Le confinement prolongé de trois semaines au Royaume-Uni

A contre-courant de nombre de ses voisins européens qui allègent sensiblement leurs dispositifs, le Royaume-Uni va prolonger son confinement lié au nouveau coronavirus, tandis que la peur d’un rebond de la pandémie envahit la planète, des foyers ressurgissant, notamment à Séoul et Wuhan.

Le Premier ministre conservateur a présenté un plan de déconfinement graduel avec l’espoir de rouvrir progressivement magasins et écoles primaires, en commençant par les classes de maternelle et de fin d’école primaire, début juin.

Début juillet, « si toutes les conditions sont réunies », le gouvernement espère « rouvrir au moins une partie » des cafés et restaurants et autres lieux publics.

Le dirigeant espère aussi que les élèves de secondaire passant des examens l’année prochaine « aient au moins un peu de temps avec leurs enseignants avant les vacances d’été ». Les autres élèves ne pourraient reprendre qu’en septembre.

Les restrictions imposées devront même désormais y rester en vigueur au moins jusqu’au 1er juin, le dirigeant conservateur espérant pouvoir rouvrir magasins et écoles primaires « au plus tôt » au début de ce même mois et certains bars et restaurants dès les premiers jours de juillet.

Malgré les « progrès » selon lui réalisés dans son pays, le deuxième le plus endeuillé du monde (plus de 31.800 morts), le Premier ministre britannique Boris Johnson, lui-même un rescapé du Covid-19, a jugé dimanche que ce n’était « pas le moment, cette semaine, de mettre fin au confinement » décrété fin mars.

« Aucune mesure de quarantaine ne s’appliquera aux voyageurs en provenance de France à ce stade », a précisé la présidence française, après un entretien entre Emmanuel Macron et M. Johnson. Des médias ont aussi avancé que les voyageurs arrivant d’Irlande ne seraient pas concernés.

La population est pour l’instant appelée à poursuivre ses efforts avec une nuance: si le télétravail est toujours recommandé, ceux qui ne peuvent pas travailler de chez eux sont désormais « activement encouragés » à se rendre au travail, dès lundi.

Il leur est toutefois demandé d’éviter les transports en commun et de respecter une distance de deux mètres entre chaque individu. 

Le chef du Parti travailliste, Keir Starmer a aussitôt critiqué le manque de « clarté » de Boris Johnson. « La déclaration du Premier ministre soulève plus de questions qu’il n’y répond », a tweeté M. Starmer.

– Bains de soleil autorisés –

Le pays se trouve actuellement au niveau 4 et « grâce à votre sacrifice nous sommes maintenant en mesure de commencer à progresser par étapes vers le niveau trois », qui permettra d’assouplir un peu le confinement, a déclaré Boris Johnson.

Maigre consolation pour les Anglais: à partir de mercredi, ils pourront sortir de chez eux autant qu’ils veulent pour faire du sport – mais seulement avec des membres de leur foyer – et prendre des bains de soleil.

En revanche, les amendes seront plus chères pour ceux qui ne respectent pas les règles de distanciation sociale.

Pour alléger le confinement, le gouvernement souhaite procéder par étapes, avec un nouveau système d’alerte sur le niveau de danger que fait courir la pandémie, déterminé notamment par le taux de transmission du virus. Ce système est basé sur 5 étapes, le niveau 1 signifiant que la maladie n’est plus présente au Royaume-Uni et le niveau cinq étant le plus grave, avec des services de santé submergés.

Comme de nombreux autres pays, le Royaume-Uni compte s’appuyer sur une application de traçage, qui est actuellement en phase d’essai sur l’île de Wight (sud), avant une éventuelle généralisation d’ici quelques semaines.

Le changement de discours de Boris Johnson, qui n’appelle plus à « rester à la maison » mais à « rester vigilant », a laissé sceptiques les dirigeants des autres nations constitutives du Royaume-Uni, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord. Ce slogan est « vague et imprécis » a jugé la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon.

En vue d’un déconfinement, le gouvernement a augmenté sa capacité de dépistage et de traçage et veut atteindre 200.000 tests quotidiens à la fin du mois.

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Selon la militante féministe Sylvia Apata, la pandémie de Covid-19 a engendré une hausse des viols et des mariages forcés en Côte d’Ivoire, liée notamment à la fermeture des écoles.

A Abidjan, les violences sexuelles pendant le confinement 
@Presse / A Abidjan, les violences sexuelles pendant le confinement 

Juriste, consultante en droits des femmes et enseignante vacataire en relations internationales, Sylvia Apata, 29 ans, dit être « née féministe ». Cybermilitante, elle dénonce les discriminations et les violations des droits que subissent les Ivoiriennes.

Son combat a débuté en 2016 auprès des femmes rurales. Elle milite alors pour qu’elles aient accès à la terre et qu’elles possèdent un titre de propriété. En 2019, souhaitant s’engager dans une structure « qui ne soit instrumentalisée ni par le pouvoir ni par l’opposition », elle crée l’organisation Citoyennes pour la promotion et la défense des droits des enfants, femmes et minorités (CPDEFM). Elle estime que le manque de données participe à l’invisibilisation de ces femmes, une autre forme de violence dont elles sont victimes.

En juin 2020, son association s’est lancée dans une enquête sur les violences faites aux femmes pendant la pandémie de Covid-19. Les résultats de l’étude, menée au lendemain du confinement (juin et juillet 2020), sont parus le 11 juin.

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Pourquoi avoir choisi de mener cette étude après le confinement ?

Nous savons que les victimes parlent plus aisément quand elles sont placées en position de témoins. Nous avons donc orienté nos questions en leur demandant si elles avaient eu connaissance de faits de violences et non pas si elles en avaient subies. Les sondés ont témoigné de plus de 2 000 cas de violences faites aux femmes, dont 1 290 cas de mariage de filles de moins de 18 ans et 1 121 viols. Nous avons constaté qu’il y avait un pic de violences sexuelles pendant la période de restriction imposée par la pandémie de Covid-19. Environ 30 % des cas signalés ont eu lieu à ce moment-là. Nous pensons qu’il y a eu plus de viols du fait de la fermeture des écoles.

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Nous avons été alertés par une hausse des violences faites aux femmes pendant cette période, mais nous n’avions pas de statistiques précises. Nous avons réalisé des entretiens en porte-à-porte dans six communes d’Abidjan – Abobo, Anyama, Attécoubé, Koumassi, Treichville et Yopougon – et interrogé, sans les avoir préalablement identifiées, 5 556 personnes – 3 414 femmes et 2 142 hommes – de tous les âges, couches socio-culturelles et situations matrimoniales.

C’est flagrant pour les mariages forcés : 430 ont eu lieu pendant la période de confinement, soit le tiers des cas répertoriés sur les deux dernières années. Ils se sont faits principalement dans deux communes – Anyama et Attécoubé –, où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et où on trouve une forte proportion de communautés du nord de la Côte d’Ivoire, mais également des non-nationaux, majoritairement musulmans. De nombreux parents et chefs de famille légitiment cet acte par la religion, alors que le Coran n’encourage pas cette violence. Nous estimons qu’il faut faire davantage de pédagogie et contrôler les prêches des imams.

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@Presse / Éthiopie : Des centaines de victimes de viols, esclavage sexuel et mutilations au Tigré

Ces résultats vous ont-ils surpris ?

Oui. D’abord, nous ne pensions pas rencontrer autant de témoignages de féminicides. On nous a rapporté 416 cas sur les deux dernières années. Abobo est la commune où le plus de cas ont été enregistrés [125], et pourtant nos enquêteurs ont été confrontés à un silence des femmes de cette localité, probablement lié à l’éducation, à une résignation face à la violence ou au sentiment de trahir l’honneur de la famille en révélant des secrets. C’était très spécifique à Abobo. Selon nous, il règne une omerta dans ce quartier populaire que nous considérons comme une zone rouge, au même titre que Treichville, Anyama et Attécoubé.

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Autre fait notable : la victime d’un viol est encore largement, dans la conscience populaire, responsable de ce qui lui est arrivé. La plupart des hommes que nous avons interrogés justifient les viols par des attitudes ou des vêtements qu’ils jugent provocants. Subsiste l’idée que la femme l’a cherché. Les victimes sont d’ailleurs souvent culpabilisées et reçues avec beaucoup de légèreté dans les commissariats quand elles souhaitent porter plainte. La police conditionne encore régulièrement l’enregistrement de la plainte à la délivrance d’un certificat médical, même si un arrêté ministériel stipule que les officiers de police judiciaire n’ont pas à l’exiger. Nous préconisons que ce certificat médical, facturé 50 000 francs CFA [76 euros], soit rendu gratuit pour les victimes en situation de précarité.

Enfin, nous avons été étonnés par le nombre de cas d’excision : 828 déclarations, malgré les actions du gouvernement. Ce n’est donc pas une pratique réservée aux régions du nord de la Côte d’Ivoire, mais bien une réalité à Abidjan.

En 2019, vous aviez mené une grande enquête sur les violences conjugales. Les autorités ont-elles entendu vos chiffres et vos requêtes ?

A l’issue de cette enquête menée sur les deux communes de Yopougon et Cocody, nous avions pu conclure que 70 % des femmes étaient victimes de violences conjugales. Nous avions demandé la création d’un lieu d’écoute et d’hébergement pour ces femmes.

Le Centre de prévention d’appui et d’assistance aux victimes de violences sexuelles [vandalisé lors de la crise post-électorale de 2011] a été réhabilité [grâce aux fonds du PNUD] et est de nouveau opérationnel depuis l’automne 2020, mais il ne possède que dix lits et est situé dans le quartier d’Attécoubé, très difficilement accessible pour les femmes des localités d’Abobo ou d’Anyama. Il faudrait un lieu d’accueil et de transit dans toutes les communes de la capitale, géré par du personnel qualifié qui pourrait offrir un véritable accompagnement psychologique et prévoir la réinsertion socio-économique de ces victimes.

Enfin, nous militons pour que le viol conjugal soit reconnu dans le Code pénal. En Côte d’Ivoire, une femme mariée est toujours considérée comme consentante. Cette présomption de consentement doit impérativement être changée dans le Code pénal.

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