Coronavirus. Tous les espaces verts interdits dans le Bas-Rhin jusqu'au 15 avril

Parcs, jardins publics, forêts, plans d’eau, berges, aires de jeux, parcours de santé et autres terrains de sports urbains… La préfète a décidé d’interdir leur accès « face au non-respect des mesures de confinement par une partie de la population ».

La préfecture du Bas-Rhin a interdit l’accès vendredi et jusqu’au 15 avril aux parcs, forêts et plans d’eau, face au non-respect des mesures de confinement précédemment mises en place pour tenter de juguler l’épidémie de coronavirus, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

« Face au non-respect des mesures de confinement par une partie de la population », la préfète du Bas-Rhin Josiane Chevalier a décidé d’interdire « l’accès à l’ensemble des parcs, jardins publics, gravières, forêts, plans d’eau, berges, aires de jeux, parcours de santé et terrains de sports urbains »(..)

-A LIRE SUR https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-tous-les-espaces-verts-interdits-dans-le-bas-rhin-jusqu-au-15-avril-6787383

  • Histoire : le pourquoi et comment
    @Presse / Histoire : le pourquoi et comment
    @Presse / Histoire : le pourquoi et comment

    Pendant longtemps, l’histoire de l’humanité fut représentée sous la forme d’un arbre généalogique linéaire. La culture est la civilisation en action ou mieux, l’esprit de la civilisation », disait Léopold Sédar Senghor. Et si l’Afrique renouait avec l’esprit de cette citation..

    Alors que nombre d’observateurs estiment que la croissance de l’Afrique dans les équilibres globaux sera un processus inéluctable au XXIe siècle, nous devons nous emparer de la question de la culture africaine. Il me paraît réducteur de considérer que la croissance de notre continent, dans son immensité et sa diversité, ne puisse passer que par un simple développement économique ou géopolitique. Ou plutôt, il serait absurde de croire que ces deux phénomènes puissent être distincts d’une culture florissante qui aurait toute sa centralité dans nos sociétés.

    L’Afrique, source d’inspiration

    Le continent africain est riche d’un patrimoine culturel varié dont l’influence sur la culture mondiale n’est plus à démontrer. Les musiques africaines, par une circulation des traumatismes terribles que nous avons subis durant notre histoire, ont inspiré presque tous les styles musicaux qui s’épanouissent sur la planète. Les arts africains ont eu une influence décisive dans la révolution esthétique qui, au début du XXe siècle, a vu émerger l’art moderne en Europe et aux États-Unis. Enfin, notre continent est riche de lieux et de monuments qui, à l’image de Tombouctou, ont été – et demeurent – de véritables phares pour l’humanité. Nous devons retrouver la fierté de ce passé en le mettant en valeur par une vraie politique de conservation du patrimoine et en continuant d’œuvrer pour le retour des œuvres qui ont été arrachées au continent africain pendant la période coloniale.

    À lire aussi : La pauvreté, environnement et développement durable en Haïti

    Retrouver le patrimoine de l’Afrique…

    Ce retour vers le patrimoine est nécessaire. C’est la fondation d’une renaissance culturelle du continent africain qui doit nous faire œuvrer pour le présent et pour l’avenir. Le futur de l’Afrique s’incarne dans notre jeunesse qui, partout sur le continent, est la première de nos richesses. Incroyablement créative, cette jeunesse s’incarne dans tous les domaines. Musiciens, danseurs, peintres ou créateurs de mode : il n’est pas un art dans lequel ne s’expriment pas des talents africains.

    Alors que la révolution digitale a donné les moyens aux jeunes Africains de faire connaître leur travail avec une célérité et un écho inédit dans l’histoire de la culture globale, nous devons tout faire pour lui donner les moyens de s’épanouir artistiquement et économiquement sur le continent qui les a vus naître. Aujourd’hui, le constat est sombre. Nos artistes sont mal protégés et mal accompagnés par les États, alors même que le secteur de la culture peut être lucratif et participer au développement économique du continent. Bien plus, une culture brillante est un élément de prestige, un facteur d’attractivité pour nos villes – et une manière d’attirer chez nous un tourisme différent, respectueux de ce qui nous constitue, de cet esprit dont parlait Senghor.

    À lire aussi : Coronavirus : l’OMS appelle l’Afrique à « se réveiller » face à la pandémie

    … pour lui redonner tout son souffle, toute sa puissance

    Prenons conscience de l’immense opportunité qui s’ouvre devant nous. Le XXIe siècle inquiète. Les bouleversements de la révolution digitale ont été un formidable relais de croissance. Ils ont aussi déboussolé nos sociétés et déstabilisé nos organisations politiques. Partout sur la planète, des femmes et des hommes regardent l’avenir avec inquiétude. La culture africaine – ses arts, ses coutumes, son lien profond au dialogue et à l’interpersonnalité – peut apparaître comme une réponse à ces peurs et à cette anxiété qui s’expriment partout sur la planète. Notre voix peut être l’une de celles qui définiront le XXIe siècle en redonnant au monde un sens qu’il semble avoir perdu. Pour cela, engageons-nous de manière résolue. La culture africaine ne prospérera que si nous lui donnons les moyens d’y parvenir. Prenons cette ambition au sérieux, c’est l’une des conditions de la renaissance de l’Afrique.

  • A Abidjan, les violences sexuelles pendant le confinement 

    Selon la militante féministe Sylvia Apata, la pandémie de Covid-19 a engendré une hausse des viols et des mariages forcés en Côte d’Ivoire, liée notamment à la fermeture des écoles.

    A Abidjan, les violences sexuelles pendant le confinement 
    @Presse / A Abidjan, les violences sexuelles pendant le confinement 

    Juriste, consultante en droits des femmes et enseignante vacataire en relations internationales, Sylvia Apata, 29 ans, dit être « née féministe ». Cybermilitante, elle dénonce les discriminations et les violations des droits que subissent les Ivoiriennes.

    Son combat a débuté en 2016 auprès des femmes rurales. Elle milite alors pour qu’elles aient accès à la terre et qu’elles possèdent un titre de propriété. En 2019, souhaitant s’engager dans une structure « qui ne soit instrumentalisée ni par le pouvoir ni par l’opposition », elle crée l’organisation Citoyennes pour la promotion et la défense des droits des enfants, femmes et minorités (CPDEFM). Elle estime que le manque de données participe à l’invisibilisation de ces femmes, une autre forme de violence dont elles sont victimes.

    En juin 2020, son association s’est lancée dans une enquête sur les violences faites aux femmes pendant la pandémie de Covid-19. Les résultats de l’étude, menée au lendemain du confinement (juin et juillet 2020), sont parus le 11 juin.

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    Pourquoi avoir choisi de mener cette étude après le confinement ?

    Nous savons que les victimes parlent plus aisément quand elles sont placées en position de témoins. Nous avons donc orienté nos questions en leur demandant si elles avaient eu connaissance de faits de violences et non pas si elles en avaient subies. Les sondés ont témoigné de plus de 2 000 cas de violences faites aux femmes, dont 1 290 cas de mariage de filles de moins de 18 ans et 1 121 viols. Nous avons constaté qu’il y avait un pic de violences sexuelles pendant la période de restriction imposée par la pandémie de Covid-19. Environ 30 % des cas signalés ont eu lieu à ce moment-là. Nous pensons qu’il y a eu plus de viols du fait de la fermeture des écoles.

    Lire aussi Les femmes et la pauvreté en Afrique

    Nous avons été alertés par une hausse des violences faites aux femmes pendant cette période, mais nous n’avions pas de statistiques précises. Nous avons réalisé des entretiens en porte-à-porte dans six communes d’Abidjan – Abobo, Anyama, Attécoubé, Koumassi, Treichville et Yopougon – et interrogé, sans les avoir préalablement identifiées, 5 556 personnes – 3 414 femmes et 2 142 hommes – de tous les âges, couches socio-culturelles et situations matrimoniales.

    C’est flagrant pour les mariages forcés : 430 ont eu lieu pendant la période de confinement, soit le tiers des cas répertoriés sur les deux dernières années. Ils se sont faits principalement dans deux communes – Anyama et Attécoubé –, où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et où on trouve une forte proportion de communautés du nord de la Côte d’Ivoire, mais également des non-nationaux, majoritairement musulmans. De nombreux parents et chefs de famille légitiment cet acte par la religion, alors que le Coran n’encourage pas cette violence. Nous estimons qu’il faut faire davantage de pédagogie et contrôler les prêches des imams.

    Éthiopie : Des centaines de victimes de viols, esclavage sexuel et mutilations au Tigré
    @Presse / Éthiopie : Des centaines de victimes de viols, esclavage sexuel et mutilations au Tigré

    Ces résultats vous ont-ils surpris ?

    Oui. D’abord, nous ne pensions pas rencontrer autant de témoignages de féminicides. On nous a rapporté 416 cas sur les deux dernières années. Abobo est la commune où le plus de cas ont été enregistrés [125], et pourtant nos enquêteurs ont été confrontés à un silence des femmes de cette localité, probablement lié à l’éducation, à une résignation face à la violence ou au sentiment de trahir l’honneur de la famille en révélant des secrets. C’était très spécifique à Abobo. Selon nous, il règne une omerta dans ce quartier populaire que nous considérons comme une zone rouge, au même titre que Treichville, Anyama et Attécoubé.

    Lire aussi  Afrique subsaharienne : faible croissance et augmentation de la pauvreté en perspective pour 2021

    Autre fait notable : la victime d’un viol est encore largement, dans la conscience populaire, responsable de ce qui lui est arrivé. La plupart des hommes que nous avons interrogés justifient les viols par des attitudes ou des vêtements qu’ils jugent provocants. Subsiste l’idée que la femme l’a cherché. Les victimes sont d’ailleurs souvent culpabilisées et reçues avec beaucoup de légèreté dans les commissariats quand elles souhaitent porter plainte. La police conditionne encore régulièrement l’enregistrement de la plainte à la délivrance d’un certificat médical, même si un arrêté ministériel stipule que les officiers de police judiciaire n’ont pas à l’exiger. Nous préconisons que ce certificat médical, facturé 50 000 francs CFA [76 euros], soit rendu gratuit pour les victimes en situation de précarité.

    Enfin, nous avons été étonnés par le nombre de cas d’excision : 828 déclarations, malgré les actions du gouvernement. Ce n’est donc pas une pratique réservée aux régions du nord de la Côte d’Ivoire, mais bien une réalité à Abidjan.

    En 2019, vous aviez mené une grande enquête sur les violences conjugales. Les autorités ont-elles entendu vos chiffres et vos requêtes ?

    A l’issue de cette enquête menée sur les deux communes de Yopougon et Cocody, nous avions pu conclure que 70 % des femmes étaient victimes de violences conjugales. Nous avions demandé la création d’un lieu d’écoute et d’hébergement pour ces femmes.

    Le Centre de prévention d’appui et d’assistance aux victimes de violences sexuelles [vandalisé lors de la crise post-électorale de 2011] a été réhabilité [grâce aux fonds du PNUD] et est de nouveau opérationnel depuis l’automne 2020, mais il ne possède que dix lits et est situé dans le quartier d’Attécoubé, très difficilement accessible pour les femmes des localités d’Abobo ou d’Anyama. Il faudrait un lieu d’accueil et de transit dans toutes les communes de la capitale, géré par du personnel qualifié qui pourrait offrir un véritable accompagnement psychologique et prévoir la réinsertion socio-économique de ces victimes.

    Enfin, nous militons pour que le viol conjugal soit reconnu dans le Code pénal. En Côte d’Ivoire, une femme mariée est toujours considérée comme consentante. Cette présomption de consentement doit impérativement être changée dans le Code pénal.

  • Hommage aux 28 femmes noires transgenres qui on été assassinées aux États-Unis durant l’année 2020

    Ces personnes sont touchées de manière disproportionnée par cette violence et beaucoup choisissent de rester silencieuses.

    Hommage aux 28 femmes noires transgenres qui on était assassinées aux États-Unis durant l'année 2020
    @dianaunlimitedfaunesetfemmesmagazines / Hommage aux 28 femmes noires transgenres qui on était assassinées aux États-Unis durant l’année 2020

    Dernièrement, les États-Unis n’ont pas particulièrement brillé dans le domaine de la tolérance. Malgré le mouvement Black Lives Matter, nombreux sont ceux qui continuent à afficher leur mépris envers les personnes de couleur et non hétérosexuelles. Kee San, une femme noire transsexuelle, a été la nouvelle victime de cette discrimination.   

    UN NOMBRE DISPROPORTIONNÉ DE CRIMES VIOLENTS ENVERS LES PERSONNES TRANSGENRES

    Une autre femme noire transsexuelle a été brutalement tuée aux États-Unis, a rapporté le magazine d’actualité Out. C’est la 28e personne transgenre connue qui a été tuée dans le pays cette année. Kee Sam, âgée de 24 ans, était originaire de Lafayette, en Louisiane. C’est dans un hôtel de la ville qu’elle a été retrouvée blessée par balle le mercredi 12 août. Elle a été transportée d’urgence dans un hôpital local, mais elle a succombé à ses blessures le lendemain. Pour l’instant, ni le meurtrier ni les circonstances de la fusillade ne sont connus.

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    Une jeune femme de 16 ans a cependant été appréhendée par la police, a rapporté la Human Rights Campaign (HRC) dans un communiqué dénonçant les violences envers les personnes transgenres. Selon le groupe, Kee Sam serait la 28e personne transsexuelle à avoir été assassinée cette année. La HRC a précisé que ce chiffre était sans doute à revoir à la hausse dans la mesure où de nombreux décès de personnes transgenres avec circonstances atténuantes ne sont pas signalés aux autorités.

    Dans un tweet daté du 11 mai 2020, le candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden a déclaré qu’il était «de notre obligation morale de mettre fin à cette épidémie et d’assurer que tout le monde puisse vivre ouvertement et fièrement, délivré de la peur».

    Son intervention n’était pas motivée par le Covid-19, mais par un article du Time sur le meurtre de quatre personnes trans à Porto Rico –une prise de position en rupture directe avec son opposant pour l’élection de novembre prochain.

    Un nombre en hausse, dont on ne sait vraiment s’il est représentatif d’une tendance ou la conséquence d’une meilleure qualification des faits. Car les autorités prennent de plus en plus conscience du caractère haineux de ces crimes, qui visent le plus souvent des femmes trans noires ou plus largement racisées.

    Cette triste augmentation vient contrebalancer le bilan plutôt positif de la visibilité trans dans le pays. Depuis une vingtaine d’années, la question de la transidentité est en effet entrée dans la sphère publique. Elle a été mise sur le devant de la scène politique mais aussi médiatique, avec des programmes plus inclusifs qu’avant.

    D’après une étude datée de 2016, entre 0,25% et 1% de la population américaine s’identifie comme trans, soit 1,4 million de personnes. Une population qui croît à la même vitesse que la population globale, et qui peut de plus en plus vivre librement.

    Pour Mara Keisling, directrice exécutive du fond d’action au National Center for Transgender Equality (NCTE), il s’agit d’une véritable avancée. «De plus en plus de monde connaît une personne trans dans son entourage», se réjouit-elle.

    En 2015, le NCTE, principal groupe de défense des droits des trans aux États-Unis, a mené une étude d’ampleur inédite, la Transgender Survey, qui donnait la parole à près de 28.000 personnes trans dans le pays et sur les territoires américains (incluant Porto Rico).

    De nombreuses statistiques permettent ainsi de quantifier et de qualifier le quotidien des personnes trans et de donner une meilleure vision des discriminations quotidiennes qu’elles subissent, dans l’accès aux soins, à l’éducation ou au travail.

    L’enquête du NCTE est également une source précieuse pour évaluer la violence, l’insécurité et l’exclusion qui frappent cette communauté. Effectuée il y a cinq ans, elle témoigne de la situation des personnes trans dans les années Obama, favorable au développement de leurs droits.

    Une jeune femme de 16 ans a cependant été appréhendée par la police, a rapporté la Human Rights Campaign (HRC) dans un communiqué dénonçant les violences envers les personnes transgenres. Selon le groupe, Kee Sam serait la 28e personne transsexuelle à avoir été assassinée cette année. La HRC a précisé que ce chiffre était sans doute à revoir à la hausse dans la mesure où de nombreux décès de personnes transgenres avec circonstances atténuantes ne sont pas signalés aux autorités.

    UNE STIGMATISATION MANIFESTE DE LA PART DES MÉDIAS ET DES AUTORITÉS

    Face à cette énième manifestation de violence envers une personne transgenre, et noire de surcroît, la HRC a exprimé son indignation à l’encontre de l’inaction pour lutter contre cette discrimination. Le groupe a également déploré le manque de sensibilité des médias face à cette tragédie. Le fait est que de nombreux médias ayant rapporté la mort de Kee Sam se sont trompés sur son identité sexuelle et ne l’ont jamais corrigée par la suite. « Une autre femme transgenre noire a été tuée dans ce pays », a déclaré Tori Cooper, directrice de la HRC.

    « Nous savons que les femmes noires trans sont touchées de manière disproportionnée par cette violence, et pourtant beaucoup trop restent silencieuses sur la violence à laquelle nous sommes confrontés », a-t-elle ajouté. Les faits semblent donner raison aux groupes, dans la mesure où deux autres femmes transgenres ont été assassinées en Louisiane au mois de juillet. Dans les deux cas, de nombreux médias se sont également trompés sur l’identité sexuelle des victimes.

    Et le souci ne se limite pas aux médias. Selon les estimations de la HRC, 75 % de toutes les victimes transgenres connues subissent une stigmatisation sexiste de la part des médias, des forces de l’ordre et des fonctionnaires. Face à une telle injustice, le groupe a souligné que les crimes violents envers la communauté transgenre ne font qu’empirer, et que des mesures doivent être prises à ce sujet. « Nous devons exiger mieux de nos élus et rejeter la législation anti-transgenre néfaste au niveau local, étatique et fédéral. Il est clair que la violence mortelle affecte de manière disproportionnée les femmes transgenres de couleur », a déclaré la HRC.

    Les avancées des années Obama

    Sur le plan politique comme culturel, les années 2009-2016 ont marqué un réel progrès pour les droits des personnes LBGT+ aux États-Unis. De la légalisation du mariage pour les couples de même sexe au coming out trans de Caitlyn Jenner, ces huit années ont profondément amélioré la visibilité de presque neuf millions d’Américain·e·s.

    «Chaque Américain·e –gay, hétéro, lesbienne, bisexuel·le, transgenre– mérite d’être traité·e équitablement aux yeux de la loi et de notre société. C’est une proposition assez simple», déclarait Barack Obama le 1er octobre 2011.

    Avec l’Obamacare, sa réforme du système de protection sociale, le duo Obama-Biden a également permis aux personnes trans de bénéficier d’un meilleur accès aux soins de santé de base comme aux soins spécifiques à leur transition.

    Cette loi phare a aussitôt été remise en cause par le successeur du président démocrate: durant toute sa campagne de 2016, Trump a fait de l’abolition de l’Obamacare l’une de ses priorités. À quelques mois de la fin de son mandat, et malgré deux votes, son retrait est toujours à l’étude au sein de la Cour suprême.

    «Obama était le meilleur président pour la communauté transgenre, contrairement à cette présidence cataclysmique», souligne Mara. Pendant les deux mandats Obama, les membres du National Center for Transgender Equality étaient en lien étroit avec la Maison-Blanche et le Congrès. La militante a elle-même rencontré à plusieurs reprises le vice-président Biden, «un être humain respectable, […] qui s’intéresse aux gens».

    Il est dans l’intérêt des personnes LGBT+ que les lois garantissant leurs droits soient votées au niveau fédéral. Sans les rendre immuables, cela permet au moins de compliquer le processus de leur annulation –et c’est exactement ce qu’a en tête le président Joe Biden.

    Dans un plan en cinquante points, l’ancien vice-président entend pérenniser les droits des personnes LGBT+ aux États-Unis. Pour Holly Goldmann, de la Casa Ruby, le geste est positif: «Il montre qu’on a des alliés.»

    Même constat pour Mara Keisling. Le NCTE décortique les programmes des candidat·es pour formuler un avis sur leur traitement des personnes trans et leurs droits. La militante a elle-même mené des entretiens vidéo avec les neuf candidat·es à l’investiture démocrate: «Tous avaient un mot pour la communauté trans, faisaient preuve d’une empathie incroyable. Tous connaissent des personnes trans dans leur entourage, Biden compris.»

    Le moral est donc encore là: malgré les rosseries de la présidence, la communauté trans des États-Unis ne lâche pas. «Nous sommes le groupe le plus résilient du monde», assure Aria Sa’id. Une force et un courage à toute épreuve qui emmène certain·es de ses membres devant la Cour Suprême.

    C’est le cas d’Aimee Stephens, licenciée après avoir fait son coming out trans en 2013. La plus haute instance du pays lui a donné raison le 15 juin dernier. Aimee n’a malheureusement pas pu célébrer sa victoire: cette figure de la lutte pour les droits des personnes trans s’est éteinte en mai, des suites d’une maladie rénale.

  • Les véritables enjeux de crise au Darfour
    Les véritables enjeux de crise au Darfour

    Au Darfour, l’interminable crise

    By Diana ABDOU


    « Darfour, un conflit sans fin ». Malgré les changements politiques à Khartoum et la signature d’accords de paix à Juba avec plusieurs groupes rebelles, la sécurité n’est toujours pas revenue au Darfour.

    Quand il a vu débarquer dans son village de Fallouja des hommes armés, enturbannés et vêtus de treillis sur des pick-up et des dromadaires, Hamad Abdelkader a creusé un trou. Pris de panique, il y est resté caché pendant deux jours avant de s’éclipser à la nuit tombée.

    Au bout d’une semaine de marche à travers les plaines poussiéreuses, le fermier a réussi à rejoindre le camp de Shedad, près de Shangal Tobay, une bourgade du nord du Darfour.

    Là, au milieu d’un champ, Hamad Abdelkader a retrouvé des habitants de son village. Pendant l’attaque qui a eu lieu fin janvier, certains ont été blessés par balles.

    D’autres portent encore aux bras, aux mains, des marques de brûlures. Ils sont des centaines à attendre sous un soleil implacable, protégés par des lambeaux de tissus tendus sur des bâtons. Jusqu’à dix personnes s’entassent sous ces tentes de fortune. Aucune aide humanitaire n’est encore parvenue jusqu’à eux.

    Au moins 132 personnes ont été tuées et près de 200 blessées au Soudan dans des affrontements tribaux entre les membres des tribus Masalit et des milices armées composées essentiellement de nomades arabes depuis samedi autour d’Al-Geneina, capitale du Darfour-Occidental.

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    « Selon les rapports médicaux, le nombre de morts est à présent de 132 », a annoncé lors d’une conférence de presse à Khartoum Mohamed Abdallah Douma, le gouverneur de cette région à la frontière avec le Tchad. Il a ajouté que « la situation était désormais relativement stable », qu’il n’y avait « plus de combats » mais que le « pillage » continuait. Selon la même source, les « miliciens » qui ont attaqué la ville viennent notamment « de pays voisins, comme le Tchad et la Libye », et ont employé de « l’artillerie lourde ».

    Les heurts ont éclaté lorsqu’un « groupe armé a attaqué des citoyens qui se rendaient en ville », en tuant trois, a affirmé le responsable. Les Nations unies avaient, elles, évoqué des « affrontements entre l’ethnie Massalit et les tribus arabes ».

    Le précédent bilan, publié mardi par Comité central des médecins, fondé en 2016 pour représenter la communauté médicale soudanaise, faisait état de 87 morts et 191 blessés.

    Etat d’urgence et armée déployée

    Lundi soir, les autorités ont instauré l’état d’urgence et déployé l’armée dans le Darfour-Occidental. Les « opérations humanitaires et les vols ont été suspendus » à Al-Geneina, plaque tournante de l’aide dans la région, affectant « plus de 700 000 personnes », selon l’ONU. En janvier, deux semaines après la fin de la mission de paix conjointe de l’ONU et de l’Union Africaine (Minuad) au Darfour, des affrontements similaires avaient fait plus de 200 morts, la plupart au Darfour-Occidental.

    Les véritables enjeux de crise au Darfour
    @dianaunlimitedfaunesetfemmesmagazines / Les véritables enjeux de crise au Darfour

    Le conflit a éclaté dans cette région en 2003 entre des forces du régime de l’ex-président Omar Al-Bachir, destitué en avril 2019 sous la pression de la rue, et des membres de minorités ethniques s’estimant marginalisées. Le pouvoir avait déployé des milices armées composées essentiellement de nomades arabes, accusées notamment de faire du « nettoyage ethnique ».

    Les violences ont fait quelque 300 000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés, essentiellement durant les premières années du conflit, selon l’ONU. Le gouvernement de transition a signé en octobre un accord de paix avec plusieurs groupes rebelles, notamment du Darfour. Mais certains groupes insurgés de la région ne l’ont pas signé.

    Les véritables enjeux de crise au Darfour

    «Les démons à cheval » violent en toute impunité

    Arme de guerre par le régime déchu d’Omar Al-Bachir, les violences sexuelles sont encore utilisées contre les minorités ethniques de l’ouest du Soudan.

    Des charrettes chargées de tabac s’ébranlent sur la piste défoncée qui mène à Khartoum Jadid. Bien loin de la capitale soudanaise, ce labyrinthe de maisonnettes en terre cuite est l’un des trois camps de déplacés qui entourent Tawila, une localité située au Nord-Darfour.

    Depuis 2003, plus de 2,7 millions de personnes ont été déplacées par les violences dans cette région grande comme la France, bordée à l’ouest par la frontière tchadienne, et sont venues s’entasser en périphérie des villes dans des campements devenus au fil du temps de véritables quartiers.

    En ce milieu de journée, les ruelles de Khartoum Jadid sont silencieuses. La plupart des habitants sont partis aux champs. Entre les branchages d’une palissade, un portique en fer s’ouvre dans un grincement. Hanaan – le prénom a été changé –, drapée dans une tunique à fleurs, se tient sur le seuil d’une bicoque au toit de paille. Elle a 20 ans et le visage émacié, les yeux cernés.

    La voilà qui s’allonge sur une paillasse, sa petite fille entre les bras, et commence à raconter, le regard baissé : « Nous étions aux champs, lorsque trois nomades sont arrivés sur des dromadaires. Ils ont brûlé nos fagots de paille puis m’ont attrapée, m’ont frappée avec un long bâton et m’ont violée. J’avais mal dans tout mon corps, en revenant au camp j’ai dû m’arrêter plusieurs fois en chemin. »

    Sans un mot, Hanaan traverse péniblement la cour de sable où sèchent des tomates éventrées sous le soleil. Elle revient peu après, un bout de papier en main : le rapport délivré le 31 janvier par le médecin de l’hôpital de Tawila. La jeune femme le lit à voix haute : « Multiples lésions vaginales, ecchymoses, clavicule brisée. »

    Ce jour-là, en la voyant rentrer plus tard que d’habitude, en pleurs et claudicante, son mari, Mohammad, est allé chercher de l’aide chez ses voisins. Ils l’ont soutenue jusqu’au commissariat de Tawila. Encore en état de choc, elle a dû porter plainte, un passage obligé pour être admise à l’hôpital. « Les policiers n’ont pas voulu essayer de rattraper ces criminels, au prétexte qu’ils n’avaient plus d’essence, enrage Mohammad. 

    Moi, je sais qu’ils ont peur d’agir. Nous, les Fours, subissons encore la menace des nomades arabes. Ils sont bien armés et bénéficient de soutien au sein de l’Etat. Tant que nous n’aurons aucune protection, cela se reproduira, et nos femmes vivront dans la peur. »

    Unités paramilitaires

    A partir de 2003, le président Omar Al-Bachir s’était appuyé sur des milices arabes pour lutter contre les rébellions issues des minorités ethniques du Darfour. Ces « troupes » ont été le bras armé du régime militaro-islamiste dans son opération de répression et de nettoyage ethnique de la région. Au cours de ce conflit, qui a fait plus de 300 000 morts, le viol a été utilisé comme une stratégie de guerre. Malgré le poids de la honte et l’indifférence des autorités, certaines victimes sortent du silence.

  • Les femmes et la pauvreté en Afrique

    On trouve principalement des femmes parmi les 1,5 milliard de personnes qui vivent avec 1 dollar par jour ou moins. De plus, le fossé entre les femmes et les hommes pris dans le cycle de la pauvreté a continué de se creuser au cours de la dernière décennie. C'est généralement l'expression de « féminisation de la pauvreté » qui sert à désigner ce phénomène. Dans le monde, les femmes gagnent, en moyenne, à peine plus de 50 % de ce que gagnent les hommes.

    Les femmes et la pauvreté en Afrique
    @dianaunlimiedfaunesetfemmesmagazines / Les femmes et la pauvreté en Afrique

    Les femmes pauvres n’ont souvent pas accès aux ressources essentielles que constituent le crédit, le prêt et l’héritage. Leur travail n’est ni récompensé, ni reconnu. Leurs besoins sanitaires et alimentaires ne constituent pas des priorités. Leur accès à l’éducation et aux services d’aide est insuffisant; leur participation à la prise de décisions dans le foyer, comme au sein de la communauté, est minimale. Les femmes prises dans le cycle de la pauvreté n’ont pas accès aux ressources et aux services qui leur permettraient d’en sortir.

    Le Programme d’action adopté en 1995 à Beijing, lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, a identifié l’élimination du fardeau persistant et grandissant de la pauvreté qui pèse sur les femmes comme un des 12 domaines critiques requérant une attention et une action particulières de la communauté internationale, des gouvernements et de la société civile.

    La Commission de la condition de la femme des Nations Unies a examiné la question du paupérisme féminin, lors de sa quarantième session en 1996, et proposé que des actions plus avant soient menées par les Etats Membres et la communauté internationale, notamment la prise en compte d’une perspective sexospécifique, en tant qu’élément central de toutes les politiques et tous les programmes d’élimination de la pauvreté. Dans les conclusions de cette session, on trouve des dispositions favorables à l’adoption de politiques garantissant à toutes les femmes une protection sociale et économique adéquate en cas de chômage, de mauvaise santé, de grossesse, de maternité, de veuvage, de handicap et de vieillesse ou stipulant que la responsabilité des enfants et des autres personnes à charge doit être assumée tout à la fois par les femmes, les hommes et la société.

    Les femmes et la pauvreté en Afrique

    Les pauvres du monde
    sont des femmes

    Un des accomplissements majeurs de la Conférence de Beijing réside dans la reconnaissance par les gouvernements de la dimension sexospécifique de la pauvreté. La Conférence a conduit au déploiement d’efforts visant à recentrer les politiques d’élimination de la pauvreté afin qu’elles répondent spécifiquement aux besoins des femmes, en particulier dans les zones rurales. Elle a également permis d’introduire une définition plus large de la pauvreté, une définition qui ne tienne pas uniquement compte de besoins élémentaires minimaux, mais englobe aussi le déni des opportunités et des choix.

    La grande majorité des pays mentionnent dans leurs rapports relatifs à la mise en oeuvre du Programme d’action de Beijing de nombreuses initiatives dans ce domaine. En voici quelques exemples :

    • En Ouganda, il est entendu que seule l’intégration d’une perspective sexospécifique permettra d’atteindre l’objectif fixé dans le Plan d’action national d’élimination de la pauvreté, c’est-à-dire l’élimination de la pauvreté généralisée d’ici à 2017.
    • Le Cameroun, Madagascar et le Niger ont fait des femmes un groupe cible prioritaire de leurs programmes nationaux d’élimination de la pauvreté.
    • Le Sénégal a organisé des programmes de formation antisexiste pour ses hauts fonctionnaires, afin qu’une perspective sexospécifique prévale dans la planification du développement sectoriel.
    • En 1998, le Ministère des affaires sociales de Palestine a alloué des fonds à des projets spéciaux pour promouvoir l’esprit d’entreprise parmi les femmes.
    • La politique d’aide au développement du Danemark a lancé un appel en faveur de l’inclusion d’une perspective sexospécifique dans tous les programmes.
    • Singapour a mis en oeuvre un plan d’aide aux familles peu nombreuses ayant pour objectif de faciliter l’accès à l’éducation et au logement des familles à faible revenu.
    Les femmes et la pauvreté en Afrique

    Les femmes et la mondialisation

    L’impact négatif de la mondialisation de l’économie pèse sur les femmes de façon disproportionnée. Alors que l’économie est de plus en plus liée aux marchés mondiaux, on assiste souvent à une réduction des dépenses publiques et des programmes sociaux, reportant ces coûts sur les familles, au sein desquelles la femme se trouve généralement en charge de ce fardeau supplémentaire.

    • La Chine indique dans son rapport que son approche globale de l’élimination de la pauvreté relative aux femmes a permis de réduire le nombre de ses citoyens pauvres, qui est passé de 65 millions en 1995 à 42 millions en 1998. 60% des personnes sorties de la pauvreté étaient des femmes.
    • La Zambie, comme la plupart des pays africains, essaie de protéger les femmes de l’impact négatif des programmes d’ajustement structurel. Elle met actuellement en place un programme d’action sociale qui financera des programmes éducatifs et des services de santé pour les femmes.
    • Le Programme PROGRESEA, établit en 1997 au Mexique, délivre une assistance aux femmes pauvres dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, de la santé et de la nutrition.
    • L’instauration d’un revenu minimal au Royaume-Uni et aux Etats Unis a bénéficié respectivement à 1, 3 million et 5, 7 millions de femmes.
    • En Géorgie, une analyse de l’impact des investissements macro économiques et des politiques de taxation sur les femmes a servi à formuler des politiques visant à minimiser l’impact négatif des transformations économiques sur les femmes.
    • En Allemagne, un projet pilote intitulé « Aide aux mères célibataires sans abri » assure leur réinsertion en leur fournissant un emploi.

    La clé du changement

    Le renforcement des capacités des femmes est un facteur essentiel au processus visant à faire sortir des millions de personnes du cycle de la pauvreté et de la faim. En offrant aux femmes des opportunités économiques et éducatives, de même que l’autonomie nécessaire pour tirer partie de telles perspectives, un obstacle important à l’élimination de la pauvreté serait surmonté.

    La provision de crédit, en particulier de microcrédit, est une stratégie très courante et concluante dans le domaine de l’élimination de la pauvreté. D’après le Rapport sur la pauvreté de 1998 du Programme de développement des Nations Unies, dix millions de femmes à travers le monde bénéficient aujourd’hui de systèmes de petits prêts. Quelques exemples mise en œuvre depuis la Conférence de Beijing :

    • En 1997, les Etats-Unis ont consenti plus de 10 000 prêts, pour un total de 67 milliards de dollars, à des femmes propriétaires de petites entreprises.
    • A Belize, la Small Farmers and Business Bank a consacré 29 % de ses fonds à des femmes.
    • Le Japon a accordé des prêts sans intérêts à 27 000 femmes vivant en zone rurale.
    • Depuis 1994, 96 % des femmes palestiniennes ayant participé à des projets agricoles ont bénéficié de la mise en place de programmes de prêt.
    • A Trinité-et-Tobago, 65 % des prêts consentis par la Small Business Development Compagny sont allés à des femmes.
    • Au Soudan, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) a fourni le capital initial pour l’établissement d’entreprises commerciales afin d’éléver le niveau de vie des femmes ayant de faibles revenus.
    • Au Viet Nam, un projet mené par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a aidé plus de 60 000 femmes pauvres dans 198 communes de 28 provinces, leur allouant des petits prêts et leur dispensant une formation élémentaire sur les activités génératrices de revenu.

    Le Programme d’action de Beijing a également lancé un appel en direction des pays, pour que ceux-ci «entreprennent des réformes législatives et administratives afin d’accorder aux femmes un accès complet et égal aux ressources, dont le droit d’hériter et d’accéder au statut de propriétaire terrien ». Les progrès dans ce domaine ont néanmoins été lents. Seuls un petit nombre de pays, dont la Bolivie, la Malaisie, la Tanzanie et le Zimbabwe, ont procédé à des modifications législatives conférant aux femmes le droit d’hériter d’une terre.


    Les ménages dirigés par des femmes

    Dans les pays développés comme dans les pays en développement, on a constaté une augmentation du nombre de ménages dirigés par des femmes. On estime que les ménages dirigés par des femmes ne bénéficiant pas du salaire d’un homme sont en général plus pauvres que les ménages dirigés par les hommes. Les ménages dirigés par les femmes sont plus sensibles à l’augmentation du chômage et aux réductions des allocations familiales. Les actions pour enrayer ce phénomène comprennent :

    • L’Italie, dans sa loi budgétaire de 1998, a alloué 250 millions de lires pour garantir un revenu minimal aux familles pauvres, pour la plupart dirigées par des femmes.
    • L’Iran et le Japon ont consacré des fonds à des programmes visant à intégrer les ménages ruraux dirigés par des femmes dans l’emploi productif.
    • Singapour a mis en œuvre le Plan d’aide aux familles peu nombreuses conçu pour aider les familles à faibles revenus, notamment celles dirigées par des femmes, à accéder à l’éducation et au logement.
    • La Grèce a institué des versements en faveur des ménages dirigés par des femmes.

Crédit photo : Diana ABDOU Éditrice En Chef Web | Diana Unlimited
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