Pendant le confinement, la relation aux écrans à changer.

Pendant le confinement, la relation aux écrans à changer.

L’école à la maison |Quelques conseils pour gérer le temps d’écrans à la maison avec les enfants et les adolescents. Pour ce nouveau rendez-vous sur l’éducation en période de confinement.

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Voici la phrase classique prononcée par les parents au moment des devoirs. «Lâche ton ordi et va travailler!» Chronophages, vides de sens, vecteurs de contenus pas franchement intelligents voire carrément hors la loi… au cœur du foyer, les écrans étaient persona non grata. Du côté des enseignants, pas mieux: comment enrichir l’esprit des élèves et les faire lâcher leur écran pour un bouquin?

Regarder ensemble

Un adolescent aura besoin et envie d’être tranquille pour voir ce qu’il a choisi de regarder. La psychanalyste invite les parents à lui proposer de regarder des programmes ensemble. A tour de rôle, parents et enfants peuvent choisir le film ou la série à regarder en famille. 

Un tout petit enfant ne doit pas rester seul devant un écran. Après avoir regardé avec lui un dessin animé de 2 ou 3 minutes, vous pouvez en parler, puis lui proposer de dessiner le bonhomme vu à l’écran par exemple, pour revenir à une activité plus créative. 

Aujourd’hui, on doit lutter contre cette crise sanitaire terrible. Mais il y a aussi une autre crise, plus insidieuse, qu’on n’entend pas et qu’on ne voit pas, et qui concerne la santé de nos relations : être confiné est une situation à haut risque parce qu’on va empiéter sur nos intimités respectives, sur le temps de l’autre. Et on sait bien que ces empiètements représentent un risque d’atteinte à la qualité et à l’équilibre des relations, en particulier des relations familiales.

Est-ce que c’est une question de gestion du temps au sein de la famille, entre les enfants et les parents – parents qui eux doivent parfois travailler à domicile et ont aussi envie d’entretenir leurs relations sociales (et cela va se faire via des téléphones et des ordinateurs) ? Faut-il se donner des horaires? 

Évidemment la question du temps est très importante puisque habituellement nous courrons après le temps, et là aujourd’hui on nous demande d’habiter le temps. Pour les parents qui se retrouvent toute la journée enfermés avec les enfants, qui doivent à la fois télétravailler, faire travailler leurs enfants, faire en sorte qu’ils ne regardent pas trop les écrans, le défi est majeur. Découper la journée est très important parce que cela évite l’effroi de se dire “Comment je vais faire pendant 8 heures avec eux ?” Donc diviser la journée par petites tranches et organiser sur ce temps-là des activités, c’est soutenant pour tout le monde. 

L’une des difficultés consiste à gérer l’alternance de temps scolaire avec le temps libre sur écran. Un défi exacerbé par le confinement. Mais il faut reconnaître que les possibilités, offertes par le numérique, de communiquer avec des pairs peuvent aider grandement à traverser cette période difficile.

 Ces chiffres vont rappeler à beaucoup de parents des moments importants de la scolarité de leur enfant :

  • 3 ans, la maternelle ;
  • 6 ans, l’élémentaire ;
  • 9 ans, l’âge où l’enfant sait à peu près lire et écrire, il devient très curieux d’Internet ;
  • 12 ans, l’âge où l’enfant trouve ses repères au collège.

L’idée de ces balises est très simple, c’est de se caler sur ces âges pour préconiser des conseils aux parents sur le type d’écran utilisé et les accompagnements souhaitables.

  • Avant 3 ans, les écrans ne sont pas vraiment nécessaires. Ce qui est important c’est la relation.  
  • Entre 3 et 6 ans, il faut fixer un temps d’écran, plutôt une tranche dans la journée, qui oblige l’enfant à attendre. Varier les écrans. Parler avec l’enfant de ce qu’il voit sur les écrans, de ce qu’il fait avec eux.  
  • À partir de 6 ans, commencer à parler des pièges d’internet, d’anticiper, et puis continuer cette éducation bien au–delà de 12 ans.  

L’idée c’est de pratiquer l’alternance, entre les activités avec écran et sans écran. Accompagner les enfants dans la découverte des écrans, puis leur apprendre l’auto-régulation, en les obligeant à attendre leur temps d’écran quotidien.

On ne grignote pas toute la journée, on ne se précipite pas sur les écrans à tous moments

Vous allez me dire, c’est plus facile en période habituelle qu’en période de confinement …

Après, nous sommes face à une des problématiques majeures de notre société, c’est que nous passons notre temps à faire faire des activités à nos enfants, de même que nous faisons sans cesse des activités. Evidemment, les enfants ont perdu le rapport à l’ennui, le rapport à l’imaginaire. Toutes les activités ludiques imaginaires sont en général oubliées au détriment d’une activité cadrée, organisée autour d’ateliers pensés par les adultes. On est face à un véritable défi pour la famille : il faut qu’on accompagne, qu’on donne des idées à ses enfants pour qu’ils puissent être autonomes dans leurs activités ludiques. 

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Prendre soin du temps libre d’écran 

Ce temps est fondamental pour se retrouver ou ne rien faire de spécial car, de même que tous les moments ne doivent pas se passer devant les écrans, tout le temps libre ne doit pas être programmé et organisé par les adultes.

En résumé, l’utilisation d’un écran :

  • Doit être limité dans le temps
  • Ne doit pas servir à se “débarrasser” de l’enfant
  • Doit être un objet de dialogue

Le terme « confinement » est connoté négativement. Il faut coexister 24 heures sur 24, là où d’habitude l’école et le travail, entre autres, offrent à chacun une ouverture. Pour autant, on peut le voir comme une opportunité de réapprendre à faire famille. Autrement dit à passer du temps vraiment ensemble, à jouer à des jeux de société, à regarder un film, à cuisiner…

D’ordinaire, le temps passé à la maison est largement dévolu au travail scolaire, puis on bascule dans un temps plus personnel, chacun ou presque regardant sa série ou échangeant avec les copines. Le temps familial se résume souvent au dîner, qui en France continue de résister. Les semaines qui sont devant nous offrent l’occasion de consolider la culture familiale, qui passe certes par la transmission – raconter la façon dont les grands-parents ont traversé tel événement historique, par exemple – mais aussi le visionnage en famille d’une série, en trouvant un compromis entre les goûts de chacun. C’est aussi comme ça qu’on apprend à vivre ensemble et non côte à côte.

Pour aller plus loin

Sophie Marinopoulos, psychologue, psychanalyste, est l’autrice du rapport Une stratégie nationale pour la Santé Culturelle – promouvoir et pérenniser l’éveil culturel et artistique de l’enfant de la naissance à 3 ans dans le lien a son parent, remis au Ministère de la Culture en juin 2019.

Elle est la fondatrice de l’association Les pâtes au beurre, des espaces d’accueil et d’écoute pour les familles. L’association propose des permanences téléphoniques de soutien psychologique au ‪02 40 16 06 52‬ 

Son dernier ouvrage Un virus à deux têtes : traversée en famille au temps du Covid-19 paru en avril 2020, est disponible aux éditions Les liens qui libèrent

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