La femme moderne et libre la rébellion des femmes soumise

La première vague féministe est une période de l’histoire du féminisme qui va des années 1850 à 1945 et qui concerne les pays européens et les États-Unis.

Qu’est-ce que le titre, On ne naît pas soumise, on le devient révèle du point de vue que vous adoptez, et de la tradition beauvoirienne dont vous vous revendiquez ?

Ce titre me plaît beaucoup pour deux raisons. D’une part, il permet de démontrer la puissance philosophique de Beauvoir, qui est globalement ignorée en France. Elle est considérée comme la femme de Sartre, une auteur à succès, et une féministe un peu old school, mais elle est exclue du champ philosophique. Par conséquent, il m’a fallu partir aux États-Unis pour travailler sur la dimension philosophique de son œuvre. Et d’autre part, ce titre met en avant le concept de soumission, qui n’était pas un concept philosophique jusqu’à présent et dont la définition est une des contributions majeures de mon travail. La servitude a été étudiée par La Boétie mais dans un contexte strictement politique. Or, le point de vue de la soumission permet d’enrichir l’approche philosophique du pouvoir : à ne penser qu’en termes de domination, on ne pense que du haut vers le bas, alors qu’il y a un intérêt à penser le pouvoir du bas vers le haut, en se penchant sur ce qu’il y a de moins évident dans le pouvoir, c’est-à-dire la façon dont il est vécu.

Vous soulignez aussi l’originalité de l’approche de Beauvoir, qui s’inspire de la phénoménologie pour analyser la soumission des femmes. En quoi cette approche est-elle originale ?

Beauvoir cristallise plusieurs traditions : elle s’inspire bien sûr de l’existentialisme, mais elle aussi héritière de la phénoménologie au sens de Husserl et de Merleau-Ponty, dont elle était très proche. Elle part du principe qu’on ne peut pas réfléchir à la question de ce que c’est qu’être une femme sans réfléchir aux expériences subjectives, à la première personne. Mais ce n’est pas du tout une autobiographie qu’elle propose : au contraire, elle a collecté de nombreux témoignages et a fait un travail bibliographique incroyable, pour essayer de faire surgir des expériences singulières et, à partir d’elles, définir ce que c’est que d’être une femme, non pas à partir d’une définition mais en généralisant à partir d’expériences concrètes, ce qu’on appelle la méthodologie « bottom-up »  en sciences sociales

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Pour l’immense majorité des observateurs occidentaux, les femmes sont l’emblème de la société saoudienne dans ce qu’elle a de plus conservateur et le symbole de l’obscurantisme du régime. Voilée, enfermée, rendue mineure, soumise à l’autorité de son père, de son frère ou de son mari, « empêchée d’être » en un mot, la femme semble être le témoin majeur, quoique muet, de la violence et de l’oppression qu’un État réactionnaire et une société moyenâgeuse infligent à leurs membres les plus faibles.
Il est vrai qu’en Arabie saoudite les femmes ne jouissent pas aujourd’hui de tous les droits que la loi reconnaît aux hommes ; que sans la permission écrite d’un tuteur (mahram) masculin, elles ne peuvent ni voyager ni étudier à l’étranger ; que la part d’héritage que leur reconnaît la loi islamique est inférieure de moitié à celle de l’homme ; que leur principale sphère de liberté est parfois l’espace confiné du foyer conjugal et de la famille ; que bien des volontés conspirent pour confiner ces êtres « fragiles » et « tendres » dans la sphère exclusive de l’éducation des enfants. Ces particularités sembleraient honteuses à qui voudrait prendre une photographie instantanée de la condition féminine en Arabie. Pour qui, plus prudemment et laborieusement, s’efforce de replacer chaque phénomène social dans le cadre historique et politique où il se dessine, les caractéristiques de la condition féminine en Arabie appellent d’avantage l’analyse que l’indignation et l’invective. Toute velléité de condamner écartée, tâchons par conséquent de comprendre…

«On ne naît pas femme, on le devient» peut se comprendre comme: «On ne naît pas féminine, on le devient», la féminité étant socialement une forme de soumission. Voilà comment j’ai interprété la plus célèbre des citations de Simone de Beauvoir. J’ai aussi voulu montrer qu’elle est une «philosophe», et pas uniquement une «romancière». Avec ce livre, je veux clamer que la philosophie féministe est un champ à part entière de la discipline. Aux Etats-Unis, où tous les départements universitaires de philosophie ont un professeur de philosophie féministe, cela ne serait pas révolutionnaire. En France, j’estime que c’est un acte politique.

« Les normes sociales n’ont pas le même coût pour les hommes et pour les femmes »

Vous expliquez que la construction de la féminité, c’est de destiner les femmes à la soumission. Aucune ne peut donc y échapper?

Pour les hommes, parce que mon magazine ne s’adresse pas qu’aux femmes, cette tension est souvent incompréhensible. J’en entends beaucoup dire: «Vous dites que vous voulez être libres, mais vous faites le ménage alors que l’on ne vous a rien demandé…». Ce magazine peut leur faire comprendre à quel point c’est compliqué d’être prise en tenaille entre la féminité comme soumission et la liberté individuelle.

Je pense que nous en faisons toutes l’expérience. Prenez Beyoncé par exemple, elle est business woman, sportive de haut niveau, richissime… et pourtant, elle a l’air quand même très asservie à son mari lorsqu’elle est «la femme de Jay-Z». Cela ne veut pas dire que nous sommes toutes passives et dénuées de tout libre arbitre.

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Ce qui m’intéresse, c’est de proposer un concept qui nous concerne toutes et qui nous permette de penser nos vies personnelles et quotidiennes. C’est un usage à lapremière personne qui permet d’y voir plus clair sur des actes que l’on ne comprend pas très bien, ou sur cette ambivalence que des femmes peuvent ressentir, entre l’envie d’être libres et celle d’être «de bonnes épouses», «de bonnes mères», «de bonnes femmes». En interrogeant cette tension, on pourra remettre en cause la pérennité de la domination masculine.

Quelle est la spécificité du rapport de domination hommes/femmes par rapport à d’autres formes de domination, fondées sur la classe sociale par exemple ?

Le fait le plus fondamental, c’est que les femmes vivent avec les hommes dans la plupart des cas, et cela rend la question très singulière. Dans un contexte hétérosexuel – qui est le contexte majoritaire –, les femmes se sentent beaucoup plus proches des hommes avec qui elles vivent que des autres femmes, elles ne constituent pas réellement un groupe social et ne se sentent pas par principe solidaires entre elles. C’est d’ailleurs un mot d’ordre des féministes d’essayer de promouvoir la sororité, mais en réalité la domination masculine incite plutôt les femmes à se sentir en compétition les unes avec les autres. L’oppression n’est pas du tout vécue comme une oppression de groupe, à l’inverse des ouvriers par exemple, chez qui une conscience de classe, et donc une action collective, est possible. Ce manque de sentiment de solidarité permet d’ailleurs d’éclairer le sens de la tribune de Catherine Deneuve, Catherine Millet, etc. : elles semblent plus soucieuses de signifier leur disponibilité sexuelle et affective vis-à-vis des hommes que d’être solidaires avec les autres femmes.

Quid des hommes qui pourraient se sentir, eux-aussi, soumis à des normes sociales?

Cette analyse vaut pour tous les milieux. L’éditrice d’une grande maison universitaire aux Etats-Unis m’a assurée recevoir une trentaine d’emails d’hommes par jour. Tous lui jurent qu’ils sont des génies et qu’il faut qu’elle se presse de les publier. Elle n’a jamais reçu pareil courrier signé de la main d’une femme. Les quelques rares qui osent lui écrire prennent des précautions énormes. Et elles ont bien raison de le faire! Si une universitaire écrivait une lettre aussi arrogante, non seulement elle ne serait jamais publiée, mais elle se verrait en plus traiter de folle prétentieuse et autoritaire. Quand on est une femme, mieux vaut parfois ne pas trop se mettre en avant, sous peine d’être disqualifiée d’office. La soumission devient alors une position stratégique.

Les normes sociales n’ont pas le même coût pour les hommes et pour les femmes. Celui qui reste à la maison pour s’occuper de ses enfants sera toujours bien perçu par la société. Je lisais récemment l’interview en anglais d’un papa américain qui raconte comment, quand il fait ses courses au supermarché avec ses enfants, les gens lui font des high five pour le féliciter. «Personne ne tape jamais dans la main de ma femme parce qu’elle fait les courses avec trois enfants dans l’enfer du samedi après-midi», souligne-t-il à raison.

Quant aux pères qui «restent à la maison», il ne le font presque jamais pendant quinze ans, mais plutôt pendant trois ou quatre ans, tout en gardant une activité rémunérée en freelance. La vie des hommes se déroule sur la toile de fond du privilège masculin. Ils ne se mettent pas dans la même situation de vulnérabilité que les femmes.

C’est cela qui fragilise les mouvements féministes ?

Sans aucun doute. Il y a une phrase de Marguerite Duras que j’aime beaucoup : « Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela, ce n’est pas possible, on ne peut pas les supporter ». Et justement, les femmes aiment vraiment beaucoup les hommes, et le résultat c’est qu’elles consentent à leur soumission, parce qu’elles ont du mal à imaginer une vie sans hommes (les femmes hétérosexuelles, j’entends, mais c’est ce qui constitue le modèle dominant dans nos sociétés).

Certains et certaines pensent d’ailleurs pouvoir en jouer à leurs bénéfices. Qu’en est-il?

Les femmes savent bien qu’elles seront valorisées si elles jouent le jeu du patriarcat. Bien plus que si elles essaient d’être indépendantes. Si on est jolie, mince, sexy et bonne cuisinière, miser sur ces atouts plutôt que d’entreprendre de longues études périlleuses peut paraître plus rassurant. Mais le vent tournera toujours. Notamment avec l’âge et la question de l’amour. Très souvent, l’amour, et surtout l’amour féminin, est une modalité de domination. Les femmes sont élevées à penser qu’il va donner tout le sens à leur vie. Quand on tombe amoureuse d’un homme, on ne se dit pas qu’il risque de nous quitter dans vingt ans pour quelqu’un de plus jeune et que l’on se retrouvera sans moyens. Les femmes se retrouvent souvent à abandonner leur vie par amour et cela a des conséquences catastrophiques très concrètes en cas de séparation.

 D’une part, les femmes ont une expérience de leur corps qui est différente de celle des hommes, parce que leur corps est conçu comme un objet par la société, avant même qu’elles-mêmes aient pu le vivre comme un sujet. Des sociologues montrent que c’est exactement ce que les jeunes filles vivent encore maintenant : au moment de la puberté, les remarques déplacées dans la rue ou dans le cercle familial conduisent l’adolescente à se découvrir comme suscitant du désir sexuel alors même qu’elle n’a pas encore pu prendre possession de son corps de femme qui est en train d’advenir. Ce qui m’intéresse c’est d’identifier les conséquences sur la façon dont on fait l’expérience de soi et du monde d’être traitées comme des objets par les hommes. Et la conséquence c’est précisément l’aliénation, le sentiment d’étrangeté vis-à-vis de son corps.

Dans votre livre, vous posez la question: «les femmes sont-elles masochistes ?». Le succès mondial de la fiction «Cinquante nuances de Grey», que vous avez étudié en détails, apporte-t-il une réponse évidente?

Cependant, ce n’est pas étonnant que certaines acceptent. Il y a un véritable soulagement à jouer le jeu des normes de genre. Pour appréhender ce phénomène dans l’intimité, il faut comprendre deux choses. La première est que la domination masculine marche tellement bien – c’est l’hypothèse de la juriste et militante féministe américaine Catharine MacKinnon – que les femmes désirent ce que les hommes veulent sexuellement. Nous sommes élevés dans la valorisation de la soumission féminine, sociale et sexuelle. On nous inculque que le rapport «normal», consiste en une pénétration en missionnaire qui s’achève quand l’homme a joui.

De même que les femmes sont tentées par la soumission dans la vie quotidienne, elles la trouvent désirable dans la vie sexuelle. Je ne pense pas qu’il soit possible de distinguer la vie sociale de la vie sexuelle sur cette question. Chez les féministes, il peut même y avoir un effet de vases communicants. Quand l’on se bat au quotidien pour être libre, il y a un soulagement à avoir un espace où l’on se laisse aller à jouer le jeu des normes de genre à 100%.

 La soumission est l’attitude que l’on adopte lorsqu’on se trouve dans la position « inférieure » d’un rapport de pouvoir inégal, c’est ce qu’on fait lorsqu’un pouvoir s’exerce sur nous. Elle peut prendre de nombreuses formes. Effectivement, la soumission féminine passe par le fait que les femmes sont en moyenne plus généreuses que les hommes, elles font preuve de plus de sollicitude, etc. Le problème, c’est que ces qualités ne sont pas valorisées socialement. Lorsque l’on travaille sur les normes de genre à l’œuvre dans la notion d’homo economicus, par exemple, on voit que le comportement économique rationnel est considéré comme la maximisation de son propre bien-être et de sa propre consommation. Dans ce contexte, la générosité des femmes apparaît comme irrationnelle. Par générosité, elles ne demandent pas d’augmentation à leur travail, par générosité, elles laissent leur mari aller regarder le foot avec ses copains pendant qu’elles s’occupent de prendre un rendez-vous chez le pédiatre. On valorise chez les femmes des vertus qui sont des véritables vertus mais qui les rendent vulnérables en raison des valeurs de la société. L’enjeu est donc surtout de promouvoir des normes sociales dans lesquelles cette sollicitude et cette générosité – qui sont très importantes pour le fonctionnement du monde social – ne soient plus des marques de soumission, ne soient plus dévalorisées, ne soient plus réservées aux femmes.

« Cinquante nuances de Grey», c’est juste une façon de rendre moderne et cool le patriarcat dans ce qu’il a de pire. Il faut différencier la pratique ponctuelle du sadomasochisme, où des individus se rencontrent 30 minutes ou 2 heures et définissent ensemble ce qu’il sera possible de faire, de celle que Christian Grey essaie d’imposer à Anastasia Steele. Ce genre de relation existe et peut durer des années. Il s’agit presque systématiquement d’hommes dominants qui font signer des contrats à des femmes plus jeunes et soumises. Il est courant d’y voir préciser combien de calories la soumise a le droit de manger, quel sport elle doit faire et à quelle fréquence ou comment elle doit être épilée…

Comment élève-t-on une petite fille pour qu’elle ne devienne pas une femme soumise, et un garçon pour qu’il ne devienne pas un homme qui exige d’une femme qu’elle le soit?

Il est très difficile de se surveiller sur ces comportements, d’autant plus lorsque l’on a sa propre vision du genre. Souvent, les pères inscrivent leur fille au foot, mais ne laissent pas leur garçon faire de la danse. S’il faut aider les filles à ne pas penser que tout est un obstacle, il faut aussi rassurer les garçons sur le fait qu’avoir des sentiments et prendre soin des autres, c’est aussi important que de savoir bien jouer à la balle. Ce que l’on caractérise comme des attitudes de soumission sont problématiques uniquement parce qu’elles sont dévalorisées socialement. Si l’on considérait que se soucier de son intérieur et s’occuper de ses enfants c’était très bien, on ne parlerait pas de soumission et il n’y aurait pas de problème.

Spontanément, on dit aux petites filles qu’elles sont jolies et aux petits garçons qu’ils sont courageux. Dire l’inverse permet de rééquilibrer cette tendance. Il faut aussi arrêter de penser que les petites filles sont fragiles. Elles ne se font pas plus mal que les garçons en tombant d’un arbre. De la même manière, arrêtons de leur demander avec qui elles vont se marier et combien d’enfants elles auront, tout en demandant aux petits garçons s’ils seront pompier ou astronaute.

Les parents qui donnent à leurs enfants une éducation anti-sexiste voient souvent leurs efforts anéantis par l’entrée à l’école. Au bout de six mois, leur petite fille, qui adorait jouer au foot, veut maintenant être une princesse en robe rose à paillettes. L’école a un fort pouvoir d’imposition des normes de genre. Cela étant dit, on peut faire attention à un certain nombre de choses.

A LIRE SUR FAUNES ET FEMMES MAGAZINE

La France, Et si les femmes avaient « Le Pouvoir » ?
simone beauvoir

La France, Et si les femmes avaient « Le Pouvoir » ?

La France, les femmes et le pouvoir est le fruit d’une longue enquête destinée à comprendre l’origine et les caractéristiques de l’«exception française» en la matière. On sait que l’Hexagone fut le dernier des grands pays occidentaux à accorder le droit de vote aux femmes, et qu’il était à la fin du XXe siècle en queue de peleton de l’Europe et au 65e rang mondial pour la place qu’il leur réserve dans son Parlement. Mais si les faits sont connus, les raisons de cette situation n’ont jamais fait l’objet d’études approfondies. Parfois attribuées à un mystérieux «retard français», elles font surtout l’objet d’un tabou historique.

La France, Et si les femmes avaient « Le Pouvoir » ?
Aurore Bergé (c) députée et nouvelle présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, avec les députés Renaissance élus aux législatives, le 22 juin 2022 à Paris Aurore Bergé (c) députée et nouvelle présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, avec les députés Renaissance élus aux législatives, le 22 juin 2022 à Paris afp.com – Christophe ARCHAMBAULT

Ce tabou s’éclaire lorsqu’on saisit que l’exception française ne date pas d’hier, qu’elle a eu longtemps un tout autre visage, et que ceux qui ont le plus travaillé à l’exclusion des femmes des positions de pouvoir ne sont pas ceux que l’on croit généralement.

Du début à la fin du Moyen Âge, en effet, la France s’est plutôt signalée par un ample partage des responsabilités entre les sexes. C’est à ce partage que s’attaquèrent, le jugeant incongru, les troupes d’hommes grossissantes qui s’investirent dans la construction de l’État et le commentaire de la vie politique, en se donnant les moyens de gagner à leur point de vue des groupes de plus en plus nombreux. Cette histoire n’a pourtant rien de linéaire. Elle est au contraire remplie de conflits, de polémiques, de reculs et d’avancées, de mises au point de stratégies, de batailles perdues ou gagnées… dont l’Histoire qui s’enseigne à l’école ou à l’université ne dit généralement rien, ou rien de compréhensible.

Lorsque la parité n’est pas imposée par la loi, la proportion des femmes dans le personnel politique est minoritaire. Des effets territoriaux sont toutefois constatés : la proportion de communes dont une femme est maire est plus importante dans l’Ouest de la Métropole, dans le Sud du bassin parisien et en Rhône-Alpes que dans le reste du territoire. Ainsi cette proportion, qui est de 20 % dans l’ensemble du pays n’atteint pas 14 % dans le département du Var mais dépasse 25 % dans celui des Landes.

Les écarts territoriaux concernant les parts de femmes parmi les cadres et les dirigeants salariés des grandes entreprises obéissent davantage à une opposition entre l’Ile-de-France et la Province. En région parisienne, la part de femmes parmi les dirigeants d’entreprises de plus de 250 salariés est pratiquement de 30 % alors qu’elle est située au-dessous de 25 % dans toutes les autres régions.

Trois femmes au pouvoir, de Matignon à l’Assemblée, une donne historique

Fraîchement choisies par la majorité pour les plus hautes fonctions à l’Assemblée nationale, Aurore Bergé et Yaël Braun-Pivet forment, avec Elisabeth Borne à Matignon, un trio de femmes au pouvoir, un tel alignement constituant une première, encore à l’épreuve.

Bien que fragilisée après les législatives, Mme Borne, deuxième femme à la tête d’un gouvernement après Edith Cresson il y a trente ans, a été « confirmée » samedi par Emmanuel Macron « dans la durée ».

Aurore Bergé, elle, a été élue mercredi dernier à 35 ans présidente des députés Renaissance (ex-LREM). C’est la première fois sous la Ve République qu’une femme devient patronne du groupe majoritaire à l’Assemblée.

Autre première: la présidence de l’institution doit revenir mardi à une femme également, Yaël Braun-Pivet, via un vote de l’ensemble des députés. Elle succèdera à Richard Ferrand, un proche d’Emmanuel Macron défait dans les urnes.

Novice en politique en 2017 et bombardée alors présidente de la commission des Lois au Palais Bourbon, l’élue de 51 ans ne sera restée qu’un mois ministre des Outre-Mer. Elle a quitté ce week-end le gouvernement en vue du perchoir.

Réélue députée des Yvelines le 19 juin, elle a profité d’une fenêtre d’opportunité pour se présenter mercredi à une primaire interne pour la présidence de l’Assemblée, l’emportant sur un autre ex-président de commission LREM, Roland Lescure.

Une observatrice des deux scrutins constate au sein de la majorité « un vrai élan » assez irrépressible en faveur des femmes, dans un Palais Bourbon qui a accueilli en 2016 pour la première fois une statue de personnage historique féminin, au milieu des figures d’hommes et allégories. Il s’agit d’un buste d’Olympe de Gouges, féministe guillotinée sous la Terreur.

Laurence Rossignol, ancienne ministre socialiste des Droits des femmes, reprend Simone de Beauvoir: « il suffira donc d’une crise… pour qu’on laisse les femmes monter au feu ».

Pour la députée sortante de la majorité Valérie Petit également, il s’agit du « Glass Cliff Effect » ou effet « falaise de verre », soit « la surreprésentation des femmes dans les postes de pouvoir en période de crise aigüe ». « Ceux qui d’habitude ignorent leur talent se disent +On a tout essayé, faisons quelque chose qu’on n’aurait jamais imaginé: nommons une femme+ », a-t-elle relevé sur Twitter.

– revanche –

Ces victoires ont aussi l’allure d’une revanche sur les procès en incompétence ou le sexisme ambiant à l’Assemblée. « Certains députés ont pu me dire +Ne faites pas votre maîtresse d’école+, ou +Merci pour vos réflexions quasi maternelles+ », rapportait en 2019 dans Elle Mme Braun-Pivet, avocate de profession et mère de famille nombreuse.

La féminisation de l’Assemblée, avec un record de quelque 39% de députés femmes en 2017, a cependant eu « beaucoup d’effets », relevait-elle auprès de l’AFP il y a quelques semaines. « De facto, certains comportements sexistes ont disparu et les femmes prennent davantage la parole ».

Or la proportion de députées a légèrement reflué avec les dernières élections législatives, passant à 37%.

« La faute à la fois au RN qui a présenté beaucoup de femmes dans des circonscriptions perdues d’avance, et à LR dont le féminisme n’a jamais été la tasse de thé », pointe à l’AFP la politologue Mariette Sineau, co-autrice de « Femmes et République ». Et la poussée de LFI, qui avait investi légèrement plus de femmes que d’hommes, « n’a pas suffi » à inverser la tendance.

« Ce recul du nombre des femmes à l’Assemblée, ça fait mal », lâche la chercheure Marlène Coulomb-Gully. Selon cette spécialiste des questions de genre, « quelque chose doit radicalement changer si l’on veut rendre l’engagement politique désirable pour les femmes », notamment les horaires de travail.

Elle espère toutefois que « l’ordre du jour, la priorité du type des questions » – le « care », l’enfance, les seniors, plutôt que le régalien – puissent « être infléchis par une assemblée où le nombre de femmes est relativement élevé même s’il est en baisse, et où des femmes occupent des postes décisionnels ».

Deux autres femmes président des groupes d’opposition, Mathilde Panot (LFI) et Marine Le Pen (RN). Cyrielle Chatelain codirige le groupe écologiste. La majorité espère atteindre cette semaine la parité à d’autres postes clés au Palais Bourbon.

Au rapport : l’agriculture biologique la Cour des comptes dénonce des moyens de l’Etat «insuffisants»
l’arrosage des tomates

Au rapport : l’agriculture biologique la Cour des comptes dénonce des moyens de l’Etat «insuffisants»

Au rapport : l’agriculture biologique la Cour des comptes dénonce des moyens de l’Etat «insuffisants»
Une exploitation bio détruite au glyphosate dans les Bouches du Rhône @gettyimage

Ce rapport tombe à point nommé pour la filière bio. Alors que l secteur est confronté à une baisse de la consommation, la cour des comptes pour la première fois de son histoire publie enfin ce jeudi son rapport sur «le soutien à l’agriculture biologique», qui dresse un portrait sévère des aides publiques et du soutien accord à la filière. La cour des comptes l’affirme sans détour : «La politique de soutien à l’agriculture biologique s’avère insuffisante au regard des ambitions affichées, tant au niveau des aides financières, que du soutien à la structuration de la filière, de la communication sur les bénéfices du bio et de la recherche et développement» et n’est «pas à la hauteur».

Fait notable : une très large partie du rapport est consacrée aux bénéfices de l’agriculture biologique (AB). S’appuyant sur une analyse détaillée de la littérature scientifique, la Cour des comptes juge que la politique de soutien est «justifiée par les bénéfices de l’agriculture biologique pour la santé et l’environnement»«Si elle présente quelques faiblesses (usage du cuivre, travail profond du sol, etc.), l’agriculture biologique a néanmoins un effet bénéfique sur la qualité de l’eau et des sols en raison de l’interdiction de l’usage de pesticides et d’engrais azotés de synthèse et du moindre usage d’antibiotiques et d’additifs prévu par son cahier des charges.

Elle contribue également à l’amélioration du bien-être animal, a un impact plutôt favorable sur le climat et crée plus d’emplois», est-il résumé. Le président de la Cour Pierre Moscovici a enfoncé le clou ce jeudi en présentant le rapport : «Le rôle de la Cour c’est d’apporter un regard objectif et impartial qui manquait […] L’agriculture biologique est le meilleur moyen [de réaliser] la transition écologique et agricole.» Malgré des rendements encore inférieurs à ceux de l’agriculture conventionnelle d’environ 18 %, la productivité du bio «présente un potentiel d’amélioration, qui dépend de l’investissement en recherche et développement».

Les agences de l’eau en première ligne

Alors que les agriculteurs bio se battent depuis des mois pour réclamer une meilleure revalorisation de leurs aides dans le cadre de la future PAC, qui entrera en vigueur en 2023, on reste cependant loin d’atteindre les objectifs fixés en termes de part de la surface agricole dévolue à l’AB : 15 % en 2022, et 18 % en 2027 selon les objectifs français, et 25 % d’ici 2030 au niveau européen. D’ailleurs, «l’ambition environnementale» du plan français pour la prochaine PAC reste trop «modeste», regrette la Cour des comptes, qui juge que le budget prévu par la France pour les éco-régimes – un nouveau système de paiements qui vise à rémunérer les agriculteurs en fonction des bénéfices environnementaux – est «inférieur de près de 20 %» au dispositif jusqu’ici en vigueur. «Fortement incitatives», les aides au bio sous la précédente PAC ont aussi été «sous-dimensionnées».

«Près de la moitié de l’enveloppe» prévue pour les aides à la conversion et au maintien de l’agriculture bio pour 2015-2020, «a été consommée dès la première année». Autre preuve du manque d’engagement de l’Etat sur la transition vers le bio : au niveau national, les agences de l’eau sont le premier financeur de l’AB, devant les aides au maintien et à la conversion et les aides des régions. Alors que la pollution de l’eau d’origine agricole «continue de s’aggraver», «la prévention s’avère bien moins coûteuse que la décontamination de l’eau potable». Les agences de l’eau l’ont bien compris, et ont donc «fortement développé leur soutien», en mettant en œuvre de nombreux projets pour développer le bio dans les zones de captage d’eau potable.

Financement «limité»

Et pourtant, malgré ces aménités incontestables, les moyens de financement du bio sont maigres. La France, premier pays européen en termes de surface agricole dévolue à l’agriculture biologique (10,3 % en 2021, soit 2,8 millions d’hectares), ne consacre que 4,9 % de son budget dévoué au développement rural à l’AB, contre 6,4 % pour la moyenne des pays européens. «La politique de soutien à l’agriculture biologique paraît donc présenter un rapport coût /bénéfice intéressant en termes d’environnement, bien supérieur à celui d’autres dispositifs aux effets plus incertains en termes de réduction des pollutions agricoles», écrit la Cour des comptes, pointant notamment le coût des plans Ecophyto successifs, qui visent à réduire les pesticides depuis 2009 et dont le coût est estimé à 400 millions par an malgré une absence de résultats.

Au total, le «financement de l’Etat à hauteur de 35 millions d’euros en 2020 [pour les aides à la conversion et au maintien en AB] apparaît encore plus limité lorsqu’il est rapproché des coûts de dépollution des eaux contaminées par les produits phytosanitaires et nitrates d’origine agricole (entre 540 et 970 millions d’euros par an), à la charge des usagers». Quant au ministère de l’Agriculture, sa «politique aurait pu être davantage motrice dans le développement de l’agriculture biologique, qu’elle a, au mieux, accompagné et parfois freiné», fustigent les Sages.

«Réorienter les soutiens publics»

«Le sous-dimensionnement des enveloppes d’aides, leur manque de lisibilité et l’insuffisante prise en compte des bénéfices environnementaux associés à ce mode de production […] conduisent à s’interroger sur la pérennité à terme des exploitations biologiques», alerte enfin la Cour des comptes.

Pour que la France se donne les moyens de son ambition, les Sages ont formulé douze recommandations visant notamment à «mieux éclairer les citoyens et les consommateurs sur l’impact environnemental et sanitaire» de l’AB et «réorienter les soutiens publics à l’agriculture au profit de la filière bio». Par exemple en instaurant une «rémunération pour services environnementaux de l’agriculture biologique» dans la future PAC. Les derniers arbitrages du gouvernement sur ce dossier devraient d’ailleurs être rendus publics en fin de semaine.

A Singapour pour les passionnés de culture
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A Singapour pour les passionnés de culture

Singapour est une destination qui encourage à la découverte. Véritable ville-jardin, ancrée dans une histoire et un patrimoine multiculturels continuellement renouvelés par un esprit d'exploration et d'innovation. Elle offre une myriade de possibilités pour les voyageurs.

A Singapour pour les passionnés de culture
La chic petite cité état, nichée au sud de la Malaisie, charme immanquablement le visiteur.

Singapour ne laisse aucun passionné indifférent : Férus d’arts en tous genres ? Découvrez les chefs-d’œuvre locaux et internationaux dans de nombreux musées et galeries. Apprenez-en plus sur la culture multi-ethnique de Singapour, laissez-vous porter par les récits racontés par les chants et danses traditionnels des communautés chinoise, malaise et indienne.

Pour les visiteurs désireux de ramener un peu de Singapour chez eux, ils pourront participer à des ateliers animés par une nouvelle vague de designers et d’artisans pour créer leurs propres œuvres d’art. Passionnées par les arts, l’artisanat ou les rencontres, c’est ici que convergent les créateurs de culture, maestros, artisans, artistes et bien sûr voyageurs du monde entier.

Lorsque Sir Stamford Raffles fonda au 19ème siècle ce qui deviendra la Singapour moderne, rien ne permettait de penser que cette ville connaitrait un destin culturel aussi prometteur !
Les nombreuses populations qui ont immigré sur l’île ces deux derniers siècles ont chacune apporté leur spécificité. Malais, Chinois, Indiens, Européens ont d’abord fait quartier à part mais peu à peu la fusion s’est effectuée pour donner naissance à une culture hybride unique pour une si petite superficie.

A Chinatown, on peut apprécier les nombreuses allées de boutiques au-dessus desquelles flottent dragons et lanternes de papier guidant le visiteur vers des restaurants à ciel ouvert, des herboristeries à l’ancienne, des marchés locaux « wet markets », un véritable opéra chinois, des pagodes écarlates, des musées comme le Chinatown Heritage Center, des incroyables temples comme celui du de la Relique de la Dent de Bouddha, ou l’énorme temple Hindou Sri Mariamman…

Dans les allées plantées de palmiers royaux de Kampong Glam, l’architecture malaise et l’hospitalité musulmane sont à l’honneur. Les demeures sont gaiement colorées, les mosquées sont historiques les boutiques locales concentrées autour de Haji Lane et Arab Street regorgent d’épices, de soieries et de boutiques de souvenirs.

Toutes les symphonies de l’Inde sont présentes à Little India : agitation joyeuse, débauche de fleurs et d’offrandes s’étalent sur les trottoirs des rues Serangoon ou Hindon, à quelques pas du grand centre commercial Mustafa ouvert jour et nuit. Ne pas manquer le Tekka market, marché ouvert tous les matins, pour les odeurs et les saveurs de l’Inde.

Pour tout savoir de l’histoire incroyable de Singapour qui s’est construite avec la passion de ses habitants, un passage par le Musée National de Singapour, le plus ancien de la ville, s’impose, ou dans le passionnant Musée Peranakan qui décrypte le mode de vie de la population sino-malaise.

A ne pas manquer non plus : la Galerie Nationale de Singapour qui présente des trésors de l’art asiatique au cœur d’un cadre exceptionnel d’un bâtiment restauré depuis l’Hôtel de Ville et l’ancienne Cour Suprême, ou encore le Musée des Civilisations Asiatiques, l’un des premiers musées de la région à présenter l’ensemble des cultures et civilisations d’Asie. Il présente les collections historiques de Chine, d’Asie du Sud et d’Asie occidentales.

D’autres musées tel que le Singapore Art Museum, le Gillman Barracks ou le très rouge Red Dot Design Museum sont à noter.

Le Singapore Art Museum (SAM), présente l’art contemporain de la scène singapourienne et de la région du sud-est asiatique et asiatique. En plus d’une collection permanente, ce musée organise des évènements, des ateliers et expositions temporaires. Le Gillman Barracks est une enceinte d’art visuel créée dans une ancienne caserne militaire and entouré d’une végétation tropicale.

Cet endroit unique est une véritable plateforme de galeries d’art et d’artistes du monde entier, il développe l’art visuel de Singapour, de l’Asie du Sud-est et au-delà. En parallèle, il y a 7 cafés et restaurants dans cet établissement hors du commun. Enfin quant à lui, le Red Dot Design Museum sur la Marina Bay, réjouira les passionnés d’art et de culture contemporaine. Pour les plus mélomanes, une sortie concert s’impose au Théâtre de l’esplanade en forme de durian.

Des centres labellisés « Heritage » permettent d’en savoir plus sur les diverses traditions des populations immigrées. Pour une expérience encore plus immersive, l’attraction « Images of Singapore live » sur l’île de Sentosa plongera le visiteur au cœur du Singapour des années 1800 parmi des acteurs grimés comme à l’époque : Un véritable saut dans le passé.

Tout au long de l’année, la palette de propositions d’événements et de festivités à Singapour est incomparable. Expositions artistiques, concours culinaires, compétitions sportives, soirées musicales, festivals cinématographiques, fashion weeks, Grand Prix de Singapour, il y en a pour tous les goûts. Le plus difficile est de faire son choix mais il est toujours riche de sens de faire coïncider un voyage avec un événement faisant écho aux passions du voyageur.

En images…

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Mode de vie : de quoi parle-t-on ? Peut-on l’adopté

Le mode de vie est un concept passe-partout , un mot-valise convoqué dans de très nombreux contextes, qui rend compte d’un fait social majeur : la manière dont les individus d’une société sont conduits à structurer leurs conditions de vie. En dépit du flou qui l’entoure, il s’agit d’une notion essentielle à la compréhension des évolutions sociales dans une période où les mutations sociologiques, cela inclut ses types de relations social, sa façon de consommer, sa façon de se divertir, de s’habiller. Un mode de vie reflète également l’attitude d’un individu, ses valeurs, sa façon de voir le monde dans lequel il vit.

Mode de vie : de quoi parle-t-on ? Peut-on l'adopté
Mode de vie : de quoi parle-t-on ? Peut-on l’adopté

Comment arrêter de se sur-adapter/s’adapter et enfin être soi-même tel qu’on est ?

Qui n’a jamais fait des pirouettes pour gagner l’affection, la considération, l’amitié ou l’amour de quelqu’un ? Trop souvent la culpabilité, le besoin d’être aimé, la dépendance affective, la peur de déplaire ou d’être rejeté,,, nous font faire et dire des choses qui ne sont pas en accord avec nous et nos besoins.

À vouloir et essaye de trop s’adapter aux autres, nous finissons toujours par nous désadapter de nous-même !

Osez votre vie et non celle que les autres attendant de vous ! Osez « être »qui vous être et non l’image que les autres attendent de vous !

L’atteinte de l’équilibre réside dans le respect des autres en passant en priorité par le respect de sa propre personne. Nous sommes la personne la plus importante de notre vie !

Au lieu de chercher la personne qui vous rends heureux(se), devez cette personne.

Assumer sa singularité, c’est construire sa vie comme une oeuvre d’art de Sylvain ALLEMAND

Rappelle-toi : l’unique personne qui t’accompagne toute ta tie, c’est toi-même !Sois vivant dans tout ce que tu fais, de Pablo Picasso.

Mode de vie : de quoi parle-t-on ? Peut-on l'adopté
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L’amour ne devrait pas être le plus gros compromis de votre vie…

Même si on vous a dit le contraire. Vous avez regardé des films, lu des romans, entendu des adages de parents et d’amis ui ont peut-être des relations très fructueuses, l’amour est un compromis constant. Vous ne pouvez pas tout avoir. Et peut-être ont-ils raison. Vous ne pouvez pas tout avoir. Mais vous devriez pouvoir avoir ce qui compte.

Vous devriez pouvoir être avec quelqu’un que vous aimez et vivre une vie qui vous séduit, vous stimule et vous inspire. Vous devriez pouvoir avoir, au minimum, une relation favorisant la croissance et l’exploration de la part des deux parties.

Que signifie pour vous « prendre le large » ?

Il y a de nombreuses façons de prendre le large. Ce n’est pas forcément voyager, mais aussi tracer sa propre voie, s’affranchir de ce que l’on attend de nous. Par exemple : le fait de vivre déconnectés, faire notre nourriture grâce à la permaculture, remettre en cause le principe du travail toute sa vie et à tout prix. Par nous, la société de consommation est à l’origine de beaucoup de maux de notre société. Cela influe sur le mode de vie des gens et sur la nature. Nous souhaitons sortir de ce schéma pour un équilibre plus sain.

La génération de nos parents s’est habituée à vivre la consommation à tout crin car ils ont grandi avec. Mais aujourd’hui, quand on analyse, on constate que ce rythme de consommation est insoutenable et néfaste, compte tenu des ressources dont nous disposons. Notre génération doit chercher de nouvelles solutions et sortir des sentiers battus. Prendre de large conduit à se dépasser soi-même et à croire que c’est possible.

La question à se poser est donc de savoir si vous êtes dans un système que vous avez choisi et surtout de savoir s’il vous convient. A ce moment-là vous pourrez considérer que vous avez vraiment fait votre choix de vie avec un équilibre entre votre vie professionnelle et personnelle qui vous satisfait.

Dans le cas inverse il vous faudra réfléchir sur vos réelles aspiration et comment les mettre en oeuvre.

Quel est le mode de vie en France ?

Les Français sont patients, polis et respectueux, en particulier vis-à-vis des expatriés, curieux, voyagent et sont éduqués selon les normes les plu élevées. Dans un pays où la philosophie est obligatoire, on n’hésite pas à se questionner, à se réinventer .

Comment commencer un mode de vie sain ?

Les conseils suivants vous aideront à avoir une saine alimentation.

  1. Mangez plus de fruits et légumes…..
  2. Choisissez des aliments roches en fibres….
  3. Consommez moins de sel….
  4. Choisissez les bons gras….
  5. Consommez moins de sucre ajouté…
Quelle est la coprésence entre mode de vie et style de vie ?

On retrouve leur coprésence dans le lexique anglo-saxon sous la forme de way of life et de lifestyle. La polysémie entre mode de vie et style de vie rajoute au flou de ce que recouvrent ces notions.

Le style d'Anne Hathaway est la cascousse s'habille en Prada, et on adore
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Le style d’Anne Hathaway est la cascousse s’habille en Prada, et on adore

Le style d'Anne Hathaway est la cascousse s'habille en Prada, et on adore

Si l’on ne devait retenir qu’un film de mode, ce serait sans aucun doute « Le Diable s’habille en Prada ». Ce film – relatant l’histoire d’une jeune journaliste remplie d’ambition qui va se confronter à la dure réalité du milieu de la presse mode – est devenu une véritable référence cinématographique. Notre moment préféré ? Celui où Andrea Sachs, interprétée par Anne Hathaway, devient une véritable icône mode. Un glow-up emblématique, qui coupe aussi bien le souffle aux spectateurs, qu’à la terrifiante Miranda Priestly, interprétée par Meryl Streep. Des années plus tard, les ensembles d’Andy Sachs sont toujours aussi iconiques. Alors lorsqu’Anne Hathaway s’amuse à en reproduire un, la Toile entière s’agite et ne parle que de ça.   


« Vous pouvez épeler « Gabanna » ? » Anne Hathaway semble avoir retrouvé sa frange, ses bottes Chanel, ses robes Valentino et son amour pour la mode. Miranda Priestly serait sans doute épatée devant ces derniers looks dignes d’une couverture du magazine Runway. Et c’est Emily qui baverait devant l’allure si soignée et le sourire captivant de l’actrice, sacrée icône de mode.

LE STYLE D’ANNE HATHAWAY EN 2022 OU LE PARFAIT RETOUR D’ANDY DU DIABLE S’HABILLE EN PRADA

Si Anne Hathaway, ou Andy, a laissé dernière elle Paris, ses lumières et ses catwalks. Elle semble avoir troqué les rues de la Ville lumière pour les tapis rouges et les projecteurs de Cannes et New York.

En pleine promo de ses nouveaux projets pas encore sortis en salles pour certains, Anne Hathaway a signé des looks que l’on doit avouer : parfaits à faire décrocher un sourire à la papesse de la mode, Meryl Streep bien sûr.

Il y avait comme un air de déjà vu lorsqu’on a vu l’actrice défiler devant les paparazzis du monde entier. Cet air de « je ne sais quoi », cette silhouette de vraie icône, l’allure d’une modeuse qui maîtrise ses looks et ses apparitions, comme un personnage du Diable s’habille en Prada. Des looks qui promettaient un succès dans le monde de la mode, mais pas que.

Pour la sortie de sa nouvelle série Apple TV avec Jared Leto, WeCrashed, l’actrice s’était affichée à New York dans des looks à la pointe de la mode. Ensemble en tweed, total look violet, retour des bottes à talons qu’enviait Emily Blunt dans notre film préféré, et cette frange qui lui allait si bien.

Pas de doute, Anne Hathaway est bel et bien une vraie icône aux pays des merveilles de la mode.

Le style d'Anne Hathaway est la cascousse s'habille en Prada, et on adore
Le style d’Anne Hathaway est la cascousse s’habille en Prada, et on adore

ANNE HATHAWAY NOUS FAIT RÊVER AVEC SES LOOKS SUR INSTAGRAM

Andy Sachs 2.0 ? Ou Princesse Mia Termopholis connectée ? Plutôt Anne Hathaway, actrice et modeuse à ses heures perdues. C’est sur Instagram que l’actrice a affiché ses looks si parfaits. Des tenues signées Valentino avec combi-short imprimée et bottines à plateforme, ensembles colorés et géométriques Versace avec bottes hautes à talons aiguilles, tendance monochrome, total look en cuir, robes à sequins ou à imprimés psychédéliques signées Paco Rabanne… Anne Hathaway nous a conquises avec ses derniers looks !

Alors qu’elle faisait la promo de sa nouvelle série WeCrashed, l’actrice, connue pour ses rôles dans Princesse Malgré Elle, Rachel se marie, le Diable s’habille en Prada, Alice aux Pays des Merveilles et tant d’autres, a partagé tous les clichés de ses plus beaux looks.

Ce n’est pas la première fois que l’actrice partage des photos dignes d’une vraie fashionista. En plein confinement, alors qu’elle promouvait LockDown avec sa nouvelle frange et son partenaire à l’écran Chiwetel Ejiofor, Anne Hathaway avait partagé ses looks dignes d’un red carpet confiné. Ils étaient parfaits !

PRINCESSE MALGRÉ ELLE OU DIABLE S’HABILLE EN PRADA ? L’ACTRICE ANNE HATHAWAY SEMBLE REPRODUIRE LES LOOKS DE SES FILMS !

Si Andy Sachs avait Instagram, il ressemblerait sans doute au compte d’Anne Hathaway avec les clichés partagés de ses derniers looks. Et si la Princesse Mia Thermopolis utilisait la plateforme de partage de photos, c’est sans doute le même genre de photos engagées qu’elle posterait également…

Ce qui est sûr c’est que dernièrement l’actrice a ravi les fans du film Le Diable s’habille en Prada et de la Princesse Thermopolis des productions Disney. Car sur la Croisette à Cannes et dans les rues de New York, les looks d’Anne Hathaway offraient comme un air de déjà vu avec les garde-robes des personnages iconiques qu’elle a incarnés par le passé.

Alors que le monde entier attend avec impatience une suite du film Mariage de Princesse, les derniers looks de l’actrice à Cannes offraient comme un avant-goût de ce qui pourrait nous attendre si et quand Anne Hathaway reprendra son rôle aux côtés de Julie Andrews.

Pour l’heure, il faut encore faire preuve de patience pour retrouver notre actrice préférée dans la suite d’un film mythique. Mais on vous laisse admirer les derniers looks parfaits d’Anne Hathaway.

UN LOOK DIGNE D’UN MARIAGE DE PRINCESSE

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L’ACTRICE A OPTÉ POUR DE LA COULEUR LORS DU FESTIVAL DE CANNES 2022

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Anne Hathaway is at the 2022 cannes

ANNE HATHAWAY EN GUCCI, UNE VRAIE MODEUSE ICONIQUE

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Anne Hathaway is seen during the 75th cannes2022

UN ENSEMBLE PSYCHÉDÉLIQUE POUR UNE ALLURE DE FASHIONISTA

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Photo of Anne Hathaway rainbow polka dot look teases a new style direction

UNE ROBE DE SOIRÉE VERSACE DIGNE DU DIABLE S’HABILLE EN PRADA

anne hathaway cut a stylish figure showed off her curves in a silver versace dress at the wecrashed premiere
Anne Hathaway cut a stylish figure showed off her curves in a silver Versace dress at the Wecrashed premiere

SI ANDY SACHS TRAVAILLAIT ENCORE POUR MIRANDA PRIESTLY

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Personnellement je suis obsède par les looks cannois d’Anne Hathaway

UN TOTAL LOOK VALENTINO QUI NOUS RAPPELLE DES SOUVENIRS MODE

anne hathaway dans valentino donne devil wears prada
Anne Hathaway dans Valentino donne devil wears Prada

La démocratie en béton
Muzharul islam chittagong university

La démocratie en béton

Une exposition sur l’architecture postcoloniale en Asie du sud revient avec nostalgie sur la promesse de progrès social du modernisme.

27 juin 2022

By Diana ABDOU

La démocratie en béton
Stade municipal Sardar Vallabhbhai Patel, Ahmedabad, Inde; conçu par Charles Correa et Mahendra Raj, 1959-1966

Les visiteurs de « The Project of Independence » au Museum of Modern Art sont accueillis à leur droite par sept visages ombragés sur une photographie de Margaret Bourke-White. Ils appartiennent, selon la légende originale de la photo dans Life, à des réfugiés sikhs « grêles mais déterminés » du Pakistan, forcés de déménager dans une Inde nouvellement indépendante après la partition. Leur placement dans l’exposition suggère qu’ils se dirigent vers la ville affichée sur le mur de gauche : Chandigarh, la capitale du nouvel État indien du Pendjab, imaginée par l’architecte franco-suisse Le Corbusier et son mécène, le Premier ministre Jawaharlal Nehru.

Au moment où la photographie de Bourke-White a été prise, Chandigarh était encore sur le point de s’élever des contreforts de l’Himalaya. Extraits du documentaire de 1966 d’Alain Tanner et John Berger Une Ville à Chandigarh détaillent sa construction, des femmes et des hommes passant des pierres et du béton d’une personne à l’autre sans l’aide d’un jeu de roues. Le toit en forme de faucille de l’Assemblée législative achevée se trouve à l’arrière-plan, entre le lointain Himalaya et la terre nue où les travailleurs peinent. Le complexe du Capitole a été construit dans le style moderniste importé par Le Corbusier : béton brut, angles droits, arcs généreux et petites fleurs de couleur délibérées. En fait, Le Corbusier a conçu toute la ville selon sa conception du formalisme, dans laquelle les quartiers étaient ségrégués et organisés par destination sociale : les bâtiments gouvernementaux étaient la « tête », le centre commercial le « cœur », et les opérations éducatives et de loisirs le « les bras. » Dans les années 1950, le modernisme se développe sous la bannière de la démocratisation de l’architecture.

« Brave new Chandigarh, né dans les dures plaines du Pendjab sans cordon ombilical », a écrit l’architecte indien Charles Correa une décennie plus tard. Nehru avait espéré que la ville amènerait l’Inde au-delà de la ruine humaine de la partition et prouverait que le nouveau pays se dirigeait vers une technocratie maîtrisant parfaitement le langage international du modernisme et capable de réaliser l’utopie. Au lieu de cela, Chandigarh était vouée à un état d’inachèvement, car la réalité de la nouvelle Inde a dépassé le rêve de Nehru. Un architecte après l’autre est mort, et la ville a été submergée par le double du nombre de réfugiés et de migrants pour lesquels elle avait été prévue – qui n’ont pas tous trouvé le schéma de Le Corbusier particulièrement utile ou démocratique dans la pratique. (Les planificateurs de Chandigarh sont tristement célèbres pour avoir oublié de créer des logements pour les travailleurs migrants qui ont construit la ville.)

La démocratie en béton
Archives des Mahendra Raj Secrétariat, Capitol Complex, Chandigarh, Inde; conçu par Le Corbusier, 1951-1958

Le spectacle du MoMA s’oriente autour de la vision de Nehru de littéralement remodeler la nation. Il retrace l’empreinte du modernisme sur les paysages du Pakistan, du Bangladesh et du Sri Lanka, ainsi que de l’Inde, de l’indépendance, en 1947-1948, à 1985. En l’espace de deux salles, « The Project of Independence » vise à couvrir les villes construites de toutes pièces – notamment Chandigarh, Islamabad et Auroville – dans ces nouveaux pays ; les réponses des urbanistes à la crise croissante du logement dans le sous-continent ; l’architecture des infrastructures et de l’industrie (y compris le tourisme) ; espaces politiques et civiques; écoles et universités; et d’autres institutions, dont une banque, une mosquée et un planétarium. Dans le catalogue qui l’accompagne, les conservateurs approfondissent l’espoir de Nehru que l’architecture radicale permettrait et refléterait une nouvelle société indienne.

Après la fin de la domination britannique en 1947/48, les architectes de l’Inde, du Pakistan, du Bangladesh et du Sri Lanka ont adopté les valeurs et les caractéristiques du modernisme comme moyen de mettre en évidence leur autonomie et leurs identités nationales et de décrire leur progrès social. Et avec cela, de nouvelles approches de l’architecture ont séparé les nations de leur passé colonial britannique, comme les complexes gouvernementaux en béton de Dhaka et les maisons passives de Colombo, et ont profité des traditions artisanales de la région pour produire des bâtiments expérimentaux.

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Les projets présentés sont mis en place par des personnalités clés telles que l’architecte indien Balkrishna V. Doshi, le seul lauréat sud-asiatique du prix Pritzker d’architecture, Minnette de Silva, la première femme à devenir architecte agréée au Sri Lanka, et Yasmeen Lari, la première femme à obtenir le diplôme d’architecte au Pakistan. Ils aborderont la manière dont l’architecture a contribué au processus de décolonisation et de modernisation de ces États-nations.

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Archives structures emblématiques qui représentent la vision de l’Inde

L’exposition s’organise autour de sections thématiques, telles que les matériaux disponibles, les traditions artisanales ou encore l’organisation du travail. Une grande section sur le renforcement des institutions montre comment les institutions culturelles et gouvernementales mettent en valeur les forces sociales, politiques et culturelles à l’œuvre dans la transformation des sociétés sud-asiatiques après l’indépendance. Une autre section explore les investissements des gouvernements dans la construction d’établissements d’enseignement supérieur. Des projets d’industrie et d’infrastructure tels que l’immeuble de bureaux de Ceylon Steel Corporation à Oruwela et la laiterie Dudhsagar d’Achyut Kanvinde à Mehsana, en Inde, sont également exposés pour mettre en évidence des structures emblématiques qui représentent la vision de l’Inde en matière d’industrialisation de la production agricole.

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Une page se tourne mais un nouveau chapitre commence

Il n’y a pas beaucoup de gens qui savent ce que c’est, d’avoir la rage dans les veines, enfin, ils comprennent, tout le monde comprend, au départ, puis ils demandent au p’tit enragé un truc dont il se sent incapable, tourner la page.

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Y a pas à dire, dans la vie il faut toujours se fier aux apparences. Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canard, c’est un canard. Et ce qui est vrai pour les canards est vrai aussi pour les petits merdeux. La question. Pourquoi faut-il toujours que l’on se pose la question ? Pourquoi faut-il toujours en attendre une réponse ? Ne pourrait-on pas parler sans se poser de question ? Là est la question…

Il faut prendre des risques, il faut toujours prendre des risques. Mais l’attente comporte aussi un risque. On a tous des règles pour nous mêmes, ce sont ces règles qui aident à définir qui nous sommes, donc lorsqu’on transgresse ces règles on risque de se perdre et de devenir quelque chose d’inconnu. Qui est Deb maintenant ? Qui suis-je ? Est-ce un nouveau départ ? Ou le début de la fin !?

La croissance et le changement peuvent être douloureux, mais rien n’est plus pénible que de rester coincé quelque part où tu ne veux plus être. Vous ne pouvez pas contrôler ce qui vous arrive, mais vous pouvez contrôler votre attitude envers ce qui vous arrive. Vous saurez maîtriser le changement plutôt que de lui permettre de vous maîtriser. Ce qui doit arriver arrive. Les choses et les gens sont comme ils sont. Je peux accepter ce que je ne peux changer et modifier ce que je peux, n’oubliant pas que les solutions parfaites n’existent pas


Repartir de zéro pour prendre la fuite, une fausse bonne idée ?


Reset. On efface tout et on recommence sur de meilleures bases. Il est tellement humain d’aspirer à des changements radicaux. À des révolutions. Faire table rase du passé, pour avancer, libérés de nos conditionnements et du poids de nos histoires. Mais on peut tout de même se demander : pourquoi tient-on autant à tourner la page ? Ne cherche-t-on pas, d’une certaine manière, à se débarrasser de tous nos problèmes ? La vie c’est un livre, la première page est le présent, la suivante est le futur. Et quand vous revenez sur une page, c’est déjà votre passé.

Mais tout changer pour fuir peut être une fausse bonne idée… Car si l’on ne prend pas le temps de comprendre ce qui ne nous convient pas, notre passé pourrait nous rattraper. Il est tentant de changer d’employeur quand les relations se passent mal, ou que l’on se sent surmené, par exemple. Mais si on ne fait pas le point sur les raisons pour lesquelles le statu quo ne nous convient plus, nos problèmes ne risquent-ils pas de venir frapper à notre porte pour se reproduire continuellement ? Déménager à l’autre bout de la planète ne vous aidera pas à sortir du surmenage si vous n’avez pas trouvé les causes qui font que vous vous êtes retrouvé dans cette situation. Êtes-vous mal à cause d’un manager, d’une culture d’entreprise toxique ? Ou bien avez-vous du mal à dire non ? À imposer votre rythme ? Etc. Même si on a une envie de renouveau, aucune décision n’est le fruit du hasard. Une étape en amène une autre et il faut être conscient des bonnes et des mauvaises raisons qui nous motivent pour ne pas refaire les mêmes erreurs…

Une vidéo de moins de 140 secondes, sur le thème « Je suis un souvenir » Réalisé par Armelle Loiseau pour le concours nikon 2014

Les questions à se poser avant de prendre un nouveau départ


Vous avez envie d’un peu de renouveau, mais vous êtes peut-être effrayé à l’idée de bouger… Vous doutez de la légitimité de cette aspiration ? Il est tout à fait normal de se demander si tout recommencer est une bonne idée… Les grandes métamorphoses de vie se préparent et nécessitent une réflexion de fond qui prend toujours un peu de temps. Que l’on soit tête-brûlée ou plus prudent face au changement, on gagnera sûrement à oser se questionner ! Voici quelques pistes de réflexion à explorer avant de se jeter dans l’inconnu…

Interroger cette envie de nouveauté

Pour vérifier que ce changement est bel et bien motivé par une envie profonde de nouveauté et non pas par une stratégie d’évitement ou de fuite, demandez vous : quels ont été les événements déclencheurs qui ont amené ce désir de changement ? L’arrivée d’un nouveau manager moins convainquant que le précédent peut précipiter une envie de changer de travail par exemple. Idem avec les projets personnels : souhaiter fonder une famille ou s’embarquer dans un projet de rénovation de maison peut aussi complètement réorganiser nos priorités. Et pour vous, que s’est-il passé pour que vous vouliez changer ?

Lister et identifier ce que l’on souhaite à tout prix laisser dans le passé

Quelles sont ces choses qui ne vous conviennent plus ? De quoi aimeriez-vous tourner la page ? Est-ce des relations ? Des habitudes que vous jugez mauvaises ? Certains diront peut-être « tout ce stress au travail », ou bien « vivre dans un appartement trop petit », « ne pas avoir de temps pour mes enfants », « me sentir en porte-à-faux avec mes valeurs ». Et si vous veniez à changer de vie pour prendre un nouveau départ, ces “points noirs” disparaîtraient-ils réellement ?

Faire le point sur les besoins qui s’expriment dans ce projet

Quand on veut du changement, c’est pour un mieux, évidemment. Vous savez ce dont vous ne voulez plus, mais quels sont les besoins qui s’expriment dans cette envie de nouveau départ ? Quelles sont vos aspirations ? Besoin d’air ? De temps ? Besoin d’un nouveau projet professionnel plus stimulant ? D’un environnement de travail plus branché tech ? D’un emploi du temps plus flexible ? Le nouveau départ peut être l’occasion de se libérer du négatif mais aussi de contribuer à trouver plus de positif ! Vous n’aurez plus qu’à vous assurer que ces nouvelles envies matchent avec votre projet.

Se fixer un objectif précis

Qu’est-ce que j’attends précisément de ce changement dans ma vie, à court, et à long terme ? Qu’est-ce qui va faire que je serai satisfait à la fin ? Formalisez en une phrase ou deux ce que vous souhaitez au fond peut vous éviter d’être à côté de la plaque… Tout en vérifiant si le projet est réaliste, et réalisable !

Identifier les éventuelles mauvaises raisons qui peuvent nous influencer

On l’a dit précédemment, ce n’est pas toujours pour des raisons si claires que l’on souhaite un nouveau départ. Il est intéressant d’interroger les influences internes et externes qui pourraient peser dans la balance. Nos proches, mais aussi nos émotions peuvent s’inviter dans le débat pour y semer la confusion. Cela vaut le coût de se demander qui dans votre entourage pourrait bénéficier ou bien pâtir de ce potentiel changement. On peut aussi prendre le temps d’interroger les appréhensions qui pourraient nous faire fuir quelque chose ou au contraire, nous pousser à l’immobilisme. Que nous disent ces peurs ?

Il suffit parfois d’un petit bouleversement

Vous avez fait le tour de la question et doutez qu’un grand changement puisse réellement vous aider ? Ou vous avez tout simplement peur de prendre un si gros risque ? Cela se comprend. La bonne nouvelle, c’est que les nouveaux départs ne sont pas l’unique solution pour évoluer et aller de l’avant. On a tendance à croire qu’il nous faut des révolutions alors que de simples petits pas, moins engageants, peuvent nous permettre de rétablir l’équilibre ou nous aider à nous remettre doucement en mouvement. Non, pour évoluer dans votre vie, vous reconvertir et déménager à l’autre bout du monde n’est pas l’unique solution. Vous pouvez aussi bien changer de poste, demander une mobilité interne, changer d’entreprise, tenter de trouver un poste en 100% télétravail, prendre un congé sabbatique, etc.

Il y a des centaines de paramètres possibles à ajuster dans votre vie au lieu de tout plaquer pour tout recommencer. Plus qu’un grand bouleversement, ces petits changements graduels peuvent nous aider à faire des choix raisonnables mais tout aussi impactant. C’est d’ailleurs ce que nous apprend “la méthode Kaizen” qui prône l’amélioration continue par petites avancées et tempère l’impact et les bienfaits des changements radicaux… C’est peut-être aussi le secret pour apprendre à nous ajuster au quotidien et ne pas atteindre ces points de ruptures ou seule une révolution nous semble envisageable…

Vous êtes maître de votre vie et qu’importe votre prison, vous en avez les clés. Changer n’est pas devenir quelqu’un d’autre, c’est devenir qui on est et l’accepter. Personne n’est trop vieux pour se fixer un nouvel objectif ou réaliser de nouveaux rêves. Rien n’est permanent. Le changement est inévitable. Alors, accueillez-le avec bienveillance et sérénité.

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Pays-Bas : une découverte exceptionnelle d’un temple romain “ intact et complet ”