L’amour trans hétéro la discrimination qu’elle scandale

Cet article n’est PAS pour les personnes cisgenres. Il est écrit spécifiquement pour les personnes transgenres/non-binaires (quelque soit l’état de leur transition). Note 2 : je vais utiliser du vocabulaire anatomique dans cet article (pénis, vagin, etc.), histoire de savoir précisément de quoi on parle. 

Hétérosexualité, homosexualité ou bisexualité ne sont que les trois orientations sexuelles les plus connues. Il en existe bien d’autres, marquées par des tendances sentimentales diverses ou inexistantes. Il existe bien d’autres orientations sexuelles que les trois plus connues, où les sentiments prennent parfois plus d’importance que le sexe, ou sont totalement absents.

Dans cet article, j’aimerais donner quelques pistes pour aider les personnes trans, tirées de mon expérience personnelle et aussi de choses que j’ai entendu de la part d’autres personnes trans. Le sujet est bien sûr complexe et il ne s’agit donc pas d’être exhaustif. Ce qui marche pour quelqu’un peut ne pas fonctionner pour quelqu’un d’autre, car nous sommes très divers-e-s.

Avoir des relations sexuelles quand on est trans peut s’avérer délicat pour plusieurs raisons. Tout d’abord, nous avons souvent de la dysphorie qui peut rendre les choses plus compliquées. De plus, l’éducation sexuelle et la représentation du sexe dans les médias est totalement hétérociscentrée, ce qui fait qu’il faut se débrouiller sans ressources inclusives ni spécifiquement faites pour nous. Pour finir, si notre partenaire est cisgenre, cela peut encore compliquer la situation, car même s’iel accepte notre transidentité, il y a des choses que cette personne comprendra plus difficilement.

Faunes et Femmes Magazine travaille sur les discriminations et défend les droits de toutes personnes. Il y a une urgence à lutter et la question des droits des personnes trans est trop peu audible. Il y a un énorme retard à combler pour rappeler les engagements politiques et signaler la transphobie qui émaille la vie des personnes trans.

Discriminations, violences, difficultés à changer d’état-civil, les droits fondamentaux des personnes trans doivent être mieux protégés.

Au Royaume-Uni, plus d’un tiers des personnes transgenres ont signalé avoir été victimes de crimes motivés par la haine en 2017.

Cette évolution est rendue possible par le militantisme infatigable de personnes transgenres qui ont refusé d’être marginalisées et réduites au silence.

C’est pour cette raison qu’il est important que les personnes transgenres et leurs témoignages soient visibles, et heureusement, c’est en train de se produire. Comme l’a dit l’actrice Laverne Cox au TIME magazine, « aujourd’hui, de plus en plus de personnes trans veulent dire ouvertement « Je suis comme ça ». ». En conséquence, ces dernières années, certains pays européens ont commencé à comprendre que leur approche du genre posait problème et était fondée sur des stéréotypes.

1. Les aromantiques

Une personne aromantique ne ressent pas ou peu d’attirance sentimentale pour autrui. Cela ne veut pas dire qu’elle ne s’attache à personne ou qu’elle ne ressent rien, mais elle ne tombe pas amoureux/se au sens traditionnel du terme. S’il peut avoir besoin d’autant de soutien affectif que les autres, ses besoins peuvent être satisfaits d’une façon platonique. Ses relations seront donc de l’ordre de l’amitié, qui sera loyale. C’est un peu le pendant de l’asexualité mais au niveau amoureux.

2. Les polysexuels

Le polysexuel est une personne capable d’entretenir deux ou plus relations amoureuses ou sexuelles suivies d’intensité quasi-similaire (de vraies histoires d’amour parallèles). le polysexuel ne pourra développer de sentiments ou de désir que pour certaines sexualités, par exemple les femmes et les hommes déguisés en femme, mais pas les transsexuels.

3. Gérer la dysphorie au lit (ça rime)

Tout d’abord, il n’y a aucune « règles » qui disent qu’il faut être totalement à poil pour baiser (mais quelle vulgarité !) Si garder certains vêtements vous met plus à l’aise, n’hésitez pas à le faire. Par exemple, si votre torse vous rend dysphorique, vous pouvez garder un tee-shirt. Je pense que cette technique peut fonctionner dans « les deux sens » (c’est à dire si on veut un torse plat ou si on veut des seins) puisqu’en fait le tee-shirt va juste cacher tout.

L’une des choses qui doit être le plus difficile à gérer durant les relations sexuelles, c’est bien la dysphorie. Il y a quelques astuces pour la soulager.

Il est également possible de s’aider de sex toys et prothèses, en particulier pour la dysphorie liée aux organes génitaux. Pour les gens qui veulent un pénis, il existe des packer (c’est à dire une prothèse comme on peut le voir sur l’image ci-dessous) qui permet de pénétrer, et certaines sont plutôt réalistes, avec notamment une partie qui frotte sur le clitoris ou le dickclit de la personne qui le porte. Chase Ross est un homme trans qui présente plein de packer différents (attention, tous ne sont pas faits pour le sexe).

Alors évidemment, le tee-shirt ne va pas aplatir ce qui est déjà là, mais que ça soit caché juste visuellement peut aider, surtout si on est sur le dos puisque du coup y’aura un effet automatiquement aplati. Il est aussi possible de porter une brassière de sport ou carrément un binder – mais attention, celui-ci ne doit pas être trop serré, ne doit pas limiter vos mouvements ou vous empêcher de respirer, ne vous mettez pas en danger. Je n’aime pas trop porter un binder dans ces cas-là, justement parce que je n’aime pas être serré et avoir chaud, je préfère la technique du tee-shirt. On peut aussi tout simplement s’aider de la position : par exemple couché sur le ventre, même nu-e, on ne verra rien de votre torse.

4. Les skoliosexuels

Une personne skoliosexuelle n’est pas naturellement attirée par les personnes dites « binaires », c’est-à-dire se sentant en accord avec son genre de naissance. En revanche, elle s’attachera aux personnes transidentitaires, celles qui ne sont pas nées avec des organes génitaux correspondant au genre auquel elles se sentent appartenir. Elle va ainsi développer des sentiments et une attirance sexuelle pour une femme se sentant homme, un homme se sentant femme, une personne transgenre ou encore les drag queens.

5. Les sapiosexuels

Se dit d’une personne attirée sexuellement et émotionnellement avant tout par l’intellect d’une personne, par son intelligence, sa vivacité d’esprit. On est à la fois sapiosexuel et hétérosexuel, gay ou bisexuel, indépendamment du genre (masculin, féminin, non-binaire, androgyne) ou de l’identité de genre (trans)…

En ce qui concerne les personnes qui ont un pénis, Riley J. Dennis qui est une femme trans non-binaire lesbienne, a fait récemment quelques vidéos (en anglais) destinée aux femmes ayant un pénis qui ont des relations sexuelles avec d’autres femmes (mais j’imagine que certains de ses conseils sont valables pour les personnes trans ayant un pénis en général). Elle recommande notamment l’usage des strap-on, car cela permet de diminuer la dysphorie puisqu’on n’utilise pas directement son pénis, et en plus les strap-on ont souvent des couleurs « pas réalistes ». Elle recommande aussi l’utilisation de sex toys qui ont une connotation plus « féminine » – elle présente par exemple un vibromasseur qui s’utilise sur un clitoris mais on peut y rajouter au bout une espèce d’anneau dans lequel on peut mettre son pénis (l’image sera plus parlante que cette tentative foireuse de description je pense lol).

6. Communiquer avec son/ses partenaire(s)

D’abord, il va être important de communiquer à votre partenaire quelles sont les choses qu’iel peut ou pas faire ou dire. Par exemple, s’iel ne peut pas toucher votre torse car cela vous rend dysphorique, il faut qu’iel le sache. Si vous avez eu la possibilité d’en discuter avant c’est bien, mais sinon même dans « le feu de l’action », votre partenaire doit vous demander la permission avant de faire quelque chose. N’hésitez pas à dire non.Vous êtes absolument dans votre droit de refusez une pratique à tout moment, sans vous justifier. Vous pouvez même mettre complètement fin à l’acte. Ca peut notamment se passer si vous sentez que la dysphorie vous fait passer un mauvais moment, mais aussi pour d’autres raisons (exemple : une surcharge sensorielle imminente). Encore une fois, vous n’avez pas à vous justifier, un « non », un « stop », un « arrête », suffisent et votre partenaire se doit de le respecter et stopper immédiatement. 

Note : Je pars du principe que votre relation avec votre partenaire est saine, qu’iel vous respecte, respecte votre genre et ne vous fétichise pas pour votre transidentité. Si ce n’est pas le cas, le mieux est de fuir une telle relation mais c’est une autre histoire.

La communication avec son (ou ses) partenaire(s) est importante car elle permettra de s’assurer que tout le monde consent et est à l’aise avec ce qu’il se passe. C’est évidemment important de le faire même pour le sexe hétéro-cis, mais je pense que ça l’est d’autant plus pour le sexe avec une personne trans parce qu’on sort du cadre établit.

Quelque chose qui peut aussi grandement vous aider, c’est de préciser à votre partenaire le vocabulaire qu’iel doit employer pour désigner des parties de votre corps. Par exemple, utiliser le mot « torse » plutôt que « seins », ou « pénis » plutôt que « clitoris ». De toute façon, le pénis et le clitoris ont la même origine embryonnaire et présentent une structure similaire. Il existe en réalité un continuum d’organes génitaux du plus petit clitoris au plus grand pénis, donc on peut voir le pénis comme un grand clitoris et le clitoris comme un petit pénis. Et pour une personne qui a pris de la testostérone par exemple, le clitoris a peut être grandi de quelques centimètres pour devenir ce qu’on appelle « un dicklit ».

Je pense aussi qu’il est important que votre partenaire vous rassure sur vos insécurités. La dysphorie n’est pas toujours rationnelle, et même si on sait que notre partenaire respecte notre genre, parfois on ne peut pas s’empêcher de « se faire des idées ». Notamment de se dire qu’après tout s’iel nous désire, c’est parce qu’on a « un corps de femme » ou « un corps d’homme ». Je pense que ça m’a fait beaucoup de bien que mon partenaire me répète que ce n’était pas le cas et qu’il ne voyait pas mon corps comme quelque chose de genré. N’hésitez pas à dire à votre partenaire que vous avez besoin d’être rassuré-e.

Toutes les personnes transgenres ne se reconnaissent pas dans le système binaire homme/femme. Certaines personnes ont un genre tiers, d’autres ne s’identifient à aucun genre ou à l’inverse à plusieurs. Les personnes transgenres peuvent choisir ou non de suivre certains des traitements médicaux.

Sachez aussi qu’il est normal si votre dysphorie fluctue, varie en intensité au cours du temps, et ne concerne pas toujours les mêmes pratiques/endroits du corps. Ces fluctuations peuvent être aléatoires mais aussi liée à d’autres facteurs, comme par exemple votre niveau de stress ou de fatigue, le jour du cycle menstruel pour les personnes qui en ont un, etc. Par exemple, il y a des périodes où on ne peut pas du tout toucher mon torse et d’autres périodes où ça ne me dérange pas. Il peut donc y avoir des moments où vous refuserez une pratique en particulier ou le sexe tout entier, et d’autres moments où ça ira. Ne culpabilisez pas s’il y a une période de temps où vous n’êtes pas en mesure de faire quelque chose, vous en avez le droit. Le sexe n’est pas un dû et doit être consensuel pour toutes les personnes impliquées. Vous pouvez tout à fait expliquer à votre partenaire que non, en ce moment ça ne va pas être possible. N’oubliez pas non plus que le sexe n’est pas une « performance ». On est pas obligé-e d’être tous les jours « opérationnel-les » ni que chaque acte sexuel vous envoie au septième ciel. Le tout c’est que ça soit consensuel et de passer un bon moment.

En général, les gens ne vivent ni ne perçoivent pas leur identité de genre selon un schéma uniforme et standardisé. Les personnes transgenres, dont l’identité de genre diffère du sexe qui leur a été assigné à la naissance, vivent de façon individuelle leur identité de genre et l’expriment de différentes façons. La perception de l’identité de genre peut aussi évoluer avec le temps. Certaines personnes transgenres s’identifient comme complètement homme ou femme, d’autres perçoivent leur identité de genre comme en dehors de cette binarité.

Pour la plupart des personnes, le sexe mentionné dans leur état civil correspond à leur identité de genre. Le sexe apparaît sur de multiples documents officiels (notamment les actes de naissance, cartes d’identité et passeports) et détermine la façon dont les personnes sont perçues pendant toute leur vie. Les personnes trans dont l’identité de genre diffère du sexe qui leur a été assigné à la naissance sont ainsi vulnérables à de nombreuses discriminations dans leur vie quotidienne.

Enfin, je pense que privilégier des partenaires trans peut aussi être une des solutions possibles, parce qu’il y aura une compréhension mutuelle plus naturelle. Ca n’empêche pas de communiquer, mais entre personnes trans on se comprend quand même vachement mieux sur pas mal de sujets forcément. Ca peut enlever pas mal de pressions imposées par le sexe hétérocisnormatif et ça peut aussi vous mettre plus en confiance et permettre de construire une relation plus équilibrée. Ca ne veut pas dire qu’on ne peut pas y arriver avec une personne cis bien sûr, mais c’est sûrement plus facile d’y arriver avec une personne qui vit des choses similaires.

Bien qu’il existe des centaines de journées internationales consacrées à différentes thématiques essentielles, l’importance de la Journée internationale de la visibilité transgenre ne peut être sous-estimée.

Nous savons que les personnes transgenres sont en proie à un niveau des harcèlements, de la violence et des discriminations.

L’identité de genre fait référence à l’expérience intime et personnelle de son genre profondément vécue par chaque personne, qu’elle corresponde ou non au sexe assigné à la naissance.

L’orientation sexuelle correspond à la faculté de chacun à ressentir une profonde attirance émotionnelle, affective et sexuelle et à avoir des relations intimes et sexuelles avec des personnes d’un genre différent, du même genre, ou de plusieurs genres.

Une personne trans est une personne dont l’expression de genre et/ou l’identité de genre s’écarte des attentes traditionnelles reposant sur le sexe assigné à la naissance.

Une personne intersexuée a des caractéristiques génitales, hormonales ou chromosomiques ne correspondant pas aux normes imposées définissant les catégories « masculin » ou « féminin » de l’anatomie sexuelle ou reproductrice. L’intersexuation peut prendre des formes variées et recouvrir un large éventail de situations.

Encore une fois, ça rejoint la question de l’hypersensibilité sensorielle, puisque le risque de surcharge sensorielle n’est pas tout le temps le même et ça dépend de pas mal de facteurs (stress, fatigue, activités effectuées dans la journée, etc.) 

A ce sujet, j’avais lu cet article d’une femme trans sur sa relation avec une autre femme trans (en anglais) : https://transphilosopher.com/2017/03/21/trans-on-trans-love-and-why-cis-people-just-dont-get-it/ 

Il est possible qu’une personne ne s’identifie pas au genre qui lui a été attribué à la naissance ou aux normes binaires masculines ou féminines, et ces personnes ne devraient en aucun cas avoir à subir un quelconque traitement médical ou psychiatrique pour que leur identité soit acceptée.

L’approche actuelle a des conséquences dramatiques pour la santé et le bien-être des personnes transgenres.

Dans de nombreux pays, même lorsqu’il existe une procédure permettant la reconnaissance du genre à l’état civil, cette procédure est souvent dégradante et impose aux personnes de se soumettre à un examen psychiatrique établissant un « trouble mental » et de subir une stérilisation irréversible.

Dans plusieurs pays d’Europe, l’une des évolutions sur lesquelles les militants et les militantes ont concentré leurs efforts est la reconnaissance juridique du genre, principalement la possibilité pour les personnes trans de demander la reconnaissance de leur genre par l’État et dans leurs documents d’identité.

C’est tout simplement scandaleux. L’État n’a aucunement le droit de prendre des décisions sur le corps et l’identité de quiconque.

Elle n’a donc pas pu être reconnue comme une femme dans ses documents d’identité, une expérience humiliante qui l’a forcée à justifier régulièrement son identité de genre.

Pendant la majeure partie de sa vie, Jeanette Solstad Remø, une femme transgenre de Norvège, n’a pas pu faire reconnaître son genre à l’état civil, car elle refusait de se plier à ces conditions déshumanisantes.

Jeanette Solstad Remø et de nombreuses autres personnes ont lutté pendant des années pour faire changer cette loi.

Je cite : « Je suis convaincue qu’une partie de notre succès est dû au fait qu’on soit toutes les deux des filles trans. (…) C’est génial d’être avec quelqu’un qui sait exactement ce que ta propre dysphorie te fait ressentir. D’être avec quelqu’un qui ne trouve pas ça bizarre d’être super heureuse quand quelqu’un te genre bien au supermarché. Quelqu’un avec qui tu peux partager les petites joies de la transition et savoir qu’iel comprend parfaitement ce que tu veux dire. Quelqu’un qui comprend ton identité dans toute sa complexité parce qu’iel est passé par la même évolution. (…) Maintenant, je n’ai plus besoin d’être complexée par le fait d’avoir une voix qui n’est pas aussi féminine que celle d’une partenaire cis. Je n’ai pas besoin d’essayer constamment de parler plus aiguë. Je n’ai pas à me sentir complexée par la féminité de mon corps avec elle. Je n’ai pas besoin de « passer » mieux pour elle. » 

Mais le mouvement en faveur des droits des personnes trans n’attendra plus. Et, alors que de plus en plus de personnes se rendent compte que la vision que la société a du genre est obsolète, nos législateurs ne devraient plus attendre non plus.

Voilà, ce sera tout pour cet article, j’espère que vous avez pu en retirer quelque chose d’utile. N’hésitez pas à donner dans les commentaires vos conseils et astuces à ce sujet, je suis sûr que cet article ne couvre pas tout ! Avant de vous quitter, je voudrais juste vous rappeler deux choses importantes:

(1) on n’est pas forcément stérile quand on est sous hormones donc se protéger contre une éventuelle grossesse non-désirée est requis ;

A LIRE SUR FAUNES ET FEMMES MAGAZINE

Quand il s’agit de bien être de sa peau, Andy Baraghani fait confiance à son instinct

Quand il s'agit de bien être de sa peau, Andy Baraghani fait confiance à son instinct

L’auteur de The Cook You Want to Be partage sa routine beauté épurée et instinctive.

par Diana ABDOU

25.05.22

Andy Baraghani photographié par Graydon Herriot.


Baraghani aborde son engagement de toute une vie envers la crème solaire, le produit qu’il a commencé à incorporer dans sa routine dans la trentaine, et ses réflexions sur la façon dont le bien-être et la nourriture sont liés. « Les gens pensent que je suis une personne difficile », écrit Andy Baraghani dans son livre de cuisine qui vient de paraître, The Cook You Want to Be . « Et je suispointilleux sur la coupe de mes T-shirts, mes listes de lecture pour les longs trajets en voiture et ma routine de soins de la peau. 

Mais quand il s’agit de cuisiner, mes outils sont relativement minimes. Il poursuit en énumérant les fournitures qu’il recommande pour une cuisine bien garnie (des couteaux tranchants, une râpe Microplane et un mortier et un pilon parmi eux), mais vous ne trouverez aucune des pensées du célèbre chef et écrivain brillant. sur l’exfoliation ou la crème pour les yeux n’importe où dans les pages magnifiquement photographiées et instructives du livre. Alors on lui a demandé. Ici…

Nous n’incluons que les produits qui ont été sélectionnés indépendamment par la rédaction Diana Unlimited. Cependant, nous pouvons recevoir une partie des ventes si vous achetez un produit via un lien dans cet article.

Parlez-moi un peu de ce qui vous a inspiré pour écrire un livre de cuisine et pourquoi vous avez décidé de l’aborder comme vous l’avez fait – non seulement cela ressemble à un projet très personnel, mais le format est très lâche, accueillant et conversationnel.

J’ai grandi dans une maison américaine de première génération – mes parents sont iraniens – et nous mangions à la maison presque tous les soirs de la semaine. Mes deux parents travaillaient, mais ma mère réussissait quand même à préparer tous nos repas à partir de zéro. J’ai eu cet amour très inné et très précoce pour la nourriture – c’était juste cette joie pure, comment les saveurs me satisfaisaient moi et mes sens. Quand j’étais adolescent, je suis devenu plus curieux d’apprendre à cuisiner et d’approfondir les ingrédients et les techniques, ce qui m’a amené à travailler dans des restaurants, puis finalement dans les médias alimentaires. J’ai toujours su que je voulais écrire un livre sur les leçons que j’ai apprises jusqu’à présent en tant que cuisinier.

Je pense que beaucoup de livres de cuisine peuvent être très autoritaires, comme : « C’est comme ça que tu fais quelque chose. C’est le bon chemin. » Pour moi, la cuisine n’a jamais été autant un bien et un mal, mais un processus qui continue d’évoluer. Le message que je veux communiquer au lecteur est de rester curieux et d’élargir : Élargissez votre collection d’ingrédients, vos idées de combinaisons de saveurs et de cuisine. Une fois que vous aurez fait cela, je vous le promets, la pire chose qui puisse arriver est que vous brûliez quelque chose, mais vous apprendrez quelque chose !

Comment décririez-vous votre style de cuisine ?

C’est un avant-goût de légumes. Il comprend de la viande et des fruits de mer, mais pas trop. Et j’essaie d’incorporer beaucoup d’acides différents, à travers les vinaigres et les agrumes. Beaucoup d’herbes (peut-être trop pour certaines personnes), de noix et de graines. Et j’essaie de faire très attention à la nourriture que je prépare. Cela devrait vous faire du bien. Je ne dirais jamais que ma nourriture est diététique, car ce n’est certainement pas le cas. Je suis heureux d’utiliser de la graisse animale, et il y a certainement un chapitre sur les desserts, mais j’essaie de faire en sorte que chaque plat soit réfléchi et vivant.

Dans votre esprit, à quel point la nourriture et le bien-être sont-ils liés ?

Lorsque j’ai commencé à travailler dans les cuisines des restaurants, le bien-être ne faisait absolument pas partie de mon vocabulaire. Mais maintenant, la nourriture et le bien-être sont très liés pour moi. Je pense que la nourriture devrait vous faire sentir bien pendant que vous la préparez, pendant que vous la mangez et après.

Vous écrivez dans le livre que vous êtes pointilleux sur certaines choses, et que l’une de ces choses est votre routine de soins de la peau. Quand avez-vous commencé à en faire une priorité ?

J’ai grandi avec beaucoup de femmes incroyables, belles, intelligentes et puissantes dans ma vie. Ma mère est esthéticienne et j’ai toujours été séduite par ses routines et celles de ma sœur aînée. La première chose que j’ai apprise très tôt de ma mère a été l’importance de la crème solaire : nous vivions en Californie et elle tenait à toujours en mettre sur notre visage et notre corps. À 18 ou 19 ans, j’ai commencé à incorporer un nettoyant, une crème pour les yeux et une crème hydratante. 

Et dans les années qui ont suivi, j’ai eu une routine qui allait de très, très complexe à très, très simple. J’essaie définitivement de changer les choses ici et là – peut-être que c’est quelque chose à propos d’être un New-Yorkais, mais je ne veux jamais rester stagnant. Lorsque vous stagnez, c’est là que de mauvaises choses arrivent. Votre peau s’habitue aux produits et cesse de réagir de la même manière.

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Les liens qui unissent : À la maison musicales cinq familles sur la recherche d’inspiration

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Les Traîneaux. Stylisé par Marion B. Kelly II. De gauche à droite : Tanya Ti-et porte une robe Fendi et des sandales. Camille Sledge porte une veste et un pantalon Alexander McQueen ; Chaussures Gucci. La membre fondatrice Debbie Sledge porte un caftan Valentino ; boucles d’oreilles vintage de Kristian Jackson de Suri Rose Boutique Vintage, AZ ; Bague Fulani Malik Creations; Sandales Manolo Blahnik. Thaddeus Sledge porte sa propre veste ; Pantalon Brooks Brothers; col roulé et chaussures de la styliste. David Sledge porte sa propre veste ; haut Calvin Klein; pantalon Willy Chavarria; Collier Fulani Malik Créations.

La photographe Gillian Laub jette son objectif sur certaines des plus grandes dynasties musicales d’aujourd’hui.


Pour W‘s Music Issue, Laub a détourné son appareil photo de son propre clan idiosyncratique et l’a pointé vers certaines des familles musicales les plus dynamiques qui travaillent aujourd’hui. La photographe Gillian Laub réalise depuis longtemps des œuvres qui brouillent la frontière entre son travail et sa vie personnelle. « La dynamique familiale et l’intimité des familles sont ce que j’aime regarder, penser et photographier », déclare Laub.

Sa monographie la plus récente, Family Matters , une enquête de 85 photographies personnelles prises entre 1999 et 2021, documente ses propres parents juifs américains, principalement de banlieue, dans toute leur complexité. Hyperréaliste mais intime, la série explore les nombreuses façons dont l’arbre généalogique Laub a été façonné par la politique, la pandémie et le passage du temps. Les téléspectateurs sont invités à témoigner à la fois de leurs démonstrations de richesse et de chaleur – sur une image, le grand-père de Laub peut être vu en train d’aider soigneusement la grand-mère de Laub, qui est drapée dans un manteau de fourrure extravagant, d’une limousine noire – et de leurs douleurs privées et publiques tensions sur qui devrait siéger dans le bureau ovale. « Je pense que les thérapeutes familiaux ont le travail le plus fascinant et le plus stimulant », déclare Laub.

Ils comprennent les légendaires dynasties Marley et Sledge; Ben Lovett de Mumford & Sons et sa petite amie, Molly Howard, qui plongent leur petite fille dans la musique ; et des actes plus récents tels que Young MA et Kehlani, qui montrent fièrement à quoi ressemblent les familles homosexuelles à une époque d’hystérie croissante à propos de la parentalité transgenre, et sur la question de savoir si les enseignants devraient être autorisés à dire le mot « gay » autour des enfants. « Lorsque je photographie ma propre famille, je dois m’éloigner d’un pas, créer une distance pour regarder », explique Laub. « Lorsque je photographie une famille que je ne connais pas, j’entre dans leur propre récit, donc je suis très sensible à cela.

Par-dessus tout, Laub a appris que la musique rassemble les familles. « J’étais tellement excitée de montrer à Sister Sledge les clips de mes proches marchant sur leurs chansons pendant ma bat mitzvah et celle de ma soeur », dit Laub. « Je leur ai fait savoir qu’ils étaient la bande originale de chaque bar et bat mitzvah auxquels j’ai assisté, donc les rencontrer, c’était comme rencontrer la vraie royauté. » Sur le plateau, le fils de Debbie Sledge, David, et sa fille, Camille, qui font maintenant le tour du monde en tant que membres officiels de la formation de Sister Sledge, ont même donné une sérénade à Laub avec une interprétation en direct de—quoi d’autre?—l’hymne de 1979 de Sister Sledge, « We Sont de la famille.


Les Luges

La formation originale de Sister Sledge était peut-être composée des sœurs Debbie, Joni, Kim et Kathy Sledge, mais aujourd’hui, le légendaire – ou « Sledgendary », comme le groupe aime à s’appeler – s’est transformé en une affaire de famille intergénérationnelle. Après la mort de Joni Sledge, en 2017, le fils de Joni, Thaddeus Sledge, et les deux enfants de Debbie, Camille et David Sledge, sont devenus des membres en tournée du groupe. Aujourd’hui, ils proposent à une toute nouvelle génération des succès emblématiques de la piste de danse tels que « Lost in Music » et « He’s the Greatest Dancer ». « Je n’avais pas réalisé que la musique était un outil aussi puissant jusqu’à ce que je vieillisse et que je voie à quel point cela affectait vraiment les gens », dit Camille. « J’ai vu des gens s’approcher de ma mère et de mes tantes en larmes et leur dire à quel point leur musique a changé leur vie. »

Stylisé par Christina Holevas. De gauche à droite : Ben Lovett porte un cardigan et un jean Vince ; le t-shirt Row ; Bottes Dr. Martens . Molly Howard porte une robe Gucci ; ses propres chaussures. Photographié à New York en mai 2022.

Ben Lovett, producteur et chanteur surtout connu pour être l’un des membres fondateurs du groupe folk anglais Mumford & Sons et Molly Howard, cofondatrice et directrice générale de la marque de vêtements La Ligue, enseignent à leur fille de 11 mois, Isadora Blue Lovett, pour apprécier un large éventail de musique.

« Chaque matin, après avoir traité la couche et le petit-déjeuner, nous nous asseyons et écoutons un album complet, d’avant en arrière, dans l’ordre, comme l’artiste l’avait prévu », explique Lovett. Soyez assuré que le clan Lovett-Howard ne se torture pas avec « Baby Shark Dance ». Jusqu’à présent, le rituel s’est déroulé à travers des disques de Shania Twain, Tupac Shakur et Tool, et des compilations de l’oeuvre de Frédéric Chopin – « tout ce qui vient à l’esprit », déclare Lovett. « Il n’y pas de grande science là-dedans. Peut-être que c’est quelque part entre la nature et l’acquis, mais j’aime penser que nous contribuons au développement de notre fille. Alors qu’Isadora n’a pas encore appris à parler. Molly dit que le temps consacré à la musique en famille à élargi ses propres goûts. « Je vois Stevie Wonder sous un tout nouveau jour maintenant. »

Stylisé par Marion B. Kelly II. De gauche à droite : Kaylah Gooden porte une robe Dior ; les mémoires d’ Agent Provocateur ; bracelets chaîne Versace ; Bracelet en strass Versace by Fendi ; Collier Chanel (porté en ceinture); soutien-gorge du styliste. Young MA porte une veste Burberry ; le haut et le pantalon du styliste. Photographié dans le New Jersey en avril 2022.

Jeune MA et Kaylah Googen

Le rappeur Young MA et Kaylaj Gooden, un entrepreneur numérique et un arnaqueur professionnel » autoproclamé, se connaissent depuis seulement deux ans, mais ils finissent déjà leurs phrases comme un vieux couple marié. «La façon dont je parle dans ma musique est presque la même qu’elle parle en général », déclare Young MA, avant que Gooden n’intervienne pour compléter la pensée: «La façon dont elle s’exprime à travers la musique est si créative qu’elle m’inspire à faire une pensée un peu plus originale dans ma propre vie. La seule chose qu’ils s’empruntent rarement, ce sont les vêtements. Young MA se penche sur les incontournables de la mode masculine comme les costumes et les shorts de sport amples. « Je ressemble plus à la gangster vêtue d’un autre type de swag, et elle est plus classe » dit-elle. Gooden est d’accord : « Je suis plutôt une fille à talons, très Sex and the Cityvibrations. » Mais, ajoute-t-elle, « je fais confiance à son sens de la mode quand il s’agit de me dire quoi porter, parce que ça s’avère toujours mignon. »

Stylisé par Julie Ragolia. De gauche à droite : Kehlani porte un haut et un pantalon Courrèges ; Bottines Christian Louboutin . Adeya Nomi porte un haut et un short Fendi . Photographié à Los Angeles en avril 2022.

Kehlani et Adeya

Le chanteur R & B kehlani a collaboré avec des puissances créatives telles qu’Eminem et Cardi B, ais ils citent leur fille de 3 ans, Adeya, comme « la personne plus curieuse que je connaisse ». Kehlani attribue l’ouverture d’esprit de leur fille, en partie, au fait qu’elle a grandi au sein de leur famille élargie. « Je pense que le pouvoir des familles homosexuelles est qu’élever un enfant qui ne pense qu’a l’amour signifie, espérons-le, qu’il devienne un adulte qui ne pense qu’al l’amour », déclare Kehlani. « Avoir des enfants impartiaux rend le monde meilleur. »

Stylisé par Julie Ragolia. De gauche à droite : Gideon Marley porte un pull, une chemise et un pantalon Gucci . Judah Marley porte un haut JW Anderson ; Jean Re/Done . Abraham Marley porte le pull Row ; Chemise et short Thom Browne . Ziggy Marley porte un gilet et un pantalon Jil Sander by Lucie and Luke Meier ; sa casquette et ses sandales. Orly Marley porte une robe Valentino . Isaiah Marley porte une veste Carleen ; T-shirt Thom Browne ; Jean WildRootz . Photographié à Los Angeles en avril 2022.

Les Marley

Pour Ziggy et Orly Marley, la meilleure source de musique nouvelle est leur fille, Judah, 17 ans, et leur trois fils : Gideon, 15 ans ; Abraham, 11 ans ; et Isaiah, 6 ans.

« J’apprécie davantage la musique parce que mes enfants continuent de m’exposer à des choses que je n’aurais probablement pas entendues autrement », déclare Ziggy, le patriarche du clan Marley. Abraham, par exemple, explore actuellement le catalogue arrière de Bill Withers. « Sur le plan créatif, ils m’inspirent avec leur propre expérimentation musicale et leur écriture. Je leur dis tout le temps que je vais voler leurs idées pour mes chansons.

The Sledges: Hair By Arlette Pender utilisant Hairloks by Arlette Natural Hair Care Salon; assistant photo : Johnny Kompar. Ben Lovett et Molly Howard : coiffures de Walton Nunez pour Kevin Murphy chez See Management ; maquillage par Allie Smith pour Chanel Beauté chez Bridge ; assistante photo : Julianne Nash ; assistant de mode : Tyler VanVranken. Young MA et Kaylah Gooden : les cheveux de Young M.A par Hec ; les cheveux de Kaylah Gooden par Ryane Jones pour DippednHoney ; maquillage par Allie Smith pour Dior chez Bridge Artists ; assistant photo : Roy Beeson ; assistante de mode : Taija Williams. Kehlani et Adeya : Hair by Preston Wada chez Rare Global ; maquillage par Troy Batiste pour NARS ; assistant photo : Guilherme Cha ; assistants de mode : Elaina Haviland, Richard Lopez. Les Marley : coiffure de Kendra Garvey pour Kim Kimble ; maquillage par Pircilla Pae pour Clé de Peau chez A-Frame Agency ; assistante photo : Gal Harpaz ; assistants de mode : Elaina Haviland, Richard Lopez ; assistante coiffure : Helena Jones ; assistant maquillage : Alero Dudley ; retoucheuse : Julianne Nash.

Shenseea porte une robe Missoni ; chaussures à plateforme Vivienne Westwood; boucles d’oreilles Jennifer Fisher; son propre bracelet.Shenseea wears a Missoni dress; Vivienne Westwood platform shoes; Jennifer Fisher earrings; her own bracelet.

LA QUESTION DE LA MUSIQUETHE MUSIC ISSUE

Les ambitions de pop star de Shenseea ne connaissent pas de limitesShenseea’s Pop Star Ambitions Know No Bounds

par by Diana Abdou

Photographie de Photography by Nick SethiNick Sethi

Stylisé par Styled by Allia Alliata di Montereale

20.05.22


Pendant des années, la musicienne jamaïcaine Shenseea a enchaîné les tubes, dominant les charts dancehall de son pays d’origine avec des morceaux comme « ShenYeng Anthem » et « Trick’a Treat ». Mais, comme le dit la chanteuse elle-même, elle a toujours rêvé de devenir une pop star mondiale, avec un sérieux attrait de masse et aucun lien avec un genre particulier. Avec son premier album, Alpha,la jeune femme de 25 ans y est parvenue, mélangeant ses racines dancehall et reggae avec du rap, de la pop et même une touche de country. Le projet, sur lequel Shenseea a commencé à travailler près de quatre ans avant sa sortie, est l’exemple ultime d’un crossover réussi, avec des longs métrages d’artistes américains comme 21 Savage et Migos’ Offset, ainsi que des héros locaux comme Sean Paul et Beenie Man. Ci-dessous, Shenseea discute de ses ambitions personnelles pour devenir une superstar, tenir les ennemis à distance et DM avec Megan Thee Stallion.

Vous êtes une star du dancehall depuis 2017, date à laquelle vous avez sorti votre premier hit, « Loodi », avec Vybz Kartel. Vous avez collaboré avec des gens comme Megan Thee Stallion et Tyga. Votre premier album, Alpha , a fait ses débuts au n ° 2 du palmarès Billboard Reggae Albums en mars. Pourquoi avez-vous décidé de faire un push pop à ce moment de votre carrière ?

J’ai déjà beaucoup fait pour le dancehall. Alors maintenant, c’est la deuxième étape de la réalisation de mes objectifs personnels. Tout le monde me demandait : « Où te vois-tu dans cinq ans ? Je leur ai dit « international ». Cinq ans, c’est maintenant. Où est-ce que je me vois dans les cinq prochaines années ? Vendre des arènes. À 35 ans, je devrais terminer un peu la musique et jouer un peu. C’est pourquoi je ne peux permettre à personne d’entraver ma vision, parce que je voyage dans le temps. Je prendrai ma retraite vers 40 ans, je veux me détendre !

Quelle musique écoutiez-vous quand vous étiez enfant ?

Ayant grandi dans un foyer chrétien, je n’avais pas le droit d’écouter du dancehall, qui est considéré comme torride et sexuel. Je n’y ai donc pas été exposé jusqu’à ce que je doive prendre le transport par moi-même pour me rendre au lycée. Je l’entendrais dans les bus, les taxis, sur les téléphones des enfants à l’école. C’est là que j’ai découvert que je pouvais rapper. Mais je voulais toujours être une pop star. Je ne pouvais tout simplement pas commencer par faire de la pop : Une fille jamaïcaine qui fait de la pop en Jamaïque, ils vont te regarder comme ça, ce n’est pas notre style de musique.

Êtes-vous toujours religieux ?

À ce jour, je lis encore ma Bible. je prie toujours; Je jeûne encore. Quand j’étais jeune, je devais me lever tous les matins à 4 heures pour prier et adorer avant d’aller à l’école. J’ai grandi avec ma tante et mon oncle, puis seul, parce que ma mère travaillait dans une autre ville, donc je ne la voyais que toutes les deux semaines. Maintenant, j’ai mis mon fils [Rajeiro Lee, 6 ans] dans une maison stable. Quand je peux, je lui fais faire le tour du monde.

Vous avez dit qu’il avait une sacrée oreille musicale.

Il sait ce qui sonne bien. Je me souviens quand j’écrivais le deuxième couplet de « Hangover ». Il était comme: «J’aime cette mélodie, maman. Gardez celui-là.

Vous tenez toujours à rendre hommage à vos prédécesseurs dancehall et reggae dans votre musique – vous avez présenté Sean Paul et Beenie Man sur votre album.

Où que vous alliez, vous ne devez jamais oublier d’où vous venez. C’était important pour moi de mettre les OG sur mon album, car ils l’ont fait bien avant moi. Sean Paul m’a donné de la force quand il m’a mis dans une chanson avec lui au tout début de ma carrière. Je n’ai jamais oublié ça. Quant à Beenie Man, il a prouvé qu’il était définitivement le roi du dancehall. Il a une énergie différente que personne d’autre n’a.

haut Hermès ; Boucles d’oreilles Cartier ; ses propres bijoux.

D’autres collaborateurs sur le disque incluent 21 Savage et Megan Thee Stallion. Comment êtes-vous entré en contact avec eux ?

La plupart du temps, ils me DM. Je parle directement aux artistes, donc on peut vibrer. Je n’ai même pas payé pour les fonctionnalités de mon album, grâce à Dieu. Megan, je l’ai rencontrée à une soirée de remise de prix. Le lendemain, nous avons échangé nos numéros, et je lui ai envoyé « Lick » et lui ai dit qu’elle aurait l’air vraiment dope dessus, et elle a sauté dessus.

« Lick » est largement considéré comme assez obscène.

Les gens ne comprennent pas qu’il fait exactement ce pour quoi je l’ai proposé : pour que vous parliez, pour attiser la controverse. Je fais de la musique sexuelle depuis la toute première chanson que j’ai sortie. J’ai le droit d’embrasser ma sexualité. Je veux montrer mon butin parfois. J’ai envie de montrer le petit haut des filles parfois. C’est mon corps. Indépendamment de ce que vous dites de moi, je sais déjà qui je suis ; Je sais déjà de quoi je parle. Je suis un artiste. Je ne vais jamais m’en tenir au même look pour le reste de ma vie. Je ne veux pas que personne m’oublie.

Coiffure par Fitch Lunar pour Leonor Greyl chez Opus Beauty ; maquillage par Armando Garcia.

Assistants photo : Jorge Solorzano, Nick Tooman, Chris Whitaker ; retouche : D-Touch ; assistant de mode : Antonio Soto ; assistante coiffure : Alison DeMoss ; assistante maquillage : Christina Roberson ; assistant plateau : Kevin Carniero ; tailleur : Irina Tshartaryan ; assistant de production : Asher Gardner ; remerciements particuliers : le Revery LA.

Les 8 tendances bijoux chez Laura Kent

Cette saison, on met le cap sur des bijoux voyants et assumés. Âmes discrètes, n’ayez crainte. Il se trouve que les bijoux minimalistes auront aussi la cote cet été. 

Les 8 tendances bijoux chez Laura Kent
Les 8 tendances bijoux chez Laura Kent

Bagues fines, sautoirs colorés, bracelets à perles multicolores… les bijoux d’été insufflent une aura sur-vitaminée à nos tenues estivales avec une facilité déconcertante. Zoom sur toutes les tendances bijoux de la saison. 


Si nos bijoux fétiches ne nous quittent pas de l’année, l’été, ces derniers trouvent une place toute particulière dans notre garde-robe. Ils illuminent un visage, subliment notre bronzage et féminisent nos tenues en un tour de main. En or ou en argent, à perles multicolores ou breloques fantaisistes, d’inspiration bohème ou rock, tour d’horizon de toutes les tendances bijoux de l’été. 

LES BAGUES DE L’ÉTÉ 

Cet été, on adopte les bagues fines dorées, argentées ou serties de perles colorées pour booster son look en toute discrétion. Autre option : on opte pour une bague plus imposante au caractère affirmé et qui se suffit à elle-même.

LES COLLIERS DE L’ÉTÉ

Pas besoin de choisir entre nos colliers fétiches, cet été, on les porte en accumulation. On cumule chaînes fines, colliers à perles multicolores et jolis sautoirs pour un rendu des plus cool et désinvolte. Le modèle phare de notre boîte à bijoux : le collier de surfeur. Pièce phare des années 90, il relève nos tenues les plus sobres avec une facilité déconcertante et se porte aussi bien à la plage sur un t-shirt blanc, un short en jean et une paire de tongs qu’en ville avec une robe longue épurée, un sac en paille et de jolies sandales.

LES BRACELETS DE L’ÉTÉ

De la même façon que les colliers, cet été, les bracelets s’accumulent autour de notre poignet pour une allure tendance et ultra-vitaminée. Joncs dorés ou en argent, bracelets à perles colorées, à breloques fantaisistes ou bracelet en tissu déniché en voyage… on mélange les métaux et les styles pour un look pile dans l’air du temps. La tendance vintage que l’on adopte sans hésiter cet été : le bracelet de cheville, qui fait un comeback remarqué chez les modeuses.

LES BOUCLES D’OREILLES DE L’ÉTÉ

Cet été, nos boucles d’oreilles se feront remarquer sinon rien. Exit les bijoux discrets, désormais on embellit nos looks à coups de boucles d’oreilles XXL serties de coquillages, perles nacrées ou pompons imposants. 

LES BRACELETS DE CHEVILLE DE L’ÉTÉ

Aperçu noué autour des chevilles des filles dans le coup aux prémices de l’été, le bracelet de cheville fait un come-back haut en couleur et se décline version dorée, perlée ou colorée. On l’adopte pour une allure de surfeuse ultra cool. 

Voici donc 8 tendances bijoux phares de l’été 2022.


Parure de bijoux 3 pièces avec aigues-marines et perles de culture d’eau douce

49,99 €

Bracelet avec topazes bleues

249,99 €

Pendentif Ancre et chaîne

129,99 €

Collier Multicolore

29,99 €

Pendentif Grenouille avec péridots et zirconia blancs

89,99 €

Bague à cristaux colorés

29,99 €

Breloque « trèfle avec coccinelle »

89,99 €

Montre femme

39,99 €