Art populaire, art de masse et divertissement

Le Temps Moderne


Quand je m’y suis mis quelquefois à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent dans la Cour, dans la guerre, d’où naissent tant de querelles, de passions, d’entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. Un homme qui a assez de bien pour vivre, s’il savait demeurer chez soi avec plaisir, n’en sortirait pas pour aller sur la mer ou au siège d’une place. On n’achète une charge à l’armée si cher, que parce qu’on trouverait insupportable de ne bouger de la ville. Et on ne recherche les conversations et les divertissements des jeux que parce qu’on ne peut demeurer chez soi avec plaisir. Etc.

Mais quand j’ai pensé de plus près et qu’après avoir trouvé la cause de tous nos malheurs j’ai voulu en découvrir la raison, j’ai trouvé qu’il y en a une bien effective et qui consiste dans le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable que rien ne peut nous consoler lorsque nous y pensons de près.

Quelque condition qu’on se figure, où l’on assemble tous les biens qui peuvent nous appartenir, la royauté est le plus beau poste du monde. Et cependant, qu’on s’en imagine accompagné de toutes les satisfactions qui peuvent le toucher. S’il est sans divertissement et qu’on le laisse considérer et faire réflexion sur ce qu’il est, cette félicité languissante ne le soutiendra point. Il tombera par nécessité dans les vues qui le menacent des révoltes qui peuvent arriver et enfin de la mort et des maladies, qui sont inévitables. De sorte que s’il est sans ce qu’on appelle divertissement, le voilà malheureux, et plus malheureux que le moindre de ses sujets qui joue et qui se divertit.

De là vient que le jeu et la conversation des femmes, la guerre, les grands emplois sont si recherchés. Ce n’est pas qu’il y ait en effet du bonheur, ni qu’on s’imagine que la vraie béatitude soit d’avoir l’argent qu’on peut gagner au jeu ou dans le lièvre qu’on court, on n’en voudrait pas s’il était offert. Ce n’est pas cet usage mol et paisible et qui nous laisse penser à notre malheureuse condition qu’on recherche ni les dangers de la guerre ni la peine des emplois, mais c’est le tracas qui nous détourne d’y penser et nous divertit.

Raison pourquoi on aime mieux la chasse que la prise. Le monde moderne n’a pas le temps d’espérer, ni d’aimer, ni de rêver.

De là vient que les hommes aiment tant le bruit et le remuement. De là vient que la prison est un supplice si horrible. De là vient que le plaisir de la solitude est une chose incompréhensible. Et c’est enfin le plus grand sujet de félicité de la condition des rois de ce qu’on essaie sans cesse à les divertir et à leur procurer toutes sortes de plaisirs. L’homme moderne perd son temps à essayer de le gagner.

Le roi est environné de gens qui ne pensent qu’à divertir le roi et à l’empêcher de penser à lui. Car il est malheureux, tout roi qu’il est, s’il y pense.

Voilà tout ce que les hommes ont pu inventer pour se rendre heureux. Et ceux qui font sur cela les philosophes et qui croient que le monde est bien peu raisonnable de passer tout le jour à courir après un lièvre qu’ils ne voudraient pas avoir acheté, ne connaissent guère notre nature. Ce lièvre ne nous garantirait pas de la vue de la mort et des misères qui nous en détournent, mais la chasse nous en garantit.

Et ainsi, quand on leur reproche que ce qu’ils recherchent avec tant d’ardeur ne saurait les satisfaire, s’ils répondaient comme ils devraient le faire s’ils y pensaient bien, qu’ils ne recherchent en cela qu’une occupation violente et impétueuse qui les détourne de penser à soi et que c’est pour cela qu’ils se proposent un objet attirant qui les charme et les attire avec ardeur, ils laisseraient leurs adversaires sans repartie…

Le but de l’homme moderne sur cette terre est à l’évidence de s’agiter sans réfléchir dans tous les sens afin de pouvoir dire fièrement à l’heure de sa mort : je n’ai pas perdu mon temps.

Le gentilhomme croit sincèrement que la chasse est un plaisir grand et un plaisir royal. Mais son piqueur n’est pas de ce sentiment‑là

Ils s’imaginent que s’ils avaient obtenu cette charge ils se reposeraient ensuite avec plaisir et ne sentent pas la nature insatiable de la cupidité. Ils croient chercher sincèrement le repos, et ne cherchent en effet que l’agitation. Ils ont un instinct secret qui les porte à chercher le divertissement et l’occupation au‑dehors, qui vient du ressentiment de leurs misères continuelles. Et ils ont un autre instinct secret qui reste de la grandeur de notre première nature, qui leur fait connaître que le bonheur n’est en effet que dans le repos et non pas dans le tumulte. Et de ces deux instincts contraires il se forme en eux un projet confus qui se cache à leur vue dans le fond de leur âme, qui les porte à tendre au repos par l’agitation et à se figurer toujours que la satisfaction qu’ils n’ont point leur arrivera si, en surmontant quelques difficultés qu’ils envisagent, ils peuvent s’ouvrir par là la porte au repos.

Ainsi s’écoule toute la vie, on cherche le repos en combattant quelques obstacles. Et si on les a surmontés, le repos devient insupportable par l’ennui qu’il engendre. Il en faut sortir et mendier le tumulte. Car ou l’on pense aux misères qu’on a ou à celles qui nous menacent. Et quand on se verrait même assez à l’abri de toutes parts, l’ennui, de son autorité privée, ne laisserait pas de sortir du fond du cœur, où il a des racines naturelles, et de remplir l’esprit de son venin.

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A Singapour pour les passionnés de culture

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Singapour est une destination qui encourage à la découverte. Véritable ville-jardin, ancrée dans une histoire et un patrimoine multiculturels continuellement renouvelés par un esprit d'exploration et d'innovation. Elle offre une myriade de possibilités pour les voyageurs.

A Singapour pour les passionnés de culture
La chic petite cité état, nichée au sud de la Malaisie, charme immanquablement le visiteur.

Singapour ne laisse aucun passionné indifférent : Férus d’arts en tous genres ? Découvrez les chefs-d’œuvre locaux et internationaux dans de nombreux musées et galeries. Apprenez-en plus sur la culture multi-ethnique de Singapour, laissez-vous porter par les récits racontés par les chants et danses traditionnels des communautés chinoise, malaise et indienne.

Pour les visiteurs désireux de ramener un peu de Singapour chez eux, ils pourront participer à des ateliers animés par une nouvelle vague de designers et d’artisans pour créer leurs propres œuvres d’art. Passionnées par les arts, l’artisanat ou les rencontres, c’est ici que convergent les créateurs de culture, maestros, artisans, artistes et bien sûr voyageurs du monde entier.

Lorsque Sir Stamford Raffles fonda au 19ème siècle ce qui deviendra la Singapour moderne, rien ne permettait de penser que cette ville connaitrait un destin culturel aussi prometteur !
Les nombreuses populations qui ont immigré sur l’île ces deux derniers siècles ont chacune apporté leur spécificité. Malais, Chinois, Indiens, Européens ont d’abord fait quartier à part mais peu à peu la fusion s’est effectuée pour donner naissance à une culture hybride unique pour une si petite superficie.

A Chinatown, on peut apprécier les nombreuses allées de boutiques au-dessus desquelles flottent dragons et lanternes de papier guidant le visiteur vers des restaurants à ciel ouvert, des herboristeries à l’ancienne, des marchés locaux « wet markets », un véritable opéra chinois, des pagodes écarlates, des musées comme le Chinatown Heritage Center, des incroyables temples comme celui du de la Relique de la Dent de Bouddha, ou l’énorme temple Hindou Sri Mariamman…

Dans les allées plantées de palmiers royaux de Kampong Glam, l’architecture malaise et l’hospitalité musulmane sont à l’honneur. Les demeures sont gaiement colorées, les mosquées sont historiques les boutiques locales concentrées autour de Haji Lane et Arab Street regorgent d’épices, de soieries et de boutiques de souvenirs.

Toutes les symphonies de l’Inde sont présentes à Little India : agitation joyeuse, débauche de fleurs et d’offrandes s’étalent sur les trottoirs des rues Serangoon ou Hindon, à quelques pas du grand centre commercial Mustafa ouvert jour et nuit. Ne pas manquer le Tekka market, marché ouvert tous les matins, pour les odeurs et les saveurs de l’Inde.

Pour tout savoir de l’histoire incroyable de Singapour qui s’est construite avec la passion de ses habitants, un passage par le Musée National de Singapour, le plus ancien de la ville, s’impose, ou dans le passionnant Musée Peranakan qui décrypte le mode de vie de la population sino-malaise.

A ne pas manquer non plus : la Galerie Nationale de Singapour qui présente des trésors de l’art asiatique au cœur d’un cadre exceptionnel d’un bâtiment restauré depuis l’Hôtel de Ville et l’ancienne Cour Suprême, ou encore le Musée des Civilisations Asiatiques, l’un des premiers musées de la région à présenter l’ensemble des cultures et civilisations d’Asie. Il présente les collections historiques de Chine, d’Asie du Sud et d’Asie occidentales.

D’autres musées tel que le Singapore Art Museum, le Gillman Barracks ou le très rouge Red Dot Design Museum sont à noter.

Le Singapore Art Museum (SAM), présente l’art contemporain de la scène singapourienne et de la région du sud-est asiatique et asiatique. En plus d’une collection permanente, ce musée organise des évènements, des ateliers et expositions temporaires. Le Gillman Barracks est une enceinte d’art visuel créée dans une ancienne caserne militaire and entouré d’une végétation tropicale.

Cet endroit unique est une véritable plateforme de galeries d’art et d’artistes du monde entier, il développe l’art visuel de Singapour, de l’Asie du Sud-est et au-delà. En parallèle, il y a 7 cafés et restaurants dans cet établissement hors du commun. Enfin quant à lui, le Red Dot Design Museum sur la Marina Bay, réjouira les passionnés d’art et de culture contemporaine. Pour les plus mélomanes, une sortie concert s’impose au Théâtre de l’esplanade en forme de durian.

Des centres labellisés « Heritage » permettent d’en savoir plus sur les diverses traditions des populations immigrées. Pour une expérience encore plus immersive, l’attraction « Images of Singapore live » sur l’île de Sentosa plongera le visiteur au cœur du Singapour des années 1800 parmi des acteurs grimés comme à l’époque : Un véritable saut dans le passé.

Tout au long de l’année, la palette de propositions d’événements et de festivités à Singapour est incomparable. Expositions artistiques, concours culinaires, compétitions sportives, soirées musicales, festivals cinématographiques, fashion weeks, Grand Prix de Singapour, il y en a pour tous les goûts. Le plus difficile est de faire son choix mais il est toujours riche de sens de faire coïncider un voyage avec un événement faisant écho aux passions du voyageur.

En images…

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Pays-Bas : une découverte exceptionnelle d’un temple romain “ intact et complet ”

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l s’agirait de l’un des temples romains les mieux conservés de tout le nord-ouest de l’Europe. Photo d’illustration. © Richard T. Nowitz/Getty Images

Un site de plus de vingt hectares a mis au jour un temple romain, ainsi que de nombreux autels au Pays-Bas. Les archéologues ont découvert près de 30.000 objets, de quoi pouvoir reconstituer toute la vie dans et autour du sanctuaire.


La découverte est exceptionnelle : aux Pays-Bas, des archéologues ont mis au jour un temple romain dans un rare état de conservation. Avec beaucoup de minutie, les scientifiques ont découvert « le temple, qui se trouvait ici entre le premier et le quatrième siècle, mais aussi des autels bien conservés avec des inscriptions, des statues en pierre et des fosses sacrificielles. Les chercheurs travaillaient à Herwen, un village situé sur le Rhin, près de la frontière allemande, à l’est du pays. Sur le site de près de vingt hectares : non seulement un temple gallo-romain typique, de 22 par 22 mètres, a été découvert, mais aussi des milliers d’objets qui entouraient ce dernier : « Ici, pour la première fois, nous pouvons reconstituer toute la vie dans et autour d’un sanctuaire romain », a déclaré Eric Norde, archéologue en charge du projet, au média néerlandais NRC le 20 juin dernier.

Au total, plus de 30 000 trouvailles », ajoute-t-il à nos confrères néerlandais. Le site était dédié à Hercule Magusanus, un dieu vénéré par les Bataves associant Magusanus au demi-dieu romain Hercule. Ce peuple romanisé vivait à la frontière nord de l’Empire gallo-romain. Ils faisaient partie des troupes auxiliaires de l’armée romaine.

Les recherches ne font que commencer

Les recherches devraient durer des années. Les pièces du puzzle permettront petit à petit de retracer l’histoire complète du site, estime Eric Norde, aidé par une quinzaine de spécialistes de différents métiers. Dans une fosse sacrificielle découverte récemment, des scientifiques devront examiner son contenu couche par couche, et déterminer quels rituels étaient pratiqués. Certains s’attelleront à étudier les inscriptions, pendant que d’autres s’attaqueront aux restes de plâtres retrouvés.

Mais à Herwen, d’autres dieux étaient vénérés, comme le montrent ces autels qui entouraient le temple et qui semblaient être le lieu de cultes de Mercure, du dieu égyptien Sérapis, ou encore de déesses celtiques. Pour les archéologues, le travail ne fait, en vérité, que commencer. « Nous avons trouvé plus de sculptures que cent cinquante ans de fouilles à Nimègue n’en ont produit », plaisante un archéologue de cette autre ville néerlandaise, qui travaille sur le site. Et de nombreux mystères restent à élucider, comme ce puits rond retrouvé ici, avec un escalier en pierre qui descendait dans l’eau, qui pourrait servir de bain rituel, relate NRC.

Sur le site, deux temples, des petits autels, le puits et des feux de sacrifice

Mais d’ores-et-déjà, on peut imaginer ce qu’était le site. Au sommet d’une colline, rapporte Cultureelerfgoed le 20 juin, se dressaient deux temples, et peut-être plus. L’un d’entre eux était le temple gallo-romain aux murs peints de couleurs vives et au toit de tuiles. À quelques mètres, il existait un autre temple, dont les murs étaient également peints.

Tout autour, plusieurs dizaines de petits autels, le grand puits en pierre dont la fonction reste à préciser, et de grands feux de sacrifice qui étaient régulièrement activés, puisque de nombreux foyers ont été retrouvés. L’équipe devrait régulièrement faire part de ses nouvelles découvertes, pour nous décrire, à mesure que les pinceaux retirent les poussières et que les scientifiques déchiffrent les rituels, les couleurs, les cultes, et l’histoire de ce lieu de croyance aux confins de l’Empire romain.

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Mode de vie : de quoi parle-t-on ? Peut-on l’adopté

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Petites histoire d’amour moderne :  » Je deviens tellement bizarre près des filles »

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Petites histoire d’amour moderne :  » Je deviens tellement bizarre près des filles »
L’amour Moderne Love en miniature, avec des histoires soumisses par les lecteurs ne dépassant pas 100 mots.

Mon jeune moi sage

J’ai pris l’avion pour rentrer de Berlin à Vancouver après deux ans à l’étranger. Ma mère, Roberta, m’a chargé de retrier mes affaires du grenier. J’ai trié des boites de souvenirs. En feuilletant un vieux cahier, j’ai découvert une entrée intitulée « Confessions », écrite en cursif le 24 février 2004, la veille de mon 13e anniversaire : « Je deviens tellement bizarre avec les filles et je pense que je suis lesbienne. » Un sentiment de justification et d’amour pour mon jeune moi m’a submergé. Je pensais que je n’avais su que j’étais gay que plus tard. En réalité, je l’avais toujours su. —Deidre Olsen

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A Venise avec ma fiancée, à droite.

Ce qui était déjà parti

Nommer un fœtus de 10 semaines était une mauvaise idée. Deux jours après une échographie qui a révélé un sac gestationnel vide, j’étais allongée dans un lit d’hôpital, attendant qu’un chirurgie hâte la perte de ce qui était déjà parti. Je fixai le plafond tout en haletant à travers les sanglots. «Ressentez vos sentiments», le monde aime à exhorter. OK fait. Ma tristesse m’a réduit en poudre, mais je n’ai pas soufflé. J’ai pensé à mon mari, à la maison au même moment, penché sur le berceau de notre fille de 20 mois et chuchotant les noms de tous ceux qui l’aiment. Je suis resté entier. —Anne Manning

mon mari, notre fille et moi.
Mon mari, notre fille et moi.

Première fois à la maison

C’était mon cinquième voyage en Irlande, mais ma première fois dans le connemara, l’endroit que ma grand-mère avait quitté, une région connue pour ses contes. J’avais peur que ce ne soit pas à la hauteur de ses histoires, ou peut-être que je ne le serais pas. David, un cousin que je n’avais jamais rencontré auparavant, m’a fait courir, faisant rimer des dates et des détails, coloriant nos lignées ancestrales. Il m’a tendu une photo, sont grand-père au Canada, rendant visite à ma grand-mère – debout ensemble comme nous le faisions alors. J’ai retenu les larmes alors que David détournait poliment les yeux. Alors que je partais, il m’a pris dans ses bras et m’a dit: « Reviens bientôt à la maison. » — Casey Erin Wood

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Le grand père de David avec ma grand mère à Calgary, canada en 1958.
Qu’est-ce qu’il y a dans un nom?

En tant qu’éducateur à vie né avec le nom de famille Lerner, j’ai plaisanté avec mes élèves en disant que j’étais destiné à devenir enseignant. Ce rôle a été ma force motrice pendant des décennies, jusqu’à ce que je devienne grand-père. Je n’ai jamais eu de grands-parents; ils ont été tués pendant l’Holocauste. L’autre jour, lors d’un chat vidéo, mon petit-fils dans un fuseau horaire à l’ouest, a regardé son écran et a demandé : « Il fait noir dehors par vous ? » « Oui. »  « Alors comment se fait-il qu’il ne fasse pas noir ici ? Avec cette question, mes rôles d’enseignant et de grand-parent ont joyeusement convergé. —Jack Lerner

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Lecture avec mon petit fils.
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Challenge : Dans les maisons des femmes à Mayotte

La filiation et la transmission des biens et des terres passent traditionnellement par les femmes. « Maisons des femmes », une immersion dans la société mahoraise, où la possession, Aujourd’hui, avec la départementalisation, la situation évolue, même si le droit coutumier demeure partiellement.

Ce documentaire propose de saisir le fonctionnement de cette société, empreinte de ses héritages africains, bantous et musulmans. Une société où les traditions sont toujours en vigueur malgré la départementalisation récente et sa modernisation.

La femme, pilier central de la famille

Challenge : Dans les maisons des femmes à Mayotte
Challenge : Dans les maisons des femmes à Mayotte @Gettyimage

La famille mahoraise est matrilinéaire, organisée autour de la femme. La transmission des terres se fait aux filles. Dans l’archipel des Comores, la coutume veut que la famille de la future mariée construise sa maison. Traditionnellement, la maison (dagoni) est construite par les frères et le père sur le terrain familial. Les terrains étant devenu très chers, il est fréquent de construire sur la même parcelle que d’autres membres de la famille en rajoutant un étage. La femme y habite seulement lorsqu’elle est mariée et les époux en prennent possession lors des cérémonies du mariage.

Un mariage dans le respect des traditions

Yasmina, le jour de son mariage accueillera, Joris, son mari chez elle. • ©JPL Production
Yasmina, le jour de son mariage accueillera, Joris, son mari chez elle. • ©JPL Production

Dans le village de Chirongui, les familles de Yasmina et de Joris s’affairent à la préparation de leur mariage. Les parents offrent à leur fille la maison où son époux va s’installer. À l’instar d’Hidaya, la mère du marié, de Kouraychia, la mère de la mariée ou de Mariame, une amie de la famille, la majorité des Mahoraises perpétuent ce mode d’organisation familiale fondé sur ces principes de droit coutumier transmis par les femmes.

L’évolution de la femme mahoraise

Photo d'illustration
Photo d’illustration

Mère, travailleuse, leader, indépendante ou encore femme au foyer, la femme mahoraise a de multiples facettes, qui ont évolué au fil des générations. Peu à peu, sa place au sein du noyau familial a changé, au même titre que dans la société.

Des femmes, témoins de l’évolution de la condition féminine à Mayotte, racontent leurs histoires.

Avant, les femmes étaient soumises parce qu’elles ne pouvaient faire autrement.” Ces mots sont ceux d’Irène, une grand-mère de 75 ans, qui se rappelle de ses jeunes années. Née d’un père breton installé à Mayotte, et d’une mère mahoraise, Irène n’échappe à l’éducation réservée à toutes les filles mahoraises, dites de bonnes familles, de sa génération. “J’ai eu la chance d’aller à l’école, ce qui n’était pas le cas de toutes les filles de mon âge à cette période. Mais à 15 ans, j’ai arrêté les études parce que mon père avait décidé qu’il était temps pour moi de me marier”, se remémore-t-elle. Elle, qui veut être sage-femme, se marie finalement à “un bon parti”, lui dit-on à l’époque. Âgée de 16 ans, elle ne s’y oppose pas. “Dans mon temps, c’était normal pour une fille de se marier à cet âge-là. Et j’ai accepté parce que je voulais être libre”, affirme-t-elle. Un moyen de s’émanciper de l’autorité stricte de ses parents.

Mais la liberté n’est que de courte durée puisqu’elle devient rapidement “une machine à faire des bébés”, concède-t-elle. La contraception n’existe pas… Et même lorsqu’elle a été autorisée en France, elle était encore très tabou à Mayotte ! “Les femmes étaient tout le temps enceinte. Moi-même, j’ai eu dix enfants !” Irène avoue avoir avoir essayé de contrôler sa fertilité, notamment à travers des méthodes de grand-mère mais rien ne fonctionne. Elle se retrouve donc à devoir s’occuper de sa maison, de ses enfants et de son mari. “Mon quotidien se résumait à ça. J’ai été éduquée pour être une bonne mère et une bonne épouse”, confie-t-elle.

Durant plusieurs décennies, ce mode de vie est la norme à Mayotte. Devenues mères, ces filles élèvent à leurs tour leurs enfants de cette manière. Sitti, 46 ans, en est la preuve. Elle se souvient parfaitement de la différence de traitement entre ses frères et elle. “Les garçons étaient autorisés à sortir, alors que mes sœurs et moi devions rester à la maison et apprendre à bien tenir un foyer. Et si par malheur on prenait le risque de sortir sans l’autorisation de nos parents, on nous frappait.” Son seul jour de répit coïncide avec celui de l’Aïd. Accompagnées de leurs grands-frères, Sitti et ses sœurs peuvent par exemple aller au cinéma. Des années plus tard, cette mère de famille s’estime tout de même chanceuse sur un point : “Heureusement, nous avions le droit d’aller à l’école, contrairement à d’autres.

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Photo d’illustration olympus digital camera

ENTRE TRADITION ET MODERNITÉ

L’histoire des deux femmes influence logiquement leur rôle de mère. “Quand j’ai commencé à avoir mes enfants, je pensais toujours que c’était mal pour une fille de sortir. Alors les miennes allaient simplement à l’école et puis c’est tout. Avec le temps, j’ai changé et j’élève ma dernière fille différemment. Elle pratique des activités extra-scolaires, elle fait du sport. Je veux qu’elle soit une grande sportive. Elle pourra faire les voyages scolaires, qu’autrefois j’avais interdit à ses grandes sœurs”, promet Sitti. De son côté, Irène se bat pour que ses enfants soient les seuls maitres de leurs vies. “Je voulais absolument qu’ils aillent tous à l’école, particulièrement mes filles. Je leur ai dit qu’elles avaient toutes les cartes en main, et qu’elles devaient bien jouer. L’une d’elle a voulu voyager pour faire des stages à La Réunion et je ne m’y suis pas opposée. Elle a commencé à travailler avant même de se marier”, affirme Irène, un large sourire comme pour marquer sa fierté. Son seul souhait ? Donner le choix à ses filles, chose qu’elle n’a pas eue. “Si une femme veut travailler tant mieux, si elle préfère rester à la maison s’occuper de son foyer c’est bien aussi. Laissez les femmes faire leurs propres choix”, clame Irène.

Mais force est de constater qu’à 75 ans, certains aspects de la modernité ou de l’occidentalisation lui échappent. “Je ne comprends pas qu’une femme puisse avoir plusieurs partenaires. Que vont penser les autres ? Aucune homme ne voudra d’elle après. Les hommes ne sont jamais stigmatisés, alors que les femmes sont traitées de tous les noms. Il faut donc se préserver”, souligne-t-elle. Un point de vue que ne partage pas sa petite-fille Inaya*, 22 ans, qui habite avec elle. “On ne s’entend pas sur ce point et sur d’autres sujets, mais je sais que je ne gagnerai jamais face à elle. Donc par exemple, lorsque je veux sortir, je lui dis que je vais avec des amis sans donner de détails”, avoue la jeune fille sous le regard perçant de sa grand-mère.

Malgré les quelques désaccords entre les deux femmes issues de générations différentes, Inaya sait la chance qu’elle a de pouvoir faire ce qu’elle veut. “Je suis consciente de tous les droits dont je bénéficie en étant une femme du XXIème siècle. Je trouve que les féministes en font trop, mais en même temps c’est ce “trop” de nos ancêtres qui nous a permis aujourd’hui d’avoir tout ce que l’on a.” Mais elle s’interroge également sur toutes les inégalités qui persistent encore de nos jours. “Je ne comprends toujours pas pourquoi les femmes sont moins bien payées que les hommes et surtout pourquoi cette injustice n’est pas réparée.” Sa grand-mère, un brin rebelle, acquiesce. Elle réalise amèrement que même si les causes sont différentes, les femmes seront toujours obligées de se battre pour faire valoir leurs droits.

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10 comptes Instagram de la communauté LGBTQI+ ils nous emmène fièrement sur les sommets

Dans notre société, peu de personnes refusent d’utiliser les réseaux sociaux. Et parmi ceux qui sont les plus populaires, Instagram s’est avéré être une révélation et un modèle en terme de partage de contenu et création de communautés. Alors, bien évidemment, la communauté LGBTQI+ a le droit à sa part et y est bien représentée.

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PORTRAIT 2022 Sur Instagram, ce couple gay de grimpeurs nous emmène fièrement sur les sommets

Nous avons donc décidé de répertorier des comptes qui, selon nous, valent le coup d’être suivis pour leur contenu queer. Nous avons divisé cela en trois sections qui semblent logiques et représentatives de notre audience : une pour la communauté LGBTQ+ en général, et deux autres particulières pour les personnes lesbiennes et gays. On tient à préciser que les chiffres annoncés dans cet article datent de Juin 2022. Si vous lisez ceci quelques mois après sa publication, il est fort probable que les nombres de followers ou publications annoncés ne soient pas à jour.

Attention tout de même : nous vous demandons de ne pas aller suivre ces comptes pour faire de la pub ou des shout outs. Et encore moins pour y partager du contenu haineux ou LGBTphobe. Les auteurs de commentaires de ce style ne sont pas les bienvenus, que ce soit sur la plateforme Instagram ou sur ce site. Merci pour votre compréhension.

4 comptes Instagram de la communauté LGBTQI+

Ces comptes publient du contenu qui peut concerner beaucoup de communautés et sous-communautés au sein même de la grande famille LGBTQI+. Nous avons essayé de varier un minimum la nature du contenu publié sur les différents comptes :

Compte Instagram ayant près de 238k followers et 2,021 posts à son actif. Leurs posts sont plutôt sur l’actu, histoire, culture, témoignages de la communauté LGBT+. Rencontres militantes  relatent de situations que la communauté LGBTQ+ a pu vivre / vit au quotidien. Le compte reprend également des messages et posts de la communauté LGBTQ+ pour les mettre en avant.
Nous allons maintenant vous présenter un deuxième compte un peu plus sérieux. lgbt_history possède 708K followers et a, à son actif, pas moins de 4 772 publications sur la plateforme.
Ces publications sont souvent axées Histoire LGBTQ+ et mettent en avant des figures importantes et activistes de la communauté. Ce genre de post est, à notre goût, intéressant pour comprendre les situations des différentes communautés aux différentes époques, et le mouvement LGBTQ en général. En effet, le mouvement LGBT date d’il y a plusieurs décennies, mais il a évolué considérablement depuis, notamment aux alentours de l’année 2010. Les publications de ce compte vous aideront peut-être à voir cela plus facilement et clairement.
Mais plus que cela, vous pourrez également apprendre sur les combats que les précédentes générations ont mené pour vous permettre de vivre dans le Monde que vous connaissez aujourd’hui.

Cheers2queers est un autre compte très actif de la communauté queer sur la plateforme
Le compte met en avant des actualités LGBTQ+ concernant principalement les Etats-Unis. Mais le compte partage également des memes, tweets et autre contenu qui est souvent amusant de retrouver en ouvrant son compte Instagram.
Tout comme le reste des comptes, mais il semblait pertinent de le repréciser, n’essayez pas de faire de promotion ou des shout outs dans ce groupe, c’est interdit.
 Queerbible avec des publications légèrement similaires au deuxième compte présenté sur cet article, queerbible se concentre sur les héros et personnes importantes de la communauté LGBTQ+ au fil du temps.
Cela passe notamment par des photographies ou portraits d’époque. Mais le compte a également des publications plus funs, des memes, ou vidéos amusantes liées aux différents / différences dans la communauté LGBTQ+, ou en rapport avec les personnes hétérosexuelles.
C’est donc un compte plaisant à suivre si vous souhaitez découvrir, mais également passer du bon temps.

3 comptes Instagram de la communauté lesbienne

Ces comptes concernant surtout les femmes qui aiment les femmes. Bien que certains publient de temps à autre du contenu à destination d’une communauté un peu plus large, c’est en majorité aux femmes homosexuelles que leur contenu s’adresse. Alors tenez-vous prêt(e), il y a une odeur de romance saphique dans l’air. Et ce pour le plus grand plaisir de ces dames!

Herstory compte Instagram pour la communauté lesbienne, le compte H_e_r_s_t_o_r_y est suivi par 155 000 personnes et enregistre plus de 3 308 posts. Parmi le contenu diffusé, on y retrouve surtout des histoires de femmes lesbiennes à travers l’histoire. Mais ont voit passer également des memes de la communauté, ou des dates et événements importants qui sot rappelés. On y trouve également quelques oeuvres de littérature lesbienne. Si vous êtes intéressés par la littérature, drapeau-lgbt a son propre article sur les meilleurs livres de la communauté LBGTQ+. Il se site à cette adresse
Ce compte de la communauté homosexuelle féminine a 49,4K followers, et comte à ce jour pas loin de 323 posts. Le but du compte ? Rendre hommage à des femmes lesbiennes qui ne sont plus de ce Monde. Alors préparez-vous à voir des photos en noir et blanc ou jauni par le temps, Lesbianherstoryarchives vous emmène à la rencontre de personnes qui ont forgé le présent pour cette communauté. Mais elle ont également aidé le reste des LBGTQ+ dans leur combat, car nous faisons tous parti du même famille malgré nos différences.
Pour la troisième sélection lesbienne, nous avons décidé de vous présenter un compte mettant en avant la culture saphique à traverse le cinéma et l’art en général. Godimsuchadyke est un compte de la communauté lesbienne publiant également des moments lesbiens de célébrités, qu’elles soient ou non revendiquées lesbiennes.
On peut aussi trouver dans leurs publications des memes et d’autres contenus drôles et divertissants.
Le compte est suivi par près de 156 000 personnes et enregistre à son actif plus d’un millier de posts.

3 comptes Instagram de la communauté gay

Ces comptes vont plutôt intéresser les hommes qui aiment les hommes. Tout comme les comptes de la section lesbienne, certains comptes gays publieront de temps à autre du contenu à destination d’autres communautés LGBTQ+. Mais la majorité reste tout de même à destination des hommes homosexuels.

Pour commencer avec les comptes de la communauté masculine homosexuelle, nous allons vous montrer des hommes fiers, non seulement d’être gays, mais également d’être pères !
Que de sourires sur les publications de gays_with_kids qui ne compte pas moins de 168 000K followers et approche des 3 856 posts ! Sur ces derniers, on retrouve les photos mais également les histoires des différents couples gays et de leurs enfants.
Et si vous n’étiez pas encore certains qu’une famille composée de deux pères est une bonne chose, dépêchez-vous d’y jeter un coup d’œil. On trouve peut-être encore plus de bonheur et bonne humeur chez ces pères et leurs enfants que dans les couples hétérosexuels !
Compte de la communauté gay plutôt sympathique malgré qu’il soit bien moins actif que les autres.
Les propriétaires de makeitgayer s’amusent à partager les tweets les plus intéressants sur les homosexuels, leurs problèmes, situations hilarantes, …
Suivi par 15 300 personnes, ce compte n’a que 85 posts à son actif, mais on a pensé que cela pourrait vous plaire tout de même !
Pour finir cet article, nous allons vous présenter un compte graphiquement sympathique.
En effet, gayart.club est un compte Instagram partageant des dessins plutôt plaisants à l’œil d’hommes gays, souvent représentés en couples. Attention cependant, la représentation est très caricaturale : beaucoup trop de corps musclés.
Mais avec près de 21,3K followers et 281 publications à leur actif, n’est-ce pas normal de leur part de flex un peu ?

Communiqué de presse : Christian & Loélia art production

Communiqué de presse : Christian & Loélia art production
Communiqué de presse : Christian & Loélia art production

Initialement sous l’enseigne United Artists Store (www.unitedartists.store), un repositionnement a été fait en mai 2022 et ce afin de répondre aux attentes des artistes présents sur la plateforme de vente en ligne, mais aussi à celles des acheteurs et collectionneurs. Art Collect (www.artcollect.store) est une toute jeune plateforme créée par l’artiste multifacette, Christian Lange. Ce site Internet, qui répertorie de nombreux artistes de tous horizons, a pour vocation première la création de liens entre les artistes et les amateurs d’art.

Cette approche est faite essentiellement via une présentation optimale (parcours de vie, travail, œuvres…) de chacun des artistes au sein de la plateforme.

L’idée d’Art Collect (ex United Artists Store) est née dans l’esprit de Christian Lange, 53ans, artiste photographe et photographiste, à la fin de l’année 2020. Les amis de l’artistes, il réfléchit à un moyen de mettre les artistes en lien avec des passionnées d’art. En partant du constat que le contexte sanitaire d’alors n’était pas favorable aux expositions et autres vernissages, Christian Lange à une image façon originale et ambitieuse de contourner le problème : présenter des artistes et leur oeuvres directement sur internet, en proposant également un espace de vente en ligne desdites oeuvres.

Pour ce faire, Christian Lange a su mettre à profit son expérience passée de relations publiques et presse. Artiste accompli aux multiples facettes (photographie, travail digital…), il avait commencé à développer son talent artistique durant ses treize années de vie à Saint-Barth (de 2004 à 2017). Là-bas, via la presse locale, il avait réussi à faire connaître son travail. En tant que l’un des membres fondateurs de l’Association des artistes de Saint-Barth, ses œuvres avaient été exposées sur cette île qui a vu éclore son talent, mais aussi à Paris, Cannes et Bruxelles. Aujourd’hui, ses tableaux peuvent être admirés aux quatre coins du monde : en France, en Belgique, à Monaco, à Saint-Barth mais également à New York,
Miami, Los Angeles ou encore au Texas…

L’idée d’Art Collect (ex United Artists Store) est née dans l’esprit de Christian Lange, 53 ans, artiste photographe et photographiste, à la fin de l’année 2020. Avec quelques-uns de ses amis artistes, il réfléchit à un moyen de mettre en lien des artistes et des passionnés d’art. Partant du constat que le contexte sanitaire d’alors n’était pas favorable aux expositions et autres vernissages, Christian Lange a imaginé une façon originale et ambitieuse de contourner le problème : présenter des artistes et leurs œuvres directement sur Internet, en proposant également un espace de vente en ligne desdites œuvres.

Ainsi donc, c’est après plusieurs semaines de travail acharné que la toute première version de la plateforme a vu le jour, le 10 décembre 2020. La plateforme ne comptait alors que six artistes venant de France métropolitaine, de Saint-Martin et du Canada. Aujourd’hui, fini le statut d’auto-entrepreneur de Christian Lange. En effet, avec Loélia, son épouse, il a créé CLAP (CLAP c’est le sigle pour Christian & Loélia Art Production). Une jeune pousse cannoise, dont ils dirigent tous les deux la nouvelle plateforme et préparent trois expositions multi-artistes à Monaco (novembre 2022, juin et novembre 2023).

Depuis, la plateforme s’est agrandie grâce à l’arrivée de nouveaux artistes : ils viennent entre autres de France métropolitaine, de la Guyane, du Canada, de la Suisse, du Brésil, de Jordanie… Aujourd’hui, sous l’enseigne d’Art Collect, c’est près de 50 artistes qui sont représentés sur la plateforme.


BIOGRAPHIE


Né en 1967 à Bruxelles, Christian Lange et son père travaillait en tant que laborantin dans un laboratoire photographique Agfacolor Gevacolor). Il y apprit notamment les techniques de la photo couleurs, qui commençait juste à se développer parallèlement, il mitraillait pour son plaisir avec un appareil professionnel.

De l’architecture, des paysages, des formes géométriques qui auraient pu passer inaperçues aux regards des autres. il transmet cette passion à son fils. C’est ainsi qu’en 1990, à 23 ans, celui-ci achète son premier appareil photo argentique .

Tout en étant convaincu des performance numérique et de la qualité rendue par cette technique, il l’a faite complètement sienne, De 1996 à fin 1998, l’organisateur de voyage press pour des tours operateurs, il voyage principalement dans le bassin méditerranéen : Malte l’a marqué, tout comme l’Italie et la Turquie, sans oublier la Tunisie, l’Espagne ou encore le Portugal. Il amorce sa découverte des couleurs : le rouge, le fuchsia, le violet sont les premières à l’inspirer.

Christian Lange est l’un des artistes le plus brillant de Cannes, il pose une première fois ses valises et c’est dans la mythique ville de Cannes qu’il s’installe. Loin de la grisaille de son enfance, il s’étonne des façades ocre, jaunes, orangées, les couleurs qui viennent compléter sa palette de prédilection. Mais les observateurs remarquent déjà la présence quasi constate de trois couleurs « signatures » supplémentaires : noir, jaune et rouge.

Et il s’agit bien d’une signature , ou du moins d’une affirmation: celle de la  « belgitude » de l’artiste. Celui-ci est d’ailleurs reconnue dans le monde entier et nombreux sont les artistes belges, de toutes disciplines, à porter haut les couleurs du petit royaume. C’est donc devenue une griffe…. Noir, jaune et rouge ! Il ne prononcera pas le mot  « fierté » si vous pen parlez avec lui, mais c’en est bien une, et totalement assumée..

SAINT-BARTHELEMY

A la recherche du meilleur visuel, il opte pour l’aérien afin de saisir les plus rares moments de la Saint-Barth Bucket. Cette régate réunit une trentaine des plus beaux voiliers privés au monde. « Je le fais pour mon plaisir immédiat et celui du moment où je partage mes clichés. Je crois que cette idée m’est venue en souvenir d’un voyage de presse que j’ai organisé à bord du Star Clipper, un majestueux voilier, pour les cérémonies officielles d’ouverture de l’Exposition Universelle de Lisbonne en 1998 »

Il se souvient avec précision des boîtes métalliques colorées Banania des années 70. L’envie de poursuivre sa route la narguant, il s’envole pour la Guadeloupe, où il retrouve les images que cette publicité avait générées inconsciemment dans son esprit. Ensuite Saint-Barth s’ouvre à lui. C’est là, sur cette quête d’enfance, qu’il pose son ancre au printemps 2005. « Je ne suis pas venu ici pour me perdre, mais pour me trouver », confie-t-il.

En 2005, la photographie n’est pas encore pour lui qu’une passion d’amateur. Encouragé par ses proches qui lui voient un réel talent, il devient photographe professionnel. Les premiers travaux qui lui sont confiés sont les couvertures, ainsi que les photos d’illustration intérieures de guides à Saint-Barthélemy. Puis les choses s’enchaînement: des agences immobilières font appel à lui pour capturer l’image de villas, tout comme des hôtels ou des restaurants qui veulent immortaliser leurs soirées privées, etc…..