L’homophobe Transgenre la frustration d’être humain de pas avoir la chance d’avancer dans sa vie

La fonction publique assure la protection de ses agents contre toutes les formes de discrimination prohibées par la loi, et notamment  celles liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.

Pas plus tard qu’hier j’ai eu une discussion avec plusieurs hommes charmants sur mon compte Linkdeln, l’un d’eux J. Thiriet un homme incroyable intéressant à parler à discuter et un moment le cadre professionnel c’est retourné en privé comme tous les jours d’ailleurs ne pas parler professionnellement cela finie toujours par un drague, voila la raison que je ne veux plus travailler pour un patron qui va finir par me renvoyer à quoi bon la discrimination la frustration et autres l’identité de la personne, vu vous êtes une poignée à lire mon site.

Pourquoi pas me lâcher, si j’ai créé un magazine transgenre normal que l’identité de la dirigeante et une transsexuelle, une transsexuelle qui assume c’est choix, pour une bonne cause avancer dans la vie, je suis bien placée pour parler au nom des transgenres pour faire passer un message, un hétéro sera surement le fait mais la personne ne peut pas y comprendre de ce que nous les transgenres de ce qu’ont travers, je suis une personne courageuse qui a du cran à dire les choses que cela plaise ou non.

Je sais que question relation amoureuse cela sera compliqué à part sur le plan sans lendemain que ça soit un hétéro célibataire, homme marié, ou bien d’autres hommes comme P. Weingartner, pour mon cas cela ne me fait plus effet en moi de savoir si vraiment l’homme est si courageux, oui pour avoir une femme et des enfants cela et facile mais assumer une relation trangéenne et d’un gendarme cela et t’une autre histoire le silence tragique qu’une amie à moi m’a dit pas plus tard qu’hier d’arrêter une bonne fois de penser d’aller vers les hommes et elle a raison à l’eux; elle m’a dit aussi de ne pas écrire ce genre d’articles, mais je ne peux pas je n’arrive pas c’est comme si je devais la fermer et garde le silence pour toujours je me suis sentie comme ci quelqu’un pointe une arme me demande de faire un choix tu écris tu reste en vie et si tu dis tu serras hors état de nuire, et je décide de prendre les risques car ce genre de situation des certaines personnes vos y comprendre.

La vie et courte, chacun de nous partira un jour des hommes de 50 ans voir plus dès que leur femme leur fait tellement du mal vient m’agacer moi pour une rencontre amoureuse j’ai que 27 ans je dois supporter ce genre de situation de ramasser les cuillères cassées et qui en vaut plus rien à part que si j’ai été une vraie femme de 18 ans le pensait cela ne sera pas par l’amour mais de ce qu’il reste dans son compte faire la garce égoïste de penser qu’à ça mais ce n’est pas le cas pour moi je préfère mille fois d’être seule qu’avoir des personnes-ci égoïstes.

Je ne peux pas me justifier de mes choix, et vous avez vous eu cette ressentie de connaître un homme qui vous dis que vous en valait de la peine ensuite il vous fait souffrir, moi oui Pierre Weingartner était cet homme encore cela fait le 102 ème sur ma liste en deux ans de transition. en me disant que cela sera la dernière fois qu’un homme me fera du mal ainsi une protection de sa part, ainsi de me combler du bonheur les paroles c’est beau mais cela n’est pas vraiment gentil de prendre une personne qui s’est fait abuser toute son enfance qui a eu beaucoup de blessure en soi,

Je suis tellement fatiguée de cette situation, alors comme mon amie m’a dit ya des personnes qui ne vont rien dire pour des contraintes, moi je ne vais pas y rester il est temps que je parle il est temps que je dise les choses je ne peux pas avoir une compassion pour un homme charmant et délicieux.

Alors cette homophobie continuera chaque jour chaque génération, cela m’empêchera pas de vivre bien ma vie et cela m’empêchera pas de bien dormir la nuit.

Cette situation une seule personne peut l’écrire et ce n’est pas les personnes hétéros qui peuvent ressentir de ce que moi j’écris car je suis dans le centre de tout.

En quotidien je reçois des messages de couple en me demandant de faire une partie jambes en l’air avec sont mari, non Mes ALLÔ DOUBLE ALLÔ HUMM OUAIS C’EST CLAIR,

Si je prends la ville de Vandoeuvre à Nancy je pourrais sûrement faire une émission de secret story, de toutes les couples, pour savoir qu’elle est leur vrai démarche, moi aussi je veux de la paillette dans ma vie moi aussi je veux passer le restant de ma vie avec un homme que j’aimerais, ben non je dois me soumettre à leur demande excusée moi mais un moment la bombe se lâche et dire la vérité comme ce matin d’ailleurs.

Je me suis rendue avec une copine au centre commercial Auchan Lobau à Nancy, en sortant du magasin et la une couple dans une voiture en train de se tripoter en pleine journée dans le parking en vue des enfants bien sûr, et moi je me suis dit bon qu’est que je fais je ne dis rien je passe mon chemin ou bien je vais les voir directement vus Ma Grandeur de ne pas avoir peur de faire face à la situation, mon amie de dit ne dit rien laisse les ils font ce qu’ils veulent d’accord avec elle mais pas n’importe ou,

Comme vous le savez mon but de cette création de ce magazine en ligne c’est pour des causes bien plus important que Sandra la création d’une boulangerie. L’objectif de mon projet c’est de dire les choses ce qui était nul hier doit être meilleur pour demain, lutte contre les exhibitionnistes, Pour protéger l’environnement et les enfants ainsi sur les transgenres en France comme à l’étranger sûrement que beaucoup dois se demander que je sois stupide par je ne le suis pas, sûrement des certaines personnes, bref dans tous les cas j’ai fini part contacter le commissariat pour leur exposer la situation, vu c’est le choix de mon projet de remettre un peu de l’ordre dans cette ville alors pourquoi pas me mettre de l’autre côté de la barrière faire justice à l’environnement pour une bonne cause les enfants. nous sommes adultes avec des objectifs. De mon côté je pense que je viens de trouver mon terrain professionnel.

FAUNES ET FEMMES MAGAZINE

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LUCKY ONE est une marque de joaillerie française basée sur les Champs-Elysées, à Paris.
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Théo & Fabien Réinvention de soit même

By Diana Abdou

Théo et Fabien une vieille connaissance depuis longtemps Fabien un soir lui dis je suis amoureux de toi et j’ai envie de vivre une histoire vrai mes c’était pas possible dit Théo l’hétéro de la commune de Vandoeuvre.

les contraintes c’est que je fait qui es bien en mal il es dealers dans tout Vandoeuvre? connue par tout le monde pendant ce temps, Théo choisi de pas l’oublier et de aller de l’avant faire une carrière. 

mes l’homophobie et la pendant des années comment Fabien vas gérer ça vie?  sa vie part en lambeau il se sombre dans l’alcool ce drogue avec un cassier judiciaire chargé. et pendant ce temps, Théo vas ce marier avec une amie d’enfance de Fabien.

Fabien l’apprends le choc et là briser ne sais pas ou ce mettre il devait admettre de aller de l’avant mes il arriver pas à l’oublier? la frustration lui monte en colère en vers tout le monde qui a fini part être incarcéré dans le prison de Nancy-Maxeville

Bon signe ils ce sont retrouver dans le même bâtiment, il ce rapproche petite à petit en restant amis sans voir plus loin. 

9 mois plus tard Fabien fini par être libre quitte la Prison 22 Décembre 2014 il commence une nouvelle vie un nouveau départ, en construisant ça vie le doute et toujours la ci il devait admettre que sont coup de foudre et mariée part la suite, Il apprends que il as des enfants beaucoup de choses pour Fabien à gérer.

Le temps de faire sont deuil et d’aller de l’avant il a fini par comprendre que il était temps pour lui d’écrire une nouvelle histoire pour lui 

il reprend sont activité professionnelle ayant de l’avant des objectif de changement 

quelque années après elle revient en s’appellent Valérie une femme remarquable et épanouie dans une nouvelle corps qu’elle voulais depuis toujours, sont passer remonte sur face? Valérie lui rendent visite il discutant du passer au présent et Fabien et tomber fou amoureux de Valérie qu’elle même n’étant plus amoureuse de Fabien.

il finissent à s’embrasser l’amour surmonte, l’épanouissement lui fini par être affreux ils finissent s’avouer l’une et l’autres, l’amour parfait mes pas ci parfait il es marier le cauchemar continue  il font l’amours quasiment tout les jours, elle ce demande il viens tout les jours pour me faire l’amour Fabien travaille toujours tard pour sont bar? Valérie demanda à Fabien pourquoi des explications de sont attachement que dans le passé il avait peur, En lui répondant je ne savais pas de ce que je voulais à l’époque sont agissement n’est pas normal Valérie continue de souffrir qui a finie pars causé la séparation de tout effacer recommencer à zéro.

Autant d’influences, qui peuvent rendre aujourd’hui difficile,
– l’identification de ce que nous sommes réellement,
– la perception de ce que nous aimerions vraiment être et faire pour nous-même,
– et bien sur l’action du retour vers « soi-même ».

Est-il pour autant nécessaire de tout remettre en cause pour être soi-même ?

Bien sur que non, ne vous méprenez pas.
Je ne dis pas que les autres ou que les attentes des autres soient toutes a l’encontre de nos intérêts.

Tout ce que je veux dire, c’est que ces influences peuvent créer une forme de confusions pour redevenir ou être soi-même, elles peuvent nécessiter un tri.
Et lorsque l’on décide de redevenir soit même, il faut également porter une grande attention a « l’écologie » de cette prise de décision.
Se souvenir que la programmation que nous avons subie, était sans doute formidablement bienveillante.

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News collection kenzo

Kenzo est une société française de conception, de fabrication et de vente de produits haut de gamme, notamment dans les domaines du prêt-à-porter et de la parfumerie, créée par Kenzo Takada.

Tentations

Le décolleté pigeonnant d’une dentelle géométrique, tandis qu’une broderie ornementale décore la courbe des seins.

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Le dossier et l’assise de ce fauteuil sont fabriqués à la main par des artisans qualifiés ce qui le rend unique

Louis Adams

    Louis Adams Chapitre 3

Louis
 
« Y a quelqu’un ? »
 Je sursaute et mes yeux se détachent de mon écran d’ordinateur. Je reconnais la voix de Lucie et je regarde l’heure, étonné qu’elle se pointe en milieu d’après-midi, comme ça, sans prévenir.
 
« Le bip du portail déconne, fais-moi changer ça, sérieux. C’est pas comme si t’avais pas les moyens, il ronchonne avant de se laisser tomber dans le canapé, à côté de moi. Elle est déjà là Marie ou quoi ?
– Sérieusement ? Vous vous donnez rendez-vous chez moi, maintenant ?
– Oh ça va, vous vivez pas loin. Côté gauche ou côté droit, c’est un peu la même chose. Puis elle m’a dit qu’elle voulait venir te voir et je lui ai proposé de passer la récupérer ici.
– La récupérer ici ? Marie. Elle vit dans l’autre aile du manoir, tu pouvais pas juste l’attendre chez elle ? »
 
Il lève les yeux au ciel avant de loucher sur l’écran de mon ordinateur.
 
« En fait elle est encore sous la douche et comme je sais qu’il y en a pour une heure minimum, j’suis passée voir mon vieux pote en attendant, il avoue.
– C’est trop gentil à toi, je réponds en roulant des yeux.
– J’t’en prie. Comment ça va alors ? T’es rentré y a deux jours, nan ? Hey d’ailleurs. Sérieux faut faire un truc à tes gosses. Les attacher, les endormir, les mettre sous calmant, j’sais pas mais wow. Trouve un truc. Ça ne les réussit pas l’école. »
 
J’éclate de rire parce que je sais qu’elle préfèrerait ne pas avoir d’enfants à mi-temps, mais qu’elle n’a pas le choix s’il veut continuer à voir ma sœur.
 
« Nan mais tu sais ce que c’est que de les avoir pendant des semaines, non stop ?
– Louis… Ce sont mes enfants, je lui fais remarquer.
– Oui. Mais c’est ta sœur et moi qui passons le plus de temps avec eux, j’te ferais remarquer. Puis comment t’arrives à ne pas leur scotcher la bouche ? »
 
Quand il dit ça, ma mâchoire se décroche et je me réentends dire à Nola “t’as vraiment beaucoup d’imagination, ma fille” lorsqu’elle m’a rapporté que Lucie leur avait “attaché” la bouche.
 
« Bordel Lucie ! C’était vrai alors ? Tu leur as vraiment scotché la bouche ?!
– Bah ouais. Et enfermés dans le placard. Mais dans le cadre d’un cache-cache à Londonien. »
 
Je lui décroche un coup de poing dans l’épaule et elle se la frotte énergiquement en me regardant de travers. Malgré tout, j’ai envie de rire.
 
« Hey mais ça fait mal !, il grommèle.
– Ce ne sont pas des chiens, ce sont des enfants. T’es stupide ou quoi ? »
 
Il me jette un regard blasé, et j’hésite à changer de sujet car je déteste réaliser que Lucie peut prétendre connaître mes propres enfants mieux que moi, étant donné qu’elle est celui qui les gardait quand je n’étais pas là et que j’étais très souvent absent. Mais c’était avant les vacances d’été. Avant que je ne me prenne en main et que je décide d’être un meilleur père pour mes jumeaux.
 
« Écoute, Chris a mis sa vie à revenir des courses et moi… J’en pouvais plus. Alors on a fait un jeu. », il répond simplement, en se retenant certainement de me dire qu’il n’avait pas besoin de leçons de ma part pour savoir ce qu’il pouvait faire ou non. 
 
Je secoue la tête avant de fermer l’écran de mon PC. J’ai l’intention de lui proposer quelque chose à boire mais elle est plus rapide.
 
« T’étais sur Twitter ?, il dit. Je t’ai vu.
– Je regardais un truc vite fait, je réponds sur un ton neutre.
– T’es puni de Twitter. Tu le sais. T’as interdiction formelle d’y aller pour fouiller comme t’étais certainement en train de le faire.
– Je regardais juste les photos. C’est tout. Je ne veux pas que les petits se retrouvent partout sur internet. 
– Mouais… », il répond, pas super convaincu par mon argument.
 
Pour une fois que je suis vraiment en train de regarder les photos du jour et pas fouiller pour lire toutes les horreurs qu’on peut dire sur moi, je trouve son jugement injuste. Mais je l’accepte parce que je fais rarement ce que je dis que je fais. 
 
« Je vais quand même le dire à ta sœur. Demain.
– Pourquoi demain ?, je demande dans un soupir.
– Parce qu’aujourd’hui, j’ai l’intention de passer une bonne journée sans qu’elle ne regarde son portable toutes les trois minutes en se demandant si t’es pas en train de vider le bar du salon. »
 
Je me lève en soupirant et je ne réponds rien. Je suis incapable de déterminer si je suis vexé par la justesse de sa réflexion ou blessé qu’elle ose en parler devant moi, comme si c’était une blague.
 
« Quoi, c’est trop tôt pour l’évoquer ?, il demande avec désinvolture.
– J’ai failli perdre mes enfants, Lucie. On ne pourra jamais en rire.
– Ok, elle répond avec un air désolé. Mais ne va plus chercher toute la merde qu’on dit sur toi. Ça finit toujours mal. »
 
Je n’ai pas l’intention de répondre alors il va sûrement renchérir, mais on entend le Talkie Walkie grésiller. Amen. Lucie a toujours le don pour foutre les pieds dans le plat, c’est insupportable.
 
« Un, deux, un, deux. Est-ce que c’est l’heure du goûter ?, demande Nola.
– Putain mais ils sont là ?, s’étonne Lucie.
– Où tu veux qu’ils soient, espèce de débile ?, je lui demande en allant chercher le Talkie Walkie, et j’appuie sur le bouton pour pouvoir parler. C’est l’heure. En plus, y a tattie Lucie. »
 
Même pas un cri dans l’appareil, rien. Mais on entend un vacarme dingue à l’étage et Lucie me fusille du regard.
 
« Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu me trahis comme ça ? Tu ne m’aimes pas, c’est ça ? Tu me détestes ? », elle se plaint. 
 
J’éclate de rire et, dans la seconde, les jumeaux s’accrochent à Lucie comme des petits singes.
 
« Hey oh, c’est comme ça qu’on dit bonjour chez vous ? Bande de sauvages !
– Un tour de magie ! Un tour de magie !, piaille Thaïs comme si il ne l’avait pas vu depuis deux semaines.
– Oh mon Dieu mais t’en as une troisième !, s’exlame Lucie en apercevant Julie. À qui tu l’as volé celle-là ? C’est une fan qui t’as fait un gamin dans le dos ?
– Mais tais-toi !, je râle.
– C’est quoi un gamin dans le dos ?, demande Nola.
– Ton père t’expliquera ça plus tard, répond Lucie en balançant tour à tour mes enfants sur le canapé avant qu’ils ne lui ressautent dessus. Elle ne m’agresse pas celle-là ? C’est une enfant normale ? »
 
Je tourne la tête vers Thaïs qui est dans son coin, tout timide. il a enfilé un déguisement de Clochette et il se balance sur ses pieds, les jambes croisés.
 
« Ne va pas me la traumatiser, c’est clair ?, je dis à l’attention de Lucie avant de m’abaisser près de Marie-Rose. Est-ce que tu veux aller aux toilettes, ma petite nièce ? »
 
Quand elle hoche la tête, ses petits cheveux blonds lui tombent devant les yeux alors je les coincent derrière ses oreilles, et je me redresse.
 
« Rends-toi utile, je dis à Lucie. Sors-leur un goûter.
– Tu devrais me donner un salaire pour tout ça ! », il ronchonne.
 
Je tends une main vers Nola pour l’entraîner dans le couloir et la conduire jusqu’aux toilettes.
 
« Je t’attends ici, d’accord ?
– D’accord. », elle répond d’une petite voix.
 
Elle semble tellement fragile que j’en veux encore plus aux jumeaux de s’en être pris à moi par trois fois.
 
De là où je suis, je peux entendre Louis râler et dire à Thaïs de dégager et à Nola qu’elle est chiante. Je sais que je m’adresse à eux de la même manière, mais je réalise que ce n’est pas comme ça qu’ils se comporteront mieux à l’école. C’est normal qu’ils soient insolents puisque les exemples qu’ils ont ne sont pas les personnes les plus respectueuses qui soient – ma tante  mise à part.
 
« Madame ?, la voix fluette de Marie-Rose me ramène sur Terre et j’ouvre la porte.
– Appelle-moi, tattie, d’accord ? 
– D’accord, elle dit de sa petite voix avant de désigner son collant en laine. C’est tordu.
– Oh, oui. Attends. »
 
Je me baisse pour l’aider à remettre correctement son collant et j’en profite pour y coincer son sous-pull et remettre sa robe, puis son déguisement. Elle tend ensuite les mains au-dessus du lavabo et je l’aide à ouvrir l’eau. Je trouve étonnant qu’elle ait besoin de moi et je me demande si c’est parce qu’elle n’est pas débrouillarde, si c’est sa petite taille ou si c’est juste c’est enfants qui sont deux et qu’ils n’hésitent pas à grimper sur les meubles et se porter l’un et l’autre pour parvenir à leur fin, qui faisait la différence.
 
« Merci, tattie. », elle murmure avant de s’essuyer les mains sur la serviette près du lavabo.
 
Elle me tend la main et je la trouve tellement mignonne que je me penche pour la soulever et la porter jusqu’à la cuisine.
 
Quand on arrive dans la cuisine, ThaÏs  est debout sur le plan de travail et Nola escalade le buffet pour attraper la seule madeleine qu’il reste. C’est à ce moment précis que je réentends louis nous hurler – à Marie-Rose et moi – qu’on paierait toutes les misères qu’on lui a faites avec nos propres enfants. Evidemment, j’ai tellement fait chier ma mère dis Louis que je n’ai  eu un gamin comme moi, mais deux. En même temps.
 
« Mais vous rigolez ou quoi, là ? », je gronde.
 
Tout le monde se fige. Puis Nola mange la madeleine le temps que je dépose Marie-Rose sur une chaise et alors là, c’est le chaos total. Les jumeaux crient, sautent partout et frappent Lucie. Puis le pire-des-nia refait même surface.
 
« Louis !, je hurle en le voyant faire.
– L’enfoiré, comment ça fait mal !, dit Lucie, en me mettant encore plus hors de moi avec son insulte.
– Lucie PUTAIN !
– Annnh papa, gros mot ! », dit Nola.
 
Je crois que c’est la phrase de trop parce que je vais me mettre à pleurer de nerfs.
 
« Vous allez le payer quand vous aurez des gosses ! Je vous le jure. Thaïs, tu descends de là maintenant, je ne rigole même plus ! C’est une table, pas une aire de jeux. », je me fâche.
 
J’ai à peine eu le temps de réagir qu’il saute dans les airs, sur moi, et je le rattrape au vol.
 
« Mais t’es malade ou quoi ?, je tonne.
– Je vole !, il réplique.
– Ma main va voler sur tes fesses, tu vas voir ce que ça fait. »
 
Ça calme même Nola qui demande à Lucie de l’aider à descendre.
 
« Bon sang mais vous n’avez pas honte d’agir comme ça ? On dirait des échappés de l’asile !
– C’est quoi un lasile ?, m’interroge Nola.
– C’est là où ton père a failli finir quand vous êtes nés. »
 
Je sais qu’il ne fait pas vraiment référence à ce qu’il s’est passé cet été, je sais qu’il est juste en train de continuer la conversation pour leur expliquer qu’ils me rendent chèvre, maintenant, mais c’est trop tard, je suis blessée. Je vois dans ses yeux qu’il se rend compte de ce qu’il vient de dire et ça le calme instantanément. Je prends sur moi mais j’ai la gorge serrée. Je suis fatiguée et personne ne m’aide.
 
« Calmez-vous sinon Marie-Rose n’aura plus envie de venir. Vous vous comportez comme des singes, je soupire.
– C’est un peu la honte ?, demande Marie sans que je ne sache d’où il sort une expression comme celle-là.
– Un peu, oui, je soupire. Je ne veux plus que tu mordes les gens, Thaïs. C’est clair ? Personne, les enfants, les adultes, les animaux… Personne. Tenez-vous correctement sinon, vous ne goûterez pas, je menace.
– Nola elle a mangé la dernière madeleine, murmure Marie-Rose en allant s’asseoir, la mine boudeuse.
– Est-ce que tu vas en mourir ?, je demande, légèrement agacé qu’elle trouve encore quelque chose à répondre.
– Non.
– Alors on est sauvés. »
 
Je soupire avant de sortir tout ce que j’ai comme goûter des placards et je me tourne vers Marie-Rose qui est silencieuse et toute sage – et certainement brusquée par tous ces hurlements. Je me demande s’ils sont comme ça en classe, si je n’ai pas raté quelque chose dans leur ‘éducation que je tente de leur inculquer.
 
« Ça va ? », je lui demande tout de même.
 
Elle hoche la tête avec un petit sourire, pas contrariante pour un sou. 
 
« Tu veux quelque chose ? »
 
Elle tend une main tremblotante vers un paquet de gâteaux que j’ai ouvert et elle se sert avant que les jumeaux ne se jettent dessus. Je leur sers à boire à tout le monde et je vais m’asseoir à mon tour.
 
« Lucie…, commence Louis.
– C’est bon. J’ai pas envie d’en discuter, mais n’insulte plus mes enfants, c’est clair ?
– Désolé d’avoir dit ça. À propos de l’asile, il tente tout de même.
– C’est bon, Lucie, je soupire. Je t’ai dit que je ne voulais pas en discuter. »
 
La fin du goûter se passe dans le plus grand des silences et l’ambiance est si étouffante que je suis mal à l’aise. Mais heureusement, ma sœur arrive.
 
Nola fond sur elle et il fait mine de la prendre dans ses bras, de l’embrasser, mais je sais qu’elle est en train de lui chuchoter ce qu’il s’est passé. Elle lui jette un regard noir et elle vient s’installer à côté de moi.
 
« Salut tata, dit timidement Nola.
– Pas la peine de me dire salut, hein. Je sais déjà tout ce que vous avez fait, bande de sales gosses, elle répond avec un petit sourire en coin.
– thaïs c’est un rapporteur, ronchonne Louis, mais Marie n’a pas envie de rire, il me semble.
– C’est à moi que tu parles, Marie ? C’est à moi que tu dis ça ? »
 
Le ton de ma sœur est ferme, aucun ne bronche. Je suis soulagé même si ça me fait mal de prendre conscience qu’entre ma sœur et moi, je suis celui qui a le moins d’autorité sur mes propres enfants.
 
« Je vous ai déjà expliqué que les adultes ne sont pas vos copains, c’est clair ?, elle gronde.
– Oui tata, Oui Maman ils répondent d’une même voix.
– Vous avez intérêt à vous excusez auprès de Lucie, papa et surtout de votre invi—oh mon Dieu, Marie-Rose. »
 
Je mets un coup de coude à Louis qui n’a visiblement pas su masquer sa surprise. Elle se tourne vers moi avec de grands yeux, l’air de dire “t’es taré ou quoi ?” mais je hausse les épaules.
 
« Bonjour, madame, murmure Nola.
– Bonjour mademoiselle. Tu peux m’appeler Tattie Marie, elle précise avec un grand sourire. Tu aime la nouvelle coupe de cheveux, de Marie-Rose ! Ça lui va  bien. ! »
 
Nola affiche un large sourire, toute fière.
 
« Merci beaucoup.
– C’est parce que Moi et Thais ont lui a mis de la colle dans les cheveux, rapporte Nola.
– Non, c’est toi !
– Non, c’est faux !
– Si, c’est vrai !
– Non, c’est faux ! »
 
 Je donne un coup sur la table et ils cessent immédiatement de se chamailler.
 
« Pardon tout le monde, reprend Thais.
– Oui, pardon tout le monde. On va être sages. », renchérit Nola.
 
J’ai entendu cette phrase tellement de fois qu’elle n’a plus de sens, mais au moins, on aura du répit pendant quelques heures.
 
« On retourne jouer! dis Thais?
– Ouais !! Allez viens Marie-Rose, on va te montrer notre cabane secrète ! »
 
Les jumeaux quittent de table à toute allure et ils foncent vers les escaliers comme des malades. Mais Marie-Rose reste là, assise les bras croisés.
 
« Qu’est-ce qu’il y a ma puce, ça ne va pas ?, je lui demande.
– Est-ce que je peux sortir de table moi aussi ? », elle demande timidement.
 
Je me prends une telle gifle que j’ai envie de pleurer. Comment est-ce qu’on peut-être aussi bien élevé ? COMMENT ?
 
« Bah… Marie-Rose?, fait Marie en pointant de nouveau le bout de son nez.
– Bien sûr que tu peux y aller. », je réponds avec un sourire qui se veut rassurant.
 
Marie-Rose descend de sa chaise et, sans trop courir, elle rejoint les jumeaux qui lui prend la main. Elles disparaissent toutes les trois et je me laisse tomber sur la table en enfouissant ma tête entre mes bras. Je sens la main compatissante de ma tante dans mon dos et ça me donne encore plus envie de pleurer.
 
« C’est bon. Vous pouvez y aller, je marmonne entre mes bras.
– Merci. », lâche Lucie avec enthousiasme.
 
J’entends ma tante lui jeter un paquet de gâteaux vide en lui murmurant un truc comme “pauvre con”.
 
« C’est bon, Lucie. Je vais survivre, je lui assure.
– Je sais. Mais tu peux me les confier quand tu veux, t’as juste à passer une porte, elle dit alors que je relève la tête.
– Je suis là depuis deux jours, Louis’. Deux jours. Tu crois vraiment qu’ils vont bien le prendre si je te les amène tout de suite alors que je ne les ai pas vus pendant des semaines ? Puis ils m’ont manqué. J’ai envie de les avoir tout le temps avec moi, j’avoue.
– Mais t’es fatigué à cause du décalage horaire et c’est pas comme s’ils étaient reposants, elle insiste.
– Ce sont des enfants. C’est normal qu’ils soient turbulents.
– Bah quand je vois la copine qu’ils ont ramenée bordel, moi je me poserais des questions. », dit Lucie.
 
Sans un mot, je me lève et je vais m’enfermer dans la salle de bain la plus proche pour ne pas me mettre à crier comme un cinglé. J’entends Louis l’insulter et prendre ma défense point par point, comme toujours. J’entends Lucie se servir de son manque de tact incontrôlable pour se couvrir, mais Marie conlcut qu’il est vraiment trop con. Deux fois en moins de dix minutes qu’elle l’insulte : j’ai l’air à bout à ce point-là ? En si peu de temps ? Quelqu’un vient frapper à la porte pendant que je me passe de l’eau sur le visage.
 
« Désolé, soupire Lucie. Sérieux, c’est juste parce que la petite est élevée par un Gendarme. Elle est là la différence. Mais je suis sûr que si on monte dans la chambre maintenant, elle est en train de courir partout comme une fofolle. »
 
J’ouvre la porte et je passe devant lui en l’ignorant complètement.
 
« Allez-y, ça se passe très bien quand ils jouent, alors c’est bon, j’assure à ma sœur qui me scrute en silence. Allez, vas-y, je te jure que ça va. »
 
Je n’ai même pas entendu Lucie revenir et à l’instant où je vais me répéter, l’interphone sonne. Je regarde l’heure et il est presque une demi-heure trop tôt.
 
« Merde, c’est le père de la petite  Chloé !, je panique, sans savoir pourquoi.
– Le flic ? Oh mon Dieu, cache la coke ! », lâche Lucie? en même temps Lucie pourquoi tu as quitté mon frère que tu sais bien que tu as des enfants avec lui et tu la quitté  pour sortir avec un Gendarme t’es Folle Vraiment Folle, Mes bon vous avez aussi une fille ensemble alors je vais rien dire avant de me faire Psy-canaliser 
 
Je plisse les yeux tout en le jugeant sévèrement.
 
« Tu vois, c’est à cause de phrases comme celles-ci que mes enfants risquent de m’être enlevé, espèce de stupide.
– Ils ne sont même pas là !, il se défend.
– Et c’est même pas le Gendarme, je dis en leur faisant signe de se taire le temps que je décroche l’interphone. Oui ?, je demande.
– C’est le papa de Chloé.
– Je vous ouvre ! »
 
J’appuie sur le bouton avant de raccrocher ; Lucie me fixe avec un sourire en coin que je n’aime que moyennement.
 
« il es bisexuelle , nan ?
– Ouais.
– Tu pourrais te le serrer celui-là ? J’veux dire physiquement. Il est comment ? Il t’attire ou quoi ? » Non
 
Je lui fais un bon gros doigt d’honneur avant que Lucie n’intervienne.
 
« Bon, on va y aller. Je ne suis pas sûre que me voir lui rappelle de bons souvenirs.
– Putain mais oui ! Il étais le pédés de l’école !, il s’exclame avec un faux ton dramatique. Mais tu pactises avec l’ennemi, Nicola ? Tes déviances sexuelles ne te réussissent pas, cher ami !
– Mais Lucie, putain ! Je ne suis pas déviant sexuellement !, je me défends.
– Dis ça au Seigneur. Il te voit là-haut. Tout ça c’est entre lui et toi, tu sais. Et si tu n’ouvre pas les portes du paradis aux gays c’est parce qu’ils ont trop ouverts leur propre porte avant, il ajoute avec un faux air angélique placardé sur le visage.
– J’suis pas gay. C’est arrivé une fois. Une fois. Et j’étais complètement…, je m’interromps en entendant frapper à la porte. Un mot Lucie, un mot de travers et je raconte à Ton Marie toutes tes déviances sexuelles, je menace.
– Quoi ? De quoi tu parles ? », elle demande, soudainement intéressée.
 
Mais j’ouvre la porte alors ils font comme s’ils étaient des personnes tout à fait normales.
 
« Entrez, je dis avec un sourire.
– Oh… Vous avez du monde ?, s’inquiète Louis. Je suis désolé, je suis un peu en avance mais je…
– On partait, coupe Marie. Pas de problème. »
 
Lucie me fait un clin d’œil dans le dos de Louis avant de mimer quelque chose avec sa langue qui lui vaut une tapette de la part de ma sœur.
 
« Espèce de débile mental !, elle dit avant de se tourner vers Louis, qui semble complètement dépassé par la situation. J’espère vous revoir ici plutôt que dans le bureau du Gendarme elle ajoute en tendant une main que Marie serre chaleureusement.
– Moi aussi, elle répond.
– A demain, Marie. Et si t’as besoin, n’appelle pas. », souffle Louis.
 
Je lève les yeux au ciel et Marie vient déposer un baiser sur ma joue avant de sortir définitivement, main dans la main avec son débile de mec. Le calme revient et j’essaie de reprendre mes esprits avant de sourire à Louis, un peu mal à l’aise de me retrouver seul avec lui.
 
« Ils sont encore en train de jouer, j’explique. On vient de finir de goûter, alors…
– Je suis venu un peu plus tôt, je sais. Je laisse rarement ma fille et comme ma femme passe la journée avec ta Sœur, je tournais en rond. C’est stupide, il bafouille, les yeux rivés sur un point derrière ma tête.
– Oh, non, non, ne vous inquiétez pas ! Pas de problème, je le rassure avec un sourire sincère. Vous voulez boire quelque chose ? Je n’ai pas d’alcool ici mais…
– Un verre d’eau m’ira très bien, il me coupe. Merci. »
 
J’acquiesce avant de l’inviter à s’asseoir et je vais lui chercher son verre d’eau. Je n’ai plus l’habitude de recevoir des gens autre que ma sœur et l’autre débile mental que je ne suis pas certain de savoir quoi lui dire.
 
« Voilà. »
 
Je pose son verre d’eau en face de lui et il me remercie pendant que je m’installe aussi.
 
« Tout se passe bien ?, il demande, sans être capable de masquer son inquiétude.
– Oui, ils s’amusent bien. Y a de l’espace. Vous voulez la récupérer peut-être ? Je peux leur dire de descendre ?
– Oh non, non. Enfin… Sauf si vous avez quelque chose à faire ou…, il n’achève pas sa phrase et il se mord la lèvre en rougissant presque. Je n’aurais pas dû venir si tôt, je suis désolé.
– Non. Ce n’est rien. Je comprends. Enfin… en me basant sur ce que j’ai vu de Lucie. Moi je n’ai pas peur de laisser mes enfants étant donné que je sais exactement comment ça va finir, je ris faussement.
– C’est difficile des jumeaux, non ? et toi une fille?
– Hum… oui. ?

C’est bien pour certaines choses, mais c’est très épuisant. Au début c’était compliqué pour leur donner à manger, puis ensuite quand ils ont commencé à marcher, quand ils ont su monter et descendre les marches, les bêtises, s’inventer un langage pour qu’on ne comprenne rien… Tout plein de trucs, en fait. Puis ça ne se calme pas en grandissant, au contraire.
– Oh… »
 
Il semble tellement désolé que je m’en veux d’avoir dit ça.
 
« Mais ils sont adorables, hein, je me rattrape. C’est juste qu’ils débordent d’énergie.
– Ce n’est pas trop dur avec… votre métier ? », il questionne.
 
La plupart des gens m’interroge sur ma vie de sorte à satisfaire une curiosité malsaine, mais je sens que c’est différent chez lui et ça me plaît beaucoup. mes je dois me faire a l’idée que je ne peux pas faire sa à ma famille?
 
« Ça aurait dû être plus simple, je reconnais. Mais ça ne l’est pas. Ma sœur m’aide beaucoup. »
 
Il hoche la tête et je crois qu’il comprend que je n’ai pas envie d’en parler parce qu’il ne poursuit pas la conversation.
 
« Je ne vais pas vous déranger plus longtemps, il dit en se levant. Nous inviterons les jumeaux à notre tour.
– NON !, je m’écris malgré moi avant de me racler la gorge. Enfin, non. Ils sont vraiment… turbulents. Ne vous sentez pas obligé de faire ça.
– Je suis sûr que ça ira. », il sourit, confiant.
 
Mais je note dans un coin de ma tête de toujours décliner ses invitations. Toujours. Même dans un moment de faiblesse. Toujours, toujours, toujours. Je m’empare du Talkie walkie et j’appuie sur le bouton.
 
« Le papa de Chloé s’en vas, vous descendez ?, j’annonce.
– Oh noooooon !! On s’amusait trop bien !, râle Thaïs après quelques secondes.
– Maintenant, Ach’.
– Ok. », il soupire.
 
Le sourire amusé du père de Chloé ne m’échappe pas et je me permets de lui souffler un “mission accomplie”. Il hoche la tête et dans la minute qui suit, les enfants déboulent. Les jumeaux font clairement la tête et même si Nola boude un peu, son visage s’illumine quand elle voit le père de Chloé. Elle court vers lui et il la serre dans ses bras comme s’ils ne s’étaient pas vus depuis des mois.
 
« Alors ? tu vas bien ?, il demande avec entrain.
– Super chouette !, elle répond.
 
Il s’approche de Thaïs pour poser une main sur son épaule ; je trouve ça vraiment mignon.
 
« Tu peux le garder celui-là. C’est un cadeau. »
 
Thaïs regarde son père, son père me regarde, je regarde Thaïs et Nola lève un pouce dans ma direction.
 
« Garde-le, j’insiste.
– Merci. », elle  dit timidement.
 
Louis récupère son manteau sur le canapé et il l’aide à l’enfiler par-dessus son nouveau déguisement.
 
« Merci pour tout, dit Louis avant de prendre sa fille dans ses bras. À lundi les enfants ! »
 
« Merci, il répète.
– C’était un vrai plaisir de l’avoir, je lui assure tout en allant ouvrir la porte.
– A une prochaine fois. », il dit en sortant.
 
Je referme la porte et mes deux monstres viennent se coller à moi. Je devrais leur dire qu’ils ne se sont pas bien tenus et que je ne suis pas content, mais je n’y parviens pas. Je me baisse pour leur faire un câlin énorme et ils m’assassinent à coup de bisous et de je t’aime.
 
Je suis tellement faible que je vais même leur chercher McDo pour dîner.

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Garde la tête haute, sans te retourner en arrière et faire des projets pour demain

Si vous ne pouvez pas voler, alors courez ; Si vous ne pouvez pas courir, alors marchez ; Si vous ne pouvez pas marcher, alors rampez ; Mais quoique vous fassiez, vous devez continuer à avancer. #vie #social #avenir #pouvoir #marcher #heureux #courage #courageuse #courageux #plante #relève #lance #lancer #heureuse #religion #flowers #flowback #flowordpress #wordpress #peur

Savoir ralentir de ne pas avoir peur d’échouer

Bien que le concept soit facilement compréhensible de tous, l’échec est perçu différemment par chaque individu. En fonction de son éducation, son degré de confiance en soi ou sa façon de voir la vie, chacun percevra ses déconvenues comme étant plus ou moins graves, plus ou moins surmontables. Alors pourquoi certains arrivent-ils à aller de l’avant et à apprendre de leurs erreurs quand d’autres n’osent rien tenter par peur d’échouer ?

Préparer son retour à la vie professionnelle. Comment réfléchir à son évolution professionnelle et se fixer des objectifs ?

Avant de claquer sa dem’ pour aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs, il serait sage de démarrer avec un état des lieux. #modelcitizenmag #modelcitizenmedia #modelcitizenapp #fashionjournalist #nyfw #musthave #shoponline #runwayfashion #highfashion #makeupbyme #hautecouture #fashionmagazine #fashionstylist #headshotsnyc #amour #vie #pratique #société #média #vie #route #magazine

Les plus grandes célébrités du moment à Londres

Londres est une ville remplie de si belles choses qu’il serait dommage de ne pas la visiter. Et pour réaliser des économies pendant votre voyage, de nombreux pass sont mis à votre disposition. Certains, bien évidemment, sont beaucoup plus avantageux que d’autres. Voici comment vous pouvez profiter des meilleurs.

Une blessure invisible, qu’ils ne peuvent oublier car c’est cela que le corps cicatrise le moins bien, les maladies qui n’ont pas de nom. Elles se taisent et n’osent rien avouer.


Il y a une loi de beauté qu’il importe de ne pas oublier ! Malgré l’effort de quelques-uns, nous semblons marcher vers cet oubli, tant la Médiocrité, monstres à mille têtes, a de fidèles dans les sociétés modernes.

Vous ne pouvez pas définir une personne sur une seule chose. Vous ne pouvez pas oublier toutes les choses merveilleuses et belles qu’une personne a faites, simplement car quelque chose ne s’est pas déroulé comme vous le pensiez. On oublie ce qu’on a besoin de se rappeler et on se souvient de ce qu’il faut oublier.

La question de savoir s’il faut oublier le passé pour se donner un avenir ? Comment l’homme peut-il se constituer dans le temps, se projeter dans le futur ? Doit-il pour être demain celui qu’il veut devenir oublier celui qu’il a été ? Il faut nous interroger sur notre rapport au passé, tenir compte du présent pour évaluer le futur plus ou moins proche avec l’idée dominante selon laquelle le passé serait un poids et que l’action historique et bien sûr individuelle seraient sensées libérer pour être. Le futur en ce sens devient pour l’homme une promesse de nouveauté et d’inconnu, la quête d’une identité nouvelle, il est donc livré à tous les imaginaires possibles lorsqu’il se projette dans l’avenir par opposition au passé, figé de manière irréversible dans le temps. Mais pour autant devons-nous oublier le passé, ne serait-ce pas un grave danger pour l’homme que de se démunir de son identité passée, devons-nous le considérer comme ce qui fait l’essence de l’homme et comme ce qui le constitue aujourd’hui pour demain, ou au contraire comme un obstacle ?

 Réfléchir sur le passé et s’inquiéter de l’avenir ne servent qu’à nous ravir la jouissance du présent.

 L’amour a d’autant plus de chance d’avenir qu’il plonge plus avant dans le passé, et c’est ce qu’on a toujours chéri qu’on peut encore le mieux chérir toujours. Une étrangère vous renouvelle, une jeune fille vous rajeunit, mais c’est avec les vieilles affections qu’on se continue.

Le passé irréversible

1 – Nous devons admettre qu’il n’y a pas d’avenir dans le passé. Il nous faudrait donc le considérer comme une contrainte pour construire le futur. Il s’agit ici de reconnaitre que le passéisme nous renvoie à l’incapacité de nous tourner vers l’avenir pour nous construire, il nous paralyse et est souvent synonyme de remords et de regrets. Le passé nous enferme et nous réduit à un autre que nous même, un autre qui n’est déjà plus et qui aspire à devenir différent mais il nous empêche, nous limite et nous répétons ainsi les mêmes erreurs, nous piétinons sans jamais progresser. Le champ des possibles s’obscurcit et nous finissons par nous assimiler le présent sur le modèle d’un passé encore trop envahissant.   2. Inutilité des leçons de l’histoire : L’histoire semble inutile en matière de mémoire ou de passé car chaque évènement est unique ainsi, ne pas avoir la mémoire du passé signifie être amnésique par rapport à ce que l’on a été, en conséquence le passé devient ce que l’on subit sans que l’on comprenne pourquoi inconsciemment on fait ceci plutôt que cela. Transition : Négliger le passé peut apparaître comme quelque chose de nécessaire, mais l’homme peut-il malgré vivre sans être conscient de son passé, peut-on s’abstraire complètement de cette partie de nous-mêmes ?

Prendre le risque, oser et être audacieux pour construire un avenir meilleur. Importe peu que le passé ne te satisfait pas, l’important est de construire un avenir satisfaisant.

Nous allons maintenant reprendre pour vous les éléments essentiels de ces discussions entre jeunes… auxquelles participaient aussi des adultes de plusieurs générations.

Quelles sont mes passions, mes valeurs, mes convictions ?

  • Au plus haut niveau, mes passions sont celles qui vont déterminer ma vocation. Les valeurs et la « morale personnelle ».
  • À quelles valeurs je suis et je dois demeurer le plus fidèle ?
  • Mes convictions : service de l’entreprise, du public, de la nation…
  • Faire le point plus concrètement : quels sont alors mes moteurs ?

Quels sont mes rêves ?

  • Est-ce que des rêves d’enfant peuvent devenir réalité ?
  • Et que deviennent les rêves ou les désirs d’un adolescent ?
  • Est-ce que des rêves nouveaux peuvent apparaître à la jeunesse ou au début de l’âge adulte ?
  • Pourquoi et comment doivent-ils et peuvent-ils se traduire dans la vie réelle ?
  • Réfléchir sur les liens éventuels entre les rêves et la motivation.

Quels sont mes objectifs ?

  • M’efforcer de concilier mes rêves, mes passions, mes centres d’intérêt, et ce qui pourrait devenir mon futur métier.
  • Bien connaître le milieu, l’environnement dans lequel je souhaite m’engager.
  • Où et comment je me vois dans cinq ans ? Et dans dix ou vingt ans ?
  • Quels sont les éléments fondamentaux dont j’ai besoin, et comment mobiliser mon énergie ?
  • Comment me donner les moyens de mes ambitions ?

Pour mémoire : deux autres groupes avaient proposé les acronymes VOIE et VOIR.

VOIE Vouloir   Organiser   Investir   Évaluer
VOIR :Visionner    Organiser    Inventer    Réussir  

…vous pouvez compléter ou diversifier ces listes ! Et poursuivre vos réflexions sur ces mots-clés intéressants.

Le passé nous est caché comme l’avenir ; nous vivons entre deux nuées épaisses, dans l’oubli de ce qui fut et l’incertitude de ce qui sera. Et pourtant la curiosité nous tourmente de connaître les causes des choses et une ardente inquiétude nous excite à méditer les destinées de l’homme et du monde. Regrets – Regretter n’est vivre qu’au passé ; construire, c’est vivre pour l’avenir.

il n’est pas toujours simple pour les jeunes de se projeter,  d’être pleins d’espoir. Si la société ne leur fera sans doute pas de cadeaux (chômage, précarité, retraite retardée), ils auront toutefois le pouvoir de construire un monde meilleur : la relève est en marche !
Quel regard les jeunes portent-il sur leur avenir ?  Sont-ils si pessimistes qu’on le dit ? Quelles couleurs veulent-ils et vont-ils donner à la France de demain ?

 Il faut maintenant penser à l’avenir, qui est toute la vie du sage ; puisque le présent n’est jamais, et que le passé ne sera plus.

Apprendre à fermer les vieux dossiers

Dans la vie on a été confronté à des peurs, des traumatismes, des expériences diverses qui sont tout autant de dossiers ouverts. Tant que tu ne fermeras pas les dossiers, ils resteront dans ta vie et t’empêcheront d’avancer.

Quels sont les dossiers que tu as ouverts? Aussi loin que tu te souviennes, qu’est-ce qui n’est pas clos ? Accepté ? Clôturé ?  Qu’est-ce qui persiste chez toi au niveau de tes doutes et de tes peurs ?

  • Prends le temps de noter tout cela dans un carnet.
  • Analyse chacun des éléments en te posant la question suivante : comment puis-je faire pour clore ce chapitre de ma vie?
  • Si tu ne trouves pas de réponses à tes questions : prends le temps de faire des recherches au niveau des livres, des vidéos ou des articles parlant du sujet.

Le discours que l’on peut avoir sur notre passé va prendre la place de tout notre mental dans le présent. Si tu as des pensées redondantes, cela t’empêche d’avancer et tu vas être confronté à des obstacles.

Comment faire ?

Tout cela représente autant de signes prouvant que tu as tendance à vivre dans le passé. Ce qui fait que tu vas saboter ton présent. Si tu te retrouves dans ce cas de figure qui t’empêche d’être dans le présent pour construire ton futur, il faut que :

Tu te débarrasses de tes vieux fantômes et de tes vieux dossiers !  Pour y arriver rapidement, je te conseille de t’offrir le cadeau d’un coaching ou d’une thérapie.

Tu peux faire un premier travail de débroussaillage, mais il te restera toujours des traces ancrées qui seront des handicaps pour ton évolution. Tu dois arriver à débloquer ton passé pour fonctionner dans le présent. Si ton passé a été difficile, il est très important de pouvoir s’en occuper comme il se doit. Cela te prendre beaucoup moins de temps que si tu le fais toute seule.

Ne reste plus endormie dans ton passé, mais réveille-toi pour vivre ton présent. Tu dois décider de laisser le passé là ou il se trouve, car sinon il te mettra des bâtons dans les roues et t’empêchera de vivre. Arrête de ressasser et d’alimenter ce qui n’a pas lieu d’être, change ton interprétation des événements pour pouvoir avancer.

Le présent

Je ne vais pas te faire le développement de la théorie disant qu’il faut vivre dans le présent en utilisant les différentes méthodes telles que la méditation ou la sophrologue. Ce sont des thèmes que tu trouveras sur Femme d’Influence. Aujourd’hui j’aimerais aller un peu plus loin en t’invitant à te poser les bonnes questions :

  • Comment puis-je faire pour optimiser le présent?
  • Que puis-je faire pour le rendre parfait ?
  • Est-ce que je suis en boucle sur mon passé?

Ton avenir ne peut se construire que par le présent ! C’est là que tu vas poser les bases essentielles à ton avancée personnelle . C’est par des actions que tu construis ton avenir, c’est donc au jour le jour que tout se passe. Tout le travail consistera à matérialiser dans le réel ce que l’on veut construire dans le futur.

Le présent est le lieu de l’apprentissage pour passer à un niveau supérieur.  La réalité c’est maintenant : ce qui est – EST ! Autant s’ancrer dans le réel et considérer tous les événements comme des possibilités, des défis et des portes qui vont s’ouvrir.

Tu auras donc compris que pour construire ton présent, tu ne peux plus être focalisé dans ton passé. Le futur n’est possible que si tu es connecté à ton présent. Si tu n’es pas connectée à ton présent, tu ne vas pas saisir toutes les opportunités qui te permettront de construire ton futur.Tu dois être connectée au réel et revenir dans la réalité du présent.

Est-ce que tu fais du réel ton allié ? Ou ton obstacle? Si tu es présente à ta vie, tu peux avoir une influence sur toute ton existence;

  • Qu’est-ce que tu peux faire pour améliorer ta vie?
  • Comment optimiser ton présent?
  • Comment faire pour réussir ta journée ?


Le futur

Si tu veux construire ton futur, tu dois te dégager de toutes les entraves qui t’empêchent d’avancer. Il ne faut pas être ” en fuite” dans l’imagination sans quoi rien ne pourra se faire. La première chose à comprendre c’est qu‘il est impératif de pouvoir faire la paix avec son passé sans quoi on va se projeter dans un futur qui ne pourra jamais exister. En effet, on finit par vivre avec des chimères basées sur nos plus profondes angoisses.

Attention, car ici aussi on peut retrouver des personnes qui vivent tout le temps dans le futur, c’est le cas si tu as :

  • toujours des projets en cours.
  • tendance à penser que le futur sera prometteur.
  • l’habitude de dire que demain tu seras reconnue et aimer.

Si tu vis dans cette pensée magique, tu ne vis pas dans le présent. Si tu veux être connecté à ton futur, tu dois incarner ton présent et faire en sorte que si tu :

  • as un projet – il faut agir dans ton présent.
  • veux réussir ta relation amoureuse – tu dois poser des actes concrets immédiats.
  • désire évoluer professionnellement – il faut agir tout de suite.

Pour prédire ton avenir, il faut le construire dans le présent.

Avancer pour construire

Réveille-toi maintenant ! Il n’ y a pas d’autre choix que de vivre dans le présent. Tu as donc le choix entre ressasser toute ta vie tes regrets, tes pertes et tes espoirs déchus, soit tout mettre en oeuvre pour te donner les meilleures chances de réussite. Car être dans le présent, c’est décider d’exister face à ce qui se produit maintenant. Apprends à changer ton point de vue sur la situation en étant en paix !

N’oublie pas que tu crées ta vie en fonction de l’action que tu vas poser, pour avoir du mérite, il faut agir et avancer : mérite ta vie !

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Le monde est-il devenu fou

ces genres de personne alors quand je vous dis les aires de repos, c’est ainsi ce monde doit aimer autant voir, ces genre de personne faire sa devant vos enfants je comprends maintenant pourquoi il y a des tas de gamines et des gamins dans des situations si différentes d’autres enceintes d’autres il agresse alors des félicitations la France.

Les nouveaux modes de travail ! La vie après le confinement

Ce nouveau monde doit être “plus solidaire”, “plus humain”. Et pour cela, l’éducation mais aussi la revalorisation des salaires doivent être au programme. Ce monde plus solidaire ne doit plus “chercher le profit à tout prix”. Sur le plan économique, deux propositions se dégagent assez nettement : la nécessité de relocaliser la production et celle de renforcer notre indépendance économique. La pénurie de masques, de tests ou de médicaments est encore dans tous les esprits.

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Louis Adams

Louis Chapitre 2

Je déteste que Mathieu travaille de nuit et je ne sais pas trop pourquoi, j’ai encore plus de mal à le supporter ces temps-ci. Je ne me sens pas en sécurité et surtout, je ne le sens pas en sécurité ; c’est la nuit qu’il arrive les pires horreurs en ville et j’ai toujours peur que le téléphone sonne pour qu’on m’annonce une mauvaise nouvelle. Je sais bien que c’est stupide mais Londres n’a rien d’une ville tranquille. Surtout pas le week-end, à la sortie des boîtes de nuits.

Aujourd’hui, Mathieu n’a même pas eu le temps de dîner avec nous alors je n’ai pas mangé non plus. J’ai couché Marie-Rose après que nous ayons regardé un film de Noël à la télévision et ça fait quelques heures que le traitement de texte est ouvert sur l’écran de mon ordinateur, sans pour autant que je sois capable d’écrire une quelconque ligne.

Le temps passe et mon Blog est toujours au point mort. Louis m’a poussé à arrêter de travailler pour que je m’y consacre mais j’ai l’impression de ne pas y arriver plus.Tout est toujours plus intéressant que mon ordinateur : le tableau qui penche un peu sur le mur, les ombres que reflètent la veilleuse de Marie-Rose dans le couloir, mon stylo qui n’écrit plus vraiment mais avec lequel je m’acharne à griffonner quelques dessins.

À l’instant même où je me dis que je vais vraiment m’y mettre parce que je n’ai pas le droit de perdre autant de temps, mon portable vibre : j’ai un e-mail.

Excellente excuse pour repousser l’écriture d’encore quelques minutes. 
De : louis Adams
À : Marie Berno
Objet : Invitation
.

Salut Tattie Marie,
Nous voulons t’inviter à venir chez nous demain après-midi à partir de 14 h.
Réponds-nous vite,
Nola + Thais
_____


Je relis l’e-mail à plusieurs reprises pourquoi c’est enfants m’envoie cette invitation – puis la provenance : Louis Adams. Je suis presque surpris par la simplicité de son adresse e-mail ; pour un frère célèbre, je pensais qu’il aurait fait plus compliqué que ça. Cela dit, je ne le connais  personnellement, je sais simplement ce que les médias en disent et tout à l’heure, il m’a semblé être à l’opposé du gars hautain et insupportable qu’on nous décrit habituellement. C’est vrai qu’il n’a pas été très agréable non plus, mais je pense qu’il se défendait simplement. D’ailleurs, je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’une célébrité mondialement connue prend pas le temps de m’écrire à 21 heures du matin, comme s’il n’avait rien de mieux à faire.

J’ouvre la boîte mail sur mon ordinateur et comme c’était bien plus intéressant qu’écrire un bouquin complètement nul, je réponds rapidement.


De : Marie Berno
À : Louis Adams
Re: Invitation.
 

Vous n’êtes pas couchés à cette heure-là ?!
_____


Après avoir envoyé, je fixe mon écran comme si j’attendais une réponse rapide et je suis incapable de faire autre chose. Mon portable vibre et je souris en actualisant la page sur mon ordinateur. Je suis en train de converser avec Louis Adams. Louis Adams. Ses gamins sont de vrais poisons, mais Louis Adams quand même !

De : Louis Adams
À : Marie Berno
Re: Re: Invitation.


Si. Mais notre père ne savait pas comment tourner l’e-mail sans avoir l’air d’un imbécile après ce qu’il s’est passé cet après-midi. Et il s’excuse encore pour son attitude
_____

Désoler sœurette Si mes doigts parcouraient le clavier avec autant de rapidité pour écrire mon livre, il serait terminé depuis longtemps. Je semble tout de même plus commode que sa sœur. Ou alors c’est parce qu’il est tard et que je deviens complètement stupide ?

De : Marie Berno
À : Louis Adams
Re: Re: Re: Invitation.


Demain à 14h, alors ?
_____

De : Louis Adams
À : Marie Berno
Re: Re: Re: Re: Invitation.

Oui.
_____

De : Marie Breno
À : Louis Adams
Re: Re: Re: Re: Re: Invitation.


D’accord. Marie-Rose sera là. En espérant que les enfants trouveront enfin un terrain d’entente.
_____

De :Marie Breni
À : Louis Adams
Re: Re: Re: Re: Re: Re: Invitation.

PJ : carte de visite.

Je ne peux pas m’empêcher de sourire comme une idiote. Encore. Je me sens presque privilégiée et mon cœur bat à mille à l’heure – alors que ce n’est que le numéro de téléphone d’un parent d’élèves. J’ouvre la pièce jointe et je l’imprime avant de supprimer le mail sans plus tarder. Je ne sais pas pourquoi je fais ça car ce n’est pas comme si les quatre contacts de mon carnet d’adresse pourraient être intéressés par le numéro de téléphone de ce type-là mais je crois comprendre qu’il fait attention à sa sécurité. Peut-être à cause de ses enfants ? Certainement oui. Même s’il n’a pas l’air d’être un père présent, il reste un père, non ? Alors je le comprends et je ne prendrai pas le risque de faire du tord à sa famille.

De : Louis Adams
À : Marie Berno
Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Invitation.

 Euh de quoi tu parle ? 
Merci pour Marie-Rose.
À demain.
Louis.
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Je ferme mon ordinateur, convaincu que je n’arriverais pas à écrire cette nuit. Je me couche en me demandant ce que Mathieu penserais de tout ça ; je l’entends déjà me dire que c’est une mauvaise idée, que ça n’arrangera rien et que si Marie-Rose rentre en pleurant encore plus, je pourrais m’en prendre qu’à moi-même.

Mais s’il avait été là, nous en aurions discuté tous les deux. Et il n’est pas là.

Je ferme les yeux sur les coups de 6 heures du matin, lorsque j’entends enfin entendu la porte d’entrée se refermer lentement et que je suis rassuré de le savoir à la maison. Mathieu s’est douché et lorsqu’il se couche, je me blottie contre lui.

« Tu dors pas ?, il murmure en m’entourant de ses bras.
– Si, si, je mens. Ça a été ?
– Oui. Rien de très palpitant. Dors, Marie, il dit en embrassant mes lèvres. Tu vas être fatiguée demain. »

J’enfouis ma tête dans son cou et il caressé mon dos jusqu’à ce que je m’endorme vraiment.

* * *Il est presque midi lorsque Mathieu nous rejoint dans la cuisine. J’ai dormi deux heures à peine mais, pour l’instant, je ne ressens pas de fatigue. Nous sommes en train de déjeuner avec Marie-Rose, et Mathieu dépose un baiser sur son front avant de venir s’asseoir à mes côtés. Je réclame un baiser moi aussi et il sourit contre mes lèvres.

« Comment ça va ce matin ?, il demande avant de prendre une assiette pour se servir à manger.
– Ce midi, corrige Marie-Rose en souriant.
– Oui. Ce midi. Hey, mais quelqu’un a été chez le coiffeur, on dirait ?! »

J’affiche une petite moue parce que j’aimais beaucoup ses jolies cheveux blonde lorsqu’ils étaient tressés, et que c’est impossible maintenant. Mais Marie-Rose sourit de toutes ses dents, fière du carré que nous avons été obligé de lui faire à cause des bouts de colle qui faisaient des nœuds et refusaient de partir.

« On a été ce matin pendant que tu faisais dodo !, explique Marie.
– T’es toujours aussi belle, mon ange. Tu le sais ? », répond Mathieu avec un sourire. 

Marie-Rose chausse les épaules timidement avant de fixer sa purée comme si c’était la chose la plus intéressante du monde. Mathieu se tourne vers moi pour murmurer que c’est plus long que ce qu’il s’est imaginé. 

« Heureusement. », je réponds du bout des lèvres.

On a tout de même coupé plus de six centimètres, mais ses cheveux touchent malgré tout ses épaules et comme ils poussent assez vite, le massacre est évité.

« Et qu’est-ce que vous avez prévu de faire cet après-midi ? », demande Mathieu en prenant une bouchée de la purée maison que j’ai préparée.

Marie-Rose relève la tête avec une petite sourire radieuse et je me me lavé les mains. Ou faire autre chose. Loin de Mathieu.

« Je vais jouer chez Thaïs et  Nola. », elle répond, toute contente.

J’entends Mathieu se tourner immédiatement vers moi, mais je lui tourne le dos. Je sens malgré tout son regard me brûler la colonne vertébrale tant il est en colère contre moi.

« Comment ça tu vas jouer chez eux ? C’est bien ceux qui t’embêtent à l’école ?, il demande à l’attention de Marie-Rose.
– Tu sais papa, peut-être qu’ils sont gentils chez eux. On sait jamais. »

Parfois, la naïveté de ma fille me coupe le souffle. C’est beau et si les adultes pensaient comme elle, le monde serait meilleur. Mais je sais que Mathieu est – légèrement – plus terre à terre que ça.

« Tu as fini de déjeuner ?, il lui demande gentiment.
– Non mais j’en veux plus trop… », elle bredouille.

Je retiens un soupir : bien sûr qu’elle n’en veut plus trop, elle ne mange jamais rien. C’est toujours la guerre pour qu’elle termine son assiette.

« D’accord. Va manger ton dessert devant la télé alors. », il répond.

Toujours en évitant le regard de Mathieu, je me dirige vers le frigo pour tendre à Marie-Rose un yaourt à boire, qu’elle prend en me remerciant avant de filer dans le salon.

« Elle a à peine mangé, Mathieu. T’aurais pu…
– Tu te fous de moi ?, il enchaîne en se levant pour aller fermer la porte de la cuisine.
– Qu’est-ce qu’il y a ?, je demande dans un soupir.
– J’en sais rien, rappelle-moi pourquoi t’as dû conduire la petite chez le coiffeur ce matin, par exemple ? »

Je soupire avant de me tourner vers lui pour enfin lui faire face.

« C’est Mon Frère qui a proposé ça.
– Je me doute que ce ne sont pas les enfants, en effet. », il lâche avec sarcasme.

Rien qu’en repensant à la tournure du premier mail, je souris.

« Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
– Rien. Écoute, c’est peut-être une bonne idée. Peut-être que c’est ce qu’il faut pour qu’ils se réconcilient, j’insiste.
– Mais ils sont toujours deux, et Marie-Rose est toujours toute seule. Chez eux ou à l’école, y a rien qui change. »

Je soupire, sans trop savoir comment argumenter sans finir sur un “très bien, j’annule” qui ferait de la peine à Marie-Rose.

« Tu sais très bien qu’elle a du mal à se faire des amis, je tente.
– Et donc, au lieu d’inviter n’importe quel autre gamin de sa classe, tu la laisses aller chez ceux qui l’ont prise en grippe depuis le début de l’année. Puis comment est-ce qu’il t’a contacté, d’abord ?
– J’en sais rien. Grâce à la feuille des mails du début d’année, je suppose. »

Mathieu lève les yeux au ciel, vraiment agacé.

« Donc tu vas la déposer là-bas et la laisser ?, il reprend.
– Oui. Et elle va s’amuser avec des enfants de son âge et faire autre chose que jouer avec cette cochonnerie de iPad que tu lui as achetée pour son anniversaire.
– Ne recommence pas avec ça !, il ronchonne.
– Tu sais bien que je n’étais pas d’accord ! Tu sais très bien que ce n’est pas le meilleur moyen que tu aies trouvé pour la rendre sociable !
– Mais ça n’a rien à voir ! Elle est juste timide !, il se défend.
– Et toi, tu lui montres que ce n’est pas grave, parce qu’elle peut toujours s’amuser toute seule ! »

Mathieu retient un grognement et je l’imite, frustré de ne pas pouvoir me mettre à crier pour évacuer tout cet agacement, au risque que Marie-Rose nous entende.

« Cet après-midi chez les Adams n’est pas une bonne idée.
– Mais elle va quand même y aller. Tu l’aurais vue quand je lui ai dit qu’on l’avait invitée à jouer !
– Elle ne se rend pas compte de chez qui elle se rend, elle est trop petite.
– Elle n’est pas stupide, elle sait très bien qui sont Thaïs et Nola. Puis à t’entendre, on a l’impression qu’elle va se retrouver enfermée dans une chambre avec deux monstres qui vont la torturer. Leur père sera là, je te signale. Il n’est pas idiot, il ne va pas laisser ses gamins faire n’importe quoi sous son nez.
– Il est là ? T’as confiance en ce gars-là, toi ?, il s’étonne. Tu ne le connais même pas  comme il dis? et, hier encore, t’étais à moitié en train de l’agresser à propos de sa manière d’éduquer ses enfants. Mais vous êtes combien dans ta tête et à qui est-ce que j’ai à faire ? Hein ?, il demande avec une once d’ironie, juste pour détendre l’atmosphère.
– Mathieu, je n’ai pas envie de rire, je souffle l’air amusée malgré tout.
– Moi non plus, il reprend plus sérieusement. Puis admettons que ça marche, ok ? Admettons que dans le meilleur des mondes, ça se passe bien et que Marie-Rose se fasse des copains. Pourquoi tu choisis ceux qui risquent de quitter l’école à la fin de l’année ? Mais tu veux la traumatiser ou quoi ? »

Bien évidemment, je n’ai pas pensé à ça. Je n’ai même plus d’argument, mais je ne me laisserai pas faire pour autant. Il est hors de question que j’annule, surtout quand je sais que Marie-Rose est ravie de se faire inviter.

« T’avais qu’à être là hier soir, on en aurait discuté tous les deux et je n’aurais pas dit oui bêtement. C’est trop tard maintenant. »

Mathieu me fixe tellement longtemps en silence que je baisse les yeux.

« C’est le seul moyen que t’as trouvé pour me reprocher de travailler de nuit ?, il demande, non sans masquer son agacement.
– T’as une famille, je te signale. Ce n’est plus pour toi, les horaires de nuit.
– Mais depuis qu’on se connaît, ça a toujours été comme ça, Marie !
– Et ça doit rester comme ça pour toujours ? Bon sang mais quand est-ce que tu vas intégrer que je suis là et que Marie-Rose aussi ? Hein ? Quand ? Ça fait trois ans qu’on est ensemble et deux que tu vis avec nous alors mince, Marie, quand ? Quand est-ce qu’on aura le droit d’avoir une vie de famille normale ?
– Ça ne te plaît pas que je sois là la journée ? Ça ne te plaît pas que j’aille avec toi chercher Marie-Rose à l’école ? Que j’assiste à toutes ces réunions de merde et que je double mon salaire parce que t’as à peine de quoi vivre convenablement ?
– Tu mélanges tout. », je soupire, résigné.

Il lève les yeux au ciel en laissant ses mains claquer ses sur ses cuisses.

« C’est toi qui mélange tout. On ne peut pas vivre autrement, Mathieu ! Pas depuis que tu as décidé de te remettre à l’écriture. C’est mieux pour toi, pour Marie-Rose.
– Mais pas pour nous, je murmure en fixant un point dans le vide, derrière la tête de mon compagnon.
– Comment ça, pas pour nous ?
– Arrête. Tu sais très bien ce que je veux dire. »

Il secoue la tête ; pas parce qu’il n’a pas compris ce que j’insinue, mais parce qu’il veut me l’entendre dire. Je le déteste de me faire ça : il sait très bien à quel point ça me gêne, il sait très bien que j’ai beaucoup de mal à en parler.

« Rien. Laisse tomber, je marmonne.
– Et c’est tout ? C’est comme ça que tu règles un “c’est pas bon pour nous” toi ? »

Je fais un pas vers la porte pour quitter la cuisine, mais il se met sur mon chemin pour m’empêcher de passer. Il a un sourire en coin et je sais qu’il va m’emmerder, mais au moins, il n’est plus en colère.

« C’est parce qu’on n’a pas fait l’amour depuis longtemps ?, il demande en souriant toujours.
– Shhhht, je le dispute en faisant de grands signes.
– C’est ça ? C’est pas comme si on ne faisait rien non plus, Marie.
– Tais-toi. Tu sais que ça me gêne de parler de ça. »

Mais lui, ça le fait marrer. Puis je sens que j’ai chaud tellement je me mets à rougir.

« Mais c’est ce que tu sous-entendais, non ? C’est à ça que tu faisais référence ?
– Oui. », je balbutie avant d’essayer de passer pour sortir de la cuisine.

Mathieu m’attrape par la taille et me colle fermement à lui. Mon cœur s’emballe et je suis aussi bien que mal à l’aise. C’est étrange comme sensation, d’ailleurs. Il embrasse ma mâchoire, mon cou ; mon cœur bat la chamade et quand ses mains empoignent mes fesses, j’essaie de me défaire de son étreinte.

« Arrête, Marie-Rose est à côté !
– Et alors ?
– Quoi et alors ? Qu’est-ce que tu comptes faire là ? »

Ses lèvres quittent à peine ma peau et, malgré moi, je frissonne à chaque nouveau baiser.

« Réparer mes erreurs, consolider notre “nous”, j’en sais rien. Appelle ça comme tu veux, il suggère avec un sourire en coin.
– Non. Pas quand Marie-Rose est à côté ! Mathieu !, je murmure en tentant de me défaire de lui.
– Mais pourquoi ?
– Tu te vois lui expliquer ce qu’on était en train de faire si jamais elle nous surprend ? Parce que ce n’est pas moi qui le ferai, je te préviens, je menace.
– Raah, il ronchonne en lâchant prise. T’es chiante, merde. J’avais grave envie, là !
– Ouais. Bah moi aussi. Mais comme tu travailles la nuit et que le jour, on a une fille, tu calmes tes ardeurs, je tranche sèchement.
– Mais la semaine elle est à l’école. C’est toi qui me dit “non mais il faut que j’écrive là” ; je ne suis pas le seul fautif.
– La nuit, je dors, je mens. Alors si je n’écris pas le jour, quand est-ce que j’écris ?
– J’en sais rien, il réplique avec un air résigné. Mais entre Marie-Rose qui mange à la maison le midi et toi qui fait semblant d’écrire l’après-midi, on ne va pas s’en sortir.
– Je ne fais pas semblant !, je me défends.
– Tu préfères gribouiller sur le bloc note à côté de ton PC. D’ailleurs, si tu décidais de faire un livre de gribouillages, il serait déjà prêt. »

Comme il sourit, je ne peux pas m’empêcher de rire.

« Y a rien de drôle, je rétorque malgré tout, en essayant de reprendre mon sérieux.
– Mais c’est toi qui me dis qu’on ne fait plus l’amour, mais tu es tout aussi fautif que moi. »

Une fois de plus, il passe ses mains dans le bas de mon dos pour m’attirer à lui. Ses lèvres trouvent les miennes alors que mes bras s’enroulent autour de son cou. Je le sens sourire mais il n’a pas gagné. Hors de question avec Marie-Rose dans le coin. Je me détache de lui et il soupire à nouveau.

« Pas quand Marmotte est à côté. Va prendre une douche, ça te calmera, je conclu alors qu’il lève les yeux au ciel.
– Viens avec moi.
– Non.
– Mais allez… Un petit truc rapide. Marie-Rose est devant la télé et la porte de la salle de bain ferme à clé.
– Un petit truc rapide ? C’est quoi ? Moi à genoux dans la douche pendant que tu fais mine de me laver les cheveux ? »

Mathieu se met à rire et je le bouscule, encore plus rouge que tout à l’heure.

« Non, je réponds.
– Pourquoi ?
– Parce que. J’en ai marre des petits trucs rapides sous la douche ou le matin quand t’arrives et que tu ne sais pas quoi faire pour réchauffer tes mains.
– Comme si t’aimais pas ça. », il dit avec un sourire malicieuse.

Une fois de plus, nos corps se retrouvent tellement proches que j’ai l’impression de sentir son cœur battre contre le mien. Mon sang bouillonne dans mes veines et ses mains sur ma peau ne m’aident pas à rester sérieux.

« Arrête, ça me gêne, j’ai répété.
– Non, il a chuchoté en embrassant mon cou, mon épaule, alors que ses mains passaient sous mon t-shirt. Rapidement, il poursuit. Et cet après-midi, je suis à toi.
– Tiens, ça t’arrange bien que j’aille déposer la petite là-bas, non ? »

Il sourit contre ma peau, sans me répondre directement.

« Je t’attends là-haut. »

Mathieu embrasse mes lèvres et il est part, comme ça. Je soupire en essayant de reprendre mes esprits. Je débarrasse la table et comme La Petite Monstre est en train de somnoler devant la télé, je vérifie cinq cents fois que la porte d’entrée est bien fermée à clé avant de monter rejoindre Mathieu.* * *Les Adams n’habitent pas très loin de chez nous et pourtant, leur quartier est un millier de fois plus riche que le notre. C’est normal, en fait, Louis fait partie des plus grosses fortunes du monde selon Forbes, mais c’est tout de même impressionnant de voir les manoirs et les grosses demeures toutes concentrées au même endroit.

Je jette un œil à Marie-Rose dans le rétroviseur ; elle est accrochée à son doudou comme à une bouée de sauvetage. Ça me fait mal au cœur et je me dis que ce n’est peut-être pas une si bonne idée que ça. Alors quand je me gare face à l’interphone de l’énorme portail qui semble être celui des Adams, je prends tout de même le temps de me tourner vers elle.

« Tu es sûre que tu veux jouer là-bas ? », je demande.

Elle hoche timidement la tête.

« Tu sais très bien que si ça ne va pas, si tu veux rentrer, papa viendra te chercher tout de suite, d’accord ?
– D’accord.
– ton oncle est très gentil alors n’hésite pas à lui demander ce que tu veux. Aller aux toilettes ou un verre d’eau, je précise, histoire de lui donner des idées.
– Oui. »

Je tends mon bras vers elle pour caresser son genou – et essayer de la rassurer par la même occasion.

« Ça va être chouette, tu vas voir. », je lui assure.

Je crois que j’essaie aussi de me convaincre que tout va bien se passer parce que c’est la première fois que je laisse ma fille chez Mon Frère, alors je panique sans véritablement comprendre pourquoi.

Finalement, je me réinstalle convenablement dans mon siège pour ouvrir la vitre et je tends le bras pour appuyer sur l’interphone. J’entends vaguement quelqu’un s’adresser à moi, alors j’annonce distinctement que c’est la Maman de Marie-Rose et le portail s’ouvre.

J’avance lentement dans l’allée et le parc qui entoure la maison est tellement magnifique que je m’en veux de rouler là, avec ma voiture bas de gamme. Je fais complètement tâche dans ce décor. Je me sens encore moins à ma place lorsque je me gare au pied de la maison. Enfin, maison. Ça n’a rien d’une maison tellement c’est énorme. C’est carrément un manoir.

« Moi aussi je veux une maison comme ça ! », s’exclame Marie-Rose.

Je ne peux pas m’empêcher de sourire. Un jour je gagnerai à la loterie nationale et je pourrai la contenter. Un jour.

« Allez. On sort. », je chuchote, comme pour me donner du courage.

Je fais le tour de la voiture pour libérer Marie-Rose de son siège-auto et je l’aide à descendre de la voiture. Je ne peux pas m’empêcher de regarder tout autour de moi, comme un gamine. Je n’ai jamais vu un manoir aussi grand à part à la télévision et c’est plutôt impressionnant de se dire que des gens y vivent vraiment, que ce n’est pas un musée.

« Par ici ! »

Je cherche d’où vient la voix et c’est Louis t’on Oncle, sur la droite du manoir, qui nous fait signe d’approcher. Visiblement, pour entrer dans ce somptueux endroit, il faut passer par la porte de service.

Nos pieds s’enfoncent dans les graviers alors que nous nous dirigeons vers Louis, et je réalise que je n’ai pas songé au moment où nous devrions échanger des banalités, avant que je n’abandonne ma fille pour l’après-midi.

« Bonjour Sœurette!, il me dit avec un sourire.
– Bonjour Frangin, je réponds en m’embrassant  chaleureusement.
– Salut, Marie-Rose. Comment tu vas ? »

Il s’abaisse à son niveau et même si elle est à moitié cachée derrière ma jambe, elle ne se démonte pas.

« Ça va. », elle chuchote.

Elle est tellement timide d’ordinaire que j’ai envie de la féliciter pour son effort, mais je me dis que je le ferai ce soir.

« Tu viens ? », lui demande Louis en tendant une main vers elle.

Marie-Rose me regarde et comme je lui souris pour la rassurer, elle prend la main de Louis sans trop se méfier.

« Entrez quelques minutes, il ne fait pas très chaud. », il dit à mon attention.

Je les suis à l’intérieur – et quel intérieur, bon sang ! Même avec l’envergure de la maison, on n’imagine pas des pièces aussi grandes.

« Les jumeaux sont dans leur salle de jeux, ils t’attendent. », annonce Louis.

Dans ma tête je me dis : « Quoi ? Une salle de jeux ?! », mais je préfère le garder pour moi, et je fais comme si c’est tout à fait normal.

« Enlève ton manteau, mon ange. », je dis à Marie-Rose.

Elle hoche la tête puis elle s’exécute timidement. Elle garde son manteau dans les bras jusqu’à ce que Louis le lui prenne gentiment.

« Je le pose ici. », il annonce en s’avançant vers l’énorme canapé qui trône au milieu de l’énorme salon.

Marie-Rose hoche la tête puis elle reste là, ses doigts s’entortillant dans son t-shirt, ne sachant pas trop ce qu’elle doit faire.

« Thaïs ! Nola ! Venez dire bonjour ! »

Je sursaute presque en entendant Louis hurler, mais aucun des enfants ne répond jusqu’à ce qu’on entende un grésillement derrière nous.

« Mais papa ! On t’a dit qu’on est en mission ! Réponds dans le toukiwouki, ok ?! »

Je hausse un sourcil et je vois Louis chercher le fameux toukiwouki ; quand il le trouve, il fait une moue désolée avant d’essayer de se rappeler de “comment ça marche cette connerie–pardon ce truc” et il trouve finalement le bouton.

« Marie-Rose est arrivée, venez dire bonjour. Et on dit Talkie Walkie. 
– Ok, chef ! Touki-wouki. »

Louis veut corriger encore une fois, mais il se résigne et je ne peux pas m’empêcher de sourire. Dans les secondes qui suivent, on entend un bazar monstre à l’étage, puis dans les escaliers et les jumeaux arrivent en courant. Thaïs est déguisé en Shérif, Nola en princesse et je vois les yeux de Marie-Rose se mettre à pétiller.

« Salut Marie-Rose ! C’est cool tes nouveaux cheveux. », dit Thaïs.

Je trouve la remarque légèrement déplacée venant de lui, mais je crois que ce n’est pas une moquerie, il a l’air de vraiment penser son compliment, alors je me mord l’intérieur des joues et je souris.

« Merci, murmure Marie-Rose, toute gênée.
– Tu viens ? Tu peux choisir un déguisement toi aussi. Et on va t’expliquer notre mission. », dit Nola, avec enthousiasme.

Marie-Rose se tourne vers moi pour obtenir mon approbation, toute excitée, et je lui adresse un large sourire.

« Vas-y. », je réponds.

Elle court jusqu’à moi pour me faire un câlin et je me baisse pour lui faire un bisou.

« Je reviens tout à l’heure. Sois sage, d’accord ? Et amuse-toi bien.
– A tout à l’heure Maman, elle dit en souriant. Je t’aime. », elle ajoute en murmurant à mon oreille avant de rejoindre les deux terreurs, et de disparaître au détour d’un couloir.

J’ai envie de pleurer, un peu comme la première fois que je l’ai laissée à l’école, mais je fais comme si j’étais habituée à la situation pour ne pas avoir l’air d’une mère trop émotif.

« Tu as dû lui couper les cheveux  Pourquoi as tu suivi mes conseilles débiles?, me demande Louis.
– Oui, certaines mèches étaient irrécupérables.
– Je suis tellement désolé… Je peux payer ça. C’est de notre faute si…
– Non, je l’interromps. Ça va. Ce n’est rien. Ce n’est pas trop court et ça lui va très bien. »

Louis sourit et avant qu’un silence un peu gênant ne s’installe ; je me racle la gorge parce que je ne peux pas partir comme un voleur, sans échanger quelques banalités – même si je ne suis pas très doué avec les gens.

« Merci pour l’invitation, c’est très gentil de votre part, je commence par dire.
– C’est avec plaisir.
– Marie-Rose est très timide, elle a beaucoup de mal à se faire des amis alors… merci pour elle. »

Louis fait une petite moue compatissante.

« Elle a l’air adorable, il dit néanmoins.
– Elle l’est, mais elle ne parle pas beaucoup. D’ailleurs, n’hésitez pas à lui proposer d’aller aux toilettes de temps en temps, elle ne demandera pas toute seule même si je lui ai dit de le faire…
– D’accord. J’y penserai, il m’assure.
– Merci.
– Est-ce qu’elle est allergique à quelque chose ?, il enchaîne, sans que je ne comprenne pourquoi il me pose cette question. Pour le goûter, il précise.
– Oh. Non, non. Mais elle mange très peu.
– Même des gâteaux ? », il me demande, intrigué.

Je hoche la tête sans rien ajouter. Depuis qu’elle est en âge de manger seule, je me bats pour qu’elle mange plus de trois cuillères par assiette. C’est même pour ça que je ne la mets pas à la cantine le midi, parce qu’ils la forceraient à manger et que ce serait un enfer pour elle.

« D’accord. Je n’insisterai pas alors, me dit Louis.
– Merci. Et… sans vouloir diriger quoi que ce soit ou passer pour un rabat-joie, j’aimerais autant qu’ils ne jouent pas à des jeux vidéo ou… je me bats déjà chez moi pour éviter ça.
– Des jeux vidéo ?, il s’étonne.
– Oui. Sur une tablette, une console ou… ? »

Louis se retient de rire.

« Y a pas de ça chez nous, il explique. Enfin… Si. Y en a plein partout. Mais les enfants n’y ont pas accès. »

Je me sens tellement stupide que je rougis comme une tomate. Il est jeune, il a de l’argent à ne plus savoir qu’en faire alors si même Marie-Rose a un iPad, je pensais que les enfants de Louis Adams en aurait une. Même deux ou trois chacun.

« Ils ont une salle remplie de jeux de société, de jeux de création ou de livres… je crois que ça leur suffit pour le moment. C’est important à leur âge de stimuler l’imaginaire ou la motricité autrement qu’avec des trucs d’adulte, il m’explique.
– Je suis d’accord, je réponds, complètement déstabilisé par son discours. Je vais y aller…, j’ajoute en jetant un œil à ma montre. Pour quelle heure faut-il que je vienne la récupérer ?
– 17 heures ? C’est bon pour Toi?
– C’est parfait. Merci encore.
– Y a pas de quoi. »

Il me raccompagne jusqu’à la porte et il me serre dans c’est bras avant de me regarder m’éloigner.

« Le portail s’ouvrira tout seul pour sortir !, il m’avertit.
– Merci ! », je réponds avant de monter en voiture.

Je démarre en étant incapable de me défaire de l’idée que je suis sans aucun doute passé pour une vrai imbécile avec mes recommandations idiotes sur les jeux vidéo, alors que l’avis de Louis sur la question est nettement plus affûté que le mien. Je n’ai qu’une hâte maintenant : retrouver Maman pour lui annoncer que quelqu’un d’autre dans le monde pense la même chose que toi à propos de cet iPad à la con.