À l’origine, nous étions nous-même … mais nous avons appris a nous en éloigner

À l’origine, nous étions nous-même … mais nous avons appris a nous en éloigner

Il arrive de faire fausse route

Il arrive, lorsqu’on se pose une multitude de questions sur son identité, de se tromper dans un sens ou dans l’autre.
Certaines personnes se pensent trans’… et se rendent compte quelques mois ou quelques années après leur annonce qu’elles se sont trompées.

D’autres personnes préssentent au fond d’elles depuis très longtemps qu’elles sont transgenres, mais ne s’en rendent vraiment comptent que quelques années après, et c’est alors une évidence pour elles. Attendez que les choses se clarifient d’elles-mêmes : quand vous serez sûr(e), plus rien ne pourra vous arrêter ! Mais pour être sûr(e), laissez-vous du temps.

Après cette période « sacrée » de la petite enfance, dans laquelle notre entourage redécouvre au travers de nos expériences, de nos accomplissements personnels, de nos apprentissages exceptionnels, cette incroyable capacité que nous avons intuitivement d’être « centré » « cohérent » avec nous même, « focalisé » sur notre réussite.

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La transition de Noé, 15 ans, vue par l’objectif de sa soeur, la photographe Emma Birski

Souvent donc, cette admiration, ce bel amour parental, ouvre la voie a une forme de « programmation ». Les adultes tentent de transférer leurs croyances, leurs valeurs, tous leurs meilleurs rêves, ceux qu’ils ont accomplis, comme ceux qui n’ont pas encore vu le jour, vers l’être aimé qui matérialise et symbolise tout a la fois : leur espoir, leur futur, ce qu’ils auraient pu devenir si ….

Vient le temps … de la « projection ». Une projection que tout adulte attentionné, tout parent aimant envisage pour sa progéniture !

Puis vient le temps … de la “recherche de plus d’amour, de plus de reconnaissance”. Ce jeune enfant s’applique a façonner ses actions, sa personnalité, pour faire plaisir a ceux qui lui ont tant donné, pour correspondre a la personne qu’ils aimeraient qu’il devienne.
Ainsi nous acceptons de devenir le porteur et l’espoir de l’héritage familial : Culturel, Educatif, Social, … ainsi que de l’ensemble des contradictions qui y sont associées.

L’entourage exerce alors une influence considérable, sur l’identité, sur les fondements de les valeurs, sur la mission de ce jeune enfant. Cette « programmation » a d’autant plus d’échos, que son ouverture aux apprentissages est immense !

Voila pour faire simple comment de nombreux choix que nous pensons avoir fait dans la vie ont été orientés en réponse aux attentes de ces personnes que nous considérions, ou que nous considérons comme importantes, et dont nous convoitions l’approbation, l’assentiment ou l’amour. Puis après avoir rempli avec succès toutes ces “obligations ou conventions”

vient le temps de la recherche “d’indépendance”.

Autant d’influences, qui peuvent rendre aujourd’hui difficile,
– l’identification de ce que nous sommes réellement,
– la perception de ce que nous aimerions vraiment être et faire pour nous-même,
– et bien sur l’action du retour vers « soi-même »,

Alors toujours sous ces influences historiques, nous nous imposons a notre tour des attentes, que nous transformons en devoirs, en obligations personnelles cette fois.
Des obligations de résultats, des obligations financières, qui nous imposent un style de vie, un type d’activité, des obligations affectives et relationnelles …

Petit lexique de la Transidentité : définitions

Pour y voir plus clair, voici un petit lexique de termes que vous êtes susceptible de croiser sur mon site, peut-être sans en connaître la définition. Quelques termes courants sont définis ici, pour y voir plus clair :

Sexe = sexe alloué à la naissance, sur son corps
Genre = ce qu’on se sent être
Transgenre = personnes percevant une différence entre leur sexe natif et leur genre, qui n’ont pas réalisé d’opération mais qui agissent parfois déjà comme des personnes de l’autre genre, avec leur code vestimentaire, un prénom de substitution non officiel…
Transsexuel = personne ayant réalisé une opération pour changer de sexe
Transidentité =Identité sexuelle psychique en discordance avec le sexe biologique.
FTM (Female to Male) = personne née avec un corps de femme, mais se sentant homme
MTF (Male to Female) = personne née avec un corps d’homme, mais se sentant femme
Transition = Phase pendant laquelle une personne transgenre “transite” d’un sexe à l’autre, via des hormones par exemple.
Non binaire = personnes ne se sentant ni homme ni femme
LGTB = qui concerne les Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres

Comment savoir si quelqu’un est transgenre ?

En vérité, bien évidemment, chacun sait lui-même en son for intérieur s’il/elle est transgenre ou non. On ne peut donc pas tant savoir si quelqu’un de notre entourage est transgenre, même si quelques signes vous le font penser ! L’idéal pour répondre à cette question est alors d’aller lui poser la question directement, pour savoir si cette personne est trans’ ou non…

En revanche, si vous cherchez à savoir si vous-même êtes ou non transgenre, mieux vaut prendre le temps d’y réfléchir. J’espère que mon blog pourra vous aiguiller pour cela, mais souvenez tout au long de votre visite que l’essentiel est d’être bien dans votre peau, que cela passe par une transition ou non. 

Est-il pour autant nécessaire de tout remettre en cause pour être soi-même ?

Bien sur que non, ne vous méprenez pas.
Je ne dis pas que les autres ou que les attentes des autres soient toutes a l’encontre de nos intérêts.

binaire

Tout ce que je veux dire, c’est que ces influences peuvent créer une forme de confusions pour redevenir ou être soi-même, elles peuvent nécessiter un tri.
Et lorsque l’on décide de redevenir soit même, il faut également porter une grande attention a « l’écologie » de cette prise de décision.
Se souvenir que la programmation que nous avons subie, était sans doute formidablement bienveillante.

Je me cherche/Je sui perdu(e)/non binaire/Genderfluid

Difficile parfois de construire son identité, surtout à l’adolescence. Mais des questions peuvent survenir tout au long de sa vie, et il nous vient parfois des réflexions nouvelles. Lorsque tout n’est pas clair, on peut se sentir perdu, avoir l’impression d’être tout et rien à la fois.

Vous êtes perdu(e) ? c’est normal

Il n’y a aucune honte, aucun mal à être perdu(e) ! Le tout est de ne pas tirer trop vite des conclusions, même s’il est parfois réconfortant de pouvoir de rattacher à des étiquettes. Prenez donc le temps de souffler, de prendre du recul, et de réaliser qu’être un peu perdu… c’est normal, et ce n’est pas un mal ! Tout viendra en son temps, vous verrez.

On peut être perdu(e) pour bien des raisons dans sa vie. Et parfois, quand on est égaré sur un aspect, on finit par l’être sur tous les autres… Certains en viennent ainsi à questionner leur identité, à tort ou à raison.

Il n’y a pas de mal à prendre du recul sur sa personne, bien au contraire : c’est ainsi qu’on peut progresser, et aller plus loin dans sa vie. Pour autant, il ne faut surtout pas tomber dans les mauvaises conclusions : Si vous êtes perdu(e), autorisez-vous à être perdu(e). Vous n’avez pas à savoir qui vous êtes exactement dès aujourd’hui, ni dès demain : personne ne vous attend devant votre porte avec un examen à la main !

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