Les nouveaux modes de travail ! La vie après le confinement

Comment reprendre une vie un peu plus normale sans faire circuler le Covid19 ?  Une nouvelle règle à fait son entrée sur le devant de la scène : la distanciation sociale. Elle figure en tête des mesures barrières pour éviter la propagation trop rapide du Covid-19. En quoi consiste-t-elle ? C’est le fait de demeurer à au moins un mètre d’autrui, et d’éviter les rassemblements. Appliqué au monde du travail avec vos enfants , des chamboulements sont à attendre, que l’on soit manager ou non. Lesquels ? Quels vont être les nouveaux modes de travail après le confinement ? Faunes et Femmes magazine vous accompagne.

Alors que de nombreux Français trépignaient d’impatience à l’idée de retrouver le monde extérieur, d’autres vivent ce moment avec angoisse. Envie de rester à la maison, de ne pas mettre le pied dehors. Cette sensation est baptisée par certains le “syndrome de la cabane”. qui préfère le terme de “syndrome de l’escargot”, décrypte ce phénomène pour LCI et donne plusieurs conseils afin d’appréhender plus sereinement le déconfinement. 

Le télétravail a démontré toute son efficacité pendant le confinement et s’est de fait imposé comme le nouveau mode incontestable de travail. On pourrait d’avantage parler d’un travail en remote à 100 % (full remote), puisque le lien principal du travail pendant cette période n’est plus les locaux de l’entreprise mais le lieu de confinement. Découverte pour certaines entreprises, déploiement massif et pérenne pour d’autres, le télétravail a incontestablement fait ses preuves ces dernières semaines.   À ses réfractaires, il a démontré que travail à distance ne rime pas avec contre-productivité, bien au contraire. C’est d’ailleurs l’un de ses travers. Son principal obstacle : l’existence de frontières bien minces entre vie personnelle et vie professionnelle. Cela fait plusieurs semaines qu’on est en confinement, et si on pensait à l’après ! Découvrez le top 10 des choses ou activités à faire après la quarantaine ! ? Découvrez mes nombreuses idées d’activités.

TOP 10 DES CHOSES À FAIRE APRÈS LE CONFINEMENT

1. Voyager en France ou à l’étranger

Le déconfinement n’est pas pour toute de suite mais j’ose espérer qu’on sera libre pour l’été. Imaginez le soleil et les hautes températures ! Profitez du confinement pour préparer vos futures vacances en France ou à l’étranger pour cet été.

2. Apéro avec les copains

Faire l’apéro en live vidéo avec les amis tous les jours, c’était bien mais c’est quand même mieux en vrai pour faire un câlin de groupe et trinquer ensemble !

3. Retourner au bureau

Le télétravail, c’était bien, on pouvait rester en jogging ou en pyjama toute la journée, ne pas se maquiller ou se coiffer, être emmitouflé dans un plaid sur le canapé, la belle vie quoi ! Mais il faut avouer qu’après des semaines de confinement on sera bien content de retourner au bureau, de voir les collègues et de pouvoir retrouver son propre bureau !

4. Sortir boire un verre

Et si on sortait boire un verre (ou deux) au bar avec les copains pour débriefer sur cette période de quarantaine et racontez nos anecdotes rigolotes et nos folles aventures !

5. Repas en famille

Après des semaines de séparation même si vous vous êtes appelés souvent, retrouvez-vous en famille et partagez un bon repas maison ! Pourquoi pas un barbecue géant vu le beau temps ! Faîtes un apéro, régalez-vous autour d’un bon dîner et terminez en beauté avec un dessert digne de ce nom ! Profitez de l’instant présent avec vos proches.

6. Aller au cinéma

Sortez voir le dernier film au cinéma ! Retrouvez-vous avec vos amis ou votre famille devant le dessin animé ou le bestseller du moment.

7. Dîner au restaurant

Vous en avez marre de manger des pâtes et des conserves ? Allez au restaurant avec votre famille, vos amis ou vos collègues de boulot et retrouvez-vous autour d’un bon petit plat ! Faîtes-vous plaisir et salivez devant un plat digne de ce nom !

8. Faire une mega longue balade

Et si on part se balader pendant des heures ? Prévoyez un pique-nique pour manger sur place et détendez-vous dans la nature. Profitez-en pour vous ressourcer après des semaines enfermés à l’intérieur. Prenez une bonne bouffée d’air et admirez la beauté du paysage !

9. Faire un escape game, lasergame ou bowling

Vous vous êtes ennuyé pendant des semaines ? Il est temps d’y remédier et de vous divertir en famille ou entre amis autour du partie d’escape game, de lasergame ou de bowling. Organisez-vous des activités, amusez-vous et profitez d’un bon temps avec vos proches.

10. Faire du shopping

Les magasins réouvrent, il est temps de faire du shopping et de dénicher de belles tenues pour l’été ! Vous avez certainement fait du tri dans votre dressing pendant la quarantaine, vous pouvez donc en profiter pour le remplir de nouvelles trouvailles !

Le confinement, déclic nécessaire pour changer de vie

Aussi, parce qu’on a tiré des leçons du confinement, sur sa manière de consommer, sur le bien-être que nous procure le sport, ou encore sur le rythme de notre vie sociale. Pour certains, cet avant-après est bien plus marqué. Ils ont changé de vie après le confinement.

Pour d’autres, ce fut une introspection sur le sens qu’ils voulaient donner à leur vie. Dans une période où nous sommes revenus à l’essentiel, il était dur de vouloir rester dans ces travails qui n’avaient pas de sens, ou en tout cas pas pour nous.

C’est le cas de ces personnes croisées sur les réseaux sociaux. Comme Mélanie, qui avait en tête de quitter Paris pour revenir vivre dans sa ville natale et qui s’est dit que c’était le bon moment. Le confinement lui laissait le temps de se poser et s’organiser enfin.

Alors que certaines de ses amies parlent d’un confinement dur à supporter, elle ne le vit pas de cette manière. « Il y a eu une période d’un mois et demi, où à cause du confinement, les audiences ont été arrêté, je n’avais plus de nouveaux dossiers, donc presque plus d’activité ». Premier constat : « Ça ne me manquait pas du tout ». Au contraire, elle aimait avoir de nouveau le temps de faire d’autres activités comme de la peinture, du dessin, du sport, surtout le yoga.

Vie privée : tout doit changer ?

Quant au travail, s’il peut être moins accaparant, c’est tant mieux et s’il y a une chose à garder du confinement, c’est le télétravail. Celui-ci est une véritable découverte, davantage compatible avec toutes les aspirations de vie privée déjà mentionnées. 

Mais si le monde d’après ne doit pas complètement ressembler à celui d’avant, c’est dans la sphère privée que les envies de changement se font radicales. Pour plus d’une personne sur cinq, nos vies privées doivent changer. Le confinement nous a donné envie de passer plus de temps en famille, plus de temps avec nos amis et nos proches, de déménager à la campagne, de cuisiner maison et de faire du sport. 

Du passé faire table rase ? Pas complètement. Pas question par exemple de se passer, comme c’est encore le cas, des lieux de vie que sont les cinémas, les théâtres, les cafés, restaurants. Les personnes consultées tiennent également à refaire leurs valises pour découvrir le monde, à deux pas de chez nous ou plus loin. Pas question non plus de renoncer à notre liberté d’aller et venir, même au-delà de 100 km. Enfin, du monde ancien, on souhaite conserver notre système social et notre système de santé qui nous ont notamment permis de traverser cette crise. Et d’imaginer le monde d’après. 

A LIRE SUR FAUNES ET FEMMES MAGAZINE

A Abidjan, les violences sexuelles pendant le confinement 

Selon la militante féministe Sylvia Apata, la pandémie de Covid-19 a engendré une hausse des viols et des mariages forcés en Côte d’Ivoire, liée notamment à la fermeture des écoles.

A Abidjan, les violences sexuelles pendant le confinement 
@Presse / A Abidjan, les violences sexuelles pendant le confinement 

Juriste, consultante en droits des femmes et enseignante vacataire en relations internationales, Sylvia Apata, 29 ans, dit être « née féministe ». Cybermilitante, elle dénonce les discriminations et les violations des droits que subissent les Ivoiriennes.

Son combat a débuté en 2016 auprès des femmes rurales. Elle milite alors pour qu’elles aient accès à la terre et qu’elles possèdent un titre de propriété. En 2019, souhaitant s’engager dans une structure « qui ne soit instrumentalisée ni par le pouvoir ni par l’opposition », elle crée l’organisation Citoyennes pour la promotion et la défense des droits des enfants, femmes et minorités (CPDEFM). Elle estime que le manque de données participe à l’invisibilisation de ces femmes, une autre forme de violence dont elles sont victimes.

En juin 2020, son association s’est lancée dans une enquête sur les violences faites aux femmes pendant la pandémie de Covid-19. Les résultats de l’étude, menée au lendemain du confinement (juin et juillet 2020), sont parus le 11 juin.

Pourquoi avoir choisi de mener cette étude après le confinement ?

Nous savons que les victimes parlent plus aisément quand elles sont placées en position de témoins. Nous avons donc orienté nos questions en leur demandant si elles avaient eu connaissance de faits de violences et non pas si elles en avaient subies. Les sondés ont témoigné de plus de 2 000 cas de violences faites aux femmes, dont 1 290 cas de mariage de filles de moins de 18 ans et 1 121 viols. Nous avons constaté qu’il y avait un pic de violences sexuelles pendant la période de restriction imposée par la pandémie de Covid-19. Environ 30 % des cas signalés ont eu lieu à ce moment-là. Nous pensons qu’il y a eu plus de viols du fait de la fermeture des écoles.

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Nous avons été alertés par une hausse des violences faites aux femmes pendant cette période, mais nous n’avions pas de statistiques précises. Nous avons réalisé des entretiens en porte-à-porte dans six communes d’Abidjan – Abobo, Anyama, Attécoubé, Koumassi, Treichville et Yopougon – et interrogé, sans les avoir préalablement identifiées, 5 556 personnes – 3 414 femmes et 2 142 hommes – de tous les âges, couches socio-culturelles et situations matrimoniales.

C’est flagrant pour les mariages forcés : 430 ont eu lieu pendant la période de confinement, soit le tiers des cas répertoriés sur les deux dernières années. Ils se sont faits principalement dans deux communes – Anyama et Attécoubé –, où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et où on trouve une forte proportion de communautés du nord de la Côte d’Ivoire, mais également des non-nationaux, majoritairement musulmans. De nombreux parents et chefs de famille légitiment cet acte par la religion, alors que le Coran n’encourage pas cette violence. Nous estimons qu’il faut faire davantage de pédagogie et contrôler les prêches des imams.

Éthiopie : Des centaines de victimes de viols, esclavage sexuel et mutilations au Tigré
@Presse / Éthiopie : Des centaines de victimes de viols, esclavage sexuel et mutilations au Tigré

Ces résultats vous ont-ils surpris ?

Oui. D’abord, nous ne pensions pas rencontrer autant de témoignages de féminicides. On nous a rapporté 416 cas sur les deux dernières années. Abobo est la commune où le plus de cas ont été enregistrés [125], et pourtant nos enquêteurs ont été confrontés à un silence des femmes de cette localité, probablement lié à l’éducation, à une résignation face à la violence ou au sentiment de trahir l’honneur de la famille en révélant des secrets. C’était très spécifique à Abobo. Selon nous, il règne une omerta dans ce quartier populaire que nous considérons comme une zone rouge, au même titre que Treichville, Anyama et Attécoubé.

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Autre fait notable : la victime d’un viol est encore largement, dans la conscience populaire, responsable de ce qui lui est arrivé. La plupart des hommes que nous avons interrogés justifient les viols par des attitudes ou des vêtements qu’ils jugent provocants. Subsiste l’idée que la femme l’a cherché. Les victimes sont d’ailleurs souvent culpabilisées et reçues avec beaucoup de légèreté dans les commissariats quand elles souhaitent porter plainte. La police conditionne encore régulièrement l’enregistrement de la plainte à la délivrance d’un certificat médical, même si un arrêté ministériel stipule que les officiers de police judiciaire n’ont pas à l’exiger. Nous préconisons que ce certificat médical, facturé 50 000 francs CFA [76 euros], soit rendu gratuit pour les victimes en situation de précarité.

Enfin, nous avons été étonnés par le nombre de cas d’excision : 828 déclarations, malgré les actions du gouvernement. Ce n’est donc pas une pratique réservée aux régions du nord de la Côte d’Ivoire, mais bien une réalité à Abidjan.

En 2019, vous aviez mené une grande enquête sur les violences conjugales. Les autorités ont-elles entendu vos chiffres et vos requêtes ?

A l’issue de cette enquête menée sur les deux communes de Yopougon et Cocody, nous avions pu conclure que 70 % des femmes étaient victimes de violences conjugales. Nous avions demandé la création d’un lieu d’écoute et d’hébergement pour ces femmes.

Le Centre de prévention d’appui et d’assistance aux victimes de violences sexuelles [vandalisé lors de la crise post-électorale de 2011] a été réhabilité [grâce aux fonds du PNUD] et est de nouveau opérationnel depuis l’automne 2020, mais il ne possède que dix lits et est situé dans le quartier d’Attécoubé, très difficilement accessible pour les femmes des localités d’Abobo ou d’Anyama. Il faudrait un lieu d’accueil et de transit dans toutes les communes de la capitale, géré par du personnel qualifié qui pourrait offrir un véritable accompagnement psychologique et prévoir la réinsertion socio-économique de ces victimes.

Enfin, nous militons pour que le viol conjugal soit reconnu dans le Code pénal. En Côte d’Ivoire, une femme mariée est toujours considérée comme consentante. Cette présomption de consentement doit impérativement être changée dans le Code pénal.

Crédit photo : Diana ABDOU Éditrice En Chef Web | Diana Unlimited
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