la blessure d’abandon et la guérir?

Bonjour à tous!

C’est partie pour la suite de l’aventure « blessure et guérison »!

C’est toujours de mon point de vue. Quand on abandonne quelqu’un on le délaisse, on le met de côté, il y comme une sorte d’indifférence.
Notez, par exemple, chez un enfant avec un jouet qui ne l’intéresse plus. L’enfant ne se préoccupe plus de ce jouet, il le laisse dans un coin pour un moment ou pour toujours. Il n’a plus d’yeux pour lui. Il l’a abandonné, quitté, il se détourne juste de lui. Il n’y a pas de communication.

Quand on rejette quelqu’un, on le repousse, on le chasse, ici, il n’y a pas cette sorte d’indifférence précitée. Si on reprend notre exemple avec l’enfant et le jouet. Il pourrait prendre le jouet et le jeter loin de lui.

La différence est dans l’intention que l’on pose derrière. L’abandon dirait « je ne PEUX pas », et le rejet dirait « je ne VEUX pas ». Ce n’est pas la même chose. Il y a une certaine forme de violence dans le rejet dans l’action qui accompagne le « je ne veux pas ». Bien sûr, ce n’est que mon avis, ma sensation. Alors que l’abandon se détourne, il dit « je ne peux pas » comme une fatalité, il baisse les bras. Toutefois, la personne qui va vivre l’abandon pourra ressentir une certaine violence dans cette action.

J’entends régulièrement de telles plaintes de la part de couples qui viennent me consulter.Il s’agit d’abandon émotionnel. Au lieu de se quitter physiquement, les conjoints se retirent émotionnellement. Ils cessent de s’investir dans le couple, ce qui fait qu’ils se sentent de plus en plus détachés l’un de l’autre. Ils peuvent donner l’impression d’être un beau couple, mais en réalité, la relation se détériore tranquillement.

COMMENT UNE RELATION DE COUPLE PEUT-ELLE EN ARRIVER LÀ?

Quelquefois, les conjoints sombrent petit à petit dans la routine, alors que d’autres fois, la rupture se manifeste plus brusquement. Un retrait soudain est souvent dû aux séquelles d’un événement ou d’un incident fâcheux. En revanche, si la détérioration s’est faite progressivement, il y a probablement des tas de petits problèmes qui n’ont jamais été résolus et qui ont ébranlé la relation. Voici quelques causes premières d’une distance émotionnelle

LE MANQUE DE PARDON

L’abandon émotionnel est souvent le résultat d’un manque de pardon poussé à sa dernière extrémité. Quand notre conjoint nous blesse, nous pouvons chercher des manières de nous protéger contre des blessures futures, surtout lorsque nous refusons de pardonner l’offense. Certes, choisir de fermer le cœur à l’autre est un moyen de ne plus souffrir, mais une telle décision a des conséquences fatales, car un tel manque de vulnérabilité et de pardon provoque toujours l’isolement.

Pour surmonter cet obstacle, il faut que chacun choisisse de s’humilier et de demander pardon à l’autre pour toute blessure infligée; ensuite, il faut offrir gracieusement le pardon l’un à l’autre. Mais pour entamer une telle démarche, il faut que le désir de réunification prenne le dessus sur le désir d’autoprotection.

UN TRAITEMENT INSENSIBLE, DUR OU SANS CŒUR

Si nous ne prêtons pas attention à la manière dont nous traitons notre conjoint, les choses s’aggravent très rapidement. Le manque de courtoisie, la méchanceté ou la violence verbale ou physique créent des peines qui s’accumulent pour devenir des blessures de plus en plus profondes avec le temps. Afin d’éviter cela, chaque conjoint doit s’examiner régulièrement pour s’assurer de ne pas maltraiter l’autre. Un partenaire, plus que quiconque, a besoin d’être traité avec respect et gentillesse. Il ne faut pas oublier que son partenaire est un don précieux à traiter avec révérence et respect.

UN MANQUE D’EFFORT

Si un manque de pardon ou un manque de respect est souvent à la racine de l’isolement dans le couple, ce n’est pas toujours le cas. Il est facile, particulièrement pour les hommes, de penser que la relation va bien et qu’elle n’exige plus les efforts continus qui ont marqué ses débuts. Un tel manque d’effort peut être interprété par l’autre partenaire comme étant une perte d’amour ou d’intérêt. Quand la relation cesse d’être la priorité pour l’un des partenaires, l’autre se sent abandonné ou mal aimé. Il peut alors décider de s’investir moins dans le couple et de s’enfermer dans son propre monde, comme l’autre semble le faire.

UNE MAUVAISE GESTION DU TEMPS

Beaucoup d’entre nous sont tout simplement trop occupés. L’urgent prend le dessus sur l’important, et nous négligeons alors les éléments clés d’une bonne relation : le romantisme, la discussion des problèmes familiaux, le développement continuel d’une amitié profonde. Débordés, nous négligeons d’inscrire à l’horaire des moments réservés à l’approfondissement de la relation. Une relation de couple ne peut pas s’épanouir si les contacts sont réduits à un repas rapide et à une brève conversation avant le coucher. Il faut consacrer du temps à la relation chaque semaine, qu’il s’agisse de temps de dialogue ou de divertissement.

LA CRAINTE D’AFFRONTER DE FRONT LES PROBLÈMES

Le détachement émotionnel ne survient pas sans raison. Si l’un ou l’autre des conjoints néglige de parler des problèmes liés à la relation, le détachement est inévitable. En général, les deux savent très bien qu’il y a un problème, mais hésitent à en parler par crainte de la réaction de l’autre. Il se peut qu’ils ont parlé de problèmes par le passé sans effet, et qu’ils se demandent s’ils devraient risquer d’en parler de nouveau. En de telles circonstances, le couple doit apprendre à mieux communiquer et à mieux régler leurs conflits. Sans l’apprentissage de telles aptitudes, la distance émotionnelle se fera de plus en plus grande au fil des mois. Parfois, cela ne peut se faire sans l’aide d’un cours de communication ou d’un suivi par un thérapeute familial.

Reconnaître la blessure de l’abandon.

Sur le plan physique.

 Les personnes qui souffrent de la blessure d’abandon ont un corps qui manque de tonus, dans l’expression « il baisse les bras », on retrouve dans le corps cette sensation. Les épaules tombantes, le dos légèrement courbé. Ou seulement, des parties du corps qui tombent comme les fesses, les seins, le ventre, les paupières, les joues. Comme si le corps n’était pas assez maintenue, comme si les tendons étaient distendus. Les bras tombent le long du corps. En bref, le corps manque de dynamisme. Si on voit chez quelqu’un ou sur soi, une partie du corps qui est molle (alors, c’est vrai que le terme n’est pas flatteur mais on n’en est plus là! Notre égo peut encaisser .) On peut se dire que l’on cache une blessure d’abandon. On peut se tromper avec la blessure de rejet, parce que les deux blessures ont un corps mince, la différence se situe vraiment au niveau du tonus musculaire pour la blessure d’abandon.

Autre partie physique qui est un bon indicateur, se sont les yeux et la voix. Les personnes qui cachent une blessure d’abandon possèdent de grands yeux et souvent ils évoquent la tristesse. Le son de leur voix sera plutôt plaintive et on retrouvera une intonation d’enfants chez elles.

Sur le plan comportemental.

Encore là, ce ne sont que des indications, et nous ne pouvons pas adhérer à tous les éléments. Toujours est-il, que les individus atteints de cette blessure ont un comportement vis-à-vis de la nourriture qui n’est pas le même qu’avec les autres blessures. Là, ils mangeront plutôt lentement et abondamment sans prendre un gramme! Parce qu’ils ne se sentent pas assez « nourris » dans tous les sens du terme. Si nous cachons cette blessure d’abandon, nous aurons tendance à tout dramatiser, nous jouerons les victimes, histoire d’attirer l’attention! Et bien oui, tout est bon pour colmater la souffrance. A nous de voir clair sur nos comportements, bien sûr que c’est possible, juste en prenant du recul sur une situation, ou en demandant à nos amis, notre conjoint, souvent, ils voient mieux que nous. Ou alors, en observant chez l’autre. (Et si son comportement nous agace…Il y a de fortes chances que nous soyons atteint de la même blessure que l’autre..!), sinon c’est pas drôle !

On peut se rendre malade avec une telle blessure, toujours pour attirer l’attention de l’autre, il ne s’agit pas de vouloir la maladie, c’est un schéma inconscient. On a aussi de la difficulté à faire quelque chose tout seul, on a besoin de l’autre. Et cela pourrait faire penser à de la fainéantise. L’autre nous soutient. Lorsque le travail ou l’activité avec l’autre est terminé, on a la sensation de perdre quelque chose, on se sent abandonné, la situation est vécue comme un abandon. On peut reconnaitre la blessure d’abandon quand on demande de l’aide à quelqu’un, en fait, on ne demande pas d’aide mais du soutien, parce qu’une fois le conseil donné, on en tiendra pas forcément compte!

La jalousie fait partie de notre vie, c’est la peur d’être abandonné qui provoque ce comportement. Du coup, on a tendance à fusionner…voire étouffer l’autre. En tout cas, l’autre peut le ressentir comme cela.

Nous pouvons facilement passer d’une émotion à l’autre et correspondre à l’expression : « Jean qui rit, Jean qui pleure! ». Nous collons aussi à l’adjectif, théâtrale! Nous pleurons beaucoup lorsque nous racontons nos misères, nos problèmes, nos épreuves. Et, il y a comme une sorte d’accusation envers tous. On en veut à la terre entière! Parce que la terre entière nous a abandonné! C’est pas rien…

Le vocabulaire a son importance. Nous utiliserons des termes comme : « absent », « Que vais-je faire tout seul ?, Que vais-je devenir ?, Que va-t-il m’arriver ? », « je ne supporte pas », « je me fais bouffer », le terme « bouffer » peut être mis … à toutes les sauces! (« mon enfant me bouffe toute mon énergie »), ou encore « on ne me lâche pas », « c’est déjà fini ? Quel dommage ! », « Je ne suis pas assez important ».

Dans son comportement toujours, la personne qui souffre d’abandon a besoin de soutien, on peut le voir très concrètement. Elle s’appuie sur un support, un mur, son conjoint, elle a de la difficulté à se tenir droite.

Dans sa vie sexuelle, l’individu atteint par cette blessure utilise le sexe pour accrocher l’autre. C’est-à-dire qu’il se sent plus important puisqu’il se sent désiré. Il en demande donc plus que son conjoint. Souvent, ceux qui expriment un manque de sexe porte cette blessure. C’est une personne qui aime le sexe ou qui fait semblant de l’aimer…

L’IGNORANCE DES FAITS

Très souvent, quand les choses commencent à se gâter dans une relation, le couple ne veut pas avouer ce qui se passe. Souvent, c’est la personne qui a besoin de changer le plus qui nie l’existence du problème. Elle vit dans une sorte de déni, comme s’il était impossible de changer la situation, ou comme si ce n’était pas si grave, ou comme si les choses allaient s’arranger d’elles-mêmes avec le temps. Mais nier l’évidence n’est pas une solution valable; cela ne sert qu’à détériorer la relation de couple au point où l’intimité n’existe plus du tout.

TRAVAILLER SUR LE RAPPROCHEMENT ÉMOTIONNEL

La première étape à franchir pour surmonter l’abandon émotionnel est l’identification des racines du problème et la décision d’agir pour régler la situation. Il ne faut pas se contenter de vivre dans l’isolement. Si la situation vous dépasse, la consultation de personnes-ressources peut aider à améliorer la situation. Voici quelques suggestions de pistes à suivre pour rétablir l’intimité du couple:

OSER EN PARLER

Tôt ou tard, il faudra choisir de parler des problèmes qui existent entre vous. Si vous voulez les résoudre, vous devez vous engager mutuellement à écouter l’autre et à travailler ensemble pour améliorer la situation. Il est important de se préparer ensemble à de telles discussions en prenant rendez-vous et en se mettant d’accord sur la manière de procéder pour résoudre vos problèmes.

SE PRÉPARER

Avant toute discussion, prenez le temps de penser aux problèmes dont vous allez parler. Quels sont vos soucis? Quels domaines exigent une amélioration? Quelles sont vos attentes? Le mieux serait de mettre vos réflexions par écrit, mais quoi qu’il en soit, décidez d’être honnêtes l’un envers l’autre concernant les problèmes qui vous affrontent. Assurez-vous de prendre le temps d’écouter attentivement ce que votre partenaire vous dit sans réplique. Accordez-vous l’un et l’autre un temps suffisant pour exprimer clairement votre vision des choses.

COMMUNIQUER CLAIREMENT, MAIS DOUCEMENT

Il n’y a rien à gagner à dissimuler ses sentiments réels, car les problèmes non résolus sont au cœur du détachement émotionnel. Alors, exprimez clairement vos blessures et vos désirs, mais sans passer à l’attaque. Engagez-vous à parler de vos problèmes directement, mais doucement, dans le respect. Si la conversation devient malsaine, prenez une pause, mais sans abandonner la discussion pour autant. Posez-vous des questions difficiles et parlez des sujets délicats qui ont sapé votre relation. Évitez de vous blâmer l’un l’autre; cherchez plutôt à trouver des solutions qui vous conviennent à tous les deux.

COMMENCER À SATISFAIRE AUX BESOINS INASSOUVIS

Une personne se retire parfois d’une relation lorsqu’elle croit que ses besoins sont ignorés. Pour qu’il y ait un mariage sain, les deux partenaires doivent travailler activement à découvrir les besoins de l’autre et à chercher à les satisfaire. Cherchez à comprendre les besoins de votre partenaire de sorte à mieux exprimer votre amour en satisfaisant à ces besoins. Faites de votre partenaire et de la satisfaction de ses besoins votre priorité.

DÉCOUVRIR CE QU’IL FAUT CHANGER EN SOI-MÊME

Il faut que chacun se pose une question difficile : « Qu’ai-je fait pour que mon partenaire s’éloigne de moi, et que puis-je faire pour réparer la brèche? » Chacun a sa part de responsabilité dans l’entretien d’une relation. Il faut reconnaître ses manquements. Pour ce faire, il faut écouter attentivement l’autre. Certes, l’autre doit aussi assumer sa part de responsabilité. Chacun doit reconnaître ses manquements et chercher à s’améliorer. Il se peut que l’autre se retire de la relation pour des raisons égoïstes, mais cela n’est pas une raison de ne rien faire de son propre côté. L’un et l’autre doivent demander pardon et accorder le pardon à l’autre, pour ensuite examiner ce qu’ils peuvent faire pour améliorer la situation.

CHOISIR DE S’INVESTIR DE NOUVEAU

Le rétablissement de l’intimité dans le couple ne se fait pas sans effort, et n’arrive pas du jour au lendemain. Il faut que le couple décide ensemble de faire de la relation sa priorité et d’accorder à la relation le temps qu’il faut pour la rétablir et l’approfondir en prévoyant des sorties et en les notant à l’agenda. C’est le moment de s’investir de nouveau dans la relation.

AGIR AVEC BONTÉ

Il ne s’agit peut-être pas d’un idée des plus révolutionnaires, mais l’exercice de la bonté peut avoir une influence profonde sur la qualité d’une relation. Les petits gestes chaleureux, les actes de bonté et les efforts pour ranimer la flamme de la passion entre vous vont beaucoup faciliter le renouvellement de votre relation. Que cela vienne du cœur et avec l’intention réelle de faire les changements nécessaires!

AIMER SANS CONDITION

Quelqu’un doit briser le cercle vicieux de la vengeance et de la rétribution pour choisir de réagir au mal en faisant le bien. Il est impossible de changer le comportement de l’autre; mais il est toujours possible de se changer soi-même. Il est important de cesser de réagir au comportement nocif de l’autre en manifestant un comportement similaire pour plutôt choisir de traiter l’autre avec bonté et amour. Cela n’est pas facile à faire lorsque l’autre n’adopte pas le même principe, mais c’est ce que l’on promet de faire lorsque l’on se marie « pour le meilleur et pour le pire ». Et rien ne surmonte mieux les barrières émotionnelles qu’un amour inconditionnel.

PERMETTRE À DIEU D’INTERVENIR

Dieu veut le meilleur pour nous et pour notre vie de couple. Il nous invite à lui confier notre vie entière de sorte qu’il puisse nous transformer. Il peut mettre dans notre cœur le désir de renouveler notre engagement envers notre partenaire et de l’aimer de son amour parfait. C’est ce que Dieu veut et il nous guidera dans ce sens si nous l’invitons à le faire.

Nous avons tous des choses à améliorer. Que notre problème ait pris naissance dans l’amertume, le manque de pardon, la malhonnêteté, le manque de bonté, l’infidélité ou un tout autre problème, Dieu offre d’agir en nous de sorte que nous puissions vivre de façon à l’honorer. Dieu veut que notre couple aille bien et que nous jouissions d’une relation chaleureuse et intime avec notre partenaire. C’est son plan pour nous. Agissons donc dans ce sens.

Je nous souhaite, à toutes celles et tous ceux qui sont sur le chemin du Soi, la Lumière.

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La France, Et si les femmes avaient « Le Pouvoir » ?
simone beauvoir

La France, Et si les femmes avaient « Le Pouvoir » ?

La France, les femmes et le pouvoir est le fruit d’une longue enquête destinée à comprendre l’origine et les caractéristiques de l’«exception française» en la matière. On sait que l’Hexagone fut le dernier des grands pays occidentaux à accorder le droit de vote aux femmes, et qu’il était à la fin du XXe siècle en queue de peleton de l’Europe et au 65e rang mondial pour la place qu’il leur réserve dans son Parlement. Mais si les faits sont connus, les raisons de cette situation n’ont jamais fait l’objet d’études approfondies. Parfois attribuées à un mystérieux «retard français», elles font surtout l’objet d’un tabou historique.

La France, Et si les femmes avaient « Le Pouvoir » ?
Aurore Bergé (c) députée et nouvelle présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, avec les députés Renaissance élus aux législatives, le 22 juin 2022 à Paris Aurore Bergé (c) députée et nouvelle présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, avec les députés Renaissance élus aux législatives, le 22 juin 2022 à Paris afp.com – Christophe ARCHAMBAULT

Ce tabou s’éclaire lorsqu’on saisit que l’exception française ne date pas d’hier, qu’elle a eu longtemps un tout autre visage, et que ceux qui ont le plus travaillé à l’exclusion des femmes des positions de pouvoir ne sont pas ceux que l’on croit généralement.

Du début à la fin du Moyen Âge, en effet, la France s’est plutôt signalée par un ample partage des responsabilités entre les sexes. C’est à ce partage que s’attaquèrent, le jugeant incongru, les troupes d’hommes grossissantes qui s’investirent dans la construction de l’État et le commentaire de la vie politique, en se donnant les moyens de gagner à leur point de vue des groupes de plus en plus nombreux. Cette histoire n’a pourtant rien de linéaire. Elle est au contraire remplie de conflits, de polémiques, de reculs et d’avancées, de mises au point de stratégies, de batailles perdues ou gagnées… dont l’Histoire qui s’enseigne à l’école ou à l’université ne dit généralement rien, ou rien de compréhensible.

Lorsque la parité n’est pas imposée par la loi, la proportion des femmes dans le personnel politique est minoritaire. Des effets territoriaux sont toutefois constatés : la proportion de communes dont une femme est maire est plus importante dans l’Ouest de la Métropole, dans le Sud du bassin parisien et en Rhône-Alpes que dans le reste du territoire. Ainsi cette proportion, qui est de 20 % dans l’ensemble du pays n’atteint pas 14 % dans le département du Var mais dépasse 25 % dans celui des Landes.

Les écarts territoriaux concernant les parts de femmes parmi les cadres et les dirigeants salariés des grandes entreprises obéissent davantage à une opposition entre l’Ile-de-France et la Province. En région parisienne, la part de femmes parmi les dirigeants d’entreprises de plus de 250 salariés est pratiquement de 30 % alors qu’elle est située au-dessous de 25 % dans toutes les autres régions.

Trois femmes au pouvoir, de Matignon à l’Assemblée, une donne historique

Fraîchement choisies par la majorité pour les plus hautes fonctions à l’Assemblée nationale, Aurore Bergé et Yaël Braun-Pivet forment, avec Elisabeth Borne à Matignon, un trio de femmes au pouvoir, un tel alignement constituant une première, encore à l’épreuve.

Bien que fragilisée après les législatives, Mme Borne, deuxième femme à la tête d’un gouvernement après Edith Cresson il y a trente ans, a été « confirmée » samedi par Emmanuel Macron « dans la durée ».

Aurore Bergé, elle, a été élue mercredi dernier à 35 ans présidente des députés Renaissance (ex-LREM). C’est la première fois sous la Ve République qu’une femme devient patronne du groupe majoritaire à l’Assemblée.

Autre première: la présidence de l’institution doit revenir mardi à une femme également, Yaël Braun-Pivet, via un vote de l’ensemble des députés. Elle succèdera à Richard Ferrand, un proche d’Emmanuel Macron défait dans les urnes.

Novice en politique en 2017 et bombardée alors présidente de la commission des Lois au Palais Bourbon, l’élue de 51 ans ne sera restée qu’un mois ministre des Outre-Mer. Elle a quitté ce week-end le gouvernement en vue du perchoir.

Réélue députée des Yvelines le 19 juin, elle a profité d’une fenêtre d’opportunité pour se présenter mercredi à une primaire interne pour la présidence de l’Assemblée, l’emportant sur un autre ex-président de commission LREM, Roland Lescure.

Une observatrice des deux scrutins constate au sein de la majorité « un vrai élan » assez irrépressible en faveur des femmes, dans un Palais Bourbon qui a accueilli en 2016 pour la première fois une statue de personnage historique féminin, au milieu des figures d’hommes et allégories. Il s’agit d’un buste d’Olympe de Gouges, féministe guillotinée sous la Terreur.

Laurence Rossignol, ancienne ministre socialiste des Droits des femmes, reprend Simone de Beauvoir: « il suffira donc d’une crise… pour qu’on laisse les femmes monter au feu ».

Pour la députée sortante de la majorité Valérie Petit également, il s’agit du « Glass Cliff Effect » ou effet « falaise de verre », soit « la surreprésentation des femmes dans les postes de pouvoir en période de crise aigüe ». « Ceux qui d’habitude ignorent leur talent se disent +On a tout essayé, faisons quelque chose qu’on n’aurait jamais imaginé: nommons une femme+ », a-t-elle relevé sur Twitter.

– revanche –

Ces victoires ont aussi l’allure d’une revanche sur les procès en incompétence ou le sexisme ambiant à l’Assemblée. « Certains députés ont pu me dire +Ne faites pas votre maîtresse d’école+, ou +Merci pour vos réflexions quasi maternelles+ », rapportait en 2019 dans Elle Mme Braun-Pivet, avocate de profession et mère de famille nombreuse.

La féminisation de l’Assemblée, avec un record de quelque 39% de députés femmes en 2017, a cependant eu « beaucoup d’effets », relevait-elle auprès de l’AFP il y a quelques semaines. « De facto, certains comportements sexistes ont disparu et les femmes prennent davantage la parole ».

Or la proportion de députées a légèrement reflué avec les dernières élections législatives, passant à 37%.

« La faute à la fois au RN qui a présenté beaucoup de femmes dans des circonscriptions perdues d’avance, et à LR dont le féminisme n’a jamais été la tasse de thé », pointe à l’AFP la politologue Mariette Sineau, co-autrice de « Femmes et République ». Et la poussée de LFI, qui avait investi légèrement plus de femmes que d’hommes, « n’a pas suffi » à inverser la tendance.

« Ce recul du nombre des femmes à l’Assemblée, ça fait mal », lâche la chercheure Marlène Coulomb-Gully. Selon cette spécialiste des questions de genre, « quelque chose doit radicalement changer si l’on veut rendre l’engagement politique désirable pour les femmes », notamment les horaires de travail.

Elle espère toutefois que « l’ordre du jour, la priorité du type des questions » – le « care », l’enfance, les seniors, plutôt que le régalien – puissent « être infléchis par une assemblée où le nombre de femmes est relativement élevé même s’il est en baisse, et où des femmes occupent des postes décisionnels ».

Deux autres femmes président des groupes d’opposition, Mathilde Panot (LFI) et Marine Le Pen (RN). Cyrielle Chatelain codirige le groupe écologiste. La majorité espère atteindre cette semaine la parité à d’autres postes clés au Palais Bourbon.

Au rapport : l’agriculture biologique la Cour des comptes dénonce des moyens de l’Etat «insuffisants»
l’arrosage des tomates

Au rapport : l’agriculture biologique la Cour des comptes dénonce des moyens de l’Etat «insuffisants»

Au rapport : l’agriculture biologique la Cour des comptes dénonce des moyens de l’Etat «insuffisants»
Une exploitation bio détruite au glyphosate dans les Bouches du Rhône @gettyimage

Ce rapport tombe à point nommé pour la filière bio. Alors que l secteur est confronté à une baisse de la consommation, la cour des comptes pour la première fois de son histoire publie enfin ce jeudi son rapport sur «le soutien à l’agriculture biologique», qui dresse un portrait sévère des aides publiques et du soutien accord à la filière. La cour des comptes l’affirme sans détour : «La politique de soutien à l’agriculture biologique s’avère insuffisante au regard des ambitions affichées, tant au niveau des aides financières, que du soutien à la structuration de la filière, de la communication sur les bénéfices du bio et de la recherche et développement» et n’est «pas à la hauteur».

Fait notable : une très large partie du rapport est consacrée aux bénéfices de l’agriculture biologique (AB). S’appuyant sur une analyse détaillée de la littérature scientifique, la Cour des comptes juge que la politique de soutien est «justifiée par les bénéfices de l’agriculture biologique pour la santé et l’environnement»«Si elle présente quelques faiblesses (usage du cuivre, travail profond du sol, etc.), l’agriculture biologique a néanmoins un effet bénéfique sur la qualité de l’eau et des sols en raison de l’interdiction de l’usage de pesticides et d’engrais azotés de synthèse et du moindre usage d’antibiotiques et d’additifs prévu par son cahier des charges.

Elle contribue également à l’amélioration du bien-être animal, a un impact plutôt favorable sur le climat et crée plus d’emplois», est-il résumé. Le président de la Cour Pierre Moscovici a enfoncé le clou ce jeudi en présentant le rapport : «Le rôle de la Cour c’est d’apporter un regard objectif et impartial qui manquait […] L’agriculture biologique est le meilleur moyen [de réaliser] la transition écologique et agricole.» Malgré des rendements encore inférieurs à ceux de l’agriculture conventionnelle d’environ 18 %, la productivité du bio «présente un potentiel d’amélioration, qui dépend de l’investissement en recherche et développement».

Les agences de l’eau en première ligne

Alors que les agriculteurs bio se battent depuis des mois pour réclamer une meilleure revalorisation de leurs aides dans le cadre de la future PAC, qui entrera en vigueur en 2023, on reste cependant loin d’atteindre les objectifs fixés en termes de part de la surface agricole dévolue à l’AB : 15 % en 2022, et 18 % en 2027 selon les objectifs français, et 25 % d’ici 2030 au niveau européen. D’ailleurs, «l’ambition environnementale» du plan français pour la prochaine PAC reste trop «modeste», regrette la Cour des comptes, qui juge que le budget prévu par la France pour les éco-régimes – un nouveau système de paiements qui vise à rémunérer les agriculteurs en fonction des bénéfices environnementaux – est «inférieur de près de 20 %» au dispositif jusqu’ici en vigueur. «Fortement incitatives», les aides au bio sous la précédente PAC ont aussi été «sous-dimensionnées».

«Près de la moitié de l’enveloppe» prévue pour les aides à la conversion et au maintien de l’agriculture bio pour 2015-2020, «a été consommée dès la première année». Autre preuve du manque d’engagement de l’Etat sur la transition vers le bio : au niveau national, les agences de l’eau sont le premier financeur de l’AB, devant les aides au maintien et à la conversion et les aides des régions. Alors que la pollution de l’eau d’origine agricole «continue de s’aggraver», «la prévention s’avère bien moins coûteuse que la décontamination de l’eau potable». Les agences de l’eau l’ont bien compris, et ont donc «fortement développé leur soutien», en mettant en œuvre de nombreux projets pour développer le bio dans les zones de captage d’eau potable.

Financement «limité»

Et pourtant, malgré ces aménités incontestables, les moyens de financement du bio sont maigres. La France, premier pays européen en termes de surface agricole dévolue à l’agriculture biologique (10,3 % en 2021, soit 2,8 millions d’hectares), ne consacre que 4,9 % de son budget dévoué au développement rural à l’AB, contre 6,4 % pour la moyenne des pays européens. «La politique de soutien à l’agriculture biologique paraît donc présenter un rapport coût /bénéfice intéressant en termes d’environnement, bien supérieur à celui d’autres dispositifs aux effets plus incertains en termes de réduction des pollutions agricoles», écrit la Cour des comptes, pointant notamment le coût des plans Ecophyto successifs, qui visent à réduire les pesticides depuis 2009 et dont le coût est estimé à 400 millions par an malgré une absence de résultats.

Au total, le «financement de l’Etat à hauteur de 35 millions d’euros en 2020 [pour les aides à la conversion et au maintien en AB] apparaît encore plus limité lorsqu’il est rapproché des coûts de dépollution des eaux contaminées par les produits phytosanitaires et nitrates d’origine agricole (entre 540 et 970 millions d’euros par an), à la charge des usagers». Quant au ministère de l’Agriculture, sa «politique aurait pu être davantage motrice dans le développement de l’agriculture biologique, qu’elle a, au mieux, accompagné et parfois freiné», fustigent les Sages.

«Réorienter les soutiens publics»

«Le sous-dimensionnement des enveloppes d’aides, leur manque de lisibilité et l’insuffisante prise en compte des bénéfices environnementaux associés à ce mode de production […] conduisent à s’interroger sur la pérennité à terme des exploitations biologiques», alerte enfin la Cour des comptes.

Pour que la France se donne les moyens de son ambition, les Sages ont formulé douze recommandations visant notamment à «mieux éclairer les citoyens et les consommateurs sur l’impact environnemental et sanitaire» de l’AB et «réorienter les soutiens publics à l’agriculture au profit de la filière bio». Par exemple en instaurant une «rémunération pour services environnementaux de l’agriculture biologique» dans la future PAC. Les derniers arbitrages du gouvernement sur ce dossier devraient d’ailleurs être rendus publics en fin de semaine.

A Singapour pour les passionnés de culture
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A Singapour pour les passionnés de culture

Singapour est une destination qui encourage à la découverte. Véritable ville-jardin, ancrée dans une histoire et un patrimoine multiculturels continuellement renouvelés par un esprit d'exploration et d'innovation. Elle offre une myriade de possibilités pour les voyageurs.

A Singapour pour les passionnés de culture
La chic petite cité état, nichée au sud de la Malaisie, charme immanquablement le visiteur.

Singapour ne laisse aucun passionné indifférent : Férus d’arts en tous genres ? Découvrez les chefs-d’œuvre locaux et internationaux dans de nombreux musées et galeries. Apprenez-en plus sur la culture multi-ethnique de Singapour, laissez-vous porter par les récits racontés par les chants et danses traditionnels des communautés chinoise, malaise et indienne.

Pour les visiteurs désireux de ramener un peu de Singapour chez eux, ils pourront participer à des ateliers animés par une nouvelle vague de designers et d’artisans pour créer leurs propres œuvres d’art. Passionnées par les arts, l’artisanat ou les rencontres, c’est ici que convergent les créateurs de culture, maestros, artisans, artistes et bien sûr voyageurs du monde entier.

Lorsque Sir Stamford Raffles fonda au 19ème siècle ce qui deviendra la Singapour moderne, rien ne permettait de penser que cette ville connaitrait un destin culturel aussi prometteur !
Les nombreuses populations qui ont immigré sur l’île ces deux derniers siècles ont chacune apporté leur spécificité. Malais, Chinois, Indiens, Européens ont d’abord fait quartier à part mais peu à peu la fusion s’est effectuée pour donner naissance à une culture hybride unique pour une si petite superficie.

A Chinatown, on peut apprécier les nombreuses allées de boutiques au-dessus desquelles flottent dragons et lanternes de papier guidant le visiteur vers des restaurants à ciel ouvert, des herboristeries à l’ancienne, des marchés locaux « wet markets », un véritable opéra chinois, des pagodes écarlates, des musées comme le Chinatown Heritage Center, des incroyables temples comme celui du de la Relique de la Dent de Bouddha, ou l’énorme temple Hindou Sri Mariamman…

Dans les allées plantées de palmiers royaux de Kampong Glam, l’architecture malaise et l’hospitalité musulmane sont à l’honneur. Les demeures sont gaiement colorées, les mosquées sont historiques les boutiques locales concentrées autour de Haji Lane et Arab Street regorgent d’épices, de soieries et de boutiques de souvenirs.

Toutes les symphonies de l’Inde sont présentes à Little India : agitation joyeuse, débauche de fleurs et d’offrandes s’étalent sur les trottoirs des rues Serangoon ou Hindon, à quelques pas du grand centre commercial Mustafa ouvert jour et nuit. Ne pas manquer le Tekka market, marché ouvert tous les matins, pour les odeurs et les saveurs de l’Inde.

Pour tout savoir de l’histoire incroyable de Singapour qui s’est construite avec la passion de ses habitants, un passage par le Musée National de Singapour, le plus ancien de la ville, s’impose, ou dans le passionnant Musée Peranakan qui décrypte le mode de vie de la population sino-malaise.

A ne pas manquer non plus : la Galerie Nationale de Singapour qui présente des trésors de l’art asiatique au cœur d’un cadre exceptionnel d’un bâtiment restauré depuis l’Hôtel de Ville et l’ancienne Cour Suprême, ou encore le Musée des Civilisations Asiatiques, l’un des premiers musées de la région à présenter l’ensemble des cultures et civilisations d’Asie. Il présente les collections historiques de Chine, d’Asie du Sud et d’Asie occidentales.

D’autres musées tel que le Singapore Art Museum, le Gillman Barracks ou le très rouge Red Dot Design Museum sont à noter.

Le Singapore Art Museum (SAM), présente l’art contemporain de la scène singapourienne et de la région du sud-est asiatique et asiatique. En plus d’une collection permanente, ce musée organise des évènements, des ateliers et expositions temporaires. Le Gillman Barracks est une enceinte d’art visuel créée dans une ancienne caserne militaire and entouré d’une végétation tropicale.

Cet endroit unique est une véritable plateforme de galeries d’art et d’artistes du monde entier, il développe l’art visuel de Singapour, de l’Asie du Sud-est et au-delà. En parallèle, il y a 7 cafés et restaurants dans cet établissement hors du commun. Enfin quant à lui, le Red Dot Design Museum sur la Marina Bay, réjouira les passionnés d’art et de culture contemporaine. Pour les plus mélomanes, une sortie concert s’impose au Théâtre de l’esplanade en forme de durian.

Des centres labellisés « Heritage » permettent d’en savoir plus sur les diverses traditions des populations immigrées. Pour une expérience encore plus immersive, l’attraction « Images of Singapore live » sur l’île de Sentosa plongera le visiteur au cœur du Singapour des années 1800 parmi des acteurs grimés comme à l’époque : Un véritable saut dans le passé.

Tout au long de l’année, la palette de propositions d’événements et de festivités à Singapour est incomparable. Expositions artistiques, concours culinaires, compétitions sportives, soirées musicales, festivals cinématographiques, fashion weeks, Grand Prix de Singapour, il y en a pour tous les goûts. Le plus difficile est de faire son choix mais il est toujours riche de sens de faire coïncider un voyage avec un événement faisant écho aux passions du voyageur.

En images…

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Mode de vie : de quoi parle-t-on ? Peut-on l’adopté

Le mode de vie est un concept passe-partout , un mot-valise convoqué dans de très nombreux contextes, qui rend compte d’un fait social majeur : la manière dont les individus d’une société sont conduits à structurer leurs conditions de vie. En dépit du flou qui l’entoure, il s’agit d’une notion essentielle à la compréhension des évolutions sociales dans une période où les mutations sociologiques, cela inclut ses types de relations social, sa façon de consommer, sa façon de se divertir, de s’habiller. Un mode de vie reflète également l’attitude d’un individu, ses valeurs, sa façon de voir le monde dans lequel il vit.

Mode de vie : de quoi parle-t-on ? Peut-on l'adopté
Mode de vie : de quoi parle-t-on ? Peut-on l’adopté

Comment arrêter de se sur-adapter/s’adapter et enfin être soi-même tel qu’on est ?

Qui n’a jamais fait des pirouettes pour gagner l’affection, la considération, l’amitié ou l’amour de quelqu’un ? Trop souvent la culpabilité, le besoin d’être aimé, la dépendance affective, la peur de déplaire ou d’être rejeté,,, nous font faire et dire des choses qui ne sont pas en accord avec nous et nos besoins.

À vouloir et essaye de trop s’adapter aux autres, nous finissons toujours par nous désadapter de nous-même !

Osez votre vie et non celle que les autres attendant de vous ! Osez « être »qui vous être et non l’image que les autres attendent de vous !

L’atteinte de l’équilibre réside dans le respect des autres en passant en priorité par le respect de sa propre personne. Nous sommes la personne la plus importante de notre vie !

Au lieu de chercher la personne qui vous rends heureux(se), devez cette personne.

Assumer sa singularité, c’est construire sa vie comme une oeuvre d’art de Sylvain ALLEMAND

Rappelle-toi : l’unique personne qui t’accompagne toute ta tie, c’est toi-même !Sois vivant dans tout ce que tu fais, de Pablo Picasso.

Mode de vie : de quoi parle-t-on ? Peut-on l'adopté
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L’amour ne devrait pas être le plus gros compromis de votre vie…

Même si on vous a dit le contraire. Vous avez regardé des films, lu des romans, entendu des adages de parents et d’amis ui ont peut-être des relations très fructueuses, l’amour est un compromis constant. Vous ne pouvez pas tout avoir. Et peut-être ont-ils raison. Vous ne pouvez pas tout avoir. Mais vous devriez pouvoir avoir ce qui compte.

Vous devriez pouvoir être avec quelqu’un que vous aimez et vivre une vie qui vous séduit, vous stimule et vous inspire. Vous devriez pouvoir avoir, au minimum, une relation favorisant la croissance et l’exploration de la part des deux parties.

Que signifie pour vous « prendre le large » ?

Il y a de nombreuses façons de prendre le large. Ce n’est pas forcément voyager, mais aussi tracer sa propre voie, s’affranchir de ce que l’on attend de nous. Par exemple : le fait de vivre déconnectés, faire notre nourriture grâce à la permaculture, remettre en cause le principe du travail toute sa vie et à tout prix. Par nous, la société de consommation est à l’origine de beaucoup de maux de notre société. Cela influe sur le mode de vie des gens et sur la nature. Nous souhaitons sortir de ce schéma pour un équilibre plus sain.

La génération de nos parents s’est habituée à vivre la consommation à tout crin car ils ont grandi avec. Mais aujourd’hui, quand on analyse, on constate que ce rythme de consommation est insoutenable et néfaste, compte tenu des ressources dont nous disposons. Notre génération doit chercher de nouvelles solutions et sortir des sentiers battus. Prendre de large conduit à se dépasser soi-même et à croire que c’est possible.

La question à se poser est donc de savoir si vous êtes dans un système que vous avez choisi et surtout de savoir s’il vous convient. A ce moment-là vous pourrez considérer que vous avez vraiment fait votre choix de vie avec un équilibre entre votre vie professionnelle et personnelle qui vous satisfait.

Dans le cas inverse il vous faudra réfléchir sur vos réelles aspiration et comment les mettre en oeuvre.

Quel est le mode de vie en France ?

Les Français sont patients, polis et respectueux, en particulier vis-à-vis des expatriés, curieux, voyagent et sont éduqués selon les normes les plu élevées. Dans un pays où la philosophie est obligatoire, on n’hésite pas à se questionner, à se réinventer .

Comment commencer un mode de vie sain ?

Les conseils suivants vous aideront à avoir une saine alimentation.

  1. Mangez plus de fruits et légumes…..
  2. Choisissez des aliments roches en fibres….
  3. Consommez moins de sel….
  4. Choisissez les bons gras….
  5. Consommez moins de sucre ajouté…
Quelle est la coprésence entre mode de vie et style de vie ?

On retrouve leur coprésence dans le lexique anglo-saxon sous la forme de way of life et de lifestyle. La polysémie entre mode de vie et style de vie rajoute au flou de ce que recouvrent ces notions.

Le style d'Anne Hathaway est la cascousse s'habille en Prada, et on adore
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Le style d’Anne Hathaway est la cascousse s’habille en Prada, et on adore

Le style d'Anne Hathaway est la cascousse s'habille en Prada, et on adore

Si l’on ne devait retenir qu’un film de mode, ce serait sans aucun doute « Le Diable s’habille en Prada ». Ce film – relatant l’histoire d’une jeune journaliste remplie d’ambition qui va se confronter à la dure réalité du milieu de la presse mode – est devenu une véritable référence cinématographique. Notre moment préféré ? Celui où Andrea Sachs, interprétée par Anne Hathaway, devient une véritable icône mode. Un glow-up emblématique, qui coupe aussi bien le souffle aux spectateurs, qu’à la terrifiante Miranda Priestly, interprétée par Meryl Streep. Des années plus tard, les ensembles d’Andy Sachs sont toujours aussi iconiques. Alors lorsqu’Anne Hathaway s’amuse à en reproduire un, la Toile entière s’agite et ne parle que de ça.   


« Vous pouvez épeler « Gabanna » ? » Anne Hathaway semble avoir retrouvé sa frange, ses bottes Chanel, ses robes Valentino et son amour pour la mode. Miranda Priestly serait sans doute épatée devant ces derniers looks dignes d’une couverture du magazine Runway. Et c’est Emily qui baverait devant l’allure si soignée et le sourire captivant de l’actrice, sacrée icône de mode.

LE STYLE D’ANNE HATHAWAY EN 2022 OU LE PARFAIT RETOUR D’ANDY DU DIABLE S’HABILLE EN PRADA

Si Anne Hathaway, ou Andy, a laissé dernière elle Paris, ses lumières et ses catwalks. Elle semble avoir troqué les rues de la Ville lumière pour les tapis rouges et les projecteurs de Cannes et New York.

En pleine promo de ses nouveaux projets pas encore sortis en salles pour certains, Anne Hathaway a signé des looks que l’on doit avouer : parfaits à faire décrocher un sourire à la papesse de la mode, Meryl Streep bien sûr.

Il y avait comme un air de déjà vu lorsqu’on a vu l’actrice défiler devant les paparazzis du monde entier. Cet air de « je ne sais quoi », cette silhouette de vraie icône, l’allure d’une modeuse qui maîtrise ses looks et ses apparitions, comme un personnage du Diable s’habille en Prada. Des looks qui promettaient un succès dans le monde de la mode, mais pas que.

Pour la sortie de sa nouvelle série Apple TV avec Jared Leto, WeCrashed, l’actrice s’était affichée à New York dans des looks à la pointe de la mode. Ensemble en tweed, total look violet, retour des bottes à talons qu’enviait Emily Blunt dans notre film préféré, et cette frange qui lui allait si bien.

Pas de doute, Anne Hathaway est bel et bien une vraie icône aux pays des merveilles de la mode.

Le style d'Anne Hathaway est la cascousse s'habille en Prada, et on adore
Le style d’Anne Hathaway est la cascousse s’habille en Prada, et on adore

ANNE HATHAWAY NOUS FAIT RÊVER AVEC SES LOOKS SUR INSTAGRAM

Andy Sachs 2.0 ? Ou Princesse Mia Termopholis connectée ? Plutôt Anne Hathaway, actrice et modeuse à ses heures perdues. C’est sur Instagram que l’actrice a affiché ses looks si parfaits. Des tenues signées Valentino avec combi-short imprimée et bottines à plateforme, ensembles colorés et géométriques Versace avec bottes hautes à talons aiguilles, tendance monochrome, total look en cuir, robes à sequins ou à imprimés psychédéliques signées Paco Rabanne… Anne Hathaway nous a conquises avec ses derniers looks !

Alors qu’elle faisait la promo de sa nouvelle série WeCrashed, l’actrice, connue pour ses rôles dans Princesse Malgré Elle, Rachel se marie, le Diable s’habille en Prada, Alice aux Pays des Merveilles et tant d’autres, a partagé tous les clichés de ses plus beaux looks.

Ce n’est pas la première fois que l’actrice partage des photos dignes d’une vraie fashionista. En plein confinement, alors qu’elle promouvait LockDown avec sa nouvelle frange et son partenaire à l’écran Chiwetel Ejiofor, Anne Hathaway avait partagé ses looks dignes d’un red carpet confiné. Ils étaient parfaits !

PRINCESSE MALGRÉ ELLE OU DIABLE S’HABILLE EN PRADA ? L’ACTRICE ANNE HATHAWAY SEMBLE REPRODUIRE LES LOOKS DE SES FILMS !

Si Andy Sachs avait Instagram, il ressemblerait sans doute au compte d’Anne Hathaway avec les clichés partagés de ses derniers looks. Et si la Princesse Mia Thermopolis utilisait la plateforme de partage de photos, c’est sans doute le même genre de photos engagées qu’elle posterait également…

Ce qui est sûr c’est que dernièrement l’actrice a ravi les fans du film Le Diable s’habille en Prada et de la Princesse Thermopolis des productions Disney. Car sur la Croisette à Cannes et dans les rues de New York, les looks d’Anne Hathaway offraient comme un air de déjà vu avec les garde-robes des personnages iconiques qu’elle a incarnés par le passé.

Alors que le monde entier attend avec impatience une suite du film Mariage de Princesse, les derniers looks de l’actrice à Cannes offraient comme un avant-goût de ce qui pourrait nous attendre si et quand Anne Hathaway reprendra son rôle aux côtés de Julie Andrews.

Pour l’heure, il faut encore faire preuve de patience pour retrouver notre actrice préférée dans la suite d’un film mythique. Mais on vous laisse admirer les derniers looks parfaits d’Anne Hathaway.

UN LOOK DIGNE D’UN MARIAGE DE PRINCESSE

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L’ACTRICE A OPTÉ POUR DE LA COULEUR LORS DU FESTIVAL DE CANNES 2022

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Anne Hathaway is at the 2022 cannes

ANNE HATHAWAY EN GUCCI, UNE VRAIE MODEUSE ICONIQUE

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Anne Hathaway is seen during the 75th cannes2022

UN ENSEMBLE PSYCHÉDÉLIQUE POUR UNE ALLURE DE FASHIONISTA

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Photo of Anne Hathaway rainbow polka dot look teases a new style direction

UNE ROBE DE SOIRÉE VERSACE DIGNE DU DIABLE S’HABILLE EN PRADA

anne hathaway cut a stylish figure showed off her curves in a silver versace dress at the wecrashed premiere
Anne Hathaway cut a stylish figure showed off her curves in a silver Versace dress at the Wecrashed premiere

SI ANDY SACHS TRAVAILLAIT ENCORE POUR MIRANDA PRIESTLY

personnellement je suis obsede par les looks cannois danne hathaway
Personnellement je suis obsède par les looks cannois d’Anne Hathaway

UN TOTAL LOOK VALENTINO QUI NOUS RAPPELLE DES SOUVENIRS MODE

anne hathaway dans valentino donne devil wears prada
Anne Hathaway dans Valentino donne devil wears Prada

La démocratie en béton
Muzharul islam chittagong university

La démocratie en béton

Une exposition sur l’architecture postcoloniale en Asie du sud revient avec nostalgie sur la promesse de progrès social du modernisme.

27 juin 2022

By Diana ABDOU

La démocratie en béton
Stade municipal Sardar Vallabhbhai Patel, Ahmedabad, Inde; conçu par Charles Correa et Mahendra Raj, 1959-1966

Les visiteurs de « The Project of Independence » au Museum of Modern Art sont accueillis à leur droite par sept visages ombragés sur une photographie de Margaret Bourke-White. Ils appartiennent, selon la légende originale de la photo dans Life, à des réfugiés sikhs « grêles mais déterminés » du Pakistan, forcés de déménager dans une Inde nouvellement indépendante après la partition. Leur placement dans l’exposition suggère qu’ils se dirigent vers la ville affichée sur le mur de gauche : Chandigarh, la capitale du nouvel État indien du Pendjab, imaginée par l’architecte franco-suisse Le Corbusier et son mécène, le Premier ministre Jawaharlal Nehru.

Au moment où la photographie de Bourke-White a été prise, Chandigarh était encore sur le point de s’élever des contreforts de l’Himalaya. Extraits du documentaire de 1966 d’Alain Tanner et John Berger Une Ville à Chandigarh détaillent sa construction, des femmes et des hommes passant des pierres et du béton d’une personne à l’autre sans l’aide d’un jeu de roues. Le toit en forme de faucille de l’Assemblée législative achevée se trouve à l’arrière-plan, entre le lointain Himalaya et la terre nue où les travailleurs peinent. Le complexe du Capitole a été construit dans le style moderniste importé par Le Corbusier : béton brut, angles droits, arcs généreux et petites fleurs de couleur délibérées. En fait, Le Corbusier a conçu toute la ville selon sa conception du formalisme, dans laquelle les quartiers étaient ségrégués et organisés par destination sociale : les bâtiments gouvernementaux étaient la « tête », le centre commercial le « cœur », et les opérations éducatives et de loisirs le « les bras. » Dans les années 1950, le modernisme se développe sous la bannière de la démocratisation de l’architecture.

« Brave new Chandigarh, né dans les dures plaines du Pendjab sans cordon ombilical », a écrit l’architecte indien Charles Correa une décennie plus tard. Nehru avait espéré que la ville amènerait l’Inde au-delà de la ruine humaine de la partition et prouverait que le nouveau pays se dirigeait vers une technocratie maîtrisant parfaitement le langage international du modernisme et capable de réaliser l’utopie. Au lieu de cela, Chandigarh était vouée à un état d’inachèvement, car la réalité de la nouvelle Inde a dépassé le rêve de Nehru. Un architecte après l’autre est mort, et la ville a été submergée par le double du nombre de réfugiés et de migrants pour lesquels elle avait été prévue – qui n’ont pas tous trouvé le schéma de Le Corbusier particulièrement utile ou démocratique dans la pratique. (Les planificateurs de Chandigarh sont tristement célèbres pour avoir oublié de créer des logements pour les travailleurs migrants qui ont construit la ville.)

La démocratie en béton
Archives des Mahendra Raj Secrétariat, Capitol Complex, Chandigarh, Inde; conçu par Le Corbusier, 1951-1958

Le spectacle du MoMA s’oriente autour de la vision de Nehru de littéralement remodeler la nation. Il retrace l’empreinte du modernisme sur les paysages du Pakistan, du Bangladesh et du Sri Lanka, ainsi que de l’Inde, de l’indépendance, en 1947-1948, à 1985. En l’espace de deux salles, « The Project of Independence » vise à couvrir les villes construites de toutes pièces – notamment Chandigarh, Islamabad et Auroville – dans ces nouveaux pays ; les réponses des urbanistes à la crise croissante du logement dans le sous-continent ; l’architecture des infrastructures et de l’industrie (y compris le tourisme) ; espaces politiques et civiques; écoles et universités; et d’autres institutions, dont une banque, une mosquée et un planétarium. Dans le catalogue qui l’accompagne, les conservateurs approfondissent l’espoir de Nehru que l’architecture radicale permettrait et refléterait une nouvelle société indienne.

Après la fin de la domination britannique en 1947/48, les architectes de l’Inde, du Pakistan, du Bangladesh et du Sri Lanka ont adopté les valeurs et les caractéristiques du modernisme comme moyen de mettre en évidence leur autonomie et leurs identités nationales et de décrire leur progrès social. Et avec cela, de nouvelles approches de l’architecture ont séparé les nations de leur passé colonial britannique, comme les complexes gouvernementaux en béton de Dhaka et les maisons passives de Colombo, et ont profité des traditions artisanales de la région pour produire des bâtiments expérimentaux.

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Les projets présentés sont mis en place par des personnalités clés telles que l’architecte indien Balkrishna V. Doshi, le seul lauréat sud-asiatique du prix Pritzker d’architecture, Minnette de Silva, la première femme à devenir architecte agréée au Sri Lanka, et Yasmeen Lari, la première femme à obtenir le diplôme d’architecte au Pakistan. Ils aborderont la manière dont l’architecture a contribué au processus de décolonisation et de modernisation de ces États-nations.

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Archives structures emblématiques qui représentent la vision de l’Inde

L’exposition s’organise autour de sections thématiques, telles que les matériaux disponibles, les traditions artisanales ou encore l’organisation du travail. Une grande section sur le renforcement des institutions montre comment les institutions culturelles et gouvernementales mettent en valeur les forces sociales, politiques et culturelles à l’œuvre dans la transformation des sociétés sud-asiatiques après l’indépendance. Une autre section explore les investissements des gouvernements dans la construction d’établissements d’enseignement supérieur. Des projets d’industrie et d’infrastructure tels que l’immeuble de bureaux de Ceylon Steel Corporation à Oruwela et la laiterie Dudhsagar d’Achyut Kanvinde à Mehsana, en Inde, sont également exposés pour mettre en évidence des structures emblématiques qui représentent la vision de l’Inde en matière d’industrialisation de la production agricole.

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