Je pense que le moment de réfléchir et regarder en arrière revenir à l’origine transgenre

Enar

Une personne transsexuelle est une personne qui s’estime appartenir sur les plans psychique, social et sexuel à l’autre sexe que celui qui lui a été attribué à la naissance.

On peut dire que l’inconvénient du terme “transsexualité” réside dans le fait qu’il est couramment confondu avec la sexualité. La transsexualité n’a rien à voir en tant que telle avec la sexualité. La transsexualité consiste à ressentir une identité de genre clairement masculine ou féminine, mais qui ne correspond pas au sexe attribué à la naissance. Le terme transsexualité est parfois contesté parce qu’il s’agit d’un terme « médical » mais c’est toujours le terme le plus connu et le plus courant, et de nombreuses personnes trans l’utilisent pour se décrire.

La transsexualité n’est pas non plus synonyme de traitement de réassignation sexuelle ou d’opérations. Certaines personnes transsexuelles choisissent en effet d’harmoniser leur corps à ce qu’elles ressentent en leur for intérieur et à l’image qu’elles donnent d’elles, mais il existe aussi des raisons pour lesquelles des personnes transsexuelles se contentent de mener une vie sociale dans le rôle de genre qu’elles souhaitent et ne désirent bénéficier d’aucune aide médicale. On compte également un très grand nombre de personnes transsexuelles qui n’osent pas ou ne peuvent pas manifester socialement leur rôle de genre.

Le terme transsexualité est souvent critiqué pour son caractère ‘médical’, mais il demeure cependant le terme le plus connu et le plus courant et de nombreuses personnes trans l’utilisent elles-mêmes pour se qualifier. Ce terme est aussi repris dans la législation belge mais plusieurs associations transgenres souhaiteraient que le terme de “transsexuel-le-s” disparaisse en raison de son caractère idéologique, pathologique et discriminant.

Globalement, que ce soit pour le transsexualisme ou pour la transsexualité, on parle d’identité de genre, ou d’identité sexuelle (ce terme est contesté par la communauté trans). L’identité de genre c’est le l’identité psychique, d’une personne, c’est-à-dire le fait de se sentir homme ou femme (les termes hommes et femmes sont des constructions sociales). Cette identité n’est pas forcément la même que l’identité biologique, c’est-à-dire l’identité de naissance (mâle ou femelle), on parle alors de transidentité. Ce phénomène est expliqué en partie médicalement, puisque certains chercheurs ont prouvé, que des personnes avaient des anomalies hormonales, et était donc biologiquement, en partie, femme dans un corps d’homme ou homme dans un corps de femme, ce n’est en revanche, pas le cas pour tous. Cette distinction entre identité de genre et identité biologique (on peut parler d’identité psychique et d’identité physique) permet l’existence de la transsexualité, et le fait que certaines personnes, qui se sentent hommes se retrouvent dans le corps d’une femme, ou l’inverse, et souhaitent rétablir ce qu’ils considèrent comme « une erreur de la nature », et changent de sexe, physiquement (transsexuels) ou psychiquement (transgenres). Concrètement, une femme trans (transgenre ou transsexuel) est une femme qui est née dans le corps d’un homme, et un homme trans est un homme né dans le corps d’une femme.

Publicités

Tout d’abord, il est important de faire la part des choses. En effet, il y a beaucoup d’amalgames, de confusions et d’ignorance lorsqu’on aborde le sujet de la transsexualité. Premièrement, il faut définir et différencier transsexualisme et transsexualité, car ces deux termes sont différents. Quand on parle de transsexualisme, on parle d’une personne transgenre, c’est-à-dire une personne qui a l’apparence du sexe opposé de son sexe biologique de naissance mais qui ne va pas nécessairement l’inscrire totalement dans son corps par une opération, c’est donc une personne qui se sent, dans « sa tête », du sexe opposé à son sexe biologique, mais qui n’est pas opérée et n’a donc pas changé de sexe (et ne souhaite pas changer de sexe). Au contraire, la transsexualité concerne les personnes transgenres, qui ont souhaité changer de sexe (ou le souhaitent et ont entrepris les démarches pour), et qui ont donc le sexe biologique opposé à leur sexe biologique de naissance. Concrètement, si on prend le cas de quelqu’un né homme, un transgenre est un homme qui se sent femme, qui s’habille comme telle, qui se prénomme comme telle, qui est devenu une femme mais qui a gardé l’organe génital d’un homme (son organe génital de naissance), alors qu’une transsexuelle est un homme qui est devenu une femme, qui a changé de sexe (et qui a donc un organe génital féminin, opposé à celui à sa naissance), c’est en quelques sortes une personne qui est arrivé à l’étape finale de la transformation (qu’on appelle transition) et est désormais une femme. Quand on parle communément de « trans », cela regroupe les transgenres et les transsexuels. Le terme trans est en effet utilisé par tous (trans et non trans) pour regrouper transsexuels et transgenres.

Par ailleurs et contrairement à ce que l’on pourrait penser, le transsexualisme n’est pas si « nouveau ». En effet, des chercheurs ont établi avec certitude l’existence de transgenres… à la préhistoire ! En effet, certains homo-sapiens, hommes, étaient des transgenres, et se comportaient comme des femmes, et donc, se sentaient, naturellement, femmes. De plus, ils étaient parfaitement acceptés par la société de l’époque, une société, d’après les chercheurs, plus égalitaire et avec moins de constructions sociales. Bien entendu il n’y avait pas de transsexuels puisque la transformation n’était pas techniquement possible, mais c’est une preuve que le transsexualisme n’est pas un fait contemporain et que cela a en fait, toujours existé.

Non, Un transsexuel n’est pas un homosexuel

Il y a également bon nombre de clichés et de confusions vis-à-vis des travestis et des drag-queens notamment. Les travestis ne sont en rien des trans. En effet se travestir est le fait de se déguiser en sexe opposé à son sexe biologique et psychique. En effet il s’agit par exemple d’hommes, qui se déguisent ponctuellement en femme, mais qui restent des hommes et se sentent homme (leur identité de genre est la même que leur identité biologique). C’est la même chose pour les drag-queens, qui sont des hommes qui se déguisent en femme dans un but de spectacle incluant du chant ou de la danse. Ces personnes ne sont pas nécessairement trans (elles peuvent l’être). En effet certaines drag-queens ont leur identité de genre différente de leur identité biologique mais ce n’est pas le cas de tous. On peut citer l’exemple célèbre de Conchita Wurst, gagnant de l’eurovision 2014. Celui qui a l’apparence d’une femme mais qui s’appelle en réalité Tom Neurwith a tenu à rétablir une vérité, lorsqu’on lui demande si il transsexuel : « Je ne suis pas trans­sexuelle, je suis une drag-queen » avant d’ajouter « Vous n’avez pas compris, je ne suis pas transsexuelle, je suis une drag-queen. Et nous, les drag-queens, on crée une sorte d’illusion(…) On est là pour divertir, il y a tout un show, tout un spectacle. Être né dans le corps du mauvais sexe, ça, c’est une autre histoire, c’est complètement différent de ce que l’on vit nous. ».

Il faut également faire le point sur une croyance commune. Un transsexuel n’est pas homosexuel, en tout cas pas nécessairement (puisqu’il peut l’être). En effet, la transsexualité n’est pas une orientation sexuelle, et c’est tout le paradoxe du mouvement LGBT. Il faut là aussi, différencier identité de genre et orientation sexuelle. Ce sont deux termes totalement différents. L’identité de genre, comme expliqué, est l’identité psychique (homme ou femme) alors que l’orientation sexuelle est le fait d’être attiré par une personne du sexe opposé, par une personne du même sexe, ou par les deux. Ces deux termes ne s’excluent pas. Par conséquent, une personne a une identité de genre, et une orientation sexuelle. Par exemple, une femme trans (c’est-à-dire une femme née dans le corps d’un homme) qui est attirée par les hommes, est hétérosexuelle, alors qu’une femme trans attirée par les femmes est homosexuelle, et vice-versa pour un homme trans. Bien entendu, un trans peut être également bisexuel.

Conchita Wurst n’est donc pas un transsexuel, ni même un transgenre, à l’inverse d’une autre personne célèbre, Catlyn Jenner. Caitlyn Jenner, né Bruce Jenner, ancien champion olympique et star de téléréalité aux Etats-Unis est un transsexuel car c’est un homme (qui a toujours vécu comme tel et qui a une famille et des enfants) qui se sentait femme et qui a décidé de changer de sexe, à travers, depuis un an des traitements hormonaux et une opération de changement de sexe à venir. Si sa transition a été plutôt rapide, puisqu’aux Etats-Unis, c’est beaucoup plus long en France.

Changer de sexe, en France

Le changement de sexe en France est considéré par la communauté trans comme difficile et laborieux. En effet, entre la prise de conscience, la transformation physique et l’obtention d’un nouvel état civil, le processus est long et dans bien des cas douloureux. Selon Samantha Monfort de l’association ORTrans qui accompagne les trans dans leur démarche, il faut compter entre 3 et 9 ans. Autant dire que ce n’est pas une démarche irréfléchie.

En effet, les transgenres français souhaitant devenir transsexuels (et donc changer de sexe) doivent avoir une démarche précise jugée trop contraignante par la communauté trans. Il faut tout d’abord se faire délivrer un certificat psychiatrique attestant être effectivement un transgenre (appelé officiellement « syndrome de transsexualisme »). Ce certificat s’obtient à travers des séances de psychiatre. Cela dure souvent longtemps (en moyenne 2 ans), même si il n’y a pas de limite (ni même un minimum) de temps pour obtenir ce certificat. Si en France le transsexualisme n’est plus considéré comme maladie psychiatrique (depuis 2010 et une loi de Roselyne Bachelot), la communauté trans dénonce le fait que ça l’est toujours dans les faits puisqu’il faut obligatoirement passer par un psychiatre pour entrer en transition.

Après avoir eu ce précieux certificat, il faut également impérativement avoir recours à la stérilisation. La stérilisation est notamment nécessaire d’un point de vue médical, car il est possible d’avoir des complications graves après le changement de sexe. Sans stérilisation il est possible d’avoir accès au changement de sexe, c’est donc une étape obligatoire (et éliminatoire, en quelques sortes, si ce n’est pas fait). Il est également impossible de changer de sexe si la personne a eu auparavant, un ou plusieurs enfants. Une fois ces trois conditions drastiques remplies, il est possible d’engager le processus de transition pour changer de sexe. Cela commence par un traitement hormonal, accompagné par des opérations éventuelles pour modifier le corps (chirurgie esthétique : ablation des seins, modification du torse pour ressembler davantage à un homme etc…). L’étape ultime est l’opération dite de réassignation du sexe, c’est le changement de sexe. Ainsi, suite à une vaginoplastie, une personne né homme change de sexe et a désormais un sexe féminin (vagin construit à partir de son pénis et scrotum existants), et à la suite d’une phalloplastie, une personne née femme devient un homme avec un sexe d’homme (pénis et scrotum construits à partir du vagin). Grâce aux progrès de la science, leurs nouveaux sexes permettent même (parfois car cela dépend de la réussite de l’opération) d’avoir du plaisir sexuel comme tout homme ou femme. Il faut cependant souligner que si cette procédure est réalisée en France, dans des établissements publics, elle est totalement remboursée par la sécurité sociale. Néanmoins, certains spécialistes se trouvent à l’étranger et certains transsexuels préfèrent aller se faire opérer à l’étranger, et donc payer (entre 5 000 et 10 000 euros) pour avoir un travail plus « propre » et plus réussi.

Quel est le taux de fréquence de la transsexualité?

La transsexualité est une phénomène rare. Ses estimations varient fortement dans la littérature. Les chiffres les plus récents datent de 2007 et indiquent une prévalence de transition d’homme vers femme de 1 sur 12 900 et une prévalence de transition de femme vers homme de 1 sur 33 800 (De Cuypere et al., 2007). Ces chiffres varient fortement d’une région à l’autre.

Causes de la transsexualité

Aucune discipline scientifique n’est cependant encore parvenue à fournir une réponse définitive permettant d’expliquer l’origine du phénomène. On s’accorde de plus en plus sur un ensemble de causes. Il faut comprendre par cela que plusieurs facteurs, dépendant à la fois de la biologie et de la psychologie du développement mais également des aspects relationnels et sociaux, sont peut-être à la base de ce phénomène et peuvent engendrer la naissance et le maintien d’une identité transgenre.

Le sentiment d’identité de genre est déterminé entre autres par des processus neurobiologiques. Les causes possibles de la transsexualité ne sont pas encore certaines. Divers domaines scientifiques ont déjà proposé des explications. La neurologie a déjà permis de constater qu’un noyau dans l’hypothalamus pourrait être partiellement responsable de ces plaintes de genre. Divers courants de pensée de la psychologie se sont déjà penchés sur ce qui se passe autrement que prévu dans le développement d’un individu durant sa petite enfance.

Prise de conscience des sentiments trans

Les conflits entre le corps et l’identité de genre surviennent souvent à l’adolescence, lorsque le développement du corps en homme ou en femme s’accélère. Le garçon ou la fille trans commence alors souvent à se sentir désespéré-e et incapable de combattre l’évolution corporelle non désirée, ou de l’accepter. Le conflit intérieur est souvent intense durant cette période. Le fait de ne pas savoir quoi faire de soi et de son identité mène certains à des pensées suicidaires. Il n’y a en effet aucune solution ni aucun remède en vue et l’on n’estime pas envisageable de devoir continuer à vivre de cette manière. Certains se replient totalement sur eux-mêmes et mènent une existence solitaire sans perspectives d’avenir. D’autres cèdent à la pression sociale et essaient de passer outre le fait que la nature leur a attribué ‘le mauvais sexe’. Ils se sentent emprisonnés dans leur corps et prennent conscience du caractère désespéré de leur désir. Ils se rendent comptent du fait qu’il est presque impossible de concrétiser dans le monde réel leur certitude d’être une femme dans un corps d’homme ou un homme dans un corps de femme.

Pour beaucoup, leur vie est bouleversée le jour où ils tombent par hasard sur des ouvrages consacrés à la transsexualité ou lorsqu’ils en entendent parler par d’autres médias. Ils se reconnaissent dans la description de cette thématique et dans les témoignages des autres. Ils comprennent pour la première fois avec certitude ce qui leur arrive. Ils éprouvent un immense soulagement en constatant que d’autres sont aux prises avec les mêmes sentiments, contrairement à ce qu’ils ont cru pendant longtemps.

C’est cette prise de conscience qui pousse certains à essayer de se résigner à la situation. Certains vont même jusqu’à se marier et à fonder une famille dans l’espoir de pouvoir ainsi se réconcilier avec leur sexe biologique et en supposant y parvenir. Il ressort toutefois des nombreux récits de personnes transsexuelles ayant vécu de telles expériences que l’identité de genre ne s’avère pas “vaincue” si facilement. Avec le temps, ces personnes se retrouvent presque toujours confrontées à leur problème. Elles se rendent compte du fait que toutes leurs tentatives de se résigner à leur sexe biologique n’ont abouti à rien. Dans leur tentative de nier leur identité et dans leur désarroi, certains se demandent parfois pendant un certain temps s’ils ont des préférences homosexuelles ou lesbiennes.

ll est aussi difficile de se voir soi-même que de regarder en arrière sans se retourner. Le monde ne peut pas passer son temps à regarder en arrière et à entretenir les haines du passé. On ne progresserait pas sinon.

Cette trop longue procédure, semée d’embuches légales est dénoncée par la communauté trans car trop contraignante et décourageante pour les transgenres qui veulent changer de sexe. Cependant, on peut également se demander si cette procédure n’est pas justifiée. En effet, cette transformation n’est pas une procédure banale, c’est un changement de vie, radical, sans retour en arrière possible (ou presque. Il y a certains transgenres qui ne sont pas prêts au changement de sexe, certains qui se trompent et ne sont pas réellement des transgenres et certains même qui ont changé de sexe et le regrettent désormais. C’est le cas d’Orlando et Mikael qui sont deux anciens transsexuels, qui ont fait l’objet d’une pièce de théâtre norvégienne (au nom très parlant de « Regretters »). Tous deux, étaient des hommes, ont changé de sexe, sont devenus des femmes, puis ont regretté leur geste et ont fait machine arrière, en rechangeant de sexe, pour revenir à leur sexe d’origine. Ces deux personnes ne sont pas les deux seuls cas du monde. Cela arrive parfois. Alors toute cette procédure n’est-elle pas nécessaire pour « faire le tri » et éviter de gâcher la vie de certaines personnes ?

Tout ce que vous avez à la fin est de regarder en arrière et d’aimer les choix que vous avez faits. Ne jamais regarder en arrière. Ne jamais avoir de regrets, juste des leçons apprises.

C’est le retour aux sources qui crée l’événement.

Réfléchir sur le passé et s’inquiéter de l’avenir ne servent qu’à nous ravir la jouissance du présent.

 L’amour a d’autant plus de chance d’avenir qu’il plonge plus avant dans le passé, et c’est ce qu’on a toujours chéri qu’on peut encore le mieux chérir toujours. Une étrangère vous renouvelle, une jeune fille vous rajeunit, mais c’est avec les vieilles affections qu’on se continue.

Par ailleurs, il y a un autre problème législatif en France. Il faut obligatoirement changer de sexe physiquement (à travers la réassignation sexuelle) pour changer d’état civil (c’est-à-dire changer de sexe officiellement, à travers la loi). Ainsi, aujourd’hui en France, il est impossible de changer de prénom, de sexe (masculin ou féminin) à l’état civil si la personne n’a pas changé de sexe physiquement. Par conséquent, les transgenres sont exclus de cette procédure et ne peuvent notamment pas changer de prénom ce qui est très difficile dans la vie de tous les jours puisqu’officiellement, ils sont toujours considérés comme de leur sexe de naissance. Sophia est une femme transgenre. Elle, qui est née homme, se considère comme femme bien qu’elle n’a pas changé de sexe physiquement (découragé par les trop longues procédures). Pourtant, sur sa carte d’identité, et malgré sa photo de « femme », elle se prénomme Sébastien, et un « M » pour masculin figure à côté de la mention « Sexe ». Quand un policier consulte ses papiers, on l’appelle monsieur et pour toute autre démarche officielle, on l’appelle monsieur. Elle souffre donc du fait qu’on lui rappelle une identité biologique qu’elle souhaite effacer au profit de son identité psychique. Certains trans, refusent même d’utiliser leurs papiers officiels pour vivre, de crainte qu’on leur rappelle constamment leur sexe de naissance. Par conséquent, ils n’ont plus accès aux aides de l’Etat, au logement et à tout ce qui nécessite des papiers d’identité. C’est là un véritable problème puisque ces personnes se marginalisent, se retrouvent parfois même sans domicile fixe. La communauté trans réclame donc un élargissement du changement d’état civil aux transgenres qui ne changent pas de sexe biologique (à défaut d’assouplir les contraintes pour changer de sexe), et donc là aussi, un assouplissement des contraintes légales du changement d’état civil.

Le changement d’état civil a également quelques répercussions, jugées mineures, sur la vie du transsexuel. Par exemple, s’il s’est marié auparavant, le mariage est rendu caduc. En revanche, il n’annule aucunement ce qui a été acquis jusque-là par la personne, comme les diplômes, ou la parenté si la personne avait eu un enfant auparavant. Il est possible de changer le nom sur le diplôme mais cela est au bon vouloir de l’établissement qui a délivré le diplôme.

Le combat de la communauté trans pour se faire reconnaître sans justifications, sans excuses et sans discrimination est encore long et difficile, mais les mentalités évoluent, et évolueront encore. Un jour, il est fort probable (et souhaitable) que les transsexuels ne soit pas différenciables des autres personnes, et soient des hommes, et des femmes à part entière.

Le terme « prise de conscience » est sans doute l’un des plus utilisés sur Réussite Personnelle.

Et pour cause, la psychologie individuelle étant un domaine avec lequel il est difficile de rester en contact permanent, notre besoin de comprendre et d’analyser nos sentiments est réel, concret.

Il s’agit en réalité d’une capacité à se remettre en question, à réaliser le chemin parcouru et les obstacles rencontrés, tout en étant capables d’en relativiser les conséquences.

Comme chacun sait, le sujet d’étude le plus difficile à cerner est souvent sa propre personne.

Il apparaît comme naturel de ne pas vouloir se placer sur un piédestal ou au contraire de refuser de se reconnaître de trop nombreuses faiblesses.

L’objectivité est toujours plus difficile à atteindre lorsque l’introspection concerne l’entièreté de notre être.

Il n’est pas évident de se regarder dans un miroir et d’éviter de se trouver des excuses ou de ne pas ressentir certains doutes, certaines peurs (souvent infondées) de resurgir, obscurcissant notre jugement.

Car non, nous ne parlons pas du fait de simplement « comprendre » que l’on n’adopte pas toujours le meilleur comportement possible ou que notre système de pensée est influencé par telle ou telle source extérieure…

Ce dont nous parlons ici, c’est d’une véritable aptitude à incorporer cette réflexion dans la définition de qui nous sommes, à en faire un pilier de notre développement personnel.

Pour favoriser ce processus, il semblerait alors que nous devions rester à l’écoute de nos désirs, de nos besoins, de nos difficultés et de nos capacités réelles, afin d’affiner notre connaissance de soi.

La prise de conscience c’est, en réalité, ce mécanisme qui nous permet d’ingurgiter, et d’utiliser les aléas de notre environnement, afin de nous permettre d’évoluer sereinement.

Plus la prise de conscience est présente, utilisée pour relever les challenges de notre quotidien, plus notre potentiel apparaîtra comme important, prêt à éclore aux yeux du monde.

Un programme alléchant, non ?

Placez au centre de la réflexion

Lorsqu’on se place dans une logique évolutive, censée mous permettre d’avancer et de nous préparer à atteindre des objectifs toujours plus élevés, la personnalisation de la réflexion devient une priorité absolue.

Pourtant, nombre d’entre nous aiment à se comparer, à tenter une analyse de soi en fonction d’autrui.

Ce système semble naturel, tant les interactions que nous développons nous importent et participent à l’élaboration de nos raisonnements.

Cependant, il favorise la compétition, le manque de clairvoyance et la volonté de faire mieux que l’autre au détriment d’une définition plus égoïste de l’amélioration et de la sérénité.

La prise de conscience ne doit pas découler d’un désir de répondre à des canons ou à des exigences collectives, mais bien d’un examen basé sur l’individu, avec tout ce que cela implique comme spécificités.

Chaque personne est unique.

Se référer à des modèles, des « mentors » peut permettre de renforcer notre motivation à effectivement surmonter certains obstacles, mais ne doit en aucun cas devenir une obsession.

La seule personne dont les opinions et les désirs comptent par-dessus tout, c’est nous.

Car personne ne nous donnera la main, ne nous accompagnera tout au long de notre existence pour mener cette dernière du mieux possible.

Nous devons être capables de rester à l’écoute de nos réelles envies, de nos besoins.

L’idée n’est pas ici de faire preuve d’égoïsme ou d’égocentrisme, mais bien d’apprendre à traduire la gravité ou la portée de nos errements psychologiques afin de prendre les décisions les plus rationnelles.

Combien d’entre nous exercent un métier qu’ils n’apprécient pas et reculent devant la possibilité de changer la situation par peur du changement et de la prise de risques qui lui est afférente ?

Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir mal sans même pouvoir identifier les causes de cette tourmente ?

Retrouvez votre identité

Si l’introspection est la clé d’une définition personnelle efficace, la prise de conscience découle aussi légitimement d’une volonté manifeste de ne plus se trouver d’excuses et de faire preuve de réalisme.

Cela n’est pas donné à tout le monde.

Il faut une certaine dose de courage pour y parvenir.

Partout où nous allons, nous croisons des gens qui ne font aucunement preuve de gentillesse, de respect, de politesse ou de toute autre formulation d’un certain savoir-vivre et de capacités relationnelles.

Le pire, c’est que ces personnes semblent totalement ignorer le mal qu’elles peuvent faire.

Comme si elles en avaient le droit, leur légitimité découlant d’un pouvoir divin qu’on leur aurait gracieusement accordé.

La raison ? Les agresseurs sont rarement aptes à se remettre en question.

Après tout, comme on le dit, il est très simple de voir la paille dans l’œil du voisin, mais moins évident de voir la poutre dans le sien.

Ignorer le fait qu’on puisse s’emporter, qu’on a un mauvais caractère, une tendance à mentir ou à manipuler l’autre ne fera pas s’envoler ledit manquement comportemental.

Si l’on écoute les personnes les plus agressives, leurs cibles sont souvent dépeintes comme des personnes dénuées d’humanité et de sentiments.

Comme si le fait de dire cela pouvait cacher leurs velléités, cette volonté d’écraser l’autre pour ne pas avoir à soi même, se remettre en question.

La prise de conscience est alors un outil qui va bien plus loin qu’une simple réflexion sur sa condition.

Elle permet d’identifier les comportements destructeurs, de réaliser à quel point nous pouvons être dangereux pour autrui.

C’est une vérité vérifiable, si chacun peut avoir une opinion arrêtée sur un autre individu, en faire l’étalage avec véhémence est l’apanage des personnes les plus aigries, les moins aptes à effectuer une introspection réelle.

Moralité ?

La prise de conscience, naissante d’une réflexion appliquée, réelle et entière sur nos comportements, nos désirs, nos rêves et nos objectifs, permet de renforcer notre connaissance de ce que nous sommes et de ce que nous pourrions être.

Reste à savoir comment combler l’écart alors mis en relief !

Qu’en est-il pour vous ? Comment mettez-vous en exergue la prise de conscience ? Que vous a-t-elle amené ? Vos commentaires sont les bienvenus !

À bientôt !

A LIRE

FAUNES ET FEMMES MAGAZINE

Le sextoy est-il un accessoire de bien-être ?

Les sextoys de dernière génération sont désormais présentés comme de banals outils wellness et vendus au même rayon que les cosmétiques. Une bonne nouvelle pour notre « santé sexuelle » ? 

Le sextoy est-il un accessoire de bien-être
@Presse / Le sextoy est-il un accessoire de bien-être / @dianaunlimitedfaunesetfemmesmagazines.fr

Depuis une décennie, toutes les stars ou presque sortent une gamme de maquillage, de skincare ou de soins capillaires, Jennifer Aniston et Ellen DeGeneres étant les dernières à avoir dégainé. Mais ceci est déjà du passé. La star des années 2020, elle, crée… son sextoy. Un créneau qui n’est donc plus réservé aux grands noms de l’industrie pornographique. La chanteuse britannique Lily Allen a ainsi lancé une version de voyage du fameux Womanizer, le plus connu du secteur. L’actrice Dakota Johnson, vue dans « Cinquante Nuances de Grey », est investisseuse et codirectrice créative de la marque Maude, qui propose des bougies parfumées et des vibromasseurs.

La mannequin, actrice et productrice de prosecco vegan Cara Delevingne trouve aussi le temps d’être DA de Lora DiCarlo, un label qui propose un large éventail de joujoux haut de gamme pour tous les types de sexualité. Gwyneth Paltrow, jamais en reste sur le sujet, en a sorti deux, même si ceux-ci sont plutôt classiques et sans surprise. Bref, le sextoy est la nouvelle palette de make-up. « Pour une célébrité, c’est une manière maligne de monétiser sa fin de carrière, estime Clémentine Gallot, coauteure de “La Charge sexuelle” (First Éditions). Le sextoy présenté comme outil de bien-être me paraît être l’acmé du phénomène. » Ces engins sont devenus d’un coup plus visibles : outre-Atlantique, on les trouve chez Anthropologie ou sur le site Goop, comme une extension des tisanes déstressantes et roll-on de jade. En France, Sephora distribue depuis l’automne les sextoys de la marque Smile Makers, ainsi que des huiles, lubrifiants, lingettes intimes…

On peut donc shopper son accessoire sexuel de la même façon que sa lotion exfoliante. Même si cela ne rend pas pour autant ces produits plus accessibles, la plupart des marques affichant des prix élevés, l’engouement autour du clitoris ne devrait pas s’arrêter de sitôt. « On estime qu’en 2025 le marché mondial de la “sex tech” pèsera 30 milliards de dollars, affirme Amandine Ranson, directrice de la communication France de la marque Lelo. L’année 2020 a d’ailleurs été charnière : entre mars et juin, pendant les confinements, les ventes ont bondi de plus de 185 % dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. Aujourd’hui, 90 % des clients sont des femmes. Le sextoy est en train de devenir leur meilleur ami. » Mais si ce phénomène enrichit les actrices et les revendeurs beauté, qu’est-ce que cela change pour nous ?

try { new KwankoSDKLoader.getSlot(“S4F2295763111D23”); } catch(e) {}

DE PIGALLE À GOOP           

Exit l’univers de l’érotisme. L’orgasme est désormais marketé comme le masque hydratant, c’est-à-dire en tant qu’étape indispensable du self-care. La marque Maude a pour intention de faire du sexual care une partie de votre routine bienêtre », déclarait ainsi Dakota Johnson au « Vogue » américain en novembre dernier. Il est dit du plaisir qu’il fera du bien, voire maintiendra en meilleure santé. Sur la boutique en ligne de Gwyneth Paltrow, Goop, le sextoy est classé sous l’onglet « santé sexuelle ». Et l’actrice lance également cet automne un complément alimentaire pour relancer la libido féminine, un sujet sur lequel l’industrie pharmaceutique s’est plusieurs fois cassé les dents, les « Viagra au féminin » n’ayant pas eu beaucoup plus d’effet que les placebos. Mais cette « santé sexuelle » dont tout le monde parle, au fait, c’est quoi ? La définition est très large. « Cela inclut la santé mentale, émotionnelle et physique.

Être en bonne santé sexuelle, c’est aussi connaître son corps et savoir ce que l’on aime ou non. C’est une sexualité sécurisée, c’est-à-dire sans pression, consentie, sans drogue, en se protégeant des MST, avec du plaisir. Et, bien sûr, être en bonne santé sexuelle ne veut pas dire que l’on a une activité sexuelle. Le plus important est de savoir ce qui nous convient, sans souffrances », rappelle la Dre Marion Aupomerol, gynécologue responsable de la consultation santé sexuelle à l’hôpital Gustave-Roussy. Une définition bien plus large que la vision simpliste d’un orgasme régulier qui serait synonyme de bonne santé. D’ailleurs, les scientifiques ne savent pas vraiment quelle est la fonction de l’orgasme féminin. Il a longtemps été jugé utile pour favoriser la conception et « pousser » le sperme vers l’ovule. Depuis 2016, on dit surtout qu’il serait un bon moyen d’entretenir son plancher pelvien et donc de lutter contre les fuites urinaires. Plus largement, l’activité sexuelle a été étudiée depuis longtemps : elle pourrait rendre les cycles menstruels plus réguliers, et la libération d’hormones (endorphines et ocytocine, notamment) a des effets antidouleur, influe positivement sur notre humeur… et même sur notre système immunitaire. Mais, à notre connaissance, nulle étude n’a comparé la santé globale (physique et mentale) de femmes qui se masturbent à celle de femmes qui ne le font pas.

VERS UNE MONÉTISATION DE NOS ORGASMES ?       

Si les marques s’emparent du sujet, c’est peut-être parce que le discours autour d’une sexualité positive n’a pas été assez porté par les pouvoirs publics. « En France, la prévention a longtemps été orientée autour de la mise en garde, de la contraception, des MST, par exemple, note la Dre Aupomerol. C’est un message primordial, mais on a oublié de parler de plaisir, de connaissance de son corps. C’est enfin en train de changer. » Sous couvert d’empowerment et de « positivité », l’industrie de la wellness opère sur la sexualité la même OPA que celle qu’elle a menée sur la santé globale ces dernières années à grands coups de compléments alimentaires. Pour les vendeurs de bien-être, être en bonne santé ne signifie plus « ne plus être malade », mais « être au maximum de ses capacités », voire « être la meilleure version de soi-même ». Et optimiser sa santé sexuelle signifierait jouir régulièrement. Le risque, bien sûr, c’est de créer de nouvelles injonctions. Alors, trois orgasmes par semaine, sinon tu as raté ta vie ? « On dit un peu facilement que les femmes sont passées au cours de l’histoire de l’interdiction à l’injonction de jouir. Ce n’est pas tout à fait vrai, nuance Clémentine Gallot.

Il y a des siècles, on disait déjà qu’il fallait que la femme jouisse, même si c’était corrélé à la reproduction. Cela a été proscrit au XIXe siècle, puis c’est redevenu une préoccupation avec la révolution sexuelle, même si ce sont surtout les hommes qui en ont profité. La période actuelle est ambivalente, puisque la répression et l’injonction coexistent. » Paraître plus belle, se sentir mieux et jouir plus efficacement – les trois piliers de l’actuelle industrie du bien-être – sont étroitement liés : finalement, se faire injecter de l’acide hyaluronique, pratiquer le yoga et s’offrir un vibromasseur, c’est très cohérent. « L’injonction de plaisir est un dérivé des logiques capitalistes de l’amélioration de soi et du corps, rappelle Clémentine Gallot. Les femmes subissent une pression pour réussir leur vie sexuelle et donc tout expérimenter. Mais cette consigne pèse principalement sur les épaules des femmes hétéros cis. Ce sont elles qui s’occupent du “care” dans leur couple, et si elles sont célibataires, elles le font dans l’optique de se rendre désirables sur le marché conjugal. Il faut maîtriser la technique, mais pas trop, sous peine d’être victime de slut-shaming. » On est bien loin de la pause détente sous la couette. Mais ne jetons pas le vibromasseur avec l’eau du bain : ces engins peuvent être utiles. D’ailleurs, certains outils de rééducation du périnée ne sont pas très loin des accessoires dédiés au plaisir.

Le site Périnée Shop (perineeshop.com) propose ainsi des galets vibrants et autres boules de geisha à côté des produits conventionnés par l’assurance maladie. Les médecins peuvent aussi recommander des accessoires dans le cadre de consultations, en sexologie comme en gynécologie. « Nous accompagnons parfois certaines patientes avec ces objets, souligne Camille Bataillon, sexologue clinicienne et cofondatrice de la plateforme Mia (mia.co), qui propose des rendez-vous en ligne. Mais ils ne sont certainement pas une solution miracle. Travailler son rapport au corps avec ses mains et ses doigts me paraît une première étape indispensable. » On l’aura deviné : l’aspirateur à clito n’est pas aussi nécessaire que le dentifrice, même s’il est nettement plus agréable. « Certaines patientes ont l’impression qu’elles doivent posséder plusieurs sextoys pour ressentir un plaisir ultime qu’elles idéalisent, continue la sexologue. Cela les amène parfois à passer à côté des sensations agréables qu’elles ressentent. Il faudrait repenser notre définition de l’orgasme ! N’oublions pas que le désir sexuel est très variable selon les personnes et les moments de la vie. » En somme, il nous appartient de ne pas laisser les marques définir ce que sont les sexualités épanouies. Heureusement, la discipline est en pleine expansion : le diplôme universitaire « santé sexuelle pour tous.tes » vient ainsi d’être créé le mois dernier à la Sorbonne. À destination des soignants et des enseignants (entre autres), il a pour but de développer les connaissances autour du sujet.

SEXTOY TROPHÉE       

Concrètement, les stimulateurs de clitoris ont profondément modifié ce marché dit de la « sex tech ». Leur prix est justifié par différents paramètres : la douceur et la qualité du silicone, la possibilité de varier ou de contrôler les vibrations, voire de connecter l’appareil à un autre, l’option waterproof ou autochauffante, l’absence de bruit, etc. Les fabricants promettent de la performance et de la facilité. Fortes de cette efficacité, de nombreuses marques ont développé un discours d’empowerment, avec plus ou moins de subtilité – sur sa page dédiée à Lily Allen, le site Womanizer nous enjoint : « Soyez forte et indépendante ». « Il y a parfois une tentative de récupération », dénonce Elvire Duvelle-Charles, cofondatrice de la série documentaire “Clit Revolution” (à voir en replay sur france.tv) et du compte Instagram @clitrevolution.

Certaines marques ont tenté de se rapprocher de personnalités féministes. On a aussi vu des initiatives surprenantes, avec un sextoy qui “aiderait à surmonter la douleur des règles” – en fait, c’est le cas de tout orgasme. » Aujourd’hui, les fabricants s’aventurent autant sur le terrain de l’empowerment (comme par exemple la nouvelle marque baptisée « Puissante »), que sur celui de l’inclusivité. Le slogan phare est donc le plaisir pour tous et toutes. Sur leurs sites, on découvre des visuels indiquant que leurs marques ne s’adressent pas forcément à des personnes en couple, cisgenres, hétéros, valides, jeunes, blanches. La boutique Passage du Désir lance d’ailleurs cet automne un coffret spécial senior. Et si le fond a changé, la forme aussi. Tous ces objets sont beaux : Maude propose un vibro à la teinte kaki que ne renierait pas un créateur de mode de l’école d’Anvers, et la marque japonaise Tenga, spécialisée dans les sextoys pour hommes, commercialise dans sa gamme femme Iroha un coquillage nervuré si joli qu’on aimerait bien afficher sa réplique en porcelaine dans notre salon.

Plus forte encore, la maison Biird a conçu un aspirateur à clitoris qui fait aussi office de lampe de chevet, pour qu’il puisse être exposé sans que se devine sa fonction première. Il est même vendu sans l’étui opaque qui protège et cache souvent ces engins. Gwyneth Paltrow a elle aussi conçu le sien de façon à ce qu’il soit « beau sur une table de nuit », dixit son site, Goop. Mais en interview, l’actrice refuse de dire si elle l’a utilisé… Le vibro a (presque) gagné ses lettres de noblesse.

INTIME COSMÉTIQUE      

Portées par l’explosion du marché de la « fem tech », dont on estime qu’il va croître de plus de 13 % d’ici à 2026 (d’après le bureau Research & Markets), les innovations en matière de cosmétiques intimes explosent. Et les lingettes, huiles et autres savons ne sont plus réservés aux rayons de la pharmacie. Au niveau réglementaire, les fabricants de cosmétiques peuvent facilement créer des produits destinés à la zone externe – la vulve uniquement – à condition de passer des tests spécifiques pour s’assurer qu’ils soient compatibles avec les muqueuses. (Pour créer un lubrifiant interne, le processus pour se plier à la réglementation est plus compliqué et coûteux.) Mais l’actif star du moment, c’est le CBD, la molécule non psychotrope issue du cannabis. Largement utilisée en cosmétique, on la retrouve désormais dans bon nombre d’huiles de massage « planantes » pour la vulve ou même sous forme à avaler, afin de remédier aux douleurs menstruelles. Rappelons tout de même que notre sexe ne nécessite pas une routine sophistiquée. Les gynécologues répètent à l’envi que le vagin est formidable : il s’autonettoie. Ils préconisent également de rincer la vulve à l’eau, nul besoin de lingette. C’est uniquement en cas d’inconfort que les savons intimes peuvent être utiles pour modifier le pH – et on recommande avant tout de consulter un médecin pour comprendre la cause.

PÉNÉTRATION DÉTRÔNÉE

Les fabricants de sextoys (et, en ce moment, surtout les fabricantes) l’ont enfin compris : les femmes ne se masturbent pas seulement via la pénétration. Et les formes phalliques mega-volumineuses s’effacent, au profit de jouets centrés sur le clitoris-roi. Mais on revient de loin, car Freud considérait le plaisir clitoridien comme un sous-orgasme. En 2000, le premier sextoy mainstream, le Rabbit, popularisé par « Sex and The City », puis les jouets vendus par Sonia Rykiel, dans l’univers du luxe, à partir de 2002, ont commencé à changer la donne. Mais il a quand même fallu attendre 2017 pour voir les premières représentations du clitoris dans les manuels scolaires. « Aujourd’hui, on ne parle plus d’orgasme “vaginal“ mais “par voie interne”, puisque c’est le clitoris que l’on stimule à travers les parois du vagin, rappelle Elvire Duvelle-Charles. Sur le marché des sextoys, on voit ainsi beaucoup de formes non phalliques, rondes, comme des galets.

Cela ne veut pas dire que la pénétration n’existe plus, mais l’offre s’est diversifiée. » Parmi les grands responsables de ce bouleversement, la marque allemande Womanizer, qui, en 2014, a inventé le stimulateur du clitoris sans contact, qui fait varier la pression d’air et crée des orgasmes très rapides. « Avant, on se limitait à des godes et des vibromasseurs, rappelle Elvire Duvelle-Charles. “L’aspirateur à clito” a permis une prise de conscience. Et il plaît beaucoup, car on le pose au bon endroit et on ne bouge plus. » Ces nouveaux sextoys participent sans doute à la redéfinition des relations sexuelles, avec ou sans partenaire. « Certaines patientes me confient qu’elles ont des douleurs lors des rapports. Mais il s’agit souvent de souffrances lors de la pénétration. Or, la sexualité ce n’est pas que cela, on peut faire l’amour de multiples façons, souligne la Dre Marion Aupomerol. Il est temps de bannir le terme “préliminaires”de notre vocabulaire ! »

Crédit photo : Diana ABDOU Éditrice En Chef Web | Diana Unlimited
close

Vous en voulez plus ?

Inscrivez-vous pour recevoir les derniers sujets en lien avec l’actualité santé et grandes thématiques de société.

Nous n’envoyons pas de messages indésirables ! Lisez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

L'amour c'est 1+1=1 quand une femme désire son homme qui malgré la distance
@dianaunlimitedfaunesetfemmesmagazines / L’amour c’est 1+1=1 quand une femme désire son homme qui malgré la distance

L’amour c’est 1+1=1 quand une femme désire son homme qui malgré la distance

Du civilisé au sauvage, il y a tout juste la distance qu’il y a de l’amour à la jalousie. On trouvera un jour des instruments pour mesurer ces infiniment petits. Dans l’amour d’un couple, trouver la distance juste est essentiel. Cela demande beaucoup de patience, de perspicacité et d’imagination, en un mot, d’esprit.

L’amour est une plante de printemps qui parfume tout de son espoir, même les ruines où il s’accroche..

Le printemps s’annonce toujours rempli de promesses… sans jamais nous mentir, sans jamais défaillir. Les fleurs du printemps ne conservent pas toujours leur beauté ; la lune ne brille pas toujours sous le même aspect. Pourquoi fatiguer ton esprit d’éternels projets qui passent ta portée ?

Je sais comment faire avec les gens qui me font mal, je sais pas du tout comment m'y prendre quand on me dit qu’ont m'aime, et qu’ont me fait souffrir

Je sais comment faire avec les gens qui me font mal, je sais pas du tout comment m’y prendre quand on me dit qu’ont m’aime, et qu’ont me fait souffrir

Quand on prend conscience d’une situation, on a toujours le choix : soit on reste, soit on part : oui ! c’est aussi simple que ça. Je sais qu’on peut être dans une relation maritale avec des enfants et que partir veut dire  » prendre des risques » : mais rester c’est aussi prendre le risque de  » mourir » dans la relation.

Crédit photo : Diana ABDOU Éditrice En Chef Web | Diana Unlimited
close

Vous en voulez plus ?

Inscrivez-vous pour recevoir les derniers sujets en lien avec l'actualité santé et grandes thématiques de société.

Nous n’envoyons pas de messages indésirables ! Lisez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Supportscreen tag
%d blogueurs aiment cette page :