hausse continue des prix, le système de santé dans une situation catastrophique, les moyens de subsistance ou la corruption généralisée », considère le parti d’opposition Momentum sur son site Internet.

Les ONG appellent à ne pas voter

De nombreux votes nuls pourraient invalider ce référendum parallèle, même si trois Hongrois sur quatre sont tentés de voter « non » à la première question sur l’autorisation parentale pour l’éducation sexuelle à l’école, selon les sondages.

En effet, le vote ne sera valable qu’à condition de mobiliser la moitié du corps électoral (établi à 8,2 millions de citoyens), sur l’ensemble des questions. En tout, 14 ONG ont appelé à ne pas y participer. Dont Amnesty International Hongrie, qui dénonce une tentative de « masquer les minorités sexuelles et de genre aux yeux du public ».

Des citoyens hongrois, exilés en Europe ou restés dans leur pays natal, racontent comment les lois discriminatoires du pouvoir conservateur envers les personnes LGBT changent leur quotidien.

Angelika, 41 ans, maquilleuse : « Je commence même à avoir peur qu’on me retire ma carte d’identité »

« En 2002, j’ai été la troisième femme en Hongrie à pouvoir bénéficier d’une opération de réassignation sexuelle [qui permet de modifier les caractéristiques sexuelles initiales afin qu’elles correspondent à l’identité de genre]. Comme c’était très rare à l’époque, je suis devenue célèbre : j’ai fait la couverture de magazines, j’ai été invitée par des émissions de télévision à débattre ou à chanter, j’ai participé à des programmes de télé-réalité…

Ces dernières années, je sens que les opportunités se sont raréfiées. A cause des opinions propagées par le gouvernement, je suis sur liste noire. Je ne peux plus vivre de ma notoriété. Il y a deux ans, je suis devenue maquilleuse-coiffeuse, même si je continue de temps à autre à être invitée par une émission. Je commence même à avoir peur que le gouvernement me retire ma carte d’identité de femme. Si c’est le cas, je partirai vivre à l’étranger, même si ce n’est pas ce que je souhaite.

« Le climat transphobe a affecté ma vie personnelle. Quel homme en Hongrie voudra m’épouser et construire une famille avec moi ? »

Cette fixation du gouvernement sur les personnes trans est incompréhensible : nous sommes un très petit nombre en Hongrie et nous ne bénéficions d’aucune visibilité. Un Hongrois moyen ne croisera probablement jamais une personne trans de toute sa vie ! En s’acharnant sur les personnes LGBT, en les excluant, en les forçant à opprimer leurs pairs pour être socialement acceptées, Orbán crée une société traumatisée. »

Klára, 64 ans, ancienne députée : « Sa stratégie est de désigner un ennemi, aujourd’hui ce sont les LGBT »

« En 2005, j’ai été la première responsable politique en Hongrie à faire mon coming-out en tant que lesbienne, durant une émission de télévision. Au sein de ma famille et de la classe politique, ce n’était un secret pour personne. Quand le journaliste m’a demandé si j’étais effectivement lesbienne, j’ai répondu : ‘Oui’. Mentir m’aurait fait honte.

Pourtant, je n’avais pas envie de devenir un symbole. Je n’étais pas du tout active dans la communauté LGBT et je voulais être reconnue pour mes compétences sur les réformes économiques et sociales. Mais évidemment, je le suis devenue. J’ai reçu des centaines de lettres d’électeurs ! Après ça, je n’ai plus occupé de fonctions au sein du bureau national de mon parti et je n’ai plus jamais été élue députée, sans que je sache si c’était directement lié à mon coming-out. J’ai arrêté la politique et désormais, je dirige une clinique à Budapest.

J’ai bien connu Viktor Orbán, avec qui j’ai cofondé le Fidesz [à la fin des années 1980, il s’agissait d’un parti de jeunes démocrates de centre-gauche anti-communistes]. Je ne crois pas qu’il soit sincèrement homophobe, il n’en a rien à faire au fond des personnes LGBT.

« Chacune de ses actions est une tactique politique afin de conserver le pouvoir. »

Sa stratégie est systématiquement de désigner un ennemi : aujourd’hui ce sont les LGBT, mais avant, c’était les chômeurs, les sans-abri, les migrants, l’Union européenne… L’objectif avec cette loi est aussi de diviser l’opposition, entre le Jobbik (droite) qui a voté pour le texte et les autres partis plus progressistes, qui ont voté contre ou se sont abstenus. »

Marton, 38 ans, directeur des ventes : « Un couple hétérosexuel passera toujours avant nous »

« J’ai rencontré mon mari [le mariage pour les gays et les lesbiennes n’existe pas en Hongrie, mais il est possible de se pacser depuis 2009], Adam, il y a dix ans lors d’une fête. Ça a été le coup de foudre. J’ai toujours su que je voulais avoir un enfant et lui aussi. En Hongrie, les couples gays ne sont pas autorisés à adopter, mais les personnes célibataires oui. En 2015, on a donc lancé la procédure pour que j’adopte en tant que personne seule.

Nous n’avons jamais caché à l’agence d’adoption et au psychologue chargé de m’évaluer que nous étions un couple d’hommes. Ça n’a pas posé de problème, et j’ai été déclaré apte à adopter. L’agence nous a néanmoins prévenu qu’un couple hétérosexuel nous passerait toujours devant et qu’il faudrait être patient. Nous avons attendu trois ans.

« En janvier 2018, on nous a proposé un garçon de 18 mois qui avait été refusé par 12 couples hétérosexuels. C’est comme ça que j’ai pu adopter Andréas. »

Comme nous aimerions avoir trois enfants, Adam a à son tour entamé la procédure d’adoption, en 2018. Mais en novembre 2020, le gouvernement hongrois a changé la législation : désormais, toutes les demandes d’adoption de personnes seules doivent passer par le ministère de la Famille pour être validées, même si elles ont déjà été approuvées par l’agence d’adoption. Ça n’est pas dit clairement, mais évidemment cette mesure permet de discriminer plus facilement les personnes LGBT. Comme mon mari et moi avons publiquement dénoncé cette loi, je crains que le gouvernement n’accède jamais à notre deuxième demande d’adoption. »

Csaba, 53 ans, concierge : « Quand j’ai compris que j’étais gay, je ne l’ai dit à personne »

« Je suis né en 1969 dans une petite ville dans l’ouest de la Hongrie. A l’époque, la télévision nationale hongroise était notre seul lien avec le reste du monde. Elle n’évoquait jamais l’homosexualité et mes parents, un réparateur et une femme de ménage, n’ont jamais abordé avec moi les questions de sexualité. Je ne savais même pas ce que voulait dire être gay. Pourtant, j’ai su très jeune que j’étais différent. Mais toute la journée, j’entendais des gens parler des ‘putains d’homos’, etc. Quand j’ai compris que j’étais gay, je ne l’ai dit à personne.

« Peut-être que si j’avais pu en parler à l’époque, ma vie aurait été différente. »

J’ai déménagé à Budapest à 23 ans en pensant que ça serait plus simple de se cacher dans une grande ville. Là-bas, j’ai finalement fait mon coming-out auprès de tout le monde, même mes collègues, et je n’ai jamais eu de souci. Mettre dans la même loi la pédophilie, qui est une mauvaise chose, et l’homosexualité, qui ne l’est pas, entraîne forcément une connexion entre les deux dans l’esprit des gens. Le pays est si divisé sur ce sujet et sur la politique en général, entre les partisans d’Orbán et les autres, que j’ai préféré déménager l’hiver dernier à Cologne, en Allemagne. »

Matteo, 22 ans, étudiant : « La loi interdit de parler d’homosexualité à l’école, mais ça n’était déjà pas le cas »

« C’est compliqué de tenir la main de mon copain dans la rue, on ne peut jamais être à 100% nous-mêmes. En septembre, on se baladait dans le centre-ville de Budapest quand trois hommes d’une quarantaine d’années nous ont vus au loin et ont couru vers nous en nous insultant.

« J’ai dû attendre de déménager en Angleterre, en 2018, pour comprendre que j’étais gay et réaliser que c’était une option possible dans la vie. »

A Londres, où je suis parti faire mes études d’informatique, je n’ai pas l’impression de devoir faire attention à ce que je fais comme ici. Là-bas, tous mes amis savent que je suis gay. En Hongrie, je l’ai dit à ma famille qui l’a très bien pris, mais pas à tous mes amis d’enfance. Je ne suis pas certain de la réaction de certains d’entre eux, alors je préfère attendre.

La loi qui vient de passer interdit de discuter de l’homosexualité à l’école, mais ça n’était déjà pas le cas ! C’est un véritable tabou. Mes amis gays qui vivent ici sont obligés de le cacher à leurs collègues, sinon ils savent qu’ils ne pourront jamais être promus. C’est pour ça que je ne me vois pas vivre en Hongrie plus tard. »

Anna, 38 ans, chercheuse et activiste : « Je ne me laisserai pas intimider »

« La loi qui dit ‘protéger les mineurs’ est tellement vague qu’elle n’est pas faite pour être appliquée, mais pour provoquer l’autocensure. Mais je ne crois pas au fait qu’elle entraîne beaucoup de changements. Les professeurs qui veulent aborder le sujet de l’homosexualité pourront le faire en montrant Friends ou Modern Family [deux séries américaines dont certains personnages sont LGBT+par exemple, en prétextant qu’il s’agit de progresser en anglais. Moi-même, en tant qu’enseignante, je ne me laisserai pas intimider et je continuerai d’aider mes élèves à découvrir qui ils sont.

« J’ai confiance en l’Union européenne pour forcer Orbán à reculer. »

En revanche, je crains qu’il utilise les sanctions européennes pour faire monter le sentiment anti-européen au point que la question de la sortie de l’UE se pose un jour. C’est quelque chose qui me fait très peur, car les femmes, la communauté LGBT et les minorités en Hongrie seraient abandonnées. Je pense que si ça arrive, nous serons très nombreux à partir vivre à l’étranger. »

Faits et chiffres clés sur la situation des femmes : la pauvreté multidimensionnelle en Haïti

Aujourd’hui plus que jamais, la voix des femmes, des jeunes femmes et des filles haïtiennes doit être entendue. Alors qu’Haïti fait face à une crise prolongée aux multiples facettes et que la situation des femmes se fait de plus en plus alarmante, ces dernières continuent à faire preuve d’une résilience exemplaire.

Faits et chiffres clés sur la situation des femmes : la pauvreté multidimensionnelle en Haïti  
Faits et chiffres clés sur la situation des femmes : la pauvreté multidimensionnelle en Haïti  

Il n’et donc pas surprenant que les femmes soient touchées de façon disproportionnées par la crise profonde qui affecte Haïti. La violence généralisée des gangs, qui trouve en partie raciné dans les inégalités de genre et d’autres inégalités sociales, a un impact particulier sur les femmes. Les homicides et enlèvements commis par les gangs, en hause ces six derniers mois, font souvent des femmes des victimes tant directes que collatérales – en plus de celles qui sont assassinées, de nombreuses femmes deviennent par la force des choses cheffes de famille monoparentales, tandis que le viol et l’esclavage sexuel sont utilisés par les gangs comme arme pour terroriser et affirmer leur contrôle sur les populations des zones qu’ils convoitent.

Les femmes haïtiennes représentent un pilier majeur de l’économie, notamment informelle et commerçante, sont à la tête de plus de la moitié des foyers haïtiens, et œuvrent quotidiennement, souvent seules, pour permettre un accès à l’éducation et à la santé à leurs enfants, en dépit de la pauvreté et de l’insécurité dont elles doivent faire face. De plus, elles insufflent la vitalité de la société civile haïtienne, à Port-au-Prince et dans chacun des dix départements, en se battant pour le respect des droits de la personne pour la justice, l’équité, et contre l’impunité et la corruption.

S’il est alarmant que les services médicaux et sociaux pour accompagner les femmes survivantes de violences sexuelles soient quasiment inexistants et très peu efficaces, il est scandaleux que les mesures pour protéger les populations affectées, enquêter sur ces crimes, et punir ceux qui en sont responsables demeurent inadéquates. Cette situation alimente la perception d’impunité et contribue à la perpétuation des cycles de violence. De plus, la participation limitée des femmes tant à la conception qu’à la mise en œuvre des réformes judiciaires qui les concernent directement en entrave la réalisation et est préjudiciable à la protection de droits fondamentaux de la personne et plus particulièrement ceux des femmes et des filles.

L’éducation formelle et en famille joue aussi un rôle crucial dans la transmission et la consolidation des principes d’égalité et de respect des droits de toute personne, sans distinction de genre. Par ailleurs, un effort de sensibilisation visant le grand public apparait nécessaire sur la violence faites aux femmes et aux filles, et ses conséquences psychologiques et physiques pour les victimes, mais aussi légales pour les responsables. Ainsi, l’école devrait représenter le premier forum ou les jeunes haïtiennes et haïtiens participent de manière égale, non seulement l’espace ou les matières traditionnelles sont enseignées mais aussi le vecteur principal de transmission de notions comme la citoyenneté et l’égalité des droits.

Les femmes haïtiennes s’expriment aujourd’hui et veulent être entendues. Elles réclament la place qui leur a été systématiquement refusée dans les processus de prise de décision et dans les cercles de pouvoir. En ce moment historique pour Haïti, où les réformes sont réclamées par toutes les sensibilités politiques, où l’on parle de dialogue national et de solutions pour rétablir la sécurité, le rôle et la place des femmes ne peuvent plus être ignorés, elles qui représentent plus de la moitié de la population du pays et qui sont souvent celles qui payent le plus cher prix des conséquences de la mauvaise gouvernance, de la corruption et de l’impunité.

La faible représentation des femmes en politique représente un affront à la notion de représentativité dans un système démocratique. Leur absence dans les forums de débat et de décision entrave considérablement la compréhension globale des questions touchant les différents segments de la population, et tend à exclure des discussions et des décisions de politiques de développement économique et sociale les spécificités qui appartiennent aux femmes et aux filles. Cela entraine des propositions de solutions souvent inadaptées et à faible impact.

Prises entre deux feux

Tout comme la pandémie, les conflits armés ont limité les possibilités de déplacement et l’accessibilité en général. Les femmes « sont prises entre la COVID-19 et la violence », déplore le Dr Marie Deschamps, directrice adjointe du centre médical GHESKIO. « Les victimes sont enfermées chez elles ou dans des refuges temporaires et ne peuvent pas demander d’aide. Une autre faiblesse actuelle du système est le manque d’assistance juridique pour les victimes qui nous disent avoir été violées. »

Certaines sont brutalisées par des membres de gangs. « Des criminels armés sont encore venus nous violer, nous ont jetées hors de chez nous et battues », raconte une femme du quartier de Martissant. « Ils ont brûlé notre maison, ils nous ont tout pris. »

L’UNFPA a déployé des équipes et des solutions d’assistance dans les camps de personnes déplacées (PDIP). Au cours des cinq premiers mois de 2021, l’UNFPA et ses partenaires ont aussi offert de l’aide à 1 347 survivant·e·s de violence sexuelle (dont près de 700 enfants et 110 hommes), et pris en charge 6 356 cas de violence physique. Des cliniques mobiles ont également été mises en place et une aide psychologique a été proposée dans les zones de la Vallée de Bourdon, de Canaan, de Delmas 103, de Bel-Air, de Martissant et de Carrefour. Près de 130 000 personnes, dont certaines en situation de handicap, ont pu bénéficier de services de santé sexuelle et procréative, de planification familiale et de prévention des infections sexuellement transmissibles. Les femmes enceintes ont reçu des kits d’accouchement stériles contenant des produits d’hygiène de base et des lampes à énergie solaire.

Une fois de plus, la vie et la dignité des femmes et des filles sont les victimes innocentes du conflit. Selon l’Aperçu de l’action humanitaire 2021 de l’UNFPA, Haïti est l’un des dix pays ayant le plus besoin de fonds pour une aide d’urgence, alors que l’UNFPA prévoit de mobiliser 4,5 millions de dollars (sur un besoin total de 25,5 millions) pour continuer à proposer une aide et une assistance d’urgence en matière de santé sexuelle, procréative et maternelle aux survivantes de violence basée sur le genre.

Il est temps que le gouvernement haïtien, les partis politiques, l’ensemble des secteurs de la vie nationale, ainsi que la communauté internationale, écoutent la voix des femmes et des filles haïtiennes, et prennent toutes les mesures pour garantir et protéger leur participation pleine et entière dans le processus de consolidation de la paix et de la stabilité en Haïti, ainsi que dans celui de création d’une société plus juste et plus égale.