L’homme le plus opprimé peut opprimer un être, qui est sa femme. Elle est la prolétaire du prolétaire même.

Les femmes n’ont pas tort du tout, quand elles refusent les règles de vie, qui sont introduites au monde : d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles.

Les femmes qui sont les plus fortes ont un être cher au paradis

Elle sait à quoi ressemble la douleur. 

Pas seulement la douleur d’avoir été détruite ou trompée. Elle a connu un chagrin extrême suite à la perte d’un être cher. Le type de chagrin où la personne qui vous manque ne revient jamais. Elle est forte, parce qu’elle a établi une relation avec quelqu’un, quelqu’un de beau, à couper le souffle. Quelqu’un qui méritait de vivre une longue vie saine sans souffrance. Mais on lui a arraché cette personne.

Pourquoi ? On le sait, la femme est amenée à jouer plusieurs rôles en même temps. Sans aucun doute, devoir faire tenir debout toute « l’usine » du système familial avec une certaine rigueur, ne rien lâcher dans le monde du travail (à forte dominance masculine), le tout avec une pression certaine de perfection, favorise la mobilisation de ses qualités masculines. Les qualités féminines, elles, s’en trouvent souvent reléguées, voire oubliées, par peur de l’effondrement du système auquel nous avons été formatées.

Oui, la crainte d’écouter cette petite voix en nous qui dit que nous avons besoin d’espace, de douceur, de lâcher prise sur certains combats et même parfois de pouvoir nous appuyer, ou pire encore, pleurer sur une épaule bienveillante. Tant de faiblesses coupables, qui pourraient nous affaiblir dans ce monde de plus en plus intransigeant et radical, de toutes parts. Or, ces femmes sur le qui-vive permanent, ces guerrières du quotidien, je les vois souvent fatiguées d’être en mode combat et je constate que tout le système autour d’elles en souffre aussi. Ainsi, l’homme se languira de l’amoureuse qui n’est plus que mère, épouse et femme en carrière, tandis que les enfants regretteront la douceur du féminin qui sait prendre dans les bras et consoler.

Si le combat du féminisme tel qu’on l’entendait à ses débuts est toujours aussi valide, si la parole doit absolument et légitimement se libérer, il y a aussi une bataille, tout aussi révolutionnaire mais plus intime, en soi, à mener. Il s’agira de savoir « baisser les armes » et se reconnecter avec sa part de Féminité, cette capacité à faire preuve de douceur, de compassion, à rêver ou à faire les folles, tout en continuant de nous affirmant par une attitude parfaitement alignée, parfaitement assumée.

Elle n’a pas eu suffisamment de temps avec cette personne. Elle ne lui a pas dit tout ce qu’elle aurait dû. C’est injuste, mais elle a appris à accepter que la vie est faite ainsi. L’univers ne fait pas de favoritisme. Et c’est normal, même si ce n’est pas vraiment juste.

Sa force a été testée le jour où elle a appris la nouvelle, et tous les jours depuis. Elle s’est interrogée. Elle s’est interrogée sur ses croyances. Sa force a été mise à rude épreuve, mais elle n’a jamais complètement abandonné. Si c’était le cas, elle ne serait plus là.

Mais elle est toujours là. Elle respire toujours. La mort de cet être cher l’a rendue forte, car elle est encore vivante, même s’il est parti.

Tous les livres parlant « new age » ont beau dire que nous entrons dans une ère du « tout féminin », tant d’articles ont beau dire que les hommes peinent à trouver leur place face à une féminisation galopante de la société, j’ai malgré tout l’impression d’un malaise, d’un mal-être lorsqu’il s’agit pour la femme en tant qu’individu de laisser s’exprimer ses qualités féminines, de vivre sa féminité, pour elle-même, sans raison, sans enjeu.

Dans les cercles de femmes et ateliers que j’anime, nous travaillons sur les divers rôles qu’une femme assume à l’heure actuelle. J’ai pu observer que c’est souvent le rôle de la Femme au sens romantique du terme, cette partie qui mêle émotions, sentiments, posture de désirante comme de désirée, qui souffre le plus.

Les participantes à ces cercles m’avouent parfois qu’elles ne savent pas ou plus comment être une femme. Elles comprennent et assurent très bien leurs rôles de mère, d’épouse ou de compagne ; elles sont indépendantes et professionnellement actives, mais quand il s’agit de faire place à la femme dans sa féminité pure, elles se retrouvent dans l’insécurité, manquent de ressources et de courage. Bref, c’est un peu le désert en termes de rêve, de fantaisie, de créativité, mais aussi de sensualité et de sexualité épanouies.

Parce qu’elle a fait face aux pires circonstances possibles et a survécu. 

Le deuil d’un. Les funérailles. Les discours. Les messages attachés aux fleurs. Elle a traversé les moments les plus difficiles, des moments où elle aurait aimé pouvoir disparaître, où elle aurait aimé échanger sa place avec la personne qui est partie, mais elle est encore capable de sourire. De rire. De profiter de la vie.

Bien sûr, elle n’a pas fini de pleurer. 

Elle pleurera encore quand elle feuillettera ses albums ou qu’elle verra un souvenir avec cette personne sur Facebook. Quand elle traversera le cimetière ou qu’elle regardera l’urne de son être cher disparu sur son étagère. 

Quand il sera tard dans la nuit ou tôt le matin et qu’elle n’arrivera pas à dormir. Mais ces larmes ne la rendent pas faible. Elles la rendent forte. Elles font d’elle une survivante.

Elle est forte, car elle a fait face à la plus grande perte que l’on puisse imaginer. Elle sait à quoi ressemble la douleur imparable, ce que l’on ressent quand quelqu’un nous manque et qu’on ne peut pas le voir. Quelqu’un dont on peut hurler le nom, mais qui ne donnera jamais de réponse concrète.

Elle est forte, parce qu’elle n’a pas laissé la mort la transformer en quelqu’un de cynique. Elle a toujours un cœur énorme. Elle a encore beaucoup d’amour à donner.

Elle est forte, parce qu’elle est là pour ses amis chaque fois qu’ils subissent une perte similaire. Parce que c’est quelqu’un sur qui les autres personnes peuvent s’appuyer. Parce qu’elle ne laisse pas les horreurs de son passé la hanter.

Elle est forte, parce que si elle a pu surmonter la mort de quelqu’un qu’elle aimait plus que les mots ne peuvent l’exprimer, elle peut tout surmonter.

Les êtres élémentaires luttent contre le destin (et le cœur) d’une artiste à deux âmes alors qu’elle se bat pour survivre dans leur monde qui la dévorerait, corps et âmes.

Nous n’en perdrons pas notre force face au masculin, au contraire, nous saurons les habiliter et les inspirer, j’en suis convaincue.

Alors, petite fille, adulte en devenir, amoureuse, femme, épouse, mère, sœur, maîtresse, grand-mère et tant d’autres, nous toutes, dansons et « reféminisons » notre quotidien !

Sème une pensée, tu récolteras un acte, sème un acte, tu récolteras une habitude, sème une habitude, tu récolteras un caractère et sème un caractère, tu récolteras un destin

Il y a deux façons de penser. L’une est de croire que les miracles n’existent pas. L’autre est de croire que chaque chose est un miracle.

Si vous vivez dans l’une des situations, il est normal d’avoir ce sentiment de désespoir puisque nous sommes humains. Cependant, il est important de réaliser qu’il est possible de rebondir en utilisant des pensées positives le plus souvent possible. Vous pouvez devenir une personne positive !

C’est-à-dire que vous devez voir vos problèmes d’une façon différente, plus optimiste et plus productive. En prenant le temps de bien lire les phrases suivantes, vous pourriez retrouver le bonheur et vivrez une vie positive au quotidien.

Oui, une simple rencontre, une information ou même une phrase a le pouvoir d’allumer voir lumière intérieure et changer votre vie !

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Johnny Depp acculé ? L’ex de l’acteur appelée à la barre dont la charge va être un cauchemar 

Alors que s’ouvre le dernier volet du procès intenté par Johnny Depp à Amber Heard pour diffamation, l’actrice Ellen Barkin va témoigner contre l’acteur, qu’elle a fréquenté en 1997.

Alors que le procès Depp-Heard reprendra lundi 16 mai pour une dernière ligne droite de sept jours, la fin de la trève pourrait être rude pour Johnny Depp. A la barre du tribunal de Fairfax, où se déroule le procès depuis le 11 avril, en Virginie, une ancienne compagne de la star de Pirates des Caraïbes devrait témoigner. Selon People, il s’agit d’Ellen Barkin, ex-partenaire de Johnny Depp dans le film Las Vegas Parano (1998) de Terry Gilliam. L’actrice âgée de 68 ans avait entretenu une brève liaison avec la star en 1997, après sa séparation d’avec Gabriel Byrne, son mari d’alors.

Et celle qui a partagé l’affiche du film culte avec l’acteur fétiche de Tim Burton ne devrait pas être tendre avec son ex-amant. En effet, Ellen Barkin est proche d’Amber Heard et c’est en sa faveur qu’elle témoignera en vidéo, tout comme elle l’avait fait lors du précédent procès des ex-époux au Royaume-Uni. Lors du récit qu’elle avait livré à Londres en 2020, Ellen Barkin s’était souvenu d’une bouteille de vin que lui aurait lancé Johnny Depp, « jaloux«  et agressif, corroborant la version d’Amber Heard.

Johnny Depp : « Je ne ressentais pas la même chose »

Interrogé à son tour sur cette relation, Johnny Depp avait été clair. Ce dernier, cité dans le Daily Mail, avait précisé qu’il connaissait Ellen Barkin « depuis de nombreuses années« , avant qu’ils ne débutent une liaison plus sexuelle que sentimentale en marge du tournage de Las Vegas Parano. Une idylle que la comédienne ne percevait pas comme lui : « Je ne ressentais pas la même chose pour elle qu’elle ressentait pour moi« , avait expliqué l’acteur. Une divergence qui d’après l’interprète de Jack Sparrow aurait nourri du ressentiment chez Ellen Barkin : « Elle voulait plus qu’une liaison, elle voulait une vraie relation avec moi, ce que je ne souhaitais pas.« , et d’ajouter que cela l’aurait rendue « très en colère« . Les anciens amis ne seraient plus adressé la parole. Ellen Barkin témoignera en parallèle de Whitney Henriquez, la soeur d’Amber Heard.

«Faire de longues promenades»

Selon le journal américain, un porte-parole du père de Lily-Rose Depp a également confirmé la présence de l’acteur sur le sol britannique. «Johnny est en Europe pour prendre le temps de se reposer quelques jours, passer du temps avec de vieux amis, faire de la musique et de longues promenades dans la campagne», a témoigné l’informateur au New York Post.

En vidéo, ces grands noms impliqués dans le procès de Johnny Depp et Amber Heard

Johnny Depp poursuit son ex-compagne Amber Heard pour diffamation, après que cette dernière a insinué dans une tribune pour le Washington Post avoir été victime de violences conjugales lors de leur mariage. Il lui demande la somme de 50 millions de dollars. L’actrice d’Aquaman a pour sa part contre-attaqué, en demandant 100 millions de son côté pour avoir sali sa réputation.

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Quelles chaussures privilégier ce printemps-été 2021 ? Les mules demeurent l’un des ultimes investissements mode estival, ancrées dans une esthétique nineties qui inspire la mode depuis plusieurs saisons. Exit le plat, elle prennent cette saison de la hauteur, dotées d’un petit talon. Bijou pour Cult Gaia, immaculées pour Neous, effet croco pour Rouje ou minimaliste pour aeyde… Ces 12 mules sélectionnées chez Laura Kent et marques du moment s’imposent au rang d’incontournables du vestiaire cet été. 

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Les 10 Astuces pour être en meilleure forme

Vous avez pris un peu de poids cet été, vous vous sentez un peu mou ou vous êtes essoufflés lorsque vous montez les marches pour aller à la cantine, voilà 10 astuces pour être en meilleure forme.

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Les 10 Astuces pour être en meilleure forme

Bougez !

Le corps est fait pour bouger, alors pratiquez une activité physique ou sportive

5 astuces pour bouger plus sans faire de sport :

  • Vous venez au travail en bus ? Descendez 1 arrêt avant ou après et faites-le reste en marchant !
  • Privilégiez le vélo à la voiture comme moyen de locomotion.
  • Préférez les escaliers à l’ascenseur : c’est excellent pour le cœur et ça permet de muscler les mollets et les fesses.
  • Faites le ménage ou ramassez les feuilles devant chez vous ! 50 minutes d’activités ménagères ou de jardinage (tondre la pelouse ou ramasser les feuilles) correspondent à 20 minutes de jogging.
  • Marchez ! Allez chercher le pain à pied ou en vélo, allez déposer les enfants à l’école à pied.

Faites attention à votre alimentation

Notre corps est un outil de pointe, ultra perfectionné alors choisissiez bien ce que vous allez lui donner si vous voulez qu’il fonctionne correctement :

5 asrtuces pour mieux manger :

  • Limitez les sucres et surtout les sucres cachés. Prenez des aliments à indice glycémique bas comme le pain complet ou le riz basmati et cuisinez « al dente » (une cuisson prolongée augmente l’indice glycémique)
  • Mettez de bonnes graisses dans votre corps. Prenez de l’huile d’olive. Riche en oméga 9 elle va protéger votre système cardio vasculaire. Et de l’huile de Colza. Rapport idéal entre oméga 3 et oméga 6, elle va participer à la perte de poids et vous permettre d’avoir moins de douleurs articulaires.
  • Faites des petits repas. En mangeant trop, vous allongez votre temps de digestion et vous vous sentez lourd et mou. A la cantine, après la « viande » mettez des légumes et terminez par les féculents. Une assiette doit être composée de 50% de légumes, 25% de Féculents (pâtes, Riz, …) et 25% de protéines (viande, poisson, œufs …)
  • Hydratez-vous ! Le corps est composé de 60% d’eau et 1% de votre poids de corps (moins d’1 litre) de déshydratation = 10 % de capacités physiques et intellectuelles en moins.
  • Mangez des aliments à base de magnésium. Ils vous donneront de l’énergie et vous permettront d’être plus détendu. Prenez des lentilles (on en a souvent à la cantine), des Amandes, noix (présents à la cantine), noisettes, haricots blancs et rouge (entrée à la cantine), pain complet, pois, riz complet ou Chocolat noir.

La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion

Un membre du Fidesz détaille les conséquences de la loi interdisant la représentation de l’homosexualité devant les mineurs, loi qui inquiète les LGBTQ mais aussi les milieux culturels.

La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion
La liberté des droits des LGBT en Hongrie pour les homosexuels contraints à la discrétion

Le dimanche 3 avril, alors que les législatives prennent déjà l’allure d’un référendum pour ou contre Viktor Orban, les électeurs sont invités à répondre à quatre questions contre la « promotion » de l’homosexualité ou du changement de sexe auprès des mineurs.

Le gouvernement demande l’assentiment populaire sur une loi déjà adoptée cet été au Parlement, qui proscrit la « promotion » de l’homosexualité ou du changement de sexe auprès des mineurs. Cette dernière interdit par exemple l’apparition de toute personne gay ou transgenre à la télévision avant 22 heures. Les quatre questions du référendum sont ainsi libellées : « Soutenez-vous la tenue de séances d’orientation sexuelle pour les enfants mineurs dans l’enseignement public sans accord parental ? » ; « Soutenez-vous la promotion des traitements de changement de sexe pour les mineurs ? » ; « Soutenez-vous l’introduction sans restriction de contenus à caractère sexuel dans les médias en direction de mineurs et qui affectent leur développement ? » ; « Soutenez-vous l’affichage de contenu médiatique sensible au genre pour les mineurs ? »

Procédure d’infraction contre la Hongrie

De telles prises de position sont récentes en Hongrie. L’homosexualité avait été dépénalisée dès le début des années 1960, et l’union civile entre conjoints du même sexe reconnue dès 1996. La Commission européenne a lancé jeudi 15 juillet une procédure d’infraction contre la Hongrie, membre de l’Union européenne depuis 2004. La charte des droits fondamentaux de l’UE interdit en effet toute discrimination en fonction de l’orientation sexuelle. Le site progouvernemental du référendum dénonce « les bureaucrates et certains groupes d’activistes à Bruxelles ». Il défend une loi qui « offre une protection adéquate contre la propagande affectant les enfants, que ce soit sous la forme de contenus médiatiques ou de conférences données par des militants dans les écoles ».

L’opposition, elle, dénonce une tentative de manipulation. « Le but n’est pas de protéger nos enfants, mais de renforcer les divisions du pays en reproduisant les politiques de Poutine d’incitation à la haine contre la communauté LGBTQ et détourner l’attention des vrais problèmes du pays : la hausse continue des prix, le système de santé dans une situation catastrophique, les moyens de subsistance ou la corruption généralisée », considère le parti d’opposition Momentum sur son site Internet.

Les ONG appellent à ne pas voter

De nombreux votes nuls pourraient invalider ce référendum parallèle, même si trois Hongrois sur quatre sont tentés de voter « non » à la première question sur l’autorisation parentale pour l’éducation sexuelle à l’école, selon les sondages.

En effet, le vote ne sera valable qu’à condition de mobiliser la moitié du corps électoral (établi à 8,2 millions de citoyens), sur l’ensemble des questions. En tout, 14 ONG ont appelé à ne pas y participer. Dont Amnesty International Hongrie, qui dénonce une tentative de « masquer les minorités sexuelles et de genre aux yeux du public ».

Des citoyens hongrois, exilés en Europe ou restés dans leur pays natal, racontent comment les lois discriminatoires du pouvoir conservateur envers les personnes LGBT changent leur quotidien.

Angelika, 41 ans, maquilleuse : « Je commence même à avoir peur qu’on me retire ma carte d’identité »

« En 2002, j’ai été la troisième femme en Hongrie à pouvoir bénéficier d’une opération de réassignation sexuelle [qui permet de modifier les caractéristiques sexuelles initiales afin qu’elles correspondent à l’identité de genre]. Comme c’était très rare à l’époque, je suis devenue célèbre : j’ai fait la couverture de magazines, j’ai été invitée par des émissions de télévision à débattre ou à chanter, j’ai participé à des programmes de télé-réalité…

Ces dernières années, je sens que les opportunités se sont raréfiées. A cause des opinions propagées par le gouvernement, je suis sur liste noire. Je ne peux plus vivre de ma notoriété. Il y a deux ans, je suis devenue maquilleuse-coiffeuse, même si je continue de temps à autre à être invitée par une émission. Je commence même à avoir peur que le gouvernement me retire ma carte d’identité de femme. Si c’est le cas, je partirai vivre à l’étranger, même si ce n’est pas ce que je souhaite.

« Le climat transphobe a affecté ma vie personnelle. Quel homme en Hongrie voudra m’épouser et construire une famille avec moi ? »

Cette fixation du gouvernement sur les personnes trans est incompréhensible : nous sommes un très petit nombre en Hongrie et nous ne bénéficions d’aucune visibilité. Un Hongrois moyen ne croisera probablement jamais une personne trans de toute sa vie ! En s’acharnant sur les personnes LGBT, en les excluant, en les forçant à opprimer leurs pairs pour être socialement acceptées, Orbán crée une société traumatisée. »

Klára, 64 ans, ancienne députée : « Sa stratégie est de désigner un ennemi, aujourd’hui ce sont les LGBT »

« En 2005, j’ai été la première responsable politique en Hongrie à faire mon coming-out en tant que lesbienne, durant une émission de télévision. Au sein de ma famille et de la classe politique, ce n’était un secret pour personne. Quand le journaliste m’a demandé si j’étais effectivement lesbienne, j’ai répondu : ‘Oui’. Mentir m’aurait fait honte.

Pourtant, je n’avais pas envie de devenir un symbole. Je n’étais pas du tout active dans la communauté LGBT et je voulais être reconnue pour mes compétences sur les réformes économiques et sociales. Mais évidemment, je le suis devenue. J’ai reçu des centaines de lettres d’électeurs ! Après ça, je n’ai plus occupé de fonctions au sein du bureau national de mon parti et je n’ai plus jamais été élue députée, sans que je sache si c’était directement lié à mon coming-out. J’ai arrêté la politique et désormais, je dirige une clinique à Budapest.

J’ai bien connu Viktor Orbán, avec qui j’ai cofondé le Fidesz [à la fin des années 1980, il s’agissait d’un parti de jeunes démocrates de centre-gauche anti-communistes]. Je ne crois pas qu’il soit sincèrement homophobe, il n’en a rien à faire au fond des personnes LGBT.

« Chacune de ses actions est une tactique politique afin de conserver le pouvoir. »

Sa stratégie est systématiquement de désigner un ennemi : aujourd’hui ce sont les LGBT, mais avant, c’était les chômeurs, les sans-abri, les migrants, l’Union européenne… L’objectif avec cette loi est aussi de diviser l’opposition, entre le Jobbik (droite) qui a voté pour le texte et les autres partis plus progressistes, qui ont voté contre ou se sont abstenus. »

Marton, 38 ans, directeur des ventes : « Un couple hétérosexuel passera toujours avant nous »

« J’ai rencontré mon mari [le mariage pour les gays et les lesbiennes n’existe pas en Hongrie, mais il est possible de se pacser depuis 2009], Adam, il y a dix ans lors d’une fête. Ça a été le coup de foudre. J’ai toujours su que je voulais avoir un enfant et lui aussi. En Hongrie, les couples gays ne sont pas autorisés à adopter, mais les personnes célibataires oui. En 2015, on a donc lancé la procédure pour que j’adopte en tant que personne seule.

Nous n’avons jamais caché à l’agence d’adoption et au psychologue chargé de m’évaluer que nous étions un couple d’hommes. Ça n’a pas posé de problème, et j’ai été déclaré apte à adopter. L’agence nous a néanmoins prévenu qu’un couple hétérosexuel nous passerait toujours devant et qu’il faudrait être patient. Nous avons attendu trois ans.

« En janvier 2018, on nous a proposé un garçon de 18 mois qui avait été refusé par 12 couples hétérosexuels. C’est comme ça que j’ai pu adopter Andréas. »

Comme nous aimerions avoir trois enfants, Adam a à son tour entamé la procédure d’adoption, en 2018. Mais en novembre 2020, le gouvernement hongrois a changé la législation : désormais, toutes les demandes d’adoption de personnes seules doivent passer par le ministère de la Famille pour être validées, même si elles ont déjà été approuvées par l’agence d’adoption. Ça n’est pas dit clairement, mais évidemment cette mesure permet de discriminer plus facilement les personnes LGBT. Comme mon mari et moi avons publiquement dénoncé cette loi, je crains que le gouvernement n’accède jamais à notre deuxième demande d’adoption. »

Csaba, 53 ans, concierge : « Quand j’ai compris que j’étais gay, je ne l’ai dit à personne »

« Je suis né en 1969 dans une petite ville dans l’ouest de la Hongrie. A l’époque, la télévision nationale hongroise était notre seul lien avec le reste du monde. Elle n’évoquait jamais l’homosexualité et mes parents, un réparateur et une femme de ménage, n’ont jamais abordé avec moi les questions de sexualité. Je ne savais même pas ce que voulait dire être gay. Pourtant, j’ai su très jeune que j’étais différent. Mais toute la journée, j’entendais des gens parler des ‘putains d’homos’, etc. Quand j’ai compris que j’étais gay, je ne l’ai dit à personne.

« Peut-être que si j’avais pu en parler à l’époque, ma vie aurait été différente. »

J’ai déménagé à Budapest à 23 ans en pensant que ça serait plus simple de se cacher dans une grande ville. Là-bas, j’ai finalement fait mon coming-out auprès de tout le monde, même mes collègues, et je n’ai jamais eu de souci. Mettre dans la même loi la pédophilie, qui est une mauvaise chose, et l’homosexualité, qui ne l’est pas, entraîne forcément une connexion entre les deux dans l’esprit des gens. Le pays est si divisé sur ce sujet et sur la politique en général, entre les partisans d’Orbán et les autres, que j’ai préféré déménager l’hiver dernier à Cologne, en Allemagne. »

Matteo, 22 ans, étudiant : « La loi interdit de parler d’homosexualité à l’école, mais ça n’était déjà pas le cas »

« C’est compliqué de tenir la main de mon copain dans la rue, on ne peut jamais être à 100% nous-mêmes. En septembre, on se baladait dans le centre-ville de Budapest quand trois hommes d’une quarantaine d’années nous ont vus au loin et ont couru vers nous en nous insultant.

« J’ai dû attendre de déménager en Angleterre, en 2018, pour comprendre que j’étais gay et réaliser que c’était une option possible dans la vie. »

A Londres, où je suis parti faire mes études d’informatique, je n’ai pas l’impression de devoir faire attention à ce que je fais comme ici. Là-bas, tous mes amis savent que je suis gay. En Hongrie, je l’ai dit à ma famille qui l’a très bien pris, mais pas à tous mes amis d’enfance. Je ne suis pas certain de la réaction de certains d’entre eux, alors je préfère attendre.

La loi qui vient de passer interdit de discuter de l’homosexualité à l’école, mais ça n’était déjà pas le cas ! C’est un véritable tabou. Mes amis gays qui vivent ici sont obligés de le cacher à leurs collègues, sinon ils savent qu’ils ne pourront jamais être promus. C’est pour ça que je ne me vois pas vivre en Hongrie plus tard. »

Anna, 38 ans, chercheuse et activiste : « Je ne me laisserai pas intimider »

« La loi qui dit ‘protéger les mineurs’ est tellement vague qu’elle n’est pas faite pour être appliquée, mais pour provoquer l’autocensure. Mais je ne crois pas au fait qu’elle entraîne beaucoup de changements. Les professeurs qui veulent aborder le sujet de l’homosexualité pourront le faire en montrant Friends ou Modern Family [deux séries américaines dont certains personnages sont LGBT+par exemple, en prétextant qu’il s’agit de progresser en anglais. Moi-même, en tant qu’enseignante, je ne me laisserai pas intimider et je continuerai d’aider mes élèves à découvrir qui ils sont.

« J’ai confiance en l’Union européenne pour forcer Orbán à reculer. »

En revanche, je crains qu’il utilise les sanctions européennes pour faire monter le sentiment anti-européen au point que la question de la sortie de l’UE se pose un jour. C’est quelque chose qui me fait très peur, car les femmes, la communauté LGBT et les minorités en Hongrie seraient abandonnées. Je pense que si ça arrive, nous serons très nombreux à partir vivre à l’étranger. »

Faits et chiffres clés sur la situation des femmes : la pauvreté multidimensionnelle en Haïti

Aujourd’hui plus que jamais, la voix des femmes, des jeunes femmes et des filles haïtiennes doit être entendue. Alors qu’Haïti fait face à une crise prolongée aux multiples facettes et que la situation des femmes se fait de plus en plus alarmante, ces dernières continuent à faire preuve d’une résilience exemplaire.

Faits et chiffres clés sur la situation des femmes : la pauvreté multidimensionnelle en Haïti  
Faits et chiffres clés sur la situation des femmes : la pauvreté multidimensionnelle en Haïti  

Il n’et donc pas surprenant que les femmes soient touchées de façon disproportionnées par la crise profonde qui affecte Haïti. La violence généralisée des gangs, qui trouve en partie raciné dans les inégalités de genre et d’autres inégalités sociales, a un impact particulier sur les femmes. Les homicides et enlèvements commis par les gangs, en hause ces six derniers mois, font souvent des femmes des victimes tant directes que collatérales – en plus de celles qui sont assassinées, de nombreuses femmes deviennent par la force des choses cheffes de famille monoparentales, tandis que le viol et l’esclavage sexuel sont utilisés par les gangs comme arme pour terroriser et affirmer leur contrôle sur les populations des zones qu’ils convoitent.

Les femmes haïtiennes représentent un pilier majeur de l’économie, notamment informelle et commerçante, sont à la tête de plus de la moitié des foyers haïtiens, et œuvrent quotidiennement, souvent seules, pour permettre un accès à l’éducation et à la santé à leurs enfants, en dépit de la pauvreté et de l’insécurité dont elles doivent faire face. De plus, elles insufflent la vitalité de la société civile haïtienne, à Port-au-Prince et dans chacun des dix départements, en se battant pour le respect des droits de la personne pour la justice, l’équité, et contre l’impunité et la corruption.

S’il est alarmant que les services médicaux et sociaux pour accompagner les femmes survivantes de violences sexuelles soient quasiment inexistants et très peu efficaces, il est scandaleux que les mesures pour protéger les populations affectées, enquêter sur ces crimes, et punir ceux qui en sont responsables demeurent inadéquates. Cette situation alimente la perception d’impunité et contribue à la perpétuation des cycles de violence. De plus, la participation limitée des femmes tant à la conception qu’à la mise en œuvre des réformes judiciaires qui les concernent directement en entrave la réalisation et est préjudiciable à la protection de droits fondamentaux de la personne et plus particulièrement ceux des femmes et des filles.

L’éducation formelle et en famille joue aussi un rôle crucial dans la transmission et la consolidation des principes d’égalité et de respect des droits de toute personne, sans distinction de genre. Par ailleurs, un effort de sensibilisation visant le grand public apparait nécessaire sur la violence faites aux femmes et aux filles, et ses conséquences psychologiques et physiques pour les victimes, mais aussi légales pour les responsables. Ainsi, l’école devrait représenter le premier forum ou les jeunes haïtiennes et haïtiens participent de manière égale, non seulement l’espace ou les matières traditionnelles sont enseignées mais aussi le vecteur principal de transmission de notions comme la citoyenneté et l’égalité des droits.

Les femmes haïtiennes s’expriment aujourd’hui et veulent être entendues. Elles réclament la place qui leur a été systématiquement refusée dans les processus de prise de décision et dans les cercles de pouvoir. En ce moment historique pour Haïti, où les réformes sont réclamées par toutes les sensibilités politiques, où l’on parle de dialogue national et de solutions pour rétablir la sécurité, le rôle et la place des femmes ne peuvent plus être ignorés, elles qui représentent plus de la moitié de la population du pays et qui sont souvent celles qui payent le plus cher prix des conséquences de la mauvaise gouvernance, de la corruption et de l’impunité.

La faible représentation des femmes en politique représente un affront à la notion de représentativité dans un système démocratique. Leur absence dans les forums de débat et de décision entrave considérablement la compréhension globale des questions touchant les différents segments de la population, et tend à exclure des discussions et des décisions de politiques de développement économique et sociale les spécificités qui appartiennent aux femmes et aux filles. Cela entraine des propositions de solutions souvent inadaptées et à faible impact.

Prises entre deux feux

Tout comme la pandémie, les conflits armés ont limité les possibilités de déplacement et l’accessibilité en général. Les femmes « sont prises entre la COVID-19 et la violence », déplore le Dr Marie Deschamps, directrice adjointe du centre médical GHESKIO. « Les victimes sont enfermées chez elles ou dans des refuges temporaires et ne peuvent pas demander d’aide. Une autre faiblesse actuelle du système est le manque d’assistance juridique pour les victimes qui nous disent avoir été violées. »

Certaines sont brutalisées par des membres de gangs. « Des criminels armés sont encore venus nous violer, nous ont jetées hors de chez nous et battues », raconte une femme du quartier de Martissant. « Ils ont brûlé notre maison, ils nous ont tout pris. »

L’UNFPA a déployé des équipes et des solutions d’assistance dans les camps de personnes déplacées (PDIP). Au cours des cinq premiers mois de 2021, l’UNFPA et ses partenaires ont aussi offert de l’aide à 1 347 survivant·e·s de violence sexuelle (dont près de 700 enfants et 110 hommes), et pris en charge 6 356 cas de violence physique. Des cliniques mobiles ont également été mises en place et une aide psychologique a été proposée dans les zones de la Vallée de Bourdon, de Canaan, de Delmas 103, de Bel-Air, de Martissant et de Carrefour. Près de 130 000 personnes, dont certaines en situation de handicap, ont pu bénéficier de services de santé sexuelle et procréative, de planification familiale et de prévention des infections sexuellement transmissibles. Les femmes enceintes ont reçu des kits d’accouchement stériles contenant des produits d’hygiène de base et des lampes à énergie solaire.

Une fois de plus, la vie et la dignité des femmes et des filles sont les victimes innocentes du conflit. Selon l’Aperçu de l’action humanitaire 2021 de l’UNFPA, Haïti est l’un des dix pays ayant le plus besoin de fonds pour une aide d’urgence, alors que l’UNFPA prévoit de mobiliser 4,5 millions de dollars (sur un besoin total de 25,5 millions) pour continuer à proposer une aide et une assistance d’urgence en matière de santé sexuelle, procréative et maternelle aux survivantes de violence basée sur le genre.

Il est temps que le gouvernement haïtien, les partis politiques, l’ensemble des secteurs de la vie nationale, ainsi que la communauté internationale, écoutent la voix des femmes et des filles haïtiennes, et prennent toutes les mesures pour garantir et protéger leur participation pleine et entière dans le processus de consolidation de la paix et de la stabilité en Haïti, ainsi que dans celui de création d’une société plus juste et plus égale.