La communauté LGBT, les oubliés de l’histoire violences conjugales en confinement transgenre

Depuis plus un mois, nous sommes tous confinés chez nous. Certains sont mieux lotis que d’autres en matière de logement et on fait comme on peut, bon gré mal gré. Mais un phénomène malheureusement trop courant nous inquiète autant voire plus que le coronavirus. Les violences conjugales ont augmenté de façon exponentielle. 

Le 16 mars dernier, la secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes a alerté sur le risque du confinement à domicile comme terreau propice aux violences conjugales. L’enjeu est d’importance : il s’agit de mieux protéger et de soutenir au mieux les victimes dans un contexte qui ne rend pas possible les déplacements physiques. S’il est important d’en parler, on oublie parmi les victimes celles qui font parties de la communauté LGBT.

Les chiffres de violences conjugales en hausse depuis le confinement 

Le 29 mars, la Secrétaire à l’Egalité femmes hommes Marlène Schiappa a avancé sur Europe 1 les premiers chiffres sur l’augmentation des violences, et ils font froid dans le dos :

« [Il y a eu] +32% de signalements de violences conjugales en zone gendarmerie en une semaine, et +36% dans la zone de la préfecture de police de Paris en une semaine également. » 

Le gouvernement a annoncé ce vendredi un « plan d’urgence » pour aider les personnes lesbiennes, gay, bi et transgenres dans le contexte de la crise sanitaire actuelle, victimes d’actes de violence anti-LGBT.

Dans la période actuelle, « beaucoup de jeunes vivent actuellement un enfer », a déclaré Marlène Schiappa dans une interview à Libération, « soit parce qu’ils sont confinés avec des parents homophobes qui ne savent pas que leur enfant est gay, bi ou lesbienne, soit parce qu’ils ont déjà fait leur coming out et vivent alors parfois de véritables persécutions au sein de leur foyer ».

La secrétaire d’Etat affirme également être intervenue pour « accélérer » la réouverture de la permanence téléphonique de SOS Homophobie, « suspendue en raison de difficultés techniques », et « soutenir » l’association Contact et sa ligne téléphonique à destination des familles.

La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes a indiqué avoir « débloqué 300.000 euros afin de financer 6000 nuitées d’hôtel pendant le confinement » pour « permettre aux jeunes confrontés à de la violence homophobe d’être protégés ». Elle a par ailleurs confirmé que les personnes LGBT en difficulté pouvaient donner l’alerte en pharmacie ou écrire un SMS au 114, comme cela est possible pour les femmes victimes de violences.

Une application lancée

Le gouvernement finance aussi « à hauteur de 50.000 euros » l’application lancée ce vendredi matin par l’association…

Peu étudiée, et encore moins médiatisée, les violences conjugales, qu’elles soient physique, psychique, sexuelle ou morale, dans les couples homosexuels sont bel et bien une réalité. En 2013, 11% des gays et lesbiennes et 20% des bisexuels déclaraient en avoir été victimes, contre 7% des hétérosexuels, révèle une étude d’AGIR, une structure d’aide spécialisée. Plus prudentes, les associations LGBT s’accordent à dire que tous les types de couples sont pareillement concernés par le problème.

On frissonne en pensant à ceux qui sont coincés chez eux et qui ne peuvent s’échapper, par peur de leur bourreau, de laisser leurs enfants à la maison ou encore de se retrouver dans un dortoir avec d’autres personnes en pleine période de pandémie. Le Covid 19 fait donc bien des victimes. Pour autant, ces chiffres concernent les violences faites aux femmes et enfants. On oublie que les hommes peuvent être aussi battus par leurs conjointes. Et que les couples LGBT peuvent être touchés par les violences conjugales également. Pourtant des chiffres existent, même si on communique peu dessus. 

Sur cette plateforme, « l’acte de violence est caractérisé, daté et localisé ». À l’issue du signalement, la victime se voit « orientée vers les interlocuteurs appropriés ». L’utilisateur reste cependant anonyme. Il entre seulement des informations sur sa tranche d’âge, sa catégorie socio-professionnelle et son genre et c’est à lui de contacter les interlocuteurs suggérés, précise l’association.

L’application gratuite est destinée aux « victimes » et « témoins de violences physiques ou verbales LGBTphobes, de sérophobie, de violences conjugales, notamment dans les couples LGBT+, aussi bien sur internet, à domicile, sur la voie publique ou au travail ». Son déploiement a été accéléré « en raison des violences identifiées ces derniers jours », précise FLAG!

« Ces signalements alimenteront une cartographie la plus précise possible facilitant le travail des pouvoirs publics pour développer efficacement des politiques publiques », précise l’association, qui ajoute qu’une « étude sociologique » sera réalisée annuellement par un comité scientifique. 

Si le phénomène est minoritaire, il n’est pas isolé. L’enquête « Virage » de l’Institut national d’études démographiques montrait en 2015 que 1% des victimes de violences sexuelles dans un couple seraient lesbiennes, gays ou bis. Selon le député, cela pourrait correspondre à 3 750 personnes par an.

Un plan d’urgence mis en place 

Pour faire face à ce déferlement de violence observé depuis un mois à travers la France, et même dans le monde (chaque pays a son lot de malheurs), des actions sont mises en place. Marlène Schiappa a annoncé dans un tweet les nouvelles mesures : 

  • 1 million d’euros est débloqué pour soutenir les associations locales de terrain qui accompagnent les femmes.
  • Jusqu’à 20 000 nuitées dans des chambres d’hôtels ou dans des centres d’hébergement vont être ouvertes pour les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants afin de fuir un homme violent.
  • Des points d’accompagnement, d’écoute et d’orientation vont être ouverts dans des centres commerciaux à l’entrée de supermarchés dans 10 puis 20 villes en France.
  • Une mission d’évaluation va être lancée pour avoir une estimation concrète de l’importance des violences conjugales pendant le confinement et ce, pour mieux agir.

Des numéros d’urgence

Il s’agit d’un numéro gratuit, accessible depuis tous les téléphones, sur les plages horaires 7h-22h. https://www.allo119.gouv.fr/

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Conseils pratiques en cas de violences conjugales en période de confinement 

Si vous êtes victime : évitez de téléphoner au moment d’une mise en danger potentielle et effacez les traces de votre passage sur Internet et/ou dans votre journal d’appels du téléphone portable.

Restez calme et appelez le 17 en cas d’urgence ou bien le 3919 ou encore le numéro des associations d’aide aux victimes lorsque vous êtes moins susceptible d’être vu.e ou entendu.e par votre conjoint violent.e. Il est aussi possible de joindre par SMS le numéro d’urgence 114.

En cas d’urgences, appelez également le 115 qui vous proposera un hébergement d’urgence.

Si vous êtes témoin en faisant notamment partie du voisinage : appelez le 17 en cas d’urgence ou bien appelez le 3919 si besoin de conseils ou encore utilisez le tchat de la plateforme : http://arretonslesviolences.gouv.fr/. N’hésitez pas à appeler si vous entendez des violences. Mieux vaut faire déplacer la Police pour rien que de laisser se faire une catastrophe.

Voilà pour les infos pratiques. 

Un manque de formation pour les LGBT

On alerte sur les violences conjugales faites aux femmes et aux enfants. Mais on oublie que les couples gays et autres LGBT peuvent faire partis du lot. Malheureusement, lorsqu’une des deux personnes du couple se plaint, elle est rarement prise au sérieux. Et les victimes ne sont pas comptabilisées dans les violences faites aux femmes par exemple. 

« Cette question n’est traitée ni dans les enquêtes nationales ni par l’observatoire des violences faites aux femmes, déplore Laurène Chesnel, déléguée “familles” de l’Inter-LGBT. Mais il existe un important problème de prise en charge des victimes et de formation. »

« Vous savez vous défendre »

Ce point fait justement l’objet d’un autre amendement visant à étendre la formation des « acteurs impliqués ». L’élu charentais Raphaël Gérard évoque notamment les stéréotypes dont peuvent être victimes les personnes LGBT au moment de porter plainte. 

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« Quand les policiers ou les gendarmes voient arriver une femme lesbienne ou un homme gay, au mieux ils minimisent – “c’est du crêpage de chignons entre filles” ; “vous êtes des mecs, vous savez vous défendre” – au pire ils refusent simplement de prendre la plainte […]. Ils sont démunis. » 

Mais pour certains, les problèmes de formation et dans les dispositifs d’accompagnement ne relèvent pas de leurs fonctions. La loi ne peut intervenir. Cette charge serait trop lourde pour les politiques. On se mord donc la queue en se renvoyant la balle. Car si on veut libérer la parole, il faut quand même des personnes capables d’écouter en face et formées… 

Mais mieux former ne suffit pas. Un troisième amendement, jugé irrecevable en raison d’une « subtilité rédactionnelle », prévoyait la création d’un « dispositif d’accompagnement dédié aux victimes » LGBT. C’est donc oralement que le député militera pour le « décloisonnement » du 39 19, destiné aux femmes. Ainsi que la création d’une nouvelle ligne d’écoute.

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On espère que le confinement sera vite fini car si le Covid 19 rend malade et peut tuer, la transphobie et les violences conjugales aussi.

La pré-plainte en ligne : https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/ : ce service permet d’effectuer une déclaration pour des faits dont la personne est directement et personnellement victime.

L’accessibilité du numéro d’écoute, de conseils et d’orientation le 3919 est réduite mais maintenue. Le 3919 est accessible tous les jours, de 9h à 22h en semaine et de 9h à 18h les week-ends et jours fériés. 

De plus, il est possible de joindre le 3919 ou d’appeler le 17. Les victimes peuvent aussi joindre la police ou le centre d’appel par mail et SMS. La plateforme http://arretonslesviolences.gouv.fr/ est toujours active et accessible 24h/24. La personne peut alerter via un tchat soit un gendarme soit un policier formé en fonction de son lieu de domicile. L’accès à la plateforme peut être effacé pour ne pas mettre en danger la personne.

Il ne s’agit pas d’un numéro d’urgence. Le numéro 17, qui met en relation avec les forces de l’ordre, doit être privilégié. Il est aussi possible de donner l’alerte aux forces de l’ordre par SMS au numéro 114.

Pour les enfants aussi, il y a un service spécial mis en place. En cas d’urgence : le Service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger Allô enfance en danger. Le numéro 119 reste accessible 24h sur 24 / 7j sur 7 pendant cette période de crise sanitaire. Les temps d’attente peuvent être plus longs, et les appels d’enfants et d’adolescents sont prioritaires.

Le Mouvement français pour le Planning familial reste accessible via un numéro national, anonyme et gratuit, le : 0800 08 11 11. Il s’agit du numéro de la plateforme nationale Sexualités-contraception-IVG qui peut aussi accompagner des situations de violences conjugales et/ou sexuelles.

Il s’agit d’un numéro gratuit, accessible depuis tous les téléphones, sur les plages horaires 7h-22h. https://www.allo119.gouv.fr/

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Toucher vaginal, spéculum… À quoi doit ressembler un examen gynécologique normal ?

Toucher vaginal, spéculum... À quoi doit ressembler un examen gynécologique normal ?
Toucher vaginal, spéculum… À quoi doit ressembler un examen gynécologique normal ?©pepifoto/IStock

Après les révélations et accusations sur certains gynécologues, on fait le point sur le déroulé d’un examen de routine. 


Le 22 juin dernier, « Marianne » révélait que deux plaintes pour « viol » ont été déposées contre la secrétaire d’État Chrysoula Zacharopoulou. Les faits se seraient déroulés dans le cadre des fonctions de gynécologue de Chrysoula Zacharopoulou, qui exerçait aux côtés d’Emile Daraï. Fin septembre, « Franceinfo » révélait que ce dernier, chef du centre endométriose de l’hôpital Tenon à Paris, était visé par une enquête interne et par une plainte pour viol. Quelques jours plus tard, c’était au tour d’un autre médecin du même service d’être mis en cause pour des violences obstétricales supposées. Ces violences sexuelles ont de particulier de s’être déroulé dans un cadre médical. Quels sont les gestes normaux lors d’un examen gynécologique ? Pour mieux comprendre, on revient sur le déroulé d’une consultation de routine. 

COMBIEN DE TEMPS DURE UNE CONSULTATION DE GYNÉCOLOGIE ? 

Environ une trentaine de minutes – dont maximum 10 minutes d’examen physique, hors actes spécifiques comme la pose d’un stérilet – mais cela peut prendre plus de temps en fonction des questions que vous pouvez avoir pour votre médecin. Nasrine Callet est gynécologue, oncologue et médecin référent pour les femmes à risque génétique de cancer du sein et des ovaires à l’Institut Curie. Elle milite pour une prise en charge plus humaine des patientes. Sa réponse est sans équivoque : « Un examen de gynécologie, ce n’est pas comme aller chez le dentiste ou l’ophtalmo, c’est très intime. On commence forcément par une discussion avec la patiente, on prend le temps. » Avant tout examen physique, le praticien doit donc instaurer un dialogue. Une façon de se renseigner sur la raison de sa venue, ses antécédents, mais aussi et surtout de la mettre à l’aise.

« Le B.A.-BA, c’est mettre en confiance la patiente, insiste Dr. Callet. Et par cela, j’entends aussi ne pas poser de questions inutiles, qui sont juste perverses. » Savoir pourquoi la patiente a pris rendez-vous, ce qu’elle en attend, quels sont ses antécédents et si elle prend une contraception adaptée (de façon à éviter la pilule pour une fumeuse ou un stérilet au cuivre pour une personne souffrant d’endométriose, par exemple) sont des questions importantes pour que le praticien apprécie la bonne santé de la patiente. 

LES QUESTIONS SUR MA VIE SEXUELLE SONT-ELLES UN PASSAGE OBLIGÉ ? 

Non ! C’est une idée assez répandue, mais elle est fausse. « On n’a pas besoin de connaître les détails de la vie sexuelle de notre patiente pour bien la prendre en charge, assure la gynécologue. Dans mon cas, je préfère aborder le sujet de façon plus naturelle. » En cas de consultation pour des infections fréquentes ou pour une IST, il est en revanche indispensable que le, la ou les partenaires soient également soignés. « Mais là non plus, pas besoin de demander des détails. Je demande si ma patiente a un, une ou plusieurs partenaires qui pourraient nécessiter des soins, je fais des ordonnances et je rappelle simplement qu’il faut veiller à ce que chaque personne exposée soit soignée. »

Et en aucun cas, le praticien ne doit tenir des « propos porteurs de jugement sur la sexualité, la tenue, le poids », indique notamment le rapport du HCE, commandé par Marlène Schiappa et publié en 2018, qui liste six types d’actes qui ne doivent avoir lieu sous aucun prétexte pendant un examen – sans quoi, il vous est possible de déposer plainte auprès de la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins. 

DOIS-JE FORCÉMENT ÊTRE NUE PENDANT L’EXAMEN ? 

Certainement pas pendant la phase de dialogue. Ensuite, il faudra enlever le bas pour procéder à l’examen, puis le haut pour la palpation de la poitrine – qui permet de détecter un potentiel cancer du sein. Dans tous les cas, vous pouvez demander à garder le haut pendant l’examen vaginal, et inversement. Certains gynécologues proposent même des blouses jetables pour davantage de confort. Aucun praticien ne peut vous obliger à vous mettre totalement nue : le gynécologue a le devoir de prendre en compte le caractère très intime des conditions dans lesquelles ces examens sont pratiqués, comme détaillé dans le rapport du HCE sur la question. 

LES QUATRE FERS EN L’AIR SUR LA TABLE D’EXAMEN, C’EST OBLIGATOIRE ?

À sa publication, ce même rapport réclamait justement que d’autres positions de consultations, plus respectueuses de l’intimité des femmes, soient prises en considération par les médecins. Il y est notamment question de la position du décubitus latéral, où la patiente est allongée sur le côté. Celle-ci est courante au Québec, par exemple.  

Dans tous les cas, le dialogue reste central dans l’examen gynécologique – c’est d’ailleurs censé être ce qui prend le plus de temps dans la consultation. Au cours de l’examen, le praticien est tenu de vous expliquer le déroulé, et de vous demander votre consentement avant chaque acte pratiqué. « Outre le consentement, nécessaire, il est important de toujours montrer ce qu’on fait, insiste Nasrine Callet. Un examen gynécologique se fait en binôme. » 

LE SPÉCULUM EST-IL NÉCESSAIRE ? 

Souvent, oui. « C’est la seule façon de voir le col de l’utérus et les parois du vagin », détaille la Dr. Callet. L’outil, qui peut être impressionnant, passe par la vulve pour aller dans le vagin. « Si c’est la première fois qu’une femme vient en consultation, je lui montre ce que c’est. C’est important de comprendre comment marche un examen aussi intime. »

Si, il y a quelques années, les spéculums étaient majoritairement en fer, ils sont de plus en plus souvent en plastique et à usage unique – plus faciles à manier et plus doux pour la patiente. Dans tous les cas, il existe des spéculums de différentes tailles, adaptés aux patientes : des plus petits pour celles qui n’ont pas eu beaucoup de rapports ou qui sont ménopausées, et des plus grands pour les femmes en post-partum. Le gynécologue est tenu d’adapter ses gestes à votre sensibilité : il peut par exemple mettre du lubrifiant sur le spéculum pour ne pas vous irriter, et faire les choses en douceur. « Et si la patiente peine à se détendre, on arrête l’examen et on dialogue avant de le reprendre », insiste Nasrine Callet. 

« Dans les pays anglo-saxons, on ne le met pas toujours, explique également la gynécologue. Mais il est nécessaire pour voir s’il n’y a pas de tumeur du col de l’utérus, par exemple, pour les frottis et pour les poses de stérilet. » Le médecin est tenu de vous prévenir avant de l’insérer, et avant de l’enlever – pour vous éviter un maximum de gêne.  « Il est aussi important de respecter le choix de la patiente si pour elle, la virginité physique est importante. Dans ce cas, j’essaie au maximum d’éviter le spéculum, et on ne fait qu’un examen par palpation », détaille Dr. Callet. Certains praticiens, notamment aux Etats-Unis, proposent également à leurs patientes d’insérer elles-même le spéculum, si elles sont plus à l’aise ainsi, comme le rapporte notamment cet article de « Teen Vogue » (en anglais). 

ET LE FROTTIS ? 

Cet examen particulier permet d’analyser le col utérin et de détecter le papillomavirus, responsable d’une majorité de cancers du col de l’utérus. Le prélèvement se fait avec un spéculum et un écouvillon, sorte de long coton-tige, qui vient frotter le col. Ce geste peut être un peu douloureux. La Haute Autorité de Santé recommande un premier frottis à 25 ans, puis un second l’année suivante. Si les résultats sont normaux, il faut en faire un tous les trois ans par la suite. Ce n’est donc pas un geste obligatoire lorsqu’on consulte un gynécologue pour la première fois, à moins de 25 ans – même s’il s’agit d’une consultation pour une contraception. 

DES « ALLERS-RETOURS » RÉPÉTÉS AVEC LES DOIGTS PEUVENT-ILS FAIRE PARTIE DE L’EXAMEN ? 

Absolument pas. Le toucher vaginal, indispensable pour repérer les anomalies de type kystes, ne nécessite pas d’allers-retours similaires à la masturbation. Le praticien met un doigtier en plastique qui recouvre son majeur et son index, pour palper l’utérus et les ovaires dans le vagin. L’autre main est posée sur le bas ventre pour constater toute modification d’élasticité, de forme, de volume ou de place de l’utérus. Encore une fois, il doit vous prévenir et vous informer des raisons de ces gestes, lesquels doivent être exécutés de façon à ne pas vous faire mal.

ET ENFIN, EN QUOI CONSISTE LA PALPATION DES SEINS ? 

Là encore, il ne doit rien y avoir de « sexualisant » dans les gestes de l’examen. Il s’agit d’un examen permettant de détecter un éventuel cancer du sein. Avec le plat de la main, le médecin palpe la poitrine et le dessous des aisselles, en vous détaillant les gestes de façon à ce que vous puissiez les reproduire chez vous

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En Moselle : enquête ouverte pour tentative de féminicide après un incendie dans un appartement à Metz

En Moselle : enquête ouverte pour tentative de féminicide après un incendie dans un appartement à Metz
© Alan Schein / Getty Images

Une enquête pour tentative de meurtre par conjoint a été ouverte après qu’une femme a été retrouvée grièvement brûlée dans l’incendie de son appartement à Metz, a annoncé jeudi le parquet de la ville. 


Le pronostic vital de la victime, une jeune femme de 24 ans, était engagé lorsque les secours sont intervenus à la mi-journée, a précisé le procureur de la République, Yves Badorc. Son mari, un homme de 31 ans, a été retrouvé blessé par les pompiers en bas de l’immeuble après s’être « enfui par la fenêtre », a-t-il ajouté. 

Le parquet reste toutefois « très prudent », indiquant qu’« il y a des constatations complémentaires à faire sur l’origine du sinistre ». Toujours hospitalisés, « ni l’homme, ni la femme n’ont été entendus » par les enquêteurs, a aussi précisé Yves Badorc. L’enquête a été confiée aux policiers de la sûreté départementale. 

LA POLICE APPELÉE PAR DES VOISINS  

Depuis le 1er janvier 2022, 59 femmes ont été victimes de féminicides selon le décompte du collectif féministe Nous Toutes. Lors de la présidentielle, Emmanuel Macron avait affirmé que l’égalité femme-hommes, dont la lutte contre les violences faites aux femmes, serait à nouveau la « grande cause du quinquennat ».  

Les pompiers avaient été appelés par des voisins en fin de matinée pour un incendie dans l’appartement de ce couple, situé au deuxième niveau d’un immeuble de quatre étages. Le feu s’était propagé dans tout l’appartement mais a été rapidement éteint et n’a pas touché les autres logements, a indiqué le commandant Gaël Zimmer, à la tête de la 5e compagnie d’incendie et de secours de Metz-Orne, présent sur les lieux. Le sinistre a mobilisé au total une quarantaine de sapeurs-pompiers et une dizaine de véhicules, a-t-il ajouté. 

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Johnny Depp acculé ? L’ex de l’acteur appelée à la barre dont la charge va être un cauchemar 

Alors que s’ouvre le dernier volet du procès intenté par Johnny Depp à Amber Heard pour diffamation, l’actrice Ellen Barkin va témoigner contre l’acteur, qu’elle a fréquenté en 1997.

Alors que le procès Depp-Heard reprendra lundi 16 mai pour une dernière ligne droite de sept jours, la fin de la trève pourrait être rude pour Johnny Depp. A la barre du tribunal de Fairfax, où se déroule le procès depuis le 11 avril, en Virginie, une ancienne compagne de la star de Pirates des Caraïbes devrait témoigner. Selon People, il s’agit d’Ellen Barkin, ex-partenaire de Johnny Depp dans le film Las Vegas Parano (1998) de Terry Gilliam. L’actrice âgée de 68 ans avait entretenu une brève liaison avec la star en 1997, après sa séparation d’avec Gabriel Byrne, son mari d’alors.

Et celle qui a partagé l’affiche du film culte avec l’acteur fétiche de Tim Burton ne devrait pas être tendre avec son ex-amant. En effet, Ellen Barkin est proche d’Amber Heard et c’est en sa faveur qu’elle témoignera en vidéo, tout comme elle l’avait fait lors du précédent procès des ex-époux au Royaume-Uni. Lors du récit qu’elle avait livré à Londres en 2020, Ellen Barkin s’était souvenu d’une bouteille de vin que lui aurait lancé Johnny Depp, « jaloux«  et agressif, corroborant la version d’Amber Heard.

Johnny Depp : « Je ne ressentais pas la même chose »

Interrogé à son tour sur cette relation, Johnny Depp avait été clair. Ce dernier, cité dans le Daily Mail, avait précisé qu’il connaissait Ellen Barkin « depuis de nombreuses années« , avant qu’ils ne débutent une liaison plus sexuelle que sentimentale en marge du tournage de Las Vegas Parano. Une idylle que la comédienne ne percevait pas comme lui : « Je ne ressentais pas la même chose pour elle qu’elle ressentait pour moi« , avait expliqué l’acteur. Une divergence qui d’après l’interprète de Jack Sparrow aurait nourri du ressentiment chez Ellen Barkin : « Elle voulait plus qu’une liaison, elle voulait une vraie relation avec moi, ce que je ne souhaitais pas.« , et d’ajouter que cela l’aurait rendue « très en colère« . Les anciens amis ne seraient plus adressé la parole. Ellen Barkin témoignera en parallèle de Whitney Henriquez, la soeur d’Amber Heard.

«Faire de longues promenades»

Selon le journal américain, un porte-parole du père de Lily-Rose Depp a également confirmé la présence de l’acteur sur le sol britannique. «Johnny est en Europe pour prendre le temps de se reposer quelques jours, passer du temps avec de vieux amis, faire de la musique et de longues promenades dans la campagne», a témoigné l’informateur au New York Post.

En vidéo, ces grands noms impliqués dans le procès de Johnny Depp et Amber Heard

Johnny Depp poursuit son ex-compagne Amber Heard pour diffamation, après que cette dernière a insinué dans une tribune pour le Washington Post avoir été victime de violences conjugales lors de leur mariage. Il lui demande la somme de 50 millions de dollars. L’actrice d’Aquaman a pour sa part contre-attaqué, en demandant 100 millions de son côté pour avoir sali sa réputation.

La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion

Un membre du Fidesz détaille les conséquences de la loi interdisant la représentation de l’homosexualité devant les mineurs, loi qui inquiète les LGBTQ mais aussi les milieux culturels.

La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion
La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion

Le dimanche 3 avril, alors que les législatives prennent déjà l’allure d’un référendum pour ou contre Viktor Orban, les électeurs sont invités à répondre à quatre questions contre la « promotion » de l’homosexualité ou du changement de sexe auprès des mineurs.

Le gouvernement demande l’assentiment populaire sur une loi déjà adoptée cet été au Parlement, qui proscrit la « promotion » de l’homosexualité ou du changement de sexe auprès des mineurs. Cette dernière interdit par exemple l’apparition de toute personne gay ou transgenre à la télévision avant 22 heures. Les quatre questions du référendum sont ainsi libellées : « Soutenez-vous la tenue de séances d’orientation sexuelle pour les enfants mineurs dans l’enseignement public sans accord parental ? » ; « Soutenez-vous la promotion des traitements de changement de sexe pour les mineurs ? » ; « Soutenez-vous l’introduction sans restriction de contenus à caractère sexuel dans les médias en direction de mineurs et qui affectent leur développement ? » ; « Soutenez-vous l’affichage de contenu médiatique sensible au genre pour les mineurs ? »

Procédure d’infraction contre la Hongrie

De telles prises de position sont récentes en Hongrie. L’homosexualité avait été dépénalisée dès le début des années 1960, et l’union civile entre conjoints du même sexe reconnue dès 1996. La Commission européenne a lancé jeudi 15 juillet une procédure d’infraction contre la Hongrie, membre de l’Union européenne depuis 2004. La charte des droits fondamentaux de l’UE interdit en effet toute discrimination en fonction de l’orientation sexuelle. Le site progouvernemental du référendum dénonce « les bureaucrates et certains groupes d’activistes à Bruxelles ». Il défend une loi qui « offre une protection adéquate contre la propagande affectant les enfants, que ce soit sous la forme de contenus médiatiques ou de conférences données par des militants dans les écoles ».

L’opposition, elle, dénonce une tentative de manipulation. « Le but n’est pas de protéger nos enfants, mais de renforcer les divisions du pays en reproduisant les politiques de Poutine d’incitation à la haine contre la communauté LGBTQ et détourner l’attention des vrais problèmes du pays : la hausse continue des prix, le système de santé dans une situation catastrophique, les moyens de subsistance ou la corruption généralisée », considère le parti d’opposition Momentum sur son site Internet.

Les ONG appellent à ne pas voter

De nombreux votes nuls pourraient invalider ce référendum parallèle, même si trois Hongrois sur quatre sont tentés de voter « non » à la première question sur l’autorisation parentale pour l’éducation sexuelle à l’école, selon les sondages.

En effet, le vote ne sera valable qu’à condition de mobiliser la moitié du corps électoral (établi à 8,2 millions de citoyens), sur l’ensemble des questions. En tout, 14 ONG ont appelé à ne pas y participer. Dont Amnesty International Hongrie, qui dénonce une tentative de « masquer les minorités sexuelles et de genre aux yeux du public ».

Des citoyens hongrois, exilés en Europe ou restés dans leur pays natal, racontent comment les lois discriminatoires du pouvoir conservateur envers les personnes LGBT changent leur quotidien.

Angelika, 41 ans, maquilleuse : « Je commence même à avoir peur qu’on me retire ma carte d’identité »

« En 2002, j’ai été la troisième femme en Hongrie à pouvoir bénéficier d’une opération de réassignation sexuelle [qui permet de modifier les caractéristiques sexuelles initiales afin qu’elles correspondent à l’identité de genre]. Comme c’était très rare à l’époque, je suis devenue célèbre : j’ai fait la couverture de magazines, j’ai été invitée par des émissions de télévision à débattre ou à chanter, j’ai participé à des programmes de télé-réalité…

Ces dernières années, je sens que les opportunités se sont raréfiées. A cause des opinions propagées par le gouvernement, je suis sur liste noire. Je ne peux plus vivre de ma notoriété. Il y a deux ans, je suis devenue maquilleuse-coiffeuse, même si je continue de temps à autre à être invitée par une émission. Je commence même à avoir peur que le gouvernement me retire ma carte d’identité de femme. Si c’est le cas, je partirai vivre à l’étranger, même si ce n’est pas ce que je souhaite.

« Le climat transphobe a affecté ma vie personnelle. Quel homme en Hongrie voudra m’épouser et construire une famille avec moi ? »

Cette fixation du gouvernement sur les personnes trans est incompréhensible : nous sommes un très petit nombre en Hongrie et nous ne bénéficions d’aucune visibilité. Un Hongrois moyen ne croisera probablement jamais une personne trans de toute sa vie ! En s’acharnant sur les personnes LGBT, en les excluant, en les forçant à opprimer leurs pairs pour être socialement acceptées, Orbán crée une société traumatisée. »

Klára, 64 ans, ancienne députée : « Sa stratégie est de désigner un ennemi, aujourd’hui ce sont les LGBT »

« En 2005, j’ai été la première responsable politique en Hongrie à faire mon coming-out en tant que lesbienne, durant une émission de télévision. Au sein de ma famille et de la classe politique, ce n’était un secret pour personne. Quand le journaliste m’a demandé si j’étais effectivement lesbienne, j’ai répondu : ‘Oui’. Mentir m’aurait fait honte.

Pourtant, je n’avais pas envie de devenir un symbole. Je n’étais pas du tout active dans la communauté LGBT et je voulais être reconnue pour mes compétences sur les réformes économiques et sociales. Mais évidemment, je le suis devenue. J’ai reçu des centaines de lettres d’électeurs ! Après ça, je n’ai plus occupé de fonctions au sein du bureau national de mon parti et je n’ai plus jamais été élue députée, sans que je sache si c’était directement lié à mon coming-out. J’ai arrêté la politique et désormais, je dirige une clinique à Budapest.

J’ai bien connu Viktor Orbán, avec qui j’ai cofondé le Fidesz [à la fin des années 1980, il s’agissait d’un parti de jeunes démocrates de centre-gauche anti-communistes]. Je ne crois pas qu’il soit sincèrement homophobe, il n’en a rien à faire au fond des personnes LGBT.

« Chacune de ses actions est une tactique politique afin de conserver le pouvoir. »

Sa stratégie est systématiquement de désigner un ennemi : aujourd’hui ce sont les LGBT, mais avant, c’était les chômeurs, les sans-abri, les migrants, l’Union européenne… L’objectif avec cette loi est aussi de diviser l’opposition, entre le Jobbik (droite) qui a voté pour le texte et les autres partis plus progressistes, qui ont voté contre ou se sont abstenus. »

Marton, 38 ans, directeur des ventes : « Un couple hétérosexuel passera toujours avant nous »

« J’ai rencontré mon mari [le mariage pour les gays et les lesbiennes n’existe pas en Hongrie, mais il est possible de se pacser depuis 2009], Adam, il y a dix ans lors d’une fête. Ça a été le coup de foudre. J’ai toujours su que je voulais avoir un enfant et lui aussi. En Hongrie, les couples gays ne sont pas autorisés à adopter, mais les personnes célibataires oui. En 2015, on a donc lancé la procédure pour que j’adopte en tant que personne seule.

Nous n’avons jamais caché à l’agence d’adoption et au psychologue chargé de m’évaluer que nous étions un couple d’hommes. Ça n’a pas posé de problème, et j’ai été déclaré apte à adopter. L’agence nous a néanmoins prévenu qu’un couple hétérosexuel nous passerait toujours devant et qu’il faudrait être patient. Nous avons attendu trois ans.

« En janvier 2018, on nous a proposé un garçon de 18 mois qui avait été refusé par 12 couples hétérosexuels. C’est comme ça que j’ai pu adopter Andréas. »

Comme nous aimerions avoir trois enfants, Adam a à son tour entamé la procédure d’adoption, en 2018. Mais en novembre 2020, le gouvernement hongrois a changé la législation : désormais, toutes les demandes d’adoption de personnes seules doivent passer par le ministère de la Famille pour être validées, même si elles ont déjà été approuvées par l’agence d’adoption. Ça n’est pas dit clairement, mais évidemment cette mesure permet de discriminer plus facilement les personnes LGBT. Comme mon mari et moi avons publiquement dénoncé cette loi, je crains que le gouvernement n’accède jamais à notre deuxième demande d’adoption. »

Csaba, 53 ans, concierge : « Quand j’ai compris que j’étais gay, je ne l’ai dit à personne »

« Je suis né en 1969 dans une petite ville dans l’ouest de la Hongrie. A l’époque, la télévision nationale hongroise était notre seul lien avec le reste du monde. Elle n’évoquait jamais l’homosexualité et mes parents, un réparateur et une femme de ménage, n’ont jamais abordé avec moi les questions de sexualité. Je ne savais même pas ce que voulait dire être gay. Pourtant, j’ai su très jeune que j’étais différent. Mais toute la journée, j’entendais des gens parler des ‘putains d’homos’, etc. Quand j’ai compris que j’étais gay, je ne l’ai dit à personne.

« Peut-être que si j’avais pu en parler à l’époque, ma vie aurait été différente. »

J’ai déménagé à Budapest à 23 ans en pensant que ça serait plus simple de se cacher dans une grande ville. Là-bas, j’ai finalement fait mon coming-out auprès de tout le monde, même mes collègues, et je n’ai jamais eu de souci. Mettre dans la même loi la pédophilie, qui est une mauvaise chose, et l’homosexualité, qui ne l’est pas, entraîne forcément une connexion entre les deux dans l’esprit des gens. Le pays est si divisé sur ce sujet et sur la politique en général, entre les partisans d’Orbán et les autres, que j’ai préféré déménager l’hiver dernier à Cologne, en Allemagne. »

Matteo, 22 ans, étudiant : « La loi interdit de parler d’homosexualité à l’école, mais ça n’était déjà pas le cas »

« C’est compliqué de tenir la main de mon copain dans la rue, on ne peut jamais être à 100% nous-mêmes. En septembre, on se baladait dans le centre-ville de Budapest quand trois hommes d’une quarantaine d’années nous ont vus au loin et ont couru vers nous en nous insultant.

« J’ai dû attendre de déménager en Angleterre, en 2018, pour comprendre que j’étais gay et réaliser que c’était une option possible dans la vie. »

A Londres, où je suis parti faire mes études d’informatique, je n’ai pas l’impression de devoir faire attention à ce que je fais comme ici. Là-bas, tous mes amis savent que je suis gay. En Hongrie, je l’ai dit à ma famille qui l’a très bien pris, mais pas à tous mes amis d’enfance. Je ne suis pas certain de la réaction de certains d’entre eux, alors je préfère attendre.

La loi qui vient de passer interdit de discuter de l’homosexualité à l’école, mais ça n’était déjà pas le cas ! C’est un véritable tabou. Mes amis gays qui vivent ici sont obligés de le cacher à leurs collègues, sinon ils savent qu’ils ne pourront jamais être promus. C’est pour ça que je ne me vois pas vivre en Hongrie plus tard. »

Anna, 38 ans, chercheuse et activiste : « Je ne me laisserai pas intimider »

« La loi qui dit ‘protéger les mineurs’ est tellement vague qu’elle n’est pas faite pour être appliquée, mais pour provoquer l’autocensure. Mais je ne crois pas au fait qu’elle entraîne beaucoup de changements. Les professeurs qui veulent aborder le sujet de l’homosexualité pourront le faire en montrant Friends ou Modern Family [deux séries américaines dont certains personnages sont LGBT+par exemple, en prétextant qu’il s’agit de progresser en anglais. Moi-même, en tant qu’enseignante, je ne me laisserai pas intimider et je continuerai d’aider mes élèves à découvrir qui ils sont.

« J’ai confiance en l’Union européenne pour forcer Orbán à reculer. »

En revanche, je crains qu’il utilise les sanctions européennes pour faire monter le sentiment anti-européen au point que la question de la sortie de l’UE se pose un jour. C’est quelque chose qui me fait très peur, car les femmes, la communauté LGBT et les minorités en Hongrie seraient abandonnées. Je pense que si ça arrive, nous serons très nombreux à partir vivre à l’étranger. »

Pourquoi vous ne vous sentez pas soutenu dans votre projet de reconversion

Diana Unlimited c’est lancer dans un projet de reconversion professionnelle à des allures de grand saut dans l’inconnu. Une situation plus facile à vivre quand on sent soutenu. Mais ce n’est pas toujours le cas. On vous explique le pourquoi et surtout comment. Voici les 5 signes qui montrent que vous ne me soutenez pas .

La vie du solopreneur n’est pas toujours si tranquille qu’on le croit et dans les remous, pour tenir bon, ça aide de se sentir soutenue, surtout par son entourage proche.

Il arrive pourtant que ce ne soit pas toujours le cas, et que nous ayons l’impression que notre entourage nous met plus de bâtons dans les roues qu’autre chose. Intentionnellement ou pas, d’ailleurs !

Et pour celles et ceux qui préfèrent lire :

On dit que pour réussir quand on lance son activité, on a besoin d’avoir autour de soi un cercle d’environ 10 personnes pour vous soutenir in-con-di-tio-nne-lle-ment. Cela inclus les personnes qui vivent sous le même toit que vous ou votre famille proche (sachant que les ami(e)s peuvent aussi faire partie de vos soutiens mais pas au même niveau).

Et pourtant il se peut que ce ne soit pas le cas et qu’ils le manifestent de différentes manières. Et dans ce cas, comment tenir bon ?

#1- Ces signes qui vous montrent que votre entourage ne vous soutient pas :

☹️ Les petites phrases (pas si) anodines que ça : du style « quand est-ce que tu te cherches un vrai travail », « eh bien, maintenant, tu vas pouvoir te chercher un travail » (hey, mais j’en ai un, de travail ! Même si je débute !) ou encore « Tu sais, les autres ont du mal, alors tu crois que tu vas pouvoir y arriver ? ».
Sous couvert de sollicitude (feinte ? sournoise ?), ça aurait plutôt tendance à vous décourager, non ?

☹️ La (glaciale) indifférence : dans ce cas, la personne ne montre aucun intérêt pour votre activité, elle ne vous pose jamais de question sur ce que vous faites. Limite si elle sait ce que vous faites, d’ailleurs…

☹️ Les bâtons… dans les roues (au lieu de vous soutenir) : dans ce cas, la personne en face de vous rajoute une contrainte supplémentaire à tout ce que vous avez déjà à faire : « Non, je ne vais pas pouvoir te déposer (comme prévu), va falloir que tu te débrouilles sans moi ». Super…

☹️Le manque de reconnaissance pour vos compétences : « oui, ben, tout ça, tout le monde peut le faire » ou « je peux le faire aussi bien que toi ». Ou à la suite d’un témoignage client : « c’est parce qu’il a voulu te faire plaisir ». En somme, vous n’êtes pas capable de faire quelque chose de bien dans votre activité !

☹️L’irrespect pour votre travail : un peu comme le précédent, mais là, au lieu de dénigrer vos talents, on vous dérange dans votre travail : arrivée impromptue dans votre bureau alors que vous êtes en vidéo-conférence, que vous aviez prévenu et fermé la porte, ou 10 appels + 5 sms alors que vous êtes en rendez-vous client…

Dans ces 2 derniers cas, le manque de soutien est un peu plus caractérisé, un peu plus frontal.

#2- Pourquoi cette attitude ?

– Si cela vient de votre ado, sachez que c’est tout à fait normal ! Les ados sont tournés vers leur monde, et votre entreprise n’en fait pas partie.

– Pour les autres, cela oscille entre la jalousie (eh oui, même dans votre famille !) et la peur que vous preniez trop de place dans la famille, que vous n’attiriez trop de lumière sur vous. En tout cas, quand les comportements cités plus haut sont récurrents.

#3- Comment tenir malgré tout ?

  •  Évidemment, on aurait envie de dire qu’il vaut mieux fuir ces personnes. Impossible, car elles font partie de votre famille… Dans ce cas, je préfère rester lisse, et d’éviter de parler de mon activité, de toute façon, je ne reçois rien de positif. Il faut donc que j’aille chercher un soutien à l’extérieur (Fondation, networking, coach…)
  • J’utilise mes chiffres et d’en faire part que ce dont j’en ai besoin : un « tu sais, j’ai doublé mon chiffre d’affaires par rapport à l’année dernière » est assez radical pour contrer ce manque de soutien (et ce, même si mes chiffres sont petits ! Pas besoin de claironner le montant, restez général…
  • Je reste focalisée sur mes objectifs et ma vision d’entrepreneur, à condition de les mettre par écrit et que les rendus concrets pour en faire mes meilleurs alliés, et les intégrer dans votre cercle de soutien.

Je sais que ce n’est pas facile d’avoir élaboré sa vision d’entrepreneur, c’est pour cela que je vous invite à me soutenir en ce moment sur le concours prix moovje pour que je puisse réaliser mon rêve, un simple j’aime. Vous êtes 6680 Abonné(es) à mon actif, si vous êtes autant, c’est que vous croyez en moi.

Politique,Election présidentielle

Le choix de l’avenir : quel choix faire 

Dans un monde en profonde mutation, la France peut encore tirer son épingle du jeu digital. Le choix du prochain président de la République sera déterminant.

Le choix de l’avenir : quel choix faire 

Après les Anglais, les Américains, les Italiens, les Néerlandais, pour ne parler que d’un passé récent, les Français ont rendez-vous, à leur tour, avec leur avenir. L’occasion nous est donnée de reprendre en main le récit de notre histoire. Dans un monde en profonde mutation, où désormais tous les êtres humains vivent dans le même temps digital, à un tweet l’un de l’autre, où nous gagnons un trimestre d’espérance de vie chaque année, où la notion de travail est en pleine redéfinition et les modèles anciens profondément remis en cause, les raisons d’être déboussolé ne manquent pas. 

Nous sommes au cœur d’un changement de civilisation. Feindre de l’ignorer serait pure folie. L’Europe doit faire face aujourd’hui à deux puissances numériques particulièrement efficientes. D’un côté, les Etats-Unis d’Amérique, démocratie dérégulée, soutient ses entreprises dont les fleurons, à l’instar de Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft, états numériques dans l’Etat, ont une capitalisation boursière, chacune supérieure à 400 milliards de dollar, soit autant ou plus que le produit intérieur brut d’un pays comme l’Autriche. Et aux antipodes, l’Asie-Pacifique et la Chine, régimes plus autoritaires certes mais de plus en plus libéralisés, soutiennent sans faille leurs entreprises. Même si elles nous sont, pour l’instant, un peu moins familières (Baidu, Alibaba, Tencent).

Face à ces deux continents digitaux, l’Europe semble empêtrée dans sa réglementation, en panne d’innovation et en manque de confiance. Alors que nous avons toutes les qualités pour devenir le grenier numérique du monde : des formations mathématiques parmi les plus recherchées et particulièrement adaptées pour affronter la “plateformisation” de l’économie dirigée par les algorithmes, une langue, le français, qui sera plus parlée au monde que l’espagnol à l’horizon 2030, une culture pour ne pas dire une “french touch” et des marques reconnues et recherchées. De fait, nous avons toutes les qualités pour repartir à la conquête du monde.

Nos concitoyens ont conscience de ce changement de paradigme. Eux qui ont parfois le sentiment d’être mieux traités par les marques en leur qualité de consommateurs qu’ils ne le sont en tant que salariés par leurs employeurs ou en tant que citoyens par la puissance publique. 

Et c’est en cela qu’il y a un profond décalage entre les citoyens et leurs dirigeants qui de fait semblent très en retard pour ne pas dire en décrochage. La société ne rejette pas ses élites. Elle les devance. Désormais, nous aimerions que tout fonctionne aussi bien qu’un simple échange de SMS.

La question n’est pas tant de savoir s’il faut rassurer en parlant du passé et de nos racines ou effrayer en évoquant le futur. La réalité est que les Français ont déjà le regard tourné vers l’avenir et qu’ils cherchent celui ou celle le plus à même de les y emmener pour construire.

L’enjeu est la subsistance même de notre Nation. Et pour cela, il ne s’agit pas de monter les anciens contre les modernes, les jeunes contre les plus âgés, les fonctionnaires contre les entrepreneurs, etc… 

Il faut au contraire rassembler et faire œuvre de concorde, de curiosité et d’ouverture, pour que puisse émerger les talents que recèle notre pays. Pour cela, la candidature Marine Le Pen me semble la plus porteuse d’espoir outre le fait qu’elle incarne un saut générationnel, parfaitement au centre de notre société quand on sait que l’âge moyen et médian en France est de 39 ans. 

Il est encore temps pour notre pays de se rassembler, de porter nos valeurs humaines, d’une incroyable modernité, en faisant le pari de la liberté.

Ce qu’il faut retenir de l’actualité à la-journée de ce samedi 12 mars

Les associations nord-iséroises d’accueil de réfugiés en première ligne avec la guerre en Ukraine ; une fromagerie en lice au championnat de France de fondue ; un salon pour les gourmands à Vienne … Voici ce qu’il faut savoir dans l’actualité nord-iséroise en ce samedi 12 mars.

Ce qu’il faut retenir de l’actualité à la-journée de ce samedi 12 mars

Plusieurs associations nord-iséroises viennent en aide aux réfugiés, notamment depuis la guerre en Syrie. Aujourd’hui, elles savent quel parcours et quelles solutions elles doivent proposer à ces personnes pour qu’elles reprennent leur souffle et s’acclimatent, à terme, à la société française.

Guerre en Ukraine : à Pajay, Gabriel Attal au chevet des secteurs les plus touchés

Le porte-parole du gouvernement et secrétaire d’État auprès du Premier ministre s’est rendu ce vendredi 11 mars à Pajay pour rencontrer des agriculteurs et des chefs d’entreprise directement impactés par la crise en Ukraine. Bilan : le climat est morose.

Montferrat : la fromagerie Beaudé veut mitonner la meilleur fondue de France

Dimanche 13 mars à Montréjeau (Haute-Garonne), Philippe et Marine Beaudé participeront à la première édition du championnat de France de fondue. Ils représenteront le savoir-faire de la fromagerie qui porte leur nom, installée à Montferrat depuis 1919.

« Ce n’est pas de ma faute si je suis né là-bas » : l’épicier russe de Bourgoin contre la guerre en Ukraine

« Spécialités de la Russie, du Caucase et des pays de l’Est » : voici ce qu’on lit au-dessus des trois poupées russes reproduites sur une partie de la devanture de l’épicerie Matrioshka. Le magasin, géré par un jeune couple russe, a ouvert il y a quatre ans rue Robert-Belmont. Alors que la Russie a attaqué l’Ukraine, comment vivent-ils la situation ?

Vienne : un Choco Show pour les fondus de chocolat et au profit des enfants malades

Organisée par le Kiwanis Club de Vienne La Romaine, la 8e édition du Choco Show a lieu ce samedi 12 et ce dimanche 13 mars. Au bénéfice de la recherche sur les maladies rares infantiles.

Choix d'avenir,Jeunes

Espérer : les choix d’avenir la détermination personnelle et le courage d’oser

Choix d'avenir,Jeunes

Comment communiquer avec l’avenir ? C’est impossible intrinsèquement ou l’avenir ressemblerait au présent, et on ne l’écouterait pas, ou il serait différent, et son enseignement, dans ce cas, n’aurait aucun sens.

By Diana ABDOU

Le 23 février 2022

Là où se prépare l’avenir d’une nation ou d’une communauté internationale, il importe que le Quart Monde en soit partie prenante. S’il ne l’est pas aujourd’hui au temps des projets, il ne le sera pas demain au temps des changements. Nous appelons notre avenir l’ombre de lui-même que notre passé projette devant nous…


Chaque être est libre de ses choix, c’est ce qu’il s’appelle le libre-arbitre. Nous pouvons les guider et les soutenir, mais nous sommes les seuls maîtres, capables de décider vers quel chemin nous diriger.

Choisir fait partie de notre quotidien

Certains choix s’imposent d’eux-mêmes et font partie de notre routine de vie. Ils nous créent peu ou pas de stress. Par exemple : nos vêtements, nos repas, les références pour réaliser un travail scolaire, les personnes avec qui on fera équipe, etc. Souvent, ces choix nous stimulent et satisfont notre besoin de changement.

Cependant, à certains moments, il nous faut prendre un peu de recul, nous donner du temps et évaluer les pour et les contre de certaines décisions, car leurs conséquences sont plus importantes. Par exemple : les cours à options (mathématiques, sciences, arts, etc.), l’achat d’un bien dispendieux, la recherche d’un logement et, bien sûr, le choix de son avenir.

Choisir à sa façon

Malheureusement, il n’y a pas de modèle idéal pour faire un choix professionnel. Différentes approches  peuvent vous aider, mais tous les professionnels de l’orientation vous diront qu’il est important de bien se connaître et d’explorer le monde du travail pour énoncer quelques solutions de rechange souhaitables.

Choix d'avenir,Jeunes

Quel est votre profil de décideur?

Pour vous aider à diriger votre propre recherche, je vous propose un petit exercice qui consiste à faire un parallèle entre votre profil de consommateur et les étapes d’une démarche d’orientation.

1. Votre profil de consommateur

Supposons que vous devez acheter un ordinateur (l’exercice fonctionnerait aussi avec une voiture, un téléphone, etc.). Comment vous y prenez-vous pour faire un choix éclairé et fidèle à vos besoins? Notez les comportements que vous êtes susceptible d’adopter.

1. Je lis des livres, des journaux, des revues et des blogues spécialisés en matériel électronique et je visionne des chroniques sur le sujet.

2. Je pose beaucoup de questions à des personnes qui s’y connaissent dans le domaine.

3. J’énumère les caractéristiques que je souhaite retrouver dans mon futur ordinateur.

4. Je fixe des priorités selon l’usage que je prévois en faire.

5. Je fixe un prix d’achat maximum qui respecte ma capacité à payer.

6. Je visite plusieurs boutiques spécialisées en matériel électronique.

7. J’essaie plusieurs modèles en magasin.

8. Je m’intéresse aux caractéristiques techniques et à la performance de l’ordinateur.

9. Je m’adresse à un vendeur en qui j’ai confiance.

10. Je m’en tiens à une catégorie d’appareils qui répond à mes besoins.

11. Je compare les prix de vente de différents produits.

12. Je m’informe sur les garanties et les protections offertes à l’achat.

13. Je tente de négocier le prix d’achat.

14. Je lis toutes les clauses du contrat d’achat avant de m’engager.

15. Je m’informe de mes droits en tant que consommateur et m’assure d’obtenir toutes les protections possibles.

2. Votre profil de chercheur d’orientation

Voici maintenant une liste de comportements correspondant à une démarche d’orientation. Chaque comportement correspond à un numéro de l’exercice précédent. Notez les comportements que vous êtes susceptible d’adopter.

1. Je consulte plusieurs sources d’informations sur l’orientation (livres, articles, sites Web, vidéos, etc.)

2. Je pose beaucoup de questions à des personnes susceptibles de me renseigner sur les options qui m’intéressent.

3. Je fais le bilan de mon profil personnel en utilisant des outils appropriés.

4. Je me fixe des priorités selon les solutions de rechange possibles et je privilégie des critères bien précis dans ma recherche.

5. J’évalue le coût des études (frais de scolarité, transport, logement, etc.) avant de choisir un établissement.

6. Je visite un salon de l’éducation et de l’emploi et je me rends aux portes ouvertes des établissements scolaires dans lesquels j’aimerais étudier.

7. Je visite des entreprises, je rencontre des travailleurs et je participe à des stages d’un jour (ex. : étudiant d’un jour).

8. Je note les avantages, les inconvénients, les conditions de travail et les perspectives d’emploi des options explorées.

9. Je consulte un professionnel de l’orientation (conseiller d’orientation, conseiller en information scolaire et professionnelle, conseiller en emploi, etc.).

10. Je tiens compte de mes habiletés et de mes caractéristiques personnelles dans mon choix.

11. Je compare les informations se rapportant à différents programmes d’études.

12. J’opte pour des projets d’études pour lesquels j’ai de réelles chances d’être admis.

13. Je compare les caractéristiques d’un même programme dans plusieurs établissements où il est offert.

14. Je m’assure de connaître toutes les procédures d’admission avant de faire ma demande.

15. Je m’informe des services offerts par l’établissement et de mes responsabilités en tant qu’étudiant.

Vous reconnaissez-vous?

Comparez votre profil de consommateur et votre profil de chercheur d’orientation. Avez-vous choisi les mêmes énoncés?

Cet exercice se veut une invitation à franchir toutes les étapes d’une démarche d’orientation et à ajuster votre stratégie, si cela vous inspire. Chose certaine, il faut y mettre du temps et de la volonté pour atteindre ses objectifs!

La vie est un choix. Du matin au soir, tous les jours. A qui l’on parle, où l’on s’assoit, ce que l’on dit, comment on le dit. Notre vie est définie par nos choix. C’est aussi simple et aussi complexe que cela. Et aussi fort.

L'obsession,Monde,Société

L’obsession française pour le star système : peut-on y échapper

La technique commerciale qui consiste à vendre certains produits en publicisant la personnalité privée de certains individus prend son origine dans ce qu’Hollywood a appelé le « star system ». L’industrie de la culture et des médias a généralisé le procédé : son extension a transformé des personnalités de toutes sortes en « stars », c’est-à-dire en images vivantes et rémunératrices. La concurrence a alors conduit à des formes variées d’altérations de l’obsession française pour le star système : peut-on y échapper, particulièrement présentes à la télévision.

L’obsession française pour le star système : peut-on y échapper


J’appellerai people une tendance des médias contemporains à utiliser de façon systématique d’une part les ressorts et les actes de la personnalité et de la vie privée et d’autre part les comportements et les langages familiers en général attribués à la sphère privée : cette définition très large doit suffire à la présente recherche sur l’histoire de cet usage médiatique. Le terme décisif en est « de façon systématique ». Car bien entendu les « actes de la vie privée » ont de tout temps réussi à trouver le chemin de la sphère publique.

Arlette Farge (1986) a par exemple montré combien la vie privée était omniprésente au XVIIIe siècle y compris dans la sphère politique. Mais l’emploi rationalisé d’arguments touchant à la vie privée, aux sentiments et aux comportements qu’elle est réputée abriter ne prend son essor qu’au début du XXe siècle. Il est attaché à une conception commerciale de la production culturelle, dont je crois qu’il est intéressant de rappeler la logique si l’on veut saisir sa généralisation ou peut-être faut-il dire sa dissémination actuelle.

On dit d’une personne connue qu’elle est célèbre, populaire par opposition à une personne inconnue, anonyme ou ordinaire.

La célébrité, le succès peuvent rendre la vie difficile. La réputation d’une vedette ou d’une star peut parfois devenir un inconvénient pour l’artiste. On imagine facilement que la vie d’une vedette est bien différente de la vie ordinaire parce que tous ses actes deviennent publics.

Certains artistes connus préfèrent être sous les projecteurs mais d’autres choisissent de rester dans l’ombre, c’est-à-dire anonymes et discrets.

Tout le monde rêve d’être un jour célèbre, certaines personnes ordinaires n’y arriveront jamais. Pourtant le familier, la banalité et le quotidien ordinaire ont aussi des avantages : le bien-être et la tranquillité par exemple.

C’est dur la vie d’artiste ! est une expression courante qui montre les conséquences négatives de la célébrité qui n’est pas toujours facile à gérer.

Voici quelques expressions utilisées pour décrire les personnalités qui ont du succès :

  • être sous les feux de la rampe
  • être sur le devant de la scène
  • être une bête de scène
  • être une star

On dit souvent d’un artiste qui veut préserver sa vie privée, qu’il est modeste. Est-ce vraiment la vérité ?

À peine éveillé, chaque utilisateur se précipite sur son écran pour regarder ses rêves ; bientôt, les rêves deviennent une obsession, les gens les collectionnent et sont happés, toute la journée, devant les mirages de la nuit.

Qu’on ne s’y trompe pas : la situation de la France est grave. Notre pays est encore très riche, doté d’immenses atouts. Il doit cependant comprendre qu’il est menacé de déclin, par son endettement, son chômage et son insuffisante préparation à l’économie du savoir. Il conserve, pour quelque temps encore, les moyens de retrouver les chemins de la croissance, de l’équité et du bien-être de toutes ses stars.

Comme la première fois, nous avons travaillé avec une seule obsession : penser et parler au nom des générations à venir, celles qui n’ont pas encore la parole. Pour dire aux générations aujourd’hui au pouvoir, dans l’État, les entreprises et la société civile, ce que nous pensons qu’elles doivent accomplir pour laisser à leurs successeurs une France harmonieuse, libre et riche.

Autant l’admettre : dans une société où compte avant tout l’écoulement des produits, où la logique consumériste s’étend à tous les domaines de la vie, où l’évanouissement des idéaux laisse le champ libre à toutes les névroses, où règnent à la fois les fantasmes de toute-puissance et une très vieille haine du corps, surtout lorsqu’il est féminin, nous n’avons quasiment aucune chance de vivre les soins de beauté dans le climat de sérénité idyllique que nous vend l’illusion publicitaire.

Pourtant, même si l’on soupire de temps à autre contre des normes tyranniques, la réalité de ce que recouvrent les préoccupations esthétiques chez les femmes fait l’objet d’un déni stupéfiant. L’image de la femme équilibrée, épanouie, à la fois active et séductrice, se démenant pour ne rater aucune des opportunités que lui offre notre monde moderne et égalitaire, constitue une sorte de vérité officielle à laquelle personne ne semble vouloir renoncer.

Au-delà des belles images, l’omniprésence de modèles inatteignables enferme nombre de femmes dans la haine d’elles-mêmes, dans des spirales ruineuses et destructrices où elles laissent une quantité d’énergie exorbitante. L’obsession de la minceur trahit une condamnation persistante du féminin, un sentiment de culpabilité obscur et ravageur. La crainte d’être laissée pour compte fait naître le projet de refaçonner par la chirurgie un corps perçu comme une matière inerte, désenchantée, malléable à merci, un objet extérieur avec lequel le soi ne s’identifie en aucune manière. Enfin, la mondialisation des industries cosmétiques et des groupes de médias aboutit à répandre sur toute la planète le modèle unique de la blancheur, réactivant parfois des hiérarchies locales délétères.

Notre thèse sera ici que la célébration de « l’obsession française pour le star système : peut-on y échapper  », que l’on a vu resurgir, en même temps que la condamnation du « puritanisme américain », lors des affaires Polanski et Strauss-Kahn, en 2009 et en 2011, traduit le désir de maintenir les femmes dans une position sociale et intellectuelle subalterne ; elle est, pour ceux qui la défendent, une manière de nier la subjectivité féminine et de protéger leur monopole de la péroraison.

On a affaire avec ces discours à une banale réaction antiféministe, qui fait semblant de confondre remise en cause d’un ordre social et hostilité envers les hommes. Alors que ses prédécesseurs avaient simplement travesti ce postulat en chauvinisme, Badinter, en 2003, a réussi la prouesse de le travestir en féminisme ; elle s’est d’ailleurs référée à La Tentation de l’innocence de Bruckner dès les premières pages de Fausse route. Dans son attitude, le réflexe de classe et la mise à distance dédaigneuse de la masse des femmes prennent clairement le pas sur la démarche féministe. La journaliste Sylvie Barbier nous livre le résultat de cette opération idéologique, tel qu’on le retrouve dans la bouche du directeur d’un magazine féminin s’adressant à sa rédactrice en chef : « La guerre des sexes c’est fini, les psychos qui se moquent des hommes aussi, on rêve de réconciliation, non ? Françoise, excuse, Évelyne [sic] Badinter elle-même l’affirme : le vrai féminisme, c’est un combat qui doit se mener avec les hommes, pas contre eux. La lutte pour l’autonomie est également terminée, nous allons tourner la page et projeter une vision réconciliée de la féminité. »

À ce conservatisme viscéral s’ajoute le fait que la femme française est un trésor national, quasiment une marque déposée. Elle a pour noble mission de perpétuer l’image d’élégance associée au pays, ne serait-ce que pour servir le rayonnement international des deux géants français du luxe, Moët Hennessy Louis Vuitton (LVMH), le groupe de Bernard Arnault, et Pinault Printemps Redoute (PPR), celui de François Pinault (propriétaire notamment de Gucci et d’Yves Saint Laurent). En a encore témoigné, en 2005, le succès mondial du livre de Mireille Guiliano, French Women Don’t Get Fat (« Les femmes françaises ne grossissent pas »). L’ancienne P-DG des champagnes Veuve Clicquot (groupe LVMH) aux États-Unis y recommande « le pain, le champagne, le chocolat et l’amour comme les ingrédients clés d’une vie et d’un régime équilibrés ». Idée géniale : exploiter en même temps la fascination des Américains pour les clichés sur l’art de vivre à la française, l’obsession des femmes pour les régimes et leur goût des « secrets » partagés (elles en ont bien besoin, les pauvres). Quant à la figure mythique de la Parisienne, elle est incarnée par Inès de la Fressange, mannequin vedette de Chanel dans les années 1980 et modèle pour le buste de Marianne en 1989. En 2011, son guide La Parisienne – cosigné avec une journaliste de Elle –, mélange de conseils vestimentaires et de bonnes adresses, grand succès de librairie, s’est exporté en Grande-Bretagne et aux États-Unis. On y apprend par exemple qu’il ne faut pas porter un collier en diamants « sur une robe noire le soir », mais « sur une chemise en jean le jour ». Ce qui, personnellement, m’a évité de commettre un terrible impair.

Toutefois, il faut bien l’avouer : une fois qu’on a lu Susan Bordo, Eve Ensler, Laurie Essig, Susan Faludi ou Naomi Wolf, la Parisienne apparaît pour ce qu’elle est, c’est-à-dire une sorte de Nadine de Rothschild en moins joufflue et en plus chic. Même celle qui prête le plus le flanc à la caricature, Naomi Wolf, auteure en 1991 du best-seller The Beauty Myth (« Le mythe de la beauté »), multiplie les intuitions et les analyses brillantes. On regrette, en refermant les livres de toutes ces essayistes remarquables, qu’elles n’aient jamais été traduites en français – à l’exception d’Ensler, grâce au succès mondial des Monologues du vagin. Il est vrai que si elles l’étaient, les Françaises pourraient bien s’inspirer de leur intelligence flamboyante, de leur clairvoyance, de leur humour, du mélange de rigueur et de passion avec lequel elles prennent à bras-le-corps la réalité dans laquelle elles sont plongées, transformant des préoccupations intimes en souci du bien commun, forgeant de puissants outils de compréhension et de libération pour toutes. Elles pourraient commencer à raisonner, à contester ; elles pourraient se mettre en tête de devenir des personnes, les insolentes. Puisse le ciel nous épargner encore longtemps le catastrophe de l’obsession française pour le star système : peut-on y échapper.

De l'espoir à la panne générale
@Presse / De l’espoir à la panne générale

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Il semble que l’année qui vient de s’écouler aura aussi mené les jeunes à approfondir leur démarche et à réfléchir plus longuement avant de prendre une décision.

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Être un leader remarquable, regardez le monde avec les yeux de quelqu’un d’autre

Tandis que la première et deuxième partie de cette série d’articles s’occupent de la gestion de ses propres émotions, cette partie finale traitera des émotions des personnes autour de vous.

Être un leader remarquable, regardez le monde avec les yeux de quelqu’un d’autre

L’atout nécessaire est l’empathie. L’empathie est la capacité à s’imaginer dans la situation de quelqu’un d’autre et d’apprécier leurs sentiments dans cette situation. Cet atout est requis afin d’être un leader remarquable.

L’importance de regarder le monde à travers les yeux de quelqu’un d’autre

En tant que leader, vous avez peut-être l’habitude de dire aux autres ce qu’ils ont à faire. Cependant, si vous ne travaillez pas dans l’armée, ne vous attendez pas à communiquer dans une direction seulement, surtout si vous travaillez dans un environnement dans lequel la flexibilitél’adaptabilitél’innovation et la créativité sont clés pour atteindre le succès. Encouragez votre équipe à vous parler en toute sécurité, même s’il s’agit de problèmes ou d’échecsCompatir avec leurs défis et problèmes vous aidera aux niveaux suivants :

Acceptation de votre rôle de leader :

Vous ne pourrez pas être un bon leader si votre équipe doute de votre mérite à avoir ce rôle. Connaissez-vous les tâches journalières des membres de votre équipe et les défis auxquels ils font face ?

De réelles connections :

L‘empathie est également nécessaire lorsque vous créez et nourrissez de réelles connexions avec les autres. Vous ne pourrez que les gérer si vous avez une connexion avec eux.

L’innovation et la productivité :

Votre équipe sera productive et efficace si chacun contribue ses idées à propos des processus, des risques et échecs ou des outils à utiliser. Ils n’auront ces idées si ils sentent que leurs opinions et connaissances sont reconnues et qu’on les écoute.

Voici ce qu’il vous reste à faire :

Si vous souhaitez être plus compatissant, utilisez vos qualités personnelles : dans la première partie de cette série, vous avez appris à détecter et analyser vos propres émotions. Utilisez à présent les mêmes méthodes et prêtez attention aux signaux corporels et aux émotions de ceux qui sont autour de vous.

Poursuivez ces trois aspects clés :

  • Mettez-vous des règles précises :

L’empathie est une qualité qui doit être pratiquée intentionnellement, et cela peut être fatigant. Choisissez donc quelques règles concrètes grâce auxquelles vous pratiquerez cette qualité. Par exemple, faites en sorte que si vous avez des réunions régulières avec vos subalternes, chacun puisse s’exprimer.

  • Apprenez à écouter :

La communication verbale implique autant la parole que l’écoute. En tant que leader, vous avez peut-être l’habitude d’être la personne prenant la parole en premier. Ceci peut poser problème parce que si vous n’avez pas autant l’habitude d’écouter, vous pourriez rater des bonnes idées, des conseils et des avertissements.

  • Surveillez votre progrès :

Ne cessez jamais de refléter sur vos efforts envers plus de compassion. Observez-vous une amélioration ? Quels sont vos plus grands défis ? De même, observez les comportements de vos subalternes face à vous : est-ce qu’ils changent, et comment ? Qu’est-ce que cela vous dit à propos de votre attitude envers eux ?

Ce processus ne se termine jamais : vous remarquerez une amélioration dans votre manière de gérer les autres et observerez plus de succès autour de vous. Ce ne sera pas toujours facile, mais le défi vaut le coup : la récompense sera d’avoir un groupe de personnes qui vous fait confiance en tant que leader.

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